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jeudi 16 novembre 2017

Eric Lombard, un patron de gauche pour diriger la Caisse des dépôts

lombard

Par Véronique Chocron - Le Monde

L’Elysée a annoncé jeudi avoir choisi l’ancien patron de la filiale française de l’assureur Generali pour diriger la CDC.

Après plusieurs mois d’incertitude, la Caisse des dépôts (CDC) sait enfin qui présidera à sa destinée pour les cinq prochaines années. L’Elysée a proposé, jeudi 16 novembre, l’ancien patron de Generali France, Eric Lombard, au poste de directeur général de l’institution financière publique.

Ce processus de nomination a pris l’allure d’un feuilleton qui, depuis le début de l’été, a tenu en haleine le monde de la finance et de la haute fonction publique. L’établissement n’avait en effet plus de maître à bord depuis le 23 août. Depuis cette date, Pierre-René Lemas, le patron sortant qui avait atteint l’âge légal de la retraite préfectorale, assurait l’intérim en attendant que l’Elysée lui trouve un successeur.

Pendant de longues semaines, l’Elysée a cherché le bon candidat, et a eu la surprise d’essuyer plusieurs refus dans le cercle des grands commis de l’Etat. Puis, lorsque le choix d’Emmanuel Macron s’est finalement porté sur Eric Lombard, un obstacle a surgi de manière inattendue. Le député (LRM) Gilles Le Gendre, élu au cours de l’été dernier président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts, a signalé qu’il avait, dans ses précédentes fonctions, conseillé Generali France alors qu’Eric Lombard dirigeait cette maison. « Un hasard incroyable, car Gilles Le Gendre n’avait pas des milliers de clients », s’amuse un proche du député.

Il revient désormais aux commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat de valider la décision de l’Elysée, avant la nomination officielle d’Eric Lombard par décret du président de la République, pour une durée de cinq ans.

Feuille de route fixée par Emmanuel Macron

C’est l’une des particularités de cette fonction, souvent considérée comme l’une des plus prestigieuse de la République : une fois désigné, le directeur général de la Caisse bénéficie en principe durant son mandat d’une véritable indépendance. A sa prise de fonction, il doit d’ailleurs prêter serment devant la Commission de surveillance de l’institution en jurant, notamment, « de défendre l’autonomie de l’établissement ». D’où le soin mis par l’exécutif à choisir un candidat à la fois loyal et en accord sur le projet de réforme que devra conduire la Caisse.

Selon des sources concordantes, cette feuille de route fera de la lutte contre la fracture territoriale une priorité de la CDC, dans la continuité du travail engagé par Pierre-René Lemas, le patron sortant, déjà résolument tourné vers les élus locaux et les territoires.

L’institution financière publique devrait mettre l’accent sur la rénovation urbaine des villes en difficulté, en concentrant des financements plus conséquents sur ces zones prioritaires, afin notamment de participer à la revitalisation des centres-villes. La Caisse, pilier du financement du logement social, travaillera également sur l’allongement de la durée des prêts et la modification de la structure de ces crédits pour accompagner la transformation du secteur.

La Caisse fera également évoluer ses participations, mais le programme de cessions devrait s’opérer « sur la durée ». « Il n’y a pas d’urgence », souligne un proche du dossier. Un dossier brûlant, en revanche, mobilisera rapidement l’attention du nouveau directeur général de la CDC : le projet d’une prise de contrôle de CNP Assurances par le groupe La Poste. De longue date, l’opérateur postal souhaite devenir un grand bancassureur, à l’image du Crédit agricole ou du Crédit mutuel. L’objectif ? Diversifier ses activités et ses revenus alors que son métier historique, le courrier, ne cesse de décliner. La Caisse, actionnaire de La Poste (26 %) et de la CNP (41 %), s’était ces dernières années érigée contre ce rapprochement. Il en va désormais autrement et il reviendra au patron de l’institution d’étudier les différentes options sur la table.

Patron étiqueté à gauche

Pour diriger le paquebot qu’est la Caisse des dépôts, Emmanuel Macron a choisi un financier solide de 59 ans, diplômé d’HEC, qui, comme lui, a débuté sa carrière comme banquier d’affaires. D’abord responsable des fusions acquisitions « banque-assurance » chez Paribas, Eric Lombard a ensuite bifurqué vers l’assurance, en dirigeant Cardif (filiale de BNP Paribas) puis, en 2013, Generali France.

Patron étiqueté à gauche, cet ancien conseiller ministériel de Michel Sapin, entre 1991 et 1993, reste l’un des piliers des Gracques, ce think tank aux valeurs sociales libérales, dont Emmanuel Macron fut un compagnon de route.

