Crazy Horse de Paris
Carte blanche à Pierre & Gilles avec Zahia à la Galerie des Gobelins
Carte blanche à Pierre et Gilles
Galerie des Gobelins, salon carré
Jusqu'au 27 juillet 2014
Cette nouvelle Carte blanche propose à Pierre et Gilles de dialoguer avec le monde décoratif du XVIIIe siècle, magnifiquement représenté dans l'exposition Les Gobelins au siècle des Lumières. Un âge d'or de la Manufacture royale.
Dans le Salon Carré, au premier étage de la Galerie des Gobelins, ce couple artistique passionné de motifs iconiques apporte un souffle inimitable qui mêle, comme à son habitude, esprit baroque et scènes oniriques. Leur art photographique rehaussé de peinture se déploie dans un cadre théâtral complexe en parfaite harmonie avec la puissance du siècle des Lumières. Pour cette Carte blanche centrée sur le XVIIIe, Pierre et Gilles présentent une installation qui servira d’enveloppe richement parée à un portrait de Zahia Dehar, réalisé pour cette occasion : «Nous avions déjà travaillé avec Zahia Dehar qui a incarné notre Nouvelle Eve. Elle s’est naturellement imposée à nous, telle une Diane ou une Marie-Antoinette contemporaine. Nous percevons en effet sa grâce et sa légèreté parée d’innocence, et cette apparente fragilité qui cache une grande volonté. Cette personnalité singulière nourrit admirablement l’imaginaire». Pour le portrait, la robe de Zahia Dehar est réalisée par des petites mains de ses ateliers de couture.
Recréant un univers décoratif que le Mobilier national met à leur disposition, Pierre et Gilles ont choisi un ensemble mobilier du XVIIIe siècle provenant de la Chaumière des coquillages du château de Rambouillet. Les éléments aquatiques des chaises, canapés et écran de cheminée en hêtre et noyer moulurés, façonnés par le menuisier François II Foliot (1774-1792), « maître-menuisier du Garde-Meuble du Roi » (ancêtre du Mobilier national), évoquent un monde végétal et de coquillages d'une très grande finesse d'éxécution. Les tissus de la manufacture Tassinari et Chatel, qui recouvrent ces sièges, donneront une belle tonalité bleu-grise à l'ensemble. Les dorures des bras de lumière, des cadres de miroirs et des chenêts viennent illuminer cette pièce intime.
Robert Mapplethorpe (photographe) - Exposition au Grand Palais jusqu'au 13 juillet
Le photographe des bas-fonds new-yorkais est nourri de références classiques et de sublime, nous explique le commissaire de cet événement photographique.
Docteur ès lettres, conseiller du président de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, Jérôme Neutres est le commissaire de cette première rétrospective française de Robert Mapplethorpe au Grand Palais. Après «Helmut Newton» dans les mêmes lieux et «Du côté de chez Jacques-Émile Blanche» à la Fondation Pierre Bergé, cet ancien attaché culturel à l'Ambassade de France à New York conjugue son amour pour l'art américain et pour les expositions qui touchent le grand public.
LE FIGARO. - Pourquoi une rétrospective Mapplethorpe au Grand Palais?
Jérôme NEUTRES. - Nous voulons institutionnaliser la photographie dans les galeries nationales du Grand Palais, l'offrir différemment au grand public et pas seulement à «l'Église du contemporain». D'où le choix de quatre monographies qui définissent les genres et écrivent des pages de l'histoire de l'art. Après un photographe de mode, Helmut Newton, après un photographe reporter, Raymond Depardon, et avant un portraitiste, Seydou Keïta, je voulais montrer un plasticien, Mapplethorpe. C'est un artiste qui a commencé par des collages, des dessins, des sculptures, et qui a choisi la photographie pour s'exprimer comme médium le plus approprié dans les années 1970.
N'y en a-t-il pas eu une kyrielle depuis sa mort, en 1989?
Il y en a eu entre quinze et dix-sept rétrospectives qui ont circulé en Europe depuis sa mort, surtout dans les années 2000 d'ailleurs, mais pas en France. Sous le poids d'une certaine tradition et d'une marginalité tenace de l‘art photographique, ces rétrospectives montraient de simples tirages d'exposition, rarement dans les galeries nobles des musées. Au Grand Palais, ce sera donc la première rétrospective de 263 images avec des pièces uniques, des vintages (tirages d'époque), 60 polaroïds qui marquent ses débuts, ses magnifiques tirages au platine comme celui, si fantomatique, de l'Autoportrait à la canne(1988) qui fait l'affiche de l'événement. Voir la réalité de ces premiers tirages, c'est comme découvrir Le Jardin des délices de Jérôme Bosch pour de vrai. On est ébloui.
Pourquoi commencer par la fin de son œuvre, et donc la mort de l'artiste?
Je crois aux expositions qui mettent en place une certaine esthétique, une émotion, une rencontre, un spectacle et, en ce cas précis, je dirais même une tragédie. Non au cours de fac, à l'avalanche de commentaires et d'explications, à l'inventaire scolaire qui dispense froidement sa matière. Il faut créer un récit, une histoire, remettre la dimension du plaisir dans l'art, même si c'est un champ de la connaissance. La dramatisation fait partie de Mapplethorpe. Lorsqu'il a su qu'il était malade du sida, il a brûlé sa vie. Cela commence par la fin parce que cela finit mal, cette histoire. Cet autoportrait qui tient la mort dans sa main avec cette canne satanique joue le rôle d'Orphée qui nous emmène dans le royaume des ombres.
