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Jours tranquilles à Paris

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1 juillet 2017

ARLES - les rencontres de la photographie - save the date

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1 juillet 2017

L'asiatique dans le métro

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1 juillet 2017

Extrait d'un shooting - Vampirella (Jeux de rôles)

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1 juillet 2017

GARE DE VANNES : LGV Atlantique. Vannes accueille le train nouvelle génération

LGV rapide

Top départ ce dimanche pour le lancement de la Ligne à Grande Vitesse vers la Bretagne. Pour ce premier week-end estival, la gare de Vannes s'apprête à accueillir curieux et vacanciers, avec des festivités.

Avec un gain de temps de 40 minutes pour rejoindre Paris-Montparnasse, Vannes s'apprête à bénéficier d'une « tectonique des plaques » en faveur d'un rapprochement de la capitale.

Vannes à 2 h 29 de Paris

« La LGV est bien entendu très attendue auprès de nos abonnés qui prennent le train régulièrement pour se rendre à Paris », confie Anne Dewulf, chef de gare à Vannes. Des allers-retours facilités pour les habitués du rail, « sans oublier les futurs abonnés qui peuvent être séduits par un temps de trajet réduit », ajoute Anne Dewulf. C'est en tout cas le souhait de la SNCF, qui confie vouloir conquérir de nouveaux clients vannetais et parisiens grâce à la LGV. Mais que les Bretons ne s'y trompent pas, le temps de trajet sera raccourci uniquement sur la portion Paris-Rennes. Une fois en terre bretonne, les kilomètres parcourus sur les rails s'égrèneront toujours au même rythme...

Animations musicales

Comme toutes les villes bretonnes qui seront desservies par la LGV, Vannes s'empare de l'événement pour ouvrir sa saison touristique. Malgré les restrictions qu'impose le plan Vigipirate, la gare vannetaise sera en fête demain, à l'arrivée et au départ des voyageurs. Décor à l'effigie de l'événement, animations musicales, dégustation et vente de produits bretons, l'arrivée de la LGV sur le territoire vannetais ne devrait pas passer inaperçu pour les estivants du moment. « Il y aura aussi les " pro train " qui viendront par curiosité, voire les irréductibles qui iront jusqu'à tester le trajet jusqu'à la capitale », commente avec amusement Anne Dewulf.

Coup de projecteur sur Vannes

La LGV à Vannes, c'est aussi de nouveaux horaires pour les TGV, mais aussi pour les TER. « Les personnes qui prennent régulièrement le train sont sensibilisées à ces changements depuis quelque temps déjà, souligne Anne Dewulf. Pour le voyage Vannes-Paris, il sera certainement plus confortable de prendre le premier train de la journée une heure plus tard qu'à l'accoutumée, sans pour autant décaler son heure d'arrivée à Paris ». Et pour ce qui est du retour au bercail, la SNCF proposera à nouveau un trajet direct sans escale le vendredi soir. Côté fréquentation touristique, la LGV devrait donner un puissant coup d'accélérateur à la saison estivale qui débute. Ce dimanche en tout cas, le premier train de la Ligne à grande vitesse devrait être accueilli en fanfare, avec bagad et jazz pour toile de fond musicale.

LGV (1)

LGV (2)

1 juillet 2017

Vignettes : et maintenant les amendes !

vignette

A partir d’aujourd’hui, tous les véhicules entrant à Paris doivent afficher la pastille Crit’air sous peine de verbalisation.

