Paris: un squat mué en centre d'accueil pilote pour migrants
La Chapelle, Jean-Quarré, Stalingrad... les évacuations de migrants se sont multipliées à Paris depuis un an, sans parvenir à prévenir la reconstitution de campements qui reflètent, comme à Calais, l’impact de la crise migratoire.
- Quel est le bilan des évacuations ?
Depuis le 2 juin, date de la première évacuation sous la station de métro La Chapelle, 18 opérations ont été menées. La dernière, le 30 mars, a concerné près d’un millier de personnes sous la station Stalingrad. A chaque fois le scénario est le même : épaulés par des travailleurs sociaux, les services de l ?État, la Ville de Paris et la préfecture de police arrivent à l’aube pour inciter les migrants à monter dans des bus et quitter le campement pour des centres d’hébergement, où ils pourront rester un mois en théorie. Selon les pouvoirs publics, qui préfèrent parler de "mise à l’abri", près de 6.500 propositions d’hébergement ont été faites, sans compter les 500 gérées par la ville pour les femmes et les familles.
- Où sont les migrants aujourd’hui ?
Selon la préfecture, 3.080 sont toujours hébergés avec un "accompagnement individualisé" et 670 ont préféré quitter leur lieu d’hébergement. Du côté des associations, certains nuancent ce bilan "humanitaire". "Le bilan est complexe dans la mesure où les exilés ont été éparpillés dans maints lieux différents, certains corrects et d’autres infâmes", assure-t-on au Comité de soutien La Chapelle. Tous les centres ne ressemblent pas à Jean-Quarré. De plus l’hébergement est parfois délaissé à cause de sa localisation. "Certains ont été mis à l’abri sur des sites qui leur semblent trop éloignés de Paris, et tentent une deuxième chance", explique François Dagnaud, le maire PS du XIXe arrondissement.
- Les migrants de Calais sont-ils ceux de Paris ?
"Paris est une base arrière assez évidente et les réseaux de passeurs ont repéré le truc", ajoute M. Dagnaud. Certains migrants "font l’aller-retour, ce n’est pas nouveau. C’est la raison pour laquelle les campements ne sont jamais très loin de la gare du Nord", ajoute-t-il. Le récent démantèlement d’une partie de la "Jungle" de Calais a pu jouer : "Le rythme s’accélère, je pense qu’il y a un déport important de gens qui étaient à Calais et qui viennent à Paris", avait estimé Sophie Brocas, secrétaire générale de la préfecture d’Ile-de-France, lors de l’évacuation du campement Stalingrad. Pour Aurélie El Hassak-Marzorati, la directrice générale adjointe d’Emmaüs solidarité, les "retours de Calais" ne sont toutefois pas majoritaires. "A un moment, on estimait leur proportion à 10%", explique-t-elle, le reste étant constitué par des arrivées de province, des retours de centre d’hébergement et "beaucoup de primo-arrivants".
- La population est-elle homogène sur les campements ?
Les migrants évacués à La Chapelle étaient surtout soudanais et érythréens. Mais "depuis quelques mois, on voit arriver des Afghans à Paris", souligne Didier Leschi, le directeur général de l’Ofii (Office français de l’immigration et de l’intégration). Autre phénomène nouveau : la présence, sur les campements, de demandeurs d’asile déjà engagés dans une démarche, voire de réfugiés statutaires. Selon le décompte de la préfecture, 630 personnes ont ainsi été orientées vers des structures pour demandeurs d’asile et 131 réfugiés vers un logement.
- De nouveaux campements vont-ils se reconstituer ?
"Il est évident qu’un démantèlement ne peut pas ne pas avoir de répercussions, ces gens-là ne disparaissent pas", estime M. Dagnaud. Même si elle n’est pas la destination favorite des migrants, la France ne peut s’extraire de la crise migratoire qui a vu un million de personnes arriver en Europe l’an dernier. Le campement de Stalingrad, objet d’une première évacuation le 7 mars, s’est ainsi reconstitué en trois semaines. Et dès cette semaine, plusieurs dizaines de personnes avaient commencé à se réinstaller chaque soir près de l’emplacement évacué.
