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Jours tranquilles à Paris

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13 mars 2017

A la tête de la Birmanie depuis un an, Aung San Suu Kyi déçoit ses anciens partisans

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 Par Bruno Philip, Rangoun (Birmanie), envoyé spécial

Outre son silence sur la répression de la minorité rohingya, l’ancienne dissidente ne semble avoir aucun projet économique pour améliorer le développement de son pays.

« En Birmanie, observe un expert étranger basé à Rangoun, il y a deux pouvoirs : d’un côté, le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, et de l’autre, l’armée. Tous deux fonctionnent de manière indépendante et ne se demandent pas leurs avis sur la conduite des affaires du pays. »

La remarque illustre assez bien la situation du Myanmar, nom officiel de la Birmanie, depuis les élections législatives de novembre 2015, qui ont porté au pouvoir un gouvernement issu de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), le parti de l’ancienne dissidente.

Depuis le 1er avril 2016, cette dernière s’est installée de facto à la tête du pays, après que l’un de ses proches, Htin Kyaw, eut été désigné par le Parlement au poste désormais honorifique de président.

Deux personnages clés monopolisent le singulier théâtre politique birman : d’abord Mme Suu Kyi, 71 ans, qui occupe la double fonction de ministre des affaires étrangères et de conseillère d’Etat, ce qui fait d’elle une première ministre virtuelle. Ensuite, le général Min Aung Hlaing, 61 ans, chef de l’armée et héritier de la junte militaire, qui avait décidé, il y a bientôt six ans, de procéder à sa propre dissolution.

Aucun programme pour la santé ou l’éducation

Alors qu’Aung San Suu Kyi a vu son aura pâlir à l’étranger en raison de son silence sur la terrible répression, dans le sud-ouest du pays, de l’ethnie musulmane des Rohingya par la Tatmadaw, les forces armées birmanes, le bilan de son année au pouvoir est dramatiquement maigre. Voire carrément négatif.

La « Lady », célèbre pour son courage dans le passé et son caractère autoritaire aujourd’hui, semble n’avoir aucun projet économique ni vision précise des moyens à mettre en œuvre pour développer l’un des pays les plus pauvres d’Asie. Aucun réel programme dans les domaines cruciaux de la santé et de l’éducation n’a été annoncé.

Et, outre les atrocités commises contre les Rohingya à la frontière avec le Bangladesh, la guerre continue avec plusieurs armées de minorités ethniques dans les Etats Kachin et Shan, près de la frontière chinoise.

Pour autant, à Rangoun, ex-capitale du pays et centre des affaires, l’icône de la démocratie birmane reste populaire, son accession au pouvoir symbolisant malgré tout une transition, aussi chaotique, frustrante et éminemment imparfaite soit-elle.

« La Lady ne dispose pas de la pleine autorité ! »

Son silence à propos des Rohingya, dans l’un des pays les plus islamophobes de la planète, ne dérange pas grand monde. Même les musulmans lui trouvent des excuses : « C’est une femme intelligente, subtile, qui s’efforce d’arranger les choses de manière discrète en négociant avec l’armée », assure Tin Maung Than, secrétaire général du Conseil des affaires islamiques, l’une des six organisations islamiques du pays.

Pour cet homme d’une quarantaine d’années, à la tête d’une florissante entreprise immobilière, la cause est entendue : tout vaut mieux que la dictature. « N’oubliez pas que la Lady ne dispose pas de la pleine autorité ! Elle doit composer avec les réalités résiduelles de l’ancien régime. »

Mais n’y a-t-il pas quelque chose de choquant dans le fait qu’elle ait quasi entériné les propos de l’armée, qui nie toutes les atrocités commises à l’encontre de la minorité musulmane ? La réponse de Tin Maung Than est sans détour : « Politiquement, elle ne peut se permettre de donner le sentiment qu’elle défend les Rohingya. » Pour l’essentiel des Birmans, ces derniers ne sont que des Bengalis, des immigrants illégaux venus du Bangladesh voisin…

Maintien d’une loi liberticide

Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi est malgré tout critiqué par nombre d’intellectuels, de militants des droits de l’homme et de journalistes pour s’être montré incapable de supprimer une disposition liberticide permettant d’embastiller toute personne accusée de diffamation sur Internet : le « 66.d », comme tout le monde l’appelle ici, en référence à un article de la loi sur les télécommunications permet tous les abus et sert, le cas échéant, de punition politique.

Le patron et le rédacteur en chef d’un quotidien ont fait de la prison à cause d’un article publié sur leur site Internet que le dirigeant de la région de Rangoun avait jugé diffamatoire. Un proche d’Aung San Suu Kyi, qui avait demandé sur Facebook au chef de l’armée de démissionner, est toujours sous les verrous.