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Crise au Liban : Saad Hariri devrait arriver en France « dans les prochains jours »

Le premier ministre démissionnaire du pays du Cèdre a été invité par Emmanuel Macron, qui a précisé que ce n’était pas un exil politique.

Nouvelle surprise dans la crise libanaise faisant suite à la démission du premier ministre Saad Hariri. Invité par Emmanuel Macron à venir en France avec sa famille, M. Hariri devrait arriver « dans les prochains jours », a annoncé l’Elysée mercredi 15 novembre au soir. Le président français a précisé que ce n’était pas un exil politique, mais « un acte d’amitié ».

Dans la journée, les réactions des différents acteurs de la crise qui touche le pays du Cèdre se sont succédé.

Hariri s’affirme libre, Aoun le croit en captivité

« Je veux répéter et assurer que je vais très bien. » « Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis », a tweeté M. Hariri mercredi. Il réfutait ainsi une nouvelle fois la thèse le présentant comme otage des autorités saoudiennes.

Plus tôt dans la journée, le président libanais, Michel Aoun, avait en effet accusé l’Arabie saoudite de détenir Saad Hariri. Il avait déclaré à son propos : « Nous le considérons donc en captivité et détenu. »

Le 12 novembre pourtant, Saad Hariri avait annoncé qu’il allait « très bientôt » rentrer dans son pays. « Je suis libre ici, si je veux voyager demain, je voyage », avait-il déclaré. « J’ai écrit ma démission de ma main, et j’ai voulu provoquer un choc positif », avait-il dit lors d’un entretien avec la chaîne de télévision libanaise, Future TV.

Bahaa Hariri, le frère de Saad Hariri, s’est également exprimé mercredi sur la démission de son frère cadet, déclarant, dans un communiqué à l’agence Associated Press, qu’il « soutenait sa décision », accusant dans le même communiqué, le Hezbollah de vouloir « prendre le contrôle du Liban ». Il remercie également l’Arabie saoudite des « dizaines d’années de soutien » aux institutions nationales du pays du Cèdre.

Que s’est-il passé après la démission de Saad Hariri ?

Dans son allocution télévisée faite depuis l’Arabie saoudite, le 4 novembre, annonçant sa démission et diffusée sur la chaîne Al-Arabiya, M. Hariri accusait le Hezbollah et son allié iranien de « mainmise » sur le Liban et disait craindre pour sa vie. Il accusait également Téhéran d’avoir « créé un Etat dans l’Etat ».

L’annonce de sa démission est intervenue dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite.

Au lendemain de cette déclaration, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait accusé Riyad d’avoir contraint M. Hariri à la démission. Depuis, la position du « parti de Dieu » n’a pas changé. Le mouvement fait tout ce qu’il peut pour accréditer la thèse d’une manipulation saoudienne, pour vider la décision du premier ministre de toute validité et pour le forcer à reprendre ses fonctions.

Mardi, le premier ministre français, Edouard Philippe, a estimé que la démission de M. Hariri a ouvert « une période d’incertitude qu’il faut clore rapidement ». Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est, quant à lui, attendu mercredi soir à Riyad, où il doit rencontrer le prince héritier, Mohammed Ben Salmane, puis Saad Hariri.

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RER D - ce sera mieux en 2018 ???

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Entretien - Charlotte Gainsbourg : « Je ne me suis jamais sentie maître de la langue »

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Par Stéphane Davet - Le Monde

La chanteuse et comédienne sort un nouvel album, « Rest », qui fait la part belle aux musiques électroniques et, contrairement à ces précédents opus, aux textes en français.

Après six années loin de la musique, Charlotte Gainsbourg redevient chanteuse avec Rest, autant album de deuil que d’affirmation de soi. Pour la première fois, auteure de toutes ses chansons – avec la complicité musicale du producteur électro Sebastian –, la fille de Serge et Jane, bouleversée par la mort de sa demi-sœur, la photographe Kate Barry (1967-2013), ose se démasquer en français, après des années de camouflage anglophone.

Votre métier d’actrice vous laisse-t-il le temps de penser à votre carrière de chanteuse ?

Mes projets musicaux se conçoivent en termes de collaborations. Ils naissent, prennent des pauses, évoluent… J’avais rencontré Air [le duo qui a coréalisé l’album 5:55, en 2006] à un concert. Mon producteur, Nigel Godrich, m’avait ensuite présenté Beck [le chanteur américain producteur de l’album IRM, en 2009]. Cela peut prendre beaucoup de temps, mais la musique ne me quitte jamais vraiment.

A la fin de ma dernière tournée, en 2012, j’avais commencé à travailler avec l’auteur-compositeur-interprète néo-zélandais Connan Mockasin. Nous sommes partis nous isoler une semaine en Bretagne. Cela n’a pas été extrêmement productif, mais sont restées quelques mélodies – dont deux figurent sur le nouvel album. J’avais de toute façon depuis longtemps envie de collaborer avec quelqu’un des musiques électroniques.