Environnement

Par  Claire Guédon

Cette fois-ci, c’est acté. La journée d’aujourd’hui constitue une nouvelle étape dans la lutte contre la pollution de l’air engendrée par la circulation routière, à Paris. Si vous roulez et que vous ne vous êtes toujours pas soucié de la vignette Crit’Air, il va falloir y songer rapidement ou risquer d’être mis à l’amende. Voici ce qui change dans la Ville Lumière, dotée d’une zone de circulation restreinte (ZCR). L Verbalisation pour défaut de vignette. A partir de ce matin, les amendes pourront tomber si vous n’avez pas affiché sur votre pare-brise le « certificat qualité de l’air » qui classe les véhicules en cinq catégories, de la plus polluante (n o 5) à la moins polluante (n o 1). La pastille délivrée par l’Etat est à commander sur le site Internet officiel*. Son prix est de 4,18 €. En revanche, il vous en coûtera 68 € si vous ne l’avez pas, quelles que soient les normes environnementales de votre voiture. Pour les poids lourds, l’amende s’élèvera à 135 €. « Nous sommes à la fin de la phase de pédagogie et de sensibilisation, détaille Christophe Najdovski, adjoint au maire écologiste de Paris, chargé des transports et de l’espace public. Il ne s’agit pas de matraquer les automobilistes mais de leur rappeler qu’ils doivent acheter la vignette s’ils ne l’ont pas encore fait. » L La catégorie 5 interdite en semaine. Les véhicules de catégorie 5 sont interdits dans les rues du lundi au vendredi, entre 8 heures et 20 heures. Autrement dit, les voitures et fourgonnettes diesel immatriculées avant le 1 er janvier 2001 sont désormais priées de rester au parking. Les poids lourds antérieurs au 1 er octobre 2006 sont aussi bannis.

Cette mise à l’écart vient s’ajouter à l’interdiction des véhicules non classés ne pouvant pas, de fait, afficher une vignette sur leur pare-brise (voitures diesel d’avant 1997), et qui n’étaient plus admis dans les rues depuis la mi-janvier. « De tous les Franciliens, ce sont les Parisiens les plus exposés à la pollution. La moitié d’entre eux respirent au quotidien des polluants à des niveaux au-dessus des valeurs seuil européennes. On doit prendre à bras-le-corps ce problème de santé publique. L’inaction est criminelle », souligne encore Christophe Nadjovski. L Des aides pour les propriétaires de véhicules polluants. Les particuliers domiciliés à Paris qui renoncent à leur voiture peuvent bénéficier d’un accompagnement de la Ville allant jusqu’à 400 € : prise en charge partielle du passe Navigo ou achat de vélos électriques… Ceux qui veulent en changer et qui résident à Paris ou en petite couronne peuvent ainsi recevoir jusqu’à 5 000 € d’aide. Pour les professionnels, elle peut aller jusqu’à 9 000 €. Un point important car, selon les données officielles, 14 % des utilitaires seraient classés Crit’Air 5.

  • certificat-air.gouv.fr
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1 juillet 2017

Beth Ditto : « J’ai tellement de choses à dire contre Trump ! »

beth

Par Stéphane Davet

La chanteuse américaine présente en tournée son premier album solo, après avoir quitté son groupe Gossip.

Originaire de l’Arkansas, Mary Beth Patterson est devenue, sous le nom de Beth Ditto, une diva XXL du rock de la fin des années 2000, en mêlant punk rêche et soul festive au sein du groupe Gossip (1999-2016). Militante gay et féministe, icône de la mode, cette rebelle tout en sourire et rondeurs publie, à 36 ans, Fake Sugar, son très efficace premier album solo.

Que cela change-t-il de commencer une carrière solo après plus de quinze ans passés dans un groupe ?

J’ai l’impression d’une plus grande liberté musicale. Gossip était comme un puzzle à trois pièces. Même si nous cherchions constamment à changer l’ordre de celles-ci, nous finissions par nous heurter à nos limites. Travailler avec de nouveaux musiciens me permet d’ouvrir de nouvelles portes. Même si Gossip me manque, humainement.

Vos activités extra-musicales n’avaient-elles pas émoussé le tranchant de vos chansons ?

Cette diversité d’expression était l’essence même de notre engagement musical. Nous venions du mouvement punk, de celui des Riot grrrl [groupes punk féministes des années 1990], pour qui les questions d’identité et de politique étaient essentielles. Il s’agissait de détruire ce mythe du rock’n’roll qui voulait que tout musicien soit défoncé, immoral, de dire que tu pouvais changer le monde, en explorant différents centres d’intérêt.

Dans le clip de « Fire », le premier single de l’album, on vous voit, en tenue country, chanter dans un bouge très rock’n’roll. Est-ce un clin d’œil à votre Arkansas natal ?