Cette loi n’accorde pas la liberté provisoire aux prévenus en attente de jugement. Et, depuis un an, le nombre de personnes traînées devant les tribunaux ou arrêtées en vertu de ce texte est à la hausse.

Pour Thiha Saw, vice-président de l’Association des journalistes du Myanmar, ce n’est cependant pas tant l’article 66.d qui est en cause que « l’esprit dans lequel il est appliqué ». Pour ce célèbre journaliste qui a connu les amères années de la junte militaire, les difficultés de la période de transition s’expliquent par le fait qu’en réalité, l’ancien système est toujours en place.

Bureaucratie tétanisée

Certes, tous les prisonniers politiques ont été libérés et la censure préalable avant publication pour les journaux a été levée – sous l’ancien gouvernement issu de la junte, d’ailleurs. Mais la Birmanie n’est pas devenue pour autant un exemple de liberté d’expression : « Prenez le cas du ministre de l’information, Pe Myint, un ancien journaliste que je connais bien, poursuit Thiha Saw. Il est littéralement prisonnier des 4 000 bureaucrates sous ses ordres ! »

Si l’on ajoute à cela que cette même bureaucratie, héritière de l’ancien régime, s’avère tétanisée par le nouveau pouvoir, qui donne des ordres vagues – quand il en donne –, et que les ministres n’osent rien faire s’ils n’ont pas l’aval d’une Aung San Suu Kyi lointaine et plus « Dame de fer » que jamais, on a une idée du niveau de pétrification de l’actuelle Birmanie.

Même si elle reste adulée par la population, Mme Suu Kyi déçoit nombre de ses anciens partisans : « Je pensais qu’elle était une championne des droits de l’homme, mais ce n’est qu’une politicienne », se désole Thet Shwe Win, jeune activiste d’une ONG de défense des droits.

Aung San Suu Kyi sera-t-elle en mesure de convaincre, à terme, l’armée de renoncer à ses pouvoirs encore exorbitants et de vaincre l’inertie d’une bureaucratie connue de longue date pour son incompétence et sa corruption ? Rien n’est moins sûr. Même les députés de la NLD, majoritaires à la chambre basse du Parlement, n’ont rien fait pour supprimer l’article 66.d.

« Peut-être ne veulent-ils pas l’abroger parce qu’ils veulent s’en servir eux-mêmes », ironise Nay Phone Latt, ancien prisonnier politique et lui-même député NLD au Parlement régional de Rangoun. « Oui, observe-t-il dans un sourire un brin désabusé, c’est vrai que notre transition vers la démocratie est difficile. »

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13 mars 2017

Save the date...

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13 mars 2017

Playboy...

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13 mars 2017

Réflexion

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13 mars 2017

Fillon : my tailor is rich

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S’il en était besoin, le candidat LR est habillé pour la campagne. Subalterne à bien des égards, l’affaire des costumes à 5 000 euros pièce est un fâcheux symbole. François Fillon a bien le droit d’enrichir son tailleur comme bon lui semble. L’ennui, c’est que la facture a été réglée par quelqu’un d’autre. Un proche munificent ? Un admirateur ébloui ? Dans ce cas, on reste dans la bizarrerie privée, même s’il est un tantinet maladroit de se faire offrir des cadeaux onéreux en pleine élection présidentielle. Mais si le généreux donateur – pas très content, apparemment, puisqu’il se plaint de n’avoir pas été remercié – est un quelconque PDG ou un milliardaire sans lien étroit avec le candidat, la question du conflit d’intérêts se pose aussitôt. Un détail soulevé par des opposants malintentionnés ? Peut-être, mais on sait qu’en matière vestimentaire, c’est le détail qui tue.

Le même jour, Fillon présente la nouvelle mouture de son programme, qui n’a rien de vraiment nouveau : un projet de rupture libérale déjà connu, qui alignerait la France sur la norme occidentale, recul de l’Etat, retraite encore retardée, marché du travail flexibilisé, imposition moins dure aux plus aisés, etc. C’est là que l’affaire des costumes prend valeur d’emblème. Ce programme de rupture est-il aussi un programme pour riches ? Lesquels n’auraient alors que gratitude envers le gentilhomme en veste forestière, phénix des hôtes de ces bois dont le ramage et le coûteux plumage s’accordent si bien ? Un seul exemple : Fillon prévoit de supprimer l’impôt sur la fortune et d’accroître le taux de la TVA. Les plus favorisés paieront moins et le vulgum pecus un peu plus. Toujours le même raisonnement : pour que tout aille mieux en France, il faut que les riches soient moins pauvres et les pauvres moins riches. Article de Laurent Joffrin - Libération

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13 mars 2017

Iris Brosch

13 mars 2017

BRETAGNE : LGV. À quel prix le billet ?

