Des murs d’images au festival photo de La Gacilly
Repérée par le Festival photo de La Gacilly, la photographe Julie Hascoët y expose, parmi une trentaine d’autres expositions, ses photos du mur de l’Atlantique et des murs de son des raves
Exposées en plein air, au cœur du festival photo de La Gacilly qui met, cette année, la poésie des clichés japonais à l’honneur, les photos de murs de sons et de ruines du mur de l’Atlantique de Julie Hascoët détonnent. Lauréate de la galerie de la photographie émergente, elle n’est pas japonaise, comme son nom le laissait entendre, mais bien finistérienne, de Douarnenez.« Après mes études à l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, j’avais envie de photographier mon territoire. Revenir à quelque chose que j’aime. J’ai commencé par le mur de l’Atlantique, il m’a mené au monde des free partys. »
Esthétique militaire
Si ses photos de blockhaus du littoral breton peuvent nous paraître familières, celles du montage de murs de sons le sont moins. Les deux partagent pourtant une esthétique commune. Deux murs très différents, l’un permanent et silencieux, l’autre éphémère et bruyant, qui à travers ses clichés se rapprochent.« Ils ont cette même architecture massive. Il y a aussi une esthétique militaire que l’on retrouve dans l’univers des free partys. » Ses photos apportent un regard nouveau et tendre, tant sur ces cicatrices en béton armé que la végétation n’arrive que partiellement à recouvrir que sur les murs de son et les teufeurs qui les montent pour une nuit.« J’ai voulu créer un dialogue entre les deux », explique l’artiste. Ses photos sont exposées parmi 500 autres, créant de véritables murs d’images dans la cité d’Yves Rocher. Article d'Olivier CLÉRO.







