L'Hôtel Lutetia qui aurait bien besoin de se "refaire la façade...."
Des filets anti-chutes protègent les passants d'éventuelles chutes de pierres... Et pourtant c'était un bel hôtel chargé d'histoire. Photos prises avec ma GOPRO
Construit en 1910 à l'initiative de Madame Boucicaut, propriétaire du grand magasin Le Bon Marché « afin que ses importants clients de province fussent logés dans un établissement tout proche et correspondant à leur train de vie, quand ils venaient faire leurs courses à Paris », l'hôtel Lutetia est un hôtel Art nouveau avec un des premiers bars au style Art déco à Paris. Il est conçu par les architectes Louis-Charles Boileau1 et Henri Tauzin2. Les sculptures sont de Léon Binet, puis de Paul Belmondo.
Situé dans le quartier Notre-Dame-des-Champs, entre Saint-Germain-des-Prés et Montparnasse, il est témoin du renouveau artistique de l'entre-deux-guerres, accueillant de nombreux peintres et écrivains (Picasso, Matisse, André Gide qui y vécut à l’année, James Joyce, Samuel Beckett, Saint-Exupéry et André Malraux, en 1920, etc.). Notamment, le couple Consuelo et Antoine de Saint-Exupéry y demeure en 19363. Albert Cohen y écrit son chef-d'œuvre, Belle du Seigneur. Y vivent également Alexandra David-Néel de retour de ses voyages en Extrême-Orient, la chanteuse Joséphine Baker accompagnée de ses nombreux enfants, ou encore le Général de Gaulle à l'occasion de sa nuit de noces.
Le 14 juin 1940, l'armée allemande entre dans Paris. Le lendemain, l'hôtel est occupé par l'Abwehr, le service de renseignement et de contre-espionnage de l'état-major allemand, qui y installe son quartier général. Le chef de la Geheime Feldpolizei s'y installe aussi. À la Libération, le propriétaire de l'hôtel doit, pour prouver son engagement envers la Résistance, mettre à sa disposition le Lutetia. L'hôtel accueille les déportés à leur retour des camps de concentration nazis. C'est Sabine Zlatin, surnommée la « dame d'Izieu », qui assure la mise sur pied du centre d'accueil, vers lequel convergent les familles à la recherche d'information sur d'éventuels proches déportés. Aujourd'hui, une plaque posée à l'extérieur de l'hôtel rappelle cet épisode4.
De 1955 à 2005, l'hôtel Lutetia est la propriété de la famille Taittinger puis de Starwood Capital Group, un groupe d’investissement américain, de 2005 à 2010. Ce dernier le cède fin juillet 2010 au groupe israélien Alrov5, société du milliardaire Alfred Akirov spécialisée dans l'immobilier, pour 135 millions d’euros. L’hôtel reste néanmoins géré par le groupe Concorde Hotels & Resorts, filiale de Starwood Capital Group.
En 2010, l’hôtel Lutetia fête son centenaire6. Des événements sont organisés tout au long de l'année pour célébrer l’événement : soirées exceptionnelles, accueil de stars du jazz, de photographes et d'écrivains… À cette occasion, l’historienne-journaliste Pascaline Balland, rédige un livre, Lutetia, publié aux éditions Lattès et retraçant l’histoire de l’établissement. Les photos sont de Christophe Majani d’Inguimbert.
In memorem : Charles de Gaulle décédéle 9 novembre 1970
Charles de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille et mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, est un général, écrivain et homme d'État français. Il est à la tête de la France de 1944 à 1946, puis de 1959 à 1969.
Chef de la France libre puis dirigeant du Comité français de Libération nationale pendant la Seconde Guerre mondiale, président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946, président du Conseil des ministres français de 1958 à 1959, instigateur de la Ve République fondée en 1958, il devient le 18e Président de la République française du 8 janvier 1959 au 28 avril 1969. Il est le premier à occuper la magistrature suprême sous la Cinquième République.
