Pays d'Auray : Et l’arrivée du train transforma l’économie locale
De la façade maritime du pays d’Auray et de l’attractivité de ses ports découle une intense vie économique.« La pêche y est primordiale, elle est le vecteur principal de l’activité. Elle enrôle la majeure partie de la population masculine en âge de naviguer », explique Michel Perrin. Le fruit de leur travail alimente les conserveries. Les équipementiers de navires (voiliers, cordiers, forgerons, ferblantiers…) sont présents dans tous les ports.« Belle-Ile supplante Auray dans le domaine de la construction navale après 1860, domaine où ses chantiers reçoivent l’appoint non négligeable de ceux d’Étel, Carnac et Saint-Goustan », précise Michel Le Leuch. Quiberon reste un site remarquable de la pêche où la sardine, dite le « poisson bleu », prolifère. La configuration géographique de la presqu’île entrave cependant le développement des « presses », ces ateliers où les sardines fraîches salées sont pressées et conditionnées en fûts.
L’arrivée du train
La commercialisation est essentiellement assurée par la mer… jusqu’à la création, en 1882, de la ligne de chemin de fer Auray-Quiberon.« Elle va faciliter la venue de la main-d’œuvre, surtout féminine, des quatorze conserveries implantées après 1850 autour de Port-Maria, qui devient premier port sardinier de France », indique Michel Le Leuch. Saint-Cado, où s’implantent des presses dès 1647, est le premier port sardinier de la rivière d’Étel.« Un nouveau port plus proche de l’embouchure de la Ria que celui de SaintCado naît au début du XIXe siècle, Intel, qui deviendra Etel, relate Michel Perrin.La famille Soymié y installe ses presses dès 1805. » À la fin des années 1870, Étel compte 12 conserveries, Quiberon et la presqu’île 14, Le Palais 8 et Sauzon 3.
Le tourisme naissant
L’arrivée du chemin de fer à Auray signe aussi le début d’une économie touristique.« L’existence depuis 1871 d’une desserte maritime régulière Auray-Le Palais, la prolongation de la ligne de la Cie d’Orléans vers Quiberon, l’inscription des alignements de Carnac au titre des monuments historiques en 1889, la venue de Sarah Bernhardt à BelleIle en 1894, ouvrent la voie à la fréquentation touristique du pays d’Auray, où naissent des stations balnéaires, à Carnac et Quiberon », souligne Michel Le Leuch.
L’ostréiculture
À la fin du XIXe siècle, l’ostréiculture devient un gros pourvoyeur d’emplois.« La baie de Quiberon en est le berceau en Bretagne sud, indique Michel Perrin.La culture de l’huître prospère dès les premières années 1890 en rivière d’Étel, d’Auray, à Crac’h, Saint-Philibert, La Trinité, Le Po en Carnac, Plouharnel, Kerhostin et dans le golfe du Morbihan (Locmariaquer). » D’autres activités offrent aux populations du littoral travail et subsistance :« les viviers à crustacés de Saint-Pierre-Quiberon, approvisionnés par le cabotage langoustier de 1882 à 1915 ; le ramassage du goémon sur les grèves, qui alimente l’usine à soude de SaintPierre-Quiberon (1862-1882) et les fours à iode de Hoëdic (1885), les moulins à marée, les marais salants de La Trinité-sur-Mer et Carnac. Et aussi les vignobles de Kerdelhir (près de La Trinité) et de CarnacPlage », détaille Michel Le Leuch.
Etel autrefois
Les Maoris
Les Maoris de Nouvelle-Zélande (mi : māori ; API : /maːori/ ) sont des populations polynésiennes autochtones de Nouvelle-Zélande. Ils s'y seraient installés par vagues successives à partir du viiie siècle. Ils sont aujourd'hui plus de 700 0001 (environ 15 % de la population néo-zélandaise), auxquels il faut ajouter une diaspora de plus de 100 000 personnes dont une grande majorité vit en Australie.
