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Jours tranquilles à Paris

24 novembre 2016

Stop aux violences faites aux Femmes !

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24 novembre 2016

Permis de conduire : pourquoi à Paris les jeunes renoncent

Les 18 à 25 ans sont de plus en plus nombreux à ne pas se mettre au volant à Paris. Une tendance que nous décryptent les spécialistes.

Selon la préfecture de Police de Paris, le nombre de 18/25 ans qui se sont présentés au permis dans la capitale a diminué de 10% en cinq ans.

Nadjate, 25 ans, étudiante en géopolitique ; Marion, 23 ans, à HEC à Jouy-en-Josas ; Vincent, éducateur spécialisé vivant à Ivry, 29 ans… Aucun de ces Parisiens ou Franciliens n'a le permis de conduire. À la question "pourquoi?", la même réponse fuse, lancée sur le ton de l'évidence : "Mais, je n'en ai pas besoin!" Ces jeunes adultes qui se passent de la carte plastifiée rose – mise en circulation depuis trois ans – ne sont pas des oiseaux rares : seulement 60 % des moins de 30 ans vivant dans l'agglomération parisienne (Paris et petite couronne) détiennent le sésame qui permet de tenir un volant, contre 80 % en grande couronne*. "Dans mon groupe d'amis, on est une majorité à ne pas l'avoir, je ne suis pas une originale", explique Nadjate. Vincent, lui aussi, ne se considère pas "comme un ovni, parce que je n'ai pas ce diplôme. C'est assez fréquent à Paris!".

« Les gens se déplacent moins en voiture»

Ce choix de vie s'accentue même chez les plus jeunes, les 18-24 ans. Il y a trente ans, c'était "passe ton bac, et ton permis ensuite". À la sortie du lycée, deux Franciliens sur trois décrochaient le permis. En 2010, ils n'étaient plus que 46 %, selon une étude du Stif, l'autorité des transports parisiens. En 2012, la baisse se confirme : 45,4 % des 18-24 ans ont passé l'examen**, d'après la Prévention routière. "Nous avons demandé à ces jeunes Franciliens sans permis s'ils le préparaient : plus de la moitié n'était pas dans cette démarche", ajoute-t-on à l'association de lutte contre l'insécurité routière.

"Les jeunes passent moins le code et la conduite. Ce phénomène est global : il s'observe dans tous les pays industrialisés, même aux États-Unis depuis le début des années 2000. Il est à relier au ‘‘peak car travel'' [le plafonnement des déplacements automobiles], atteint dans la plupart de ces pays entre 2000 et 2005 : les gens se déplacent moins en voiture", précise Jean-Loup Madre, chercheur à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (Ifsttar). "En France, ce comportement nouveau a vu le jour après la suppression, en 1997, du service militaire obligatoire qui permettait aux jeunes hommes de passer le permis gratuitement."

 "Impossible de s'en sortir avec 20 heures de conduite"

Mais dans ce contexte général, la capitale se distingue : "Les jeunes y passent le permis plus tard que les provinciaux. Il y a un décalage de 4/5 ans", observe Patrick Bessone, président de la branche éducation routière au CNPA, le Conseil national des professions automobiles, une organisation patronale représentant 190 auto-écoles en Île-de-France. "Dans la capitale, l'examen est plus dur à décrocher, puisqu'il se passe dans des conditions réelles et que la circulation n'est pas la même qu'en province [taux de réussite en 2015 : 50 % à Paris, contre 60 % pour toute la France]. Le coût est également plus élevé, entre 1.500 € et 1.700 € contre 1.300 € en province." Un coût estimé pour un forfait de 20 heures de conduite, le minimum exigé. Mais un gérant d'auto-école parisien interrogé par le JDD estime qu'il faut plutôt compter 50 heures de conduite, soit autour de 2.500 €! "Pour l'examen pratique, les candidats partent de ­Vélizy au sud, ou Gennevilliers au nord : ce sont des parcours compliqués, décrit-il, et c'est impossible de s'en sortir avec seulement 20 heures de conduite."

«L'usage d'un bien, comme une automobile, est plus important que sa propriété»

Marion, 23 ans, étudiante à HEC, entend passer le permis dans les années qui viennent, "mais en province si je peux". Entre-temps, la jeune femme ne ressent pas "le besoin de rouler en voiture dans [sa] vie de tous les jours" : elle combine métro et train, notamment pour aller en cours à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. Elle bénéficie d'un réseau de transport noté comme étant le meilleur au monde en octobre dernier, par l'Institute for Transportation and Development Policy (ITDP). Dans cette étude, Paris intra-muros est en tête devant 25 autres mégapoles (dont Pékin, Madrid…), pour son réseau ferré : 100 % des habitants sont à moins d'un kilomètre à pied d'une station. Lorsqu'on franchit le périphérique, le taux descend à 60 % pour la petite couronne, et 13 % seulement en grande couronne, où les jeunes… passent davantage le permis.