Élevé dans une culture de grandeur nationale, Charles de Gaulle choisit la carrière d'officier. Prisonnier lors de la Première Guerre mondiale, il sert et publie dans l'entourage de Philippe Pétain, prônant l'usage des divisions blindées dans la guerre moderne auprès de personnalités politiques. En mai 1940, colonel, il commande une des rares contre-attaques blindées de la bataille de France ; il est promu général de brigade à titre temporaire le 25 mai 1940. Il est nommé sous-secrétaire d'État à la Guerre et à la Défense nationale dans le gouvernement Reynaud, pendant l'exode de 1940.
Il rejette l'armistice demandé par Pétain à l'Allemagne nazie. De Londres, il lance, à la BBC, l'appel du 18 juin au peuple français pour résister et rejoindre les Forces françaises libres. Condamné à mort par le régime de Vichy, il veut incarner la légitimité de la France et être reconnu en tant que puissance par les Alliés. Ne contrôlant que quelques colonies mais reconnu par la Résistance, il fusionne, en 1943, la France libre au sein du Comité français de Libération nationale, dont il finit par prendre la direction. Il dirige le pays à la Libération. Favorable à un exécutif fort, il s'oppose aux projets parlementaires des partis et démissionne en 1946. Il fonde le Rassemblement du peuple français (RPF), mais son refus de tout compromis avec le « régime des partis » l'isole dans une traversée du désert.
De Gaulle revient au pouvoir lors de la crise du 13 mai 1958, pendant la guerre d'Algérie. Investi président du Conseil, il fait approuver la Ve République. Élu président de la République, il veut une « politique de grandeur » de la France. Il affermit les institutions, la monnaie (nouveau franc) et donne un rôle de troisième voie économique à un État planificateur et modernisateur de l'industrie. Il renonce par étapes à l'Algérie française, malgré l'opposition des Pieds-Noirs et des militaires, qui avaient favorisé son retour. Il décolonise aussi l'Afrique noire, en y maintenant l'influence française. De Gaulle prône l'« indépendance nationale » en rupture avec le fédéralisme européen et le partage de Yalta : il préconise donc une « Europe des nations » qui irait « de l'Atlantique à l'Oural », réalise la force de dissuasion nucléaire française, retire la France du commandement militaire de l'OTAN, pose un veto à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté européenne, soutient le « Québec libre », condamne la guerre du Viêt Nam et reconnait la Chine communiste.
Sa vision du pouvoir, c'est-à-dire un chef directement approuvé par la Nation, l'oppose aux partis communiste, socialiste, centristes pro-européens et d'extrême-droite, qui critiquent un style de gouvernance trop personnel, voire un « coup d'état permanent », selon la formule de François Mitterrand. Il est réélu en 1965 au suffrage universel direct. Il surmonte la crise de mai 68 après avoir semblé se retirer, convoquant des élections législatives qui envoient une écrasante majorité gaulliste à l'Assemblée nationale. Mais en 1969, il engage son mandat sur un référendum et démissionne après la victoire du « non ». Il meurt un an plus tard à Colombey-les-Deux-Églises.
