National Geographic, 125 ans de légende dans une exposition
Le magazine National Geographic célèbre ses 125 ans d’expéditions à travers le monde dans une exposition installée dans la galerie de minéralogie du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, un lieu habituellement fermé au public. La sélection met en avant les clichés les plus emblématiques du mensuel : des expéditions phares aux parcours d’explorateurs comme Dian Fossey, le commandant Cousteau, etc. aux portraits iconiques comme celui du colonel Massoud signé Reza ou encore la jeune afghane par Steve McCurry.
L’histoire du National Geographic débute en 1888 lorsqu’un petit groupe d’aventuriers, de scientifiques et d’explorateurs se lance à la découverte du monde, de ses merveilles et de ses mystères. Ils marcheront dans des jungles inaccessibles, atteindront les pôles, plongeront dans des abysses, conquerront l’Himalaya, découvriront les secrets du monde animal, regarderont vers les étoiles. Très vite, ils racontent et photographient ce qu’ils voient dans un modeste bulletin qui deviendra le National Geographic. Après plus de 125 ans d’existence, le magazine est diffusé dans 75 pays, en 33 langues dans 36 éditions différentes.
Transmettre la connaissance de la planète par le biais de la photo, telle est depuis toujours la volonté du National Geographic. Cette mission a permis au magazine de s’imposer comme une référence en matière de photographie, allant même jusqu‘à faire évoluer la pratique, notamment concernant les animaux et le monde sous-marin.
La scénographie de l’exposition a été pensée comme un voyage immersif où le visiteur peut s’imprégner de chaque photo et vidéo grâce à des procédés innovants et interactifs. Le public peut ainsi déambuler dans six espaces spécifiques et thématiques : l’exploration géographique, la recherche des mondes disparus, découvrir deux expéditions phares (la Croisière Jaune et l’expédition Megatransect), les photographes emblématiques du National Geographic, le monde animal et le parcours de deux femmes (Jane Goodall et Dian Fossey), les portraits iconiques (le colonel Massoud par Reza ou la jeune afghane par Steve McCurry). Des extraits de films et des vidéos viennent ponctuer le parcours de l’exposition, comme le film réalisé par Leonardo di Caprio ou encore celui du photographe Joel Sartore à propos de son travail sur les animaux en voie de disparition.
La légende du National Geographic
Jusqu'au 18 septembre
Galerie de minéralogie, Jardin des plantes
36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire
75005 Paris
France
Coup de vieux sur la République !
L'édito de Henri Vernet - Le Parisien
D’accord, lire et entendre répéter qu’avec ce nouveau président de 39 ans la République prend un coup de jeune va vite devenir lassant. Alors regardons les choses sous un autre angle : les jeunes loups et lionceaux d’hier prennent un coup de vieux. C’était frappant dimanche soir sur les plateaux de télévision. Prenez François Baroin, par exemple, éternelle carte jeune de la droite, depuis l’époque du RPR jusqu’aux Républicains (LR) d’aujourd’hui : lui qui mènera la bataille des législatives est apparu plus usé, voire désabusé que fringuant futur Premier ministre de cohabitation. Ou Bruno Le Maire, qui désespère de voir fâner dans l’opposition ses plus belles années. Il fait déjà don à Macron de ses mille pages et quatre kilos de propositions rédigées du temps de la primaire de droite : personne ne les avait lues, ça pourrait passer ! NKM rongerait son frein, prête elle aussi au transfert. La gauche n’est pas en reste. Disparus ou à la peine, les Montebourg, Valls, Hamon, Peillon, jeunes quinquas qui se rêvaient un destin à la Obama et voient passer devant eux, médusés, un blanc-bec pas même quadra ! Et il fallait voir ce lundi, au cérémonial du 8 mai, le contraste entre le « président élu » et le sortant, Hollande, flanqué de hiérarques de la République tels que Sarkozy, Larcher, Le Drian, Bartolone, Cazeneuve, Baylet... Tous faisant soudain figure de grands anciens. Un coup de vieux, en somme !