"Vélo, VTC, covoiturage, il y a toujours une solution"

À ce réseau dense de transport en commun, s'ajoutent depuis près de cinq ans de nouveaux services, issus souvent de la nouvelle économie. Vélib', mis en place par la Mairie de Paris en 2011, compte plus de 20 % d'abonnés annuels âgés de 18 à 25 ans. Nombre de jeunes se dirigent aussi vers les petites cylindrées motorisées qui ne nécessitent pas de permis. Pour sortir le soir, Nadjate, 25 ans, sans permis, s'octroie un budget de 100 € par mois dépensés en Uber ou en voiture partagée. Quatre-vingt pour cent des clients de la plateforme Heetch, qui propose du covoiturage de nuit – et dont l'activité passe en jugement début décembre –, ont moins de 25 ans. "Plus de la moitié d'entre eux sont des Parisiens" explique Teddy Pellerin, l'un des fondateurs de la start-up qui annonce 500.000 inscrits, tout en ajoutant : "Les jeunes sont délaissés la nuit en matière de transport, surtout en banlieue." Les deux tiers des passagers transportés n'ont jamais conduit une voiture, selon une étude de Heetch, datant de juin 2016.

Chez BlaBlaCar, qui propose de partager des trajets automobiles sur de longues distances, 17 % des utilisateurs déclaraient en 2015 "repousser le moment de passer le permis, en raison du covoiturage". "L'usage d'un bien, comme une automobile, est plus important que sa propriété", explique Kévin Deniau, de BlaBlaCar.

Vélo, VTC, covoiturage… "il y a toujours une solution" s'enthousiasme Vincent, 29 ans, à Ivry. Mais ce travailleur social songe à passer quand même le permis, la trentaine passée, "uniquement pour des raisons professionnelles". Nicolas Kaçar, gérant de l'école de conduite Nicolas dans le 18e, voit de plus en plus de trentenaires frapper à sa porte : "la moitié de mes élèves a plus de 30 ans, alors qu'il y a quarante ans, quand j'ai commencé dans le métier, les jeunes s'inscrivaient à 18 ans, motivés!" À Paris, moins d'un foyer sur deux possède une voiture…

On ne sait pas encore comment ces "sans permis volontaires" agiront dans le futur. "Dans leur grande majorité, ils devraient reporter l'examen de quelques années, mais peut-être qu'une frange choisira un logement près d'un RER pour ne pas avoir à prendre de voiture, et le réseau du Grand Paris Express va dans ce sens", pronostique Laurent Fouillé, sociologue, auteur d'une thèse sur l'attachement automobile. "Comme ils se sont longtemps passés d'automobile, ils auront peut-être un comportement différent, et un usage moins systématique de la voiture." Marion qui "n'aime pas la vitesse", voit d'un bon œil les expérimentations de véhicule sans conducteur, car, glisse-t-elle, "je n'ai jamais rêvé de conduire…".

Marie-Anne Kleiber - Le Journal du Dimanche

24 novembre 2016

Extrait d'un shooting - mode cheveux au vent

m66

23 novembre 2016

Rencontres Parisiennes de la Photographie Contemporaine

Derniers jours : exposition

Rencontres Parisiennes de la Photographie Contemporaine http://lesrppc.com/

Nos chairs 
Une exposition collective de 4 femmes, 4 photographes, 4 regards sur le corps.

W h o ?
Aurélie Raidron : http://aurelie-r.com/
Peau D'Âme : http://www.amezura.com/
Vanda Spengler : http://vandaspengler.com/
Louise Dumont : http://louisedumont.tumblr.com/

23 novembre 2016

Paris Match de cette semaine

Notre couverture cette semaine - This week's cover

Une photo publiée par Paris Match (@parismatch_magazine) le 23 Nov. 2016 à 5h53 PST

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23 novembre 2016

Playboy

23 novembre 2016

Fillon a-t-il vendu l'âme du musée d'Orsay pour rallier Giscard ?

"Le Canard enchaîné" affirme que le candidat à la primaire a promis à l'ex-président de rebaptiser Orsay en musée Giscard, comme le Quai Branly pour Chirac.

François Fillon aurait-il promis le musée d'Orsay à Valéry Giscard d'Estaing ? Selon Le Canard enchaîné, le candidat heureux à la primaire de la droite et du centre s'est engagé auprès de l'ex-président de la République à rebaptiser le musée d'Orsay en musée Giscard d'Estaing, afin d'obtenir son ralliement quelques jours avant le premier tour de la primaire.