L'idée est-elle de créer un théâtre de l'art ?
Oui, j'ai essaimé des citations de Mapplethorpe dans chaque chapitre de l'exposition pour qu'on entende sa voix et qu'il nous conduise vers ses premiers polaroïds, où tout est déjà inscrit. Cela forme un cycle, de la mort à la vie.
Patti Smith, qui fut sa muse et sa compagne, est-elle associée à cette rétrospective?
Elle a fondu en larmes lorsque je lui ai annoncé notre projet. Lorsqu'elle était à Paris avec Mapplethorpe, en passant devant le Grand Palais, il lui a dit en pointant du doigt le monument: «Un jour, on sera là!» Cela souligne l'ambition de Mapplethorpe, photographe mort à 42 ans, mais qui a eu du succès, critique et financier, des rétrospectives muséales de son vivant. Après son poème autobiographique Just Kids, Patti Smith a écrit spécialement pour notre catalogue un texte de 12 pages sur les sources artistiques de Mapplethorpe. Elle y témoigne de ses toutes premières années d'artiste, de ses visions.
Comment voyez-vous Mapplethorpe ?
Je le rapproche de Jean Genet, sur lequel j'ai fait ma thèse. Lui aussi fut un temps démodé parce que jugé trop théâtral. Mapplethorpe adorait Genet, l'a beaucoup lu, s'en est inspiré. Genet est un écrivain qui a la spécificité d'avoir traité des thèmes les plus «honteux» - les amours d'un travesti et d'un maquereau, les orgies des marins, les bas-fonds des voyous - avec les mots de Ronsard et de Proust, soit la plus belle langue française. Mapplethorpe traite des backrooms SM avec l'esthétique d'un August Sanders, donc dans la photographie la plus raffinée, néoclassique, en pensant à Michel-Ange.
Genet disait: «J'écris pour le lecteur bourgeois, honnête, hétérosexuel.» C'est chez ce type de collectionneurs, dans ce même décalage entre sujet et art, que j'ai trouvé les vintages de Mapplethorpe. Ce n'est pas un photographe «gay», comme Proust n'est pas un écrivain «gay», comme Visconti n'est pas un cinéaste «gay». Il va au-delà du sexe (nous avons réuni le plus offensif dans un espace interdit aux mineurs), il parle de sculpture, d'histoire de l'art, du Titien, mais aussi de cinéma, de Macadam Cowboy et sa fameuse veste à franges portée par Jon Voight par exemple. Source : Site Le Figaro
Actuellement au Cent Quatre...
Avec motifs apparents
Les artistes Prune Nourry, Jérémy Gobé, Xavier Juillot, Pascale Marthine Tayou et Alice Mulliez ont été invités à créer ou recréer in situ une oeuvre monumentale emblématique de leur travail. S’appuyant sur l’architecture, conçues pour des espaces particuliers, elles débordent souvent la surface utilisée pour interpeller les visiteurs. Leur motif est clairement apparent : il s’agit de séduire pour attirer l’attention, et de créer la tension entre le "charme" plastique de ce qui est montré et la réalité du sujet traité. Sans heurts, à peine cachées sous des oeuvres d’apparat, elles nous posent néanmoins certaines questions de façon impérieuse : la régulation de la natalité dans le cadre d’une société masculinisée ; l’addiction morbide pour la douceur la plus utilisée dans nos aliments ; l’édification stigmatisée par l’air vicié du temps ; les savoir-faire oubliés avec ceux qui les ont créés ; et, enfin, l’Afrique à l’imagination durable et au développement pourtant toujours relégué.
Festival Européen de la Photo de Nu - Cloture hier soir aux Carrières de Lumières aux Baux de Provence
Grâce à la collaboration des photographes présents pour cette soirée, voici quelques photos...de la projection des oeuvres des photographes du Festival Européen de la Photo de Nu.
Marine Foissey "Les Marines"
http://www.marinefoissey.com/fr/accueil.html
Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29887996.html#comments
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Julie Poncet
http://www.julieponcet.book.fr/galeries/stenocorpe/
http://www.julieponcet.book.fr/
https://www.facebook.com/julie.poncet.7
Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29887996.html#comments
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Mon coup de coeur : Peau d'Âme - " Prendre la peau, se jouer des airs jusqu'à tordre l'âme en chair..."
Site : www.amezura.fr
Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/16/29882011.html#comments
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Byung Kwan Jin
"Affirmer". Affirmer c'est soutenir qu'une chose est vraie. Le corps humain est pour moi une source d'inspiration artistique. Le nu, qu'on appelle familièrement "le plus simple appareil" m'apparait comme un poème sans parole mais riche d'expression. Byung Kwan Jin.
Voir mon billet http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2014/05/17/29885940.html#comments
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Irving S.T. Garp
Ami que j'ai eu l'occasion de rencontrer (autrement que via facebook) au Festival Européen de la Photo de Nu d'Arles, la semaine dernière.
Lien vers son FB : https://www.facebook.com/irvingstgarp?fref=nf
Irving le samedi 10 mai aux Baux de Provence
Pour les Carrières de Lumières se reporter à mon billet en cliquant ICI
70ème anniversaire du Débarquement en Normandie
Toute l'actualité des cérémonies et des initiatives locales organisées pour le 70ème anniversaire sont sur la page Normandie 1944-2014 ! Devenez fan !
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