Pourquoi ?

J’en écoute souvent. J’aime le côté hypnotique de ces boucles. Elles possèdent aussi une énergie à laquelle je voulais confronter ma fragilité vocale.

L’un des Daft Punk, Guy-Manuel de Homem-Christo, vous a composé un titre. Avez-vous espéré travailler avec le duo ?

Tout le monde rêve. J’ai régulièrement frappé à leur porte. Et un jour Guy-Man m’a ouvert pour me proposer une boucle. J’ai tout de suite eu envie de tenter un texte par-dessus. Le premier était trop bavard. Guy-Man m’a conseillé d’élaguer, pour coller à son minimalisme. On l’a ensuite enregistré rapidement.

C’est finalement un autre musicien électronique français, Sebastian, qui a pris en main « Rest ». Qu’est-ce qui vous plaît chez lui ?

A la fois la brutalité de certains de ses sons et le côté grandiose, cinématographique de ses compositions.

Le cinéma a-t-il une influence directe sur votre répertoire musical ?

Professionnellement, ces deux mondes ne se mélangent pas, mais je suis d’abord formée par le cinéma. L’essentiel de mes références musicales sont d’ailleurs cinématographiques.

La première fois que j’ai rencontré Sebastian, je lui ai donné une liste d’inspirations possibles. Il ne s’agissait quasiment que de musiques de film : celles des Dents de la mer, de Psychose, de La Mort aux trousses, de Carrie, de The Shining, du Clan des Siciliens… Des ambiances souvent lourdes, dramatiques. Et aussi les bandes originales du compositeur Giorgio Moroder, en lien plus direct avec les musiques électroniques. Sebastian est reparti avec cette liste et ses premières maquettes correspondaient exactement à ce que j’attendais.

Vous saviez dès le départ que vous écririez cette fois en français ?

Beck m’y avait beaucoup encouragé. Il me conseillait, pour me libérer, « d’écrire la pire chanson possible » ! Connan Mockasin avait lui aussi beaucoup insisté. C’est avec lui que j’ai vu que ça pouvait peut-être fonctionner. Sebastian était également persuadé que je devais chanter en français.

Je n’avais aucune confiance en moi, trop intimidée par l’héritage paternel. D’autres personnes m’ont heureusement épaulée, comme ma mère ou Etienne Daho. Par contre, je n’osais pas les montrer à Yvan [Attal, son compagnon]. Nous sommes trop honnêtes l’un avec l’autre. Je savais que s’il n’aimait pas mes textes, cela aurait été horrible !

Comment avez-vous réussi à vous libérer de la comparaison avec votre père ?

En n’essayant pas de jongler avec les mots comme lui savait le faire. Je ne me suis jamais sentie poète ou maître de la langue. La seule manière pour moi de m’exprimer était d’être la plus sincère possible. Mon père jouait avec les mots, mais se cachait souvent derrière. Je n’ai pas cherché à me camoufler.

La mort de votre sœur, Kate, est le sujet de plusieurs chansons. Ce drame a-t-il été un moment-clé pour votre écriture ?

Cela a tout changé. Ce moment était tellement plus fort que tout ce sur quoi j’avais écrit jusque-là. Plus rien d’autre ne comptait. Je ne pouvais plus écrire qu’à propos d’elle, qu’à propos de ma peine. C’est arrivé tellement brutalement…

C’est la raison pour laquelle ma famille et moi avons déménagé à New York. Cet éloignement a réintroduit un peu de douceur. C’est à New York que la collaboration avec Sebastian a le plus avancé. Si mes textes étaient crus, ses musiques permettaient d’exprimer ma douleur avec une distance plus cinématographique et de jouer des contrastes. Comme dans Les Oxalis, où, sur un rythme assez enjoué, je décris la promenade que je fais régulièrement au cimetière de Montparnasse où reposent Kate, mon père et mon beau-père.

Pourquoi écrire le plus souvent les couplets en français et les refrains en anglais ?

Dans Lying With You, par exemple, je décris le traumatisme qu’a été ce dernier moment avec mon père, avant sa mise en bière. En français, je ne cache rien de cet instant terrible. Mais ce morceau est aussi une déclaration d’amour absolu. C’était plus facile pour moi de la faire en anglais. Bizarrement, l’anglais me permet d’être plus sentimentale, plus poétique. Un refrain doit sonner, être plus musical. On doit y être plus joueur, faire plus de compromis. J’ai plus de distance avec l’anglais, car je le maîtrise moins bien.

Il n’est pas votre autre langue maternelle ?