Mon père est mort il y a quelques mois. Nous avons eu parfois des rapports difficiles, mais je me suis aussi souvenue de bons moments, comme quand il nous emmenait danser dans des honky tonk. Il était mécanicien et se faisait tout propre pour cette sortie du week-end. On écoutait du vieux rock’n’roll, de la country à l’ancienne. Mon frère et mon cousin jouaient d’ailleurs dans un groupe qui reprenait Jerry Lee Lewis, Little Richard.

Une chanson comme « Fake Sugar » s’ancre dans une écriture presque folk…

C’est mon morceau à la Paul Simon [rires]. Un jour, j’ai demandé à ma sœur de me conduire à Memphis pour visiter Graceland. Pas parce que je suis une fan d’Elvis – même si je l’aime beaucoup –, mais à cause de l’album Graceland, le chef-d’œuvre de Paul Simon. Je voulais savoir si je voyais et ressentais les mêmes choses que lui.

L’album semble aussi résonner de vieux souvenirs pop ?

J’ai été très marquée, enfant, par les images de MTV, avant que la communauté ultra-chrétienne de ma ville ne supprime la diffusion de cette chaîne. Les vedettes pop de l’époque – Madonna, Michael Jackson, Boy George, Cindy Lauper… – possédaient des personnalités extrêmement fortes et originales. Je m’identifiais à elles, à tel point que j’étais, par exemple, persuadée que Cindy Lauper était ma grande sœur. J’ai d’ailleurs fini par la rencontrer et lui raconter cette histoire. J’étais en larmes [rires].

Vous avez, très jeune, fui l’Arkansas pour rejoindre la scène alternative du nord-ouest des Etats-Unis, à Olympia (Washington), puis Portland (Oregon) où vous vivez aujourd’hui. Retournez-vous parfois dans votre ville natale ?

J’ai coupé les ponts pendant vingt ans, mais j’y suis retournée dans les années 2010. Avec le temps, les choses s’apaisent, mais au bout d’une semaine sur place, je n’avais qu’une envie : repartir ! [rires]. J’ai retrouvé ce qui m’avait donné envie de m’échapper. Une communauté étouffée par la foi religieuse, un endroit où la marginalité, la différence sont considérées presque comme sataniques. Pourtant, après six mois loin de l’Arkansas, je redeviens nostalgique. Cette région fait partie de moi. Je suis une vraie fille du Sud : bruyante, affectueuse…

Pour qui l’Arkansas a-t-il voté à la présidentielle ?

Trump, évidemment. Cette élection a été un cauchemar. C’est comme si tout ce que j’avais fui m’avait rattrapée. Comme si tout ce pour quoi j’ai lutté s’effondrait. Encore maintenant, j’ai l’impression de regarder un film sur la fin du monde. Je suis tellement jalouse de la France ! [rires]

En 2006, vous aviez composé le titre « Standing in the Way of Control » pour protester contre l’administration Bush. Cette fois, pas de brûlot anti-Trump ?

L’album était terminé avant l’élection. C’est dommage et en même temps j’ai tellement de choses à dire contre lui que je ne sais pas par où commencer… Tout cela est tellement effarant ! J’essaie pourtant de rester positive. Je suis persuadée qu’un tel choc va rassembler les gens. Qu’un nouveau mouvement sortira de ce traumatisme.

« Fake Sugar », album de Beth Ditto, 1 CD Sony Music

Concerts : le 30 juin à Marmande (Lot-et-Garonne), au festival Garorock ; le 8 juillet aux Eurockéennes de Belfort ; le 3 octobre à Ramonville (Haute-Garonne) ; le 4 à Lyon ; le 7 à Paris, au Bataclan (complet) ; le 9 à Nantes ; le 10 à Strasbourg ; le 11 à Lille.

1 juillet 2017

La Presse ce matin... Simone Veil

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1 juillet 2017

Galerie Cinéma - L'INA CÉLÈBRE LES 70 ANS DU FESTIVAL DE CANNES (vu hier)

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Romy Schneider et Alain Delon

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René Clément

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François Truffaut

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François Truffaut conquiert Cannes - 1959

On reconnait Jean Pierre Léaud (à gauche)

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Luchino Visconti

Jusqu'au 22.07.17

L'INA CÉLÈBRE LES 70 ANS DU FESTIVAL DE CANNES

24 Images, dans yeux de Pierre Lescure, Gilles Jacob, Thierry Frémaux

L’Ina conserve et valorise plus de 16 millions d’heures de télévision et de radio et détient un fonds photographique riche de près de 1,2 millionsd’images.