Dans les légendes et les traditions orales, le mot « maori » distingue les êtres humains mortels des dieux et des esprits [réf. nécessaire]. Ce mot se retrouve dans les autres langues polynésiennes comme l’hawaïen ou le marquisien, (Maoli), le tahitien (Maohi) et le māori des îles Cook, avec un sens identique. Les premiers visiteurs européens des îles de Nouvelle-Zélande (les « Pakehas » arrivés au xviiie siècle), ont désigné le peuple qu’ils y ont trouvé par des termes variés comme « indiens », « aborigènes », « natifs » ou encore « Néo-Zélandais ». C'est au contact de ces étrangers que ces populations ont commencé à se désigner d'abord sous le terme de « tangata māori » (homme ordinaire, autochtone), pour finalement ne garder que « māori ». En 1947, le « Département des Affaires indigènes » a été renommé « Département des Affaires mmāories », consacrant ainsi la reconnaissance de ce terme. Dans la culture māorie, chaque tribu (« iwi »), chaque sous-tribu (« hapu »), chaque individu est doté d'un mana. Dans le mana, les valeurs de loyauté et de solidarité comptent davantage que les hiérarchies de rang ou de fortune.
La généalogie est la constante préoccupation des Māoris, capables de décliner la liste de leurs ancêtres jusqu'au premier d'entre eux, migrant de la lointaine et mythique Hawaiki, vingt ou trente générations plus tôt.
Tire-bouchon. Le train surveillé du ciel
Le tire-bouchon, le train qui amène les estivants de la gare d'Auray en presqu'île de Quiberon, fait l'objet d'une surveillance par les airs, jusqu'au 17 juillet. Un autogire vole au-dessus de la ligne pour détecter et dissuader les auteurs d'actes de malveillance.
Aérodrome de Vannes-Monterblanc, hier matin.
Un étrange petit engin volant s'apprête à décoller. À l'intérieur de l'étroit cockpit, le pilote et un observateur. Cette grosse libellule rouge mettra un quart d'heure à atteindre son site d'observation : la ligne du tire-bouchon. L'opération est menée par la Direction de zone sûreté Ouest de la SNCF (la police ferroviaire), qui, depuis le mois de mars, dispose d'un autogire (ou gyrocoptère) basé au Mans (Sarthe). Ce petit appareil de 290 kg permet de surveiller du ciel toutes les voies ferrées de l'ouest, particulièrement les lignes TGV et bientôt la future ligne LGV. Des vététistes au sol « La surveillance aérienne est vingt fois plus efficace que la surveillance terrestre », indique Dominique Brault, directeur de la zone sûreté Ouest : 20 km de voies par heure contre 5 km au sol ! « Et l'autogire est plus efficace qu'un hélicoptère, ajoute-t-il, car il est plus facile à mettre en oeuvre ». Sa capacité à voler entre 30 et 160 km/h permet de remonter facilement les lignes. Il peut même décoller par 75 km/h de vent. Ajoutée à cela, une sobriété en carburant (15 litres/heure).
Sur l'opération tire-bouchon, prévue jusqu'à dimanche, Christophe Charon, un pilote privé expérimenté, de Sarzeau, tiendra les commandes de l'appareil qui surveillera trois heures par jour le petit train estival de la presqu'île, en lien avec une équipe de vététistes de la SNCF. Ces derniers peuvent intervenir rapidement en cas de problème détecté du ciel. Ils sont assermentés, armés et à même de dresser des procès-verbaux.
Mais pourquoi surveiller le tire-bouchon ?
Les voies à grande vitesse sont souvent la cible des délinquants à la recherche de fils de cuivre, de batteries sur les postes de signalisation, au mépris de la sécurité et de leur vie. Ici, c'est la forte densité de population dans la presqu'île de Quiberon qui entraîne des actes de malveillance ou d'incivilité, indique la SNCF. « On constate aussi des comportements très dangereux, comme des gens qui franchissent les rails. On voit sur nos lignes des sortes de jeux qui consistent à traverser juste avant que le train passe », informe Dominique Brault. La mission de l'autogire terminée, les hommes de la SNCF n'en continueront pas moins de surveiller, à terre, le tire-bouchon. La dissuasion reste de mise.
Les responsables de la sûreté SNCF lors de la présentation de l'autogire



