Nombre de places d’hébergement d’urgence par arrondissement à Paris #SDF >> https://t.co/wAtt7UOJau pic.twitter.com/mVED3sltep
— Le Parisien Infog (@LeParisienInfog) 10 avril 2016
Nobuyoshi Araki au Musée Guimet - Exposition à partir du 13 avril - save the date
Musée Guimet | Expositions | Expositions à venir
Du 13 avril au 5 septembre 2016
Figure incontournable de la photographie contemporaine japonaise, Nobuyoshi Araki est connu mondialement pour ses photographies de femmes ligotées selon les règles ancestrales du Kinbaku - l’art du bondage japonais -, pratique qui puise ses origines au XVe siècle. Cette exposition retrace cinquante années de son travail en plus de 400 photographies et compte parmi les plus importantes consacrées à Araki en France.
Un choix très important sera extrait des milliers de photographies que l’artiste a réalisées de 1965 à 2016, depuis l’une de ses séries les plus anciennes intitulée Théâtre de l’amour en 1965 jusqu’à des oeuvres inédites, dont sa dernière création de 2015 réalisée spécifiquement pour le musée sous le titre Tokyo-Tombeau. Après une première découverte de la presque totalité des livres conçus par Araki suivie d’une introduction aux grandes thématiques de son oeuvre – les fleurs, la photographie comme récit autobiographique, sa relation avec son épouse Yoko, l’érotisme, le désir, mais aussi l’évocation de la mort -, l’exposition évoquera son studio, laboratoire d’idées.
Véritable journal intime d’un grand plasticien de la photographie pour qui « photographier est avant tout une façon d’exister », l’exposition se déploiera selon un parcours thématique, depuis les séries consacrées aux fleurs, la scène de Tokyo, ou encore le Voyage sentimental, illustration de son voyage de noce en 1971, suivie du Voyage en hiver en 1990, année du décès de son épouse.
À mi-parcours de l’exposition, le visiteur s’introduit dans l’atelier d’Araki et découvre la démesure de sa production photographique, mise en regard d’oeuvres issues des collections
du MNAAG : estampes, photographies et livres anciens, illustrant les liens que l’artiste a entretenus avec la permanence d’une inspiration japonaise. Empreint de poésie et de
recherche plastique, l’oeuvre d’Araki repose également sur une expérimentation incessante. Ainsi les codes et stéréotypes du médium sont revisités par l’artiste qui intervient sur ses propres négatifs ou recouvre parfois ses images de calligraphies ou de peinture, dans un geste audacieux, souvent teinté d’humour.
Conçue à partir d’oeuvres provenant de collections privées et publiques (Tokyo, New York, Paris…), complétée des archives de l’artiste, cette exposition donnera à voir et à comprendre l’enracinement de l’art d’Araki dans la culture traditionnelle japonaise.
Présidente du MNAAG
Sophie Makariou
Commissariat
Jérôme Neutres et Jérôme Ghesquière
Hugh Marston Hefner, né le 9 avril 1926 à Chicago, est le fondateur et propriétaire du magazine de charme Playboy.
https://en.wikipedia.org/wiki/Hugh_Hefner
Happy 90th Birthday to our inspiring founder & Editor-In-Chief Mr. @HughHefner
Vu aujourd'hui
Dans une tentative désespérée d’obtenir le traitement médical qui pourrait sauver la vie de son mari, atteint d’une maladie grave, Sonia Bonet se décide à rendre visite au docteur Villalba, le médecin coordonnateur de sa compagnie d'assurance. Mais celui-ci refuse de la recevoir et de donner suite à ses appels. Exaspérée par cette situation, Sonia décide alors de suivre le médecin jusqu’à son domicile pour obtenir enfin une réponse valable. Elle et son fils Dario se retrouvent bientôt pris dans une vertigineuse spirale de violence. Mais Sonia est prête à tout pour récupérer les signatures nécessaires au remboursement du soin.
Comédie Bastille
Dernières représentations de #Lapidée! Si vous ne l'avez pas encore vu, c'est jusqu'au 10 avril! @ComedieBastille pic.twitter.com/GO7L5O4VX0
— Comédie Bastille (@ComedieBastille) 8 avril 2016
Vu au Théâtre des Béliers hier soir
Théâtre des Béliers - Le projet Poutine . Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Poutine sans avoir osé le demander...Passionnant et instructif. Au sommet de son pouvoir, Poutine sait qu'il pourrait tomber à tout moment : crise, conflit désastreux, qu'importe, les Russes ont le sang chaud. Pour parer à toute éventualité, il contraint une opposante, procureure générale, à dévoiler ce que serait un dossier à charge. Une procureure qu'il a connue par le passé. Mais les choses vont prendre un tour imprévu...