Article de Hervé Queillé

La nouvelle LGV Bretagne entrera en service le 2 juillet. Mais les billets seront mis en vente par la SNCF dès ce mercredi 15 mars. Une certitude : le voyageur breton paiera plus cher pour rejoindre Paris. Le prix à payer pour le temps gagné, selon la SNCF. A trois jours de cette commercialisation, Le Télégramme ouvre le débat sur ces tarifs et publie les nouveaux horaires été et automne de cette nouvelle LGV Bretagne.

Guillaume Pepy, président de la SNCF, le 20 janvier dernier, à Rennes, a clairement annoncé la couleur : les tarifs des billets des nouveaux TGV, en service à partir du mois de juillet, augmenteront. Et ce, en lien avec le gain de temps sur le trajet. Mais cette augmentation sera raisonnable, a-t-il souligné.

Pour les « pros » ?

Ces déclarations ne sont toutefois pas de nature à rassurer les usagers du chemin de fer. Dominique Serouin, vice-président de l'Audiv 35, craint, en effet, que les tarifs ne deviennent prohibitifs et que la LGV ne soit finalement réservée à une clientèle d'affaires et à des gens aisés : « Nous ne sommes pas contre le principe de gagner du temps mais les tarifs actuels sont déjà excessifs et inabordables pour les voyageurs aux revenus modestes et les familles. On peut craindre que l'effet escompté de la LGV ne soit pas au rendez-vous et que cela ne conduise à une baisse du trafic TGV, comme cela a déjà été le cas, l'an passé, au niveau national ».

Et les promotions ? « Les quotas sont limités et il faut s'y prendre trop longtemps à l'avance pour en bénéficier. On préférerait des tarifs fixes plus raisonnables qui inciteraient à prendre le train plus souvent. »

« On prendra la voiture »

Alain Daher, PDG du groupe automobile Bodemer, présent dans le Grand Ouest, préférerait, lui aussi, des tarifs « plus clairs et moins aléatoires » pour guider le choix de ses modes de déplacement et celui de ses collaborateurs. Quant à une augmentation des tarifs : « Qu'est-ce que cela signifie quand on peut payer le trajet 60 ou 140 euros et que les tarifs changent tous les jours ? », s'interroge Alain Daher. « De toute façon, si cela devient trop cher, on prendra la voiture. » Matthieu Leroy, directeur des projets chez Néovia (*), à Saint-Nolff (Morbihan), groupe dont les collaborateurs et clients utilisent fréquemment le train, estime, quant à lui, que les cartes-fréquence permettent de gommer le phénomène et contribuent à la stabilité des tarifs.

En revanche, il souhaite que ces tarifs n'augmentent pas malgré ou en raison du gain de temps assuré par la LGV.

Il revendique, en effet, cette non-augmentation de la tarification, considérant que « celle-ci serait compensée par un meilleur taux de remplissage des trains que l'on peut légitimement attendre du gain de vitesse ».

Moins cher pour la pointe de la Bretagne ?

En tout état de cause, Investir en Finistère, qui regroupe les 27 plus grosses entreprises de ce département, souhaite que les répercussions de l'augmentation annoncée soient les plus minimes possibles. « Et ce, particulièrement pour la pointe de la Bretagne qui bénéficiera de façon moindre des gains de temps par rapport à l'est de la région. Il faut que cela soit pris en compte dans les calculs », souligne sa directrice, Françoise Lelann.

(*) Premier groupe coopératif français, spécialisé dans la nutrition et la santé animale, 7.700 salariés dans 28 pays, 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaires.

13 mars 2017

Elisabeth Taylor

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13 mars 2017

Extrait d'un shooting - portrait

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13 mars 2017

EXPOSITION Aurélie DUBOIS / 24Beaubourg/ 16-26 mars - save the date

auremlie dubois

Depuis 1987, Aurélie Dubois a entamé un parcours artistique où elle explore le dessin, la photographie, la vidéo et les installations.

L’exposition présentée en mars prochain à Paris, est une rétrospective de son travail. Dessins, Extrait de son dernier court métrage expérimental Amour écrit en fer :

https://vimeo.com/198583223

Son travail photographique

http://www.aurelie-dubois.com/travaux/photos.html

Le commissariat de l’exposition est confié à Paul Ardenne, écrivain et curateur indépendant.

La rencontre entre ces différentes œuvres permettra de prendre la pleine mesure de la philosophie d’Aurélie Dubois, son appel à la résistance et à la vigilance, face aux dérapages de notre société contemporaine et à ses tabous. « Rester en alerte, sur le qui-vive » !

Voir peut-il rendre fou ? Aurélie DUBOIS

Exposition du 16 au 26 mars 2017 au 24Beaubourg

24, rue Beaubourg 75003 Paris

Vernissage le jeudi 16 mars 2017

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