Éoliennes flottantes : Ségolène Royal retient l'Île de Groix
Le projet de Groix pour le développement des premières fermes d’éoliennes flottantes a été retenu par la ministre de l’Écologie.
En 2015, l’Ademe (Agence de l’ environnement et de la maîtrise de l’énergie) a lancé un appel à projets pour le développement des premières fermes pilotes d’éoliennes flottantes. Quatre zones avaient été retenues en France : Faraman (Provence-AlpesCôte-d’ Azur), Leucate et Gruissan (Languedoc-Roussillon) et l’île de Groix. Trois mois après le dépôt de sa candidature, le projet groisillon est l’un des deux lauréats, avec Gruissan, de cet appel d’offres. Un choix dont se félicite Jean-Yves Le Drian :« La Bretagne vient de franchir une nouvelle étape majeure, salue le président du conseil régional.Cette décision la conforte dans sa volonté d’être pionnière en matière de transition énergétique et de développement des énergies marines renouvelables. » Le projet, porté par DCNS (groupe militaire naval) avec Eolfi Offshore France et Vinci, prévoit d’installer plusieurs éoliennes (jusqu’à six) sur des flotteurs, au large, afin d’aller chercher des vents plus forts et plus constants. Après accord avec les pêcheurs, une zone de 17 km2 , située à environ 15 km au sud de l’île, a été délimitée.
Un projet à plus de 200 millions d’euros
Dominique Yvon, le maire de Groix, se réjouit :« C’est une très bonne nouvelle. En Bretagne, on est un peu court au niveau énergétique. Alors, ce projet expérimental, mais qui pourrait bien se pérenniser, est positif. Ces éoliennes devraient être construites à DCNS Brest, elles vont créer de l’emploi. Sur l’île également, poursuit l’élu.Le projet va demander de la maintenance et nécessiter le passage par Groix des équipes de construction, des ingénieurs .On peut imaginer la mise en place d’un bateau de servitude affrété vers le parc éolien pour les techniciens. » Baptisée Haliade, et déjà utilisée dans l’ éolien offshore posé, la turbine sera fournie par General Electric.« Nous avons prévu l’installation de six machines qui devraient fournir une puissance totale de 36 MW », indiquait dans nos colonnes Nicolas Paul-Dauphin, le directeur général d’ Eolfi. Soit la consommation de la ville de Lorient. Coût total de l’ opération : 200 millions d’ euros. Article de Clément PELTIER.