Charles de Gaulle, considéré comme l'un des dirigeants français les plus influents de son siècle, a écrit des Mémoires, dans lesquels il s'identifie à « une certaine idée de la France ». Source : Wikipedia
Mon quartier
Ma pharmacie et mon Carrefour Market. https://t.co/V8BvV328Zo
— Jacques Snap (@JacSnap) November 9, 2013
Exposition à la Galerie Lelia Mordoch (vu aujourd'hui)
L'Allemagne commémore le pogrom antijuif de la "Nuit de Cristal" il y a 75 ans
L'Allemagne commémore samedi et dimanche la "Nuit de Cristal", un pogrom contre les juifs organisé par le régime hitlérien, il y a 75 ans, qui révéla au monde sa violence antisémite. Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, et toute la journée qui suivit, des commerces tenus par des juifs furent saccagés dans tout le pays, des synagogues incendiées et 30.000 hommes arrêtés puis déportés. Ces violences firent 90 morts parmi la population juive allemande. Les nazis firent passer cette explosion de violence pour une réaction spontanée à la mort du diplomate Ernst vom Rath, blessé par balle par Herschel Grynszpan, un étudiant juif de 17 ans qui voulait venger sa famille expulsée d'Allemagne. Mais les émeutes avaient en réalité été organisées par le régime hitlérien. Samedi dernier, dans un message vidéo hebdomadaire sur son site internet, la chancelière Angela Merkel a qualifié ces évènements de "pire moment de l'histoire allemande", même si l'Holocauste qui a suivi a été "un évènement encore plus dramatique". Elle a appelé les Allemands à "faire preuve de courage civique afin que ne soit tolérée aucune forme d'antisémitisme". "Voilà comment a commencé l'extermination" des juifs, rappelle le quotidien Südeutsche Zeitung dans le titre de son article. "Les Allemands étaient majoritairement opposés" à ces violences, affirme le quotidien munichois, "mais il n'y a eu aucune indignation collective. Et la politique des nazis a pu suivre son cours". L'Allemagne accueille actuellement la troisième communauté juive d'Europe --derrière la France et la Grande-Bretagne--, avec 200.000 personnes. Les juifs étaient 560.000 en Allemagne à l'arrivée au pouvoir de Hitler en 1933. Mais, en 1950, seuls 15.000 vivaient encore dans le pays. La communauté a connu un renouveau, après la chute du Mur de Berlin, l'Allemagne offrant la possibilité aux juifs des pays de l'ex-Union soviétique de s'installer chez elle. Dans un entretien à la presse, samedi, le président du Conseil central des juifs en Allemagne, Dieter Graumann (bien Graumann), a souhaité que ses concitoyens "participent sincèrement et avec émotion" à cette commémoration, relevant que ces anniversaires donnent lieu trop souvent à un "recueillement ritualisé". Prédécesseur de M. Graumann à ce poste, Charlotte Knobloch a également appelé l'Allemagne à ne pas oublier son histoire, si elle veut pouvoir être fière d'elle-même, dans une contribution publiée par le quotidien populaire Bild. "Les jeunes gens ont le droit d'être fiers de leur patrie. Mais avec des fondations reposant sur le savoir. J'en appelle à un patriotisme éclairé", a-t-elle écrit. Le président allemand Joachim Gauck doit se recueillir dans l'après-midi devant le mémorial de la synagogue d'Eberswalde, près de Berlin, brûlée le 9 novembre 1938. Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich, prononcera un discours dans une synagogue du centre de Berlin. Plus d'une centaine de magasins dans la capitale allemande ont aposé sur leurs vitrines un film plastique créant l'impression qu'elles sont brisées, pour rappeler celles des commerces juifs saccagés par les nazis. Les habitants de Berlin ont été appelés à nettoyer, à partir de la mi-journée, les quelque 5.000 petits pavés dorés gravés du nom de juifs et de leur date de déportation, qui sont insérés dans les trottoirs berlinois devant leur ancienne demeure. Dimanche, devant la Porte de Brandebourg, coeur touristique de Berlin, une installation multimédia où de jeunes gens présentent de petites vidéos contre le racisme et l'antisémitisme sera installée. Des témoins et rescapés de cette époque seront présents. Non loin de là, le centre de documentation "topographie de la terreur" a ouvert vendredi une exposition sur le sujet qui sera visible jusqu'au 2 mars 2014 Sur Twitter, le compte @9Nov38 raconte "en temps réel" --en allemand-- le déroulement de la Nuit de Cristal. Le 9 novembre marque d'autres moments importants de l'Histoire allemande, ce qui lui vaut le surnom de "jour du destin" (Schicksalstag). C'est notamment le jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin (1989). Ce samedi marque aussi le 90e anniversaire du "Putsch de la brasserie" à Munich (1923), une tentative de prise de pouvoir par Adolf Hitler, qui échoua sans empêcher son ascension politique ultérieure. Ce 9 novembre correspond aussi au 85e anniversaire de la première République allemande, avec l'abdication de l'Empereur Guillaume II en 1918. Source : AFP
