L'ancien chef de l'État, âgé de 90 ans, aurait été rendu jaloux par le changement de nom du musée du Quai Branly, porté par Jacques Chirac dès son entrée à l'Élysée en 1995, et progressivement rebaptisé musée Jacques Chirac depuis 2016. Les deux anciens présidents étaient des ennemis jurés.

« Giscard a tenu à rappeler à Fillon qu'il était, lui, à l'origine de la reconversion de la gare d'Orsay, qu'il avait décidé de transformer en musée des arts du XIX siècle sous son septennat », précise l'hebdomadaire satirique. En effet, le musée d'Orsay, qui fêtera ses 30 ans en décembre, a été créé à l'initiative de VGE, dans le bâtiment qui avait accueilli le terminus de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans.

23 novembre 2016

Primaire de la Droite : quelles différences dans les programmes ?

23 novembre 2016

In memorem : André Malraux

23 novembre 2016

Affiches de prévention du sida : le gouvernement saisit la justice à la suite de la « censure » de maires

Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, veut défendre sa campagne mettant en avant des couples homosexuels.

Quelques heures avant de disparaître des emplacements publicitaires du réseau JC Decaux, la campagne gouvernementale de prévention du VIH (sida) à destination des homosexuels, visible depuis près d’une semaine sur 8 000 affiches dans 130 villes en France, a suscité une flambée de passions.

Dénonçant l’« homophobie » des maires Les Républicains (LR) qui avaient demandé le retrait de ces affiches dans leur commune, la ministre de la santé, Marisol Touraine, a annoncé, mardi 22 novembre sur Twitter, avoir saisi la justice administrative pour contester cette « censure ».

Dans le collimateur de la ministre : l’arrêté municipal pris la veille par le maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) Bruno Beschizza, pour interdire ces affiches au motif qu’elles « portent atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l’enfance et de la jeunesse ».

Le même jour, Christophe Béchu, maire (LR) d’Angers, avait demandé – et obtenu – le retrait des affiches « situées aux abords des écoles » afin de « ne pas exposer un jeune public à un message qu’il ne peut pas comprendre ».

« Crispation »

Au final, les affiches ont été retirées par JC Decaux dans une dizaine de villes, « peut-être une quinzaine », annonce Lucile Bluzat, la coordinatrice du projet à Santé publique France. Sur les affiches, dont le ministère de la santé rappelle qu’elles ont été conçues en partenariat avec les associations de lutte contre le sida, la photo de deux hommes qui s’enlacent, et des messages tels que « Coup de foudre, coup d’essai, coup d’un soir » ou « Avec un amant, avec un ami, avec un inconnu », « Les situations varient, les modes de protection aussi ».

« Cette population des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes est la plus exposée, avec près de la moitié des nouveaux cas d’infection », explique Lucile Bluzat. Les précédentes campagnes de ce type n’avaient été menées qu’au sein des espaces « communautaires », comme les bars LGBT ou les médias spécialisés, ce qui n’a cette fois constitué que la première phase de l’opération lancée le 1er novembre.

En octobre, dans une lettre à la ministre de la santé dévoilée par Libération, plusieurs associations, dont Aides, avaient fait part de leur crainte de voir le gouvernement ne pas oser « assumer d’afficher des couples homosexuels dans des abribus un lendemain de manif pour tous ». Elles disaient craindre que des « considérations électoralistes »passent avant des « impératifs de santé publique, donnant des gages à la frange la plus réactionnaire de la population ». Mme Touraine avait finalement tranché en faveur du lancement de la campagne.

« Message électoral en direction d’une communauté »

« Les deux hommes ne sont pas nus ou en train de faire l’amour, souligne Aurélien Beaucamp, le président de Aides. Si on avait vu un couple hétérosexuel, cela n’aurait pas posé de problème. » « Il y a des campagnes de publicité, pour des voitures par exemple, dont les messages sont beaucoup plus violents que cette campagne », ajoute-t-il, dénonçant une « crispation depuis quelques mois sur des questions d’homophobie ».

A cinq jours du deuxième tour de la primaire de la droite, ni Alain Juppé, ni François Fillon – les deux finalistes – ne se sont exprimés, mardi, sur le sujet. Isabelle Le Callennec, députée (LR) d’Ille-et-Vilaine et soutien de M. Fillon, a toutefois jugé cette campagne « très suggestive », y voyant un « message électoral en direction d’une communauté », assurant à l’Agence-France-presse avoir reçu « des appels de parents, de familles, qui sont choqués ».

Conformément à ce qui était prévu initialement, après l’arrêt de sa diffusion, mercredi 23 novembre, sur le réseau JC Decaux, la campagne devait se poursuivre de façon beaucoup plus modeste sur d’autres supports. Article de François Béguin


La campagne de prévention du VIH qui créé la discorde

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