Election Présidentielle : Réactions des chefs d'Etat à travers le monde
Les chefs d'Etat à travers le monde ont adressé un message à Emmanuel Macron. #Présidentielle2017 pic.twitter.com/zgrrCZNTDj
— Le Monde (@lemondefr) 8 mai 2017
Le mouvement d'Emmanuel Macron, En marche !, va être renommé La République en marche.
Au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle, lundi 8 mai, son mouvement se tourne vers les élections législatives, qui auront lieu les 11 et 18 juin. Le secrétaire général d'En marche !, Richard Ferrand, a annoncé lors d'une conférence de presse que le mouvement serait rebaptisé La République en marche. Emmanuel Macron a démissionné de sa présidence.
Un illustre inconnu
Mais qui est ce Macron ? En principe on sait tout de lui, ses notes au lycée, les pâtisseries de sa belle-mère, les petits-enfants de sa femme, ses mentors, ses goûts littéraires, ses années Ricœur, ses années Rothschild, ses années Hollande, ses idées, la marque de ses costumes, le détail de son patrimoine, son héritage mendésisto-centriste, son giscardisme de gauche, ses propositions, etc. Mais comme il n’a jamais dirigé seul quoi que ce soit, on ne sait rien.
C’est un fake, dit l’un, un hologramme juvénile placé au centre du jeu, masqué par un discours lampédusien – «pour que rien ne change, il faut que tout change» - qui a joué du rejet de Hollande au début de la campagne, du rejet de Fillon au milieu et du rejet de Le Pen à la fin. C’est un président par ricochets. D’ailleurs 60% de ses électeurs voulaient quelqu’un d’autre. Tout cela va se dissoudre au contact du pouvoir, ou peut-être même des législatives, quand les électeurs des partis retrouveront leurs chaussons et enverront au Palais Bourbon une chambre introuvable. En Marche s’enlisera et la révolution Macron aura fait long feu.
Vous n’avez rien compris, dit l’autre. Macron est un dur au sourire de miel, séducteur et implacable, qui ne dort jamais, avale les dossiers, tranche et avance sans s’embarrasser des règles. Il nommera un gouvernement à lui, avec un ou une Premier.e ministre neuf.ve. Les électeurs n’oseront pas lui refuser sa majorité. Il lancera ensuite, au pas de charge, contre la vieille politique, un bataillon de réformes qui changeront la donne. Comme l’économie se redresse et que l’Europe va mieux, les résultats tomberont. Le paysage en sera transformé. On en a au moins pour dix ans.
Les vieux singes de l’analyse penchent pour le premier scénario. Les apôtres du nouveau prophète sont sûrs du second. Première réponse avec la nomination du Premier ministre. Article de Laurent Joffrin
François Hollande et Emmanuel Macron à l'Arc de Triomphe
Emmanuel Macron s’est joint à François Hollande ce lundi pour la cérémonie du 8 mai 1945 à Paris. Le nouveau président fraîchement élu a ainsi effectué son tout premier déplacement officiel en sa qualité de chef de l’Etat et ce, aux côtés de son prédécesseur. Ce dernier effectuait quant à lui sa dernière remontée des Champs-Elysées. Leur rencontre a donc été chargée d’émotion. "Emmanuel Macron est visiblement ému quand François Hollande s'avance vers lui. Les deux hommes se dirigent ensuite vers l'Arc de Triomphe. Ils déposent ensemble la gerbe", a commenté Le Parisien au moment où les deux hommes se sont retrouvés. Tous les deux ont ensuite signé le livre d’or avant d’aller à la rencontre des personnalités présentes. Puis, François Hollande a pris la parole.
«C'est un hommage que nous devons à tous ceux qui nous ont libérés et je voulais qu'Emmanuel Macron puisse être là à côté de moi, pour qu'une sorte de flambeau puisse être passé», a déclaré le locataire de l’Elysée. "Emmanuel Macron m'a suivi tout au long de ces dernières années (...) il s'est émancipé, il est le président c'est à lui fort de l'expérience qu'il a pu acquérir auprès de moi de continuer", a-t-il poursuivi avant d’annoncer qu’il se tenait à sa disposition si celui-ci avait besoin "d'informations et de conseils". Et François Hollande d’ajouter : "Je serai toujours à côté de lui".