A l’occasion de l’édition anniversaire du plus grand rendez-vous du cinéma français et international, Pierre Lescure, Gilles Jacob et Thierry Frémaux nous livrent au travers de photos sélectionnées dans l’exceptionnel fonds de l’Ina le témoignage d’une époque qui a façonné le Festival de Cannes tel que nous le connaissons aujourd’hui.

De courts entretiens exclusifs des trois complices de l’exposition sont à découvrir avec l’application

« 24 images » conçue par l’Ina pour accompagner le public dans la découverte de ses clichés emblématiques.

Secrets, anecdotes et souvenirs également dévoilés dans la salle de projection de la Galerie Cinema.

24 images, une exposition au cœur du Palais des Festivals pour cette 70ème édition, puis à la Galerie Cinema Anne-Dominique Toussaint à Paris à partir du 2 juin 2017.

1 juillet 2017

Extrait d'un shooting - jeux de rôles

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1 juillet 2017

Simone Veil, pour l'avenir

Une femme pour la liberté. Pour la liberté des femmes ; pour la liberté tout court… Ceux qui ne croient pas au progrès humain, qui pensent la démocratie comme décadence, qui cultivent un pessimisme lettré, qui érigent la nostalgie en philosophie se pencheront sur la vie de Simone Veil. Ils y trouveront la réfutation éclatante de leur fausse lucidité. A travers les tragédies, les combats, les vicissitudes de la vie politique, celle qui vient de disparaître a incarné l’espoir paradoxal de la faillible humanité. Rescapée du crime des crimes, survivante en colère, elle symbolise la résilience de ceux qui veulent croire, malgré toutes les horreurs, à la perfectibilité des sociétés humaines, trop humaines. Elle fut une bourgeoise en chignon sévère et fourrure, femme de droite au caractère difficile, magistrate qui approuve la duret é des lois. Elle fut néanmoins une révoltée, une militante qui tire les leçons du sinistre XXe siècle pour secouer les traditions, faire vivre la mémoire de l’horreur pour la conjurer, patriote qui exècre le nationalisme, conformiste qui rompt avec l’ancestrale sujétion des femmes, européenne qui croit à l’union des peuples pour interdire sur le vieux continent la guerre des nations.

Echappée de la Shoah grâce à sa force de résistance autant que par le miracle du hasard, elle constate avec amertume au sortir de la guerre que les victimes sont réduites au silence, éclipsées par l’effervescence patriotique. Elle prend sa revanche à la tête de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, qui allie minutieusement le souvenir et l’émotion à la quête incommode de la vérité. Elle a compris pour l’avoir éprouvé dans sa chair, dans la perte des proches, le danger fondamental des catégories identitaires qui jettent l’humanité contre elle-même, fille d’une famille juive intégrée depuis toujours soudain expulsée, moralement et physiquement, de la communauté nationale, et condamnée à l’effacement par le refus de reconnaître l’unicité du sort des juifs déportés.

C’est la racine de son engagement pour l’Union européenne, qui lui semble la seule voie du salut pour ce continent martyrisé par le culte de la nation. La volonté de faire sa vie après l’avoir sauvée de peu la fait sortir de son destin de femme tracé d’avance. Elle devient magistrate contre l’avis de son mari, qui devra se convertir, contraint et forcé, à l’égalité des sexes, puis au rôle second que la notoriété de celle qu’il voyait en épouse classique relègue dans une ombre relative. Peut-être est-ce là l’origine de son engagement pour la liberté du choix, qui impose la légalisation de l’IVG à une majorité rétive. La force des préjugés, les insultes antisémites, la hargne archaïque des croisés de la tradition la ramènent aux épreuves de la prime jeunesse. Elle fait front victorieusement, sans ciller. «Non, dit-elle en commentant la p hoto illustre où elle a la tête dans les mains, seule au banc du gouvernement, je ne pleurais pas.»

Les pleurs sont pour aujourd’hui. Ils sont au cœur de tous les démocrates de France, de ceux qui, pensant à Simone Veil, qui gardent leur foi en l’avenir.

LAURENT JOFFRIN

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