Je ne le parle pas aussi naturellement. Quand je suis née, ma mère, qui venait de s’installer en France, faisait l’effort de ne parler que français. Même si nous allions souvent en Angleterre, je comprenais l’anglais mieux que je ne le parlais. Cette distance m’a d’ailleurs servi quand j’ai commencé à chanter sur des textes de Jarvis Cocker ou de Beck. Cela me permettait de ne pas me poser la question, « est-ce que je fais comme mon père, ou comme ma mère ? », puisque elle-même n’a quasiment chanté qu’en français.

Avez-vous l’impression, avec « Rest », de vous rapprocher des interprétations de Jane Birkin ?

Je ne chante pas aussi joliment qu’elle, mais nous avons des registres comparables. A l’époque de mon premier album, Charlotte for Ever [1986, quand elle avait 15 ans], mon père m’avait fait chanter le mot « mélodie » dans une des chansons. Je me rappelle prendre du plaisir à prononcer ces trois syllabes en pensant à ma mère chantant Melody Nelson. Son répertoire a toujours été très présent.

J’ai longtemps eu un faible pour les chansons écrites par mon père quand ils étaient encore ensemble – Rocking Chair, Apocalypstick, Melody Nelson… Peut-être parce que je voulais retrouver le souvenir d’une famille unie. Pourtant, ce sont les chansons d’après la rupture qui sont les plus belles. Je les ai redécouvertes quand ma mère a commencé à les interpréter en concert, à l’âge de 40 ans. J’étais bouleversée par sa force sur scène.

Comment va-t-elle ?

Elle a traversé des moments très difficiles, mais elle revit aujourd’hui en tournée, accompagnée d’un orchestre symphonique. Je l’ai d’ailleurs suivie et filmée à l’occasion d’un concert à Tokyo. Je ne sais pas encore ce que cela va donner, mais c’était un moment émouvant de partir à la rencontre de ma mère.

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Australie - Hobart

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aus332Photos : Noémie

 

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Petter Hegre

 

 

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Libye : des migrants vendus aux enchères comme esclaves

Des journalistes de CNN ont filmé une vente d’êtres humains. L’ONU a dénoncé une situation « inhumaine », et la Libye assure qu’une enquête va être ouverte.

« Qui a besoin d’un mineur ? C’est un mineur, un grand homme fort, il va creuser. » Des journalistes de CNN ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en cachant leurs caméras, en Libye, non loin de la capitale, Tripoli. En l’espace de quelques minutes, ils ont assisté à la vente d’une douzaine de migrants, cédés par des passeurs pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 euros). Ces « marchés aux esclaves » se dérouleraient une ou deux fois par mois.

Cette enquête de la chaîne américaine met en lumière les situations d’esclavage auxquelles sont réduits de nombreux migrants qui transitent par la Libye pour gagner l’Italie, porte d’entrée en Europe. Interrogé par les journalistes de CNN, un ancien esclave qui est parvenu à s’enfuir raconte son quotidien : « Ils vous font travailler de force et ils vous battent. » Un officiel libyen interrogé en octobre a confirmé avoir bien entendu « des rumeurs » mais « rien ne se passe devant nous ». A la suite des révélations de CNN, les autorités ont assuré qu’une enquête allait être ouverte.

« Horreurs inimaginables »

Le Haut Commissaire des Nations unies (ONU) aux droits humains, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a vivement dénoncé, mardi 14 novembre, la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, qualifiant d’« inhumaine » la coopération de l’Union européenne (UE) avec ce pays. Il a également rapporté les souffrances de ces migrants, disant que cet « esclavage des temps modernes » constituait un « outrage à la conscience de l’humanité ».

« La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention. »

En première ligne dans les accords avec les Libyens, le ministre italien de l’intérieur, Marco Minniti, a répondu en évoquant les efforts de son pays en faveur du rapatriement volontaire de 9 500 de ces migrants cette année vers leurs pays d’origine et du transfert à venir d’un millier de personnes « fragiles » (femmes, enfants, personnes âgées) vers des pays tiers.

Une pratique de plus en plus fréquente

Ce n’est pas la première fois qu’un tel commerce est dénoncé. En avril, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait fait savoir que la traite d’êtres humains était devenue une pratique de plus en plus fréquente chez les passeurs.

Interrogés par l’OIM, des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest disaient avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye, par laquelle passent de nombreux exilés. Ils sont vendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 euros) et retenus deux à trois mois en moyenne.

Originaires surtout du Nigeria, du Sénégal et de la Gambie, les migrants sont capturés alors qu’ils font route vers le nord de la Libye, d’où ils comptent gagner l’Europe en traversant la Méditerranée. Tout au long de ce voyage, ils sont la proie de groupes armés et de réseaux de passeurs, qui tentent parfois de leur extorquer de l’argent. La plupart des migrants sont utilisés comme travailleurs journaliers dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.

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Boris Vian

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