JR à la BNF et au Palais de Tokyo
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— JR (@JRart) November 5, 2013
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Dans le clip, Pauline Moulettes
COULEUR CAFÉ (1964)
Gainsbourg emmène la chanson française en Afrique et en Amérique du Sud, expérience qui confirme son rôle d'explorateur de l'avant-garde musicale. Pour la première fois, le texte se met au service de la musique.
En kiosques jeudi 7 novembre.
Oyé les amis, le nouveau multiplexe de cinéma : Pathé Beaugrenelle ouvre ses portes aujourd'hui. Allez donc... http://t.co/HkECxz8rCp
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Nadejda Tolokonnikova, l’une des deux Pussy Riot emprisonnées en Russie, dont on était sans nouvel les depuis deux semaines, est en cours de transfert vers un camp de travail en Sibérie. Son nouveau camp «se trouve dans la région de Krasnoïarsk, dans la localité de Nijni Ingach […], à 4400 km de Moscou», a annoncé hier son mari, Piotr Verzilov, sur Twitter. Selon lui, sa femme est «punie» pour avoir écrit en septembre une lettre dans laquelle elle se disait menacée de mort et dénonçait des conditions de détention proches de l’esclavage dans son ancien camp situé en Mordovie, à 600 km de Moscou. La décision de la transférer a été prise après le début de sa grève de la faim, fin septembre. Nadejda, mère d’une petite fille, fêtera ses 24 ans demain «dans une cellule d’isolement», déplore son époux. Sa peine de deux ans d’emprisonnement pour avoir chanté une «prière punk» dans la cathédrale du Christ Sauveur, à Moscou, devrait prendre fin en mars 2014.
Helene Bailly Gallery : Denis Rouvre, Kanak
L’art de la guerre commence avec l’affirmation d’un regard. Résister, c’est ne pas baisser les yeux. Depuis l’autre bout du monde, depuis l’autre bout de la France, depuis la commune de Canala, à trente kilomètres au nord de Nouméa, Toawani , Basile Kaitchou, Toawani Moasadi, Franck Tomedi, Ezekia Diake nous regardent dans les yeux. Ils se présentent face à l’objectif du photographe. Ils sont fils et filles de la terre kanak.
Leurs visages ont les couleurs de l’argile séché et du bois. Leurs cheveux sont de broussailles. Ce sont des hommes et des femmes paysages. Il y a de l’arrogance dans ces prunelles chargées au noir. Des braises de tristesse aussi. Une larme d’amertume. Le noir de la violence et des exploits indé- pendantistes est passé, mais ces regards portent encore le flambeau d’une inflexible insularité.
La brutalité de leurs traits corrobore la brutalité de la vie et de l’histoire. Les vieux sont fracassés. Les jeunes sont revendicatifs. Les valeurs des uns ne coïncident plus forcément avec celles des autres. Ils sont de Canala et d’outremer. Ils sont rebelles et vaincus. Héros et renégats. Solidaires et claniques. Enracinés et sans repères. Ils nous regardent depuis les lointains. Nous les voyons pour la première fois.