Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
19 février 2016

Les rochers sculptés de l’abbé Fouré, ces œuvres monumentales qui surplombent les côtes bretonnes



Les balades le long des côtes bretonnes sont généralement sources d’émerveillement. Très diversifiées et ciselées par la nature, ces roches millénaires sont le symbole de toute la région. La ville corsaire de Saint-Malo recèle d’ailleurs un trait de côte sauvage qui est très apprécié par les touristes. C’est le long de cette côte rocheuse, à Rothéneuf, que l’abbé Fouré a sculpté des roches pour leur donner des formes humaines étonnantes.

C’est à cinq kilomètres du centre historique de Saint-Malo, sur la côte rocheuse en direction de Cancale, que se trouvent les œuvres sculptées de Rothéneuf. Ces formes humaines étranges ont été réalisées entre la fin du 19e et le début du 20e siècle par l’abbé Fouré. Relevant de l’art brut, ces sculptures monumentales sont parmi les plus connues de Bretagne.

Ces rochers sculptés constituent un univers étonnant peuplé de figures grimaçantes. Elles évoquent à la fois des gargouilles médiévales et des êtres fantasmagoriques. Ces figures vont du bas-relief aux visages totalement dégagés. A l’origine, certaines étaient soulignées au goudron. Pour mieux appréhender ces œuvres étonnantes, il faut s’intéresser au créateur, l’abbé Fouré.

Né Adolphe Julien Fouéré, cet homme d’église formé au séminaire de Rennes se fera appeler rapidement « Fouré ». Après avoir été ordonné prêtre en 1863, il va exercer son ministère successivement à Paimpont, Guipry, Maxent puis Langouët (près de Rennes). Déjà à cette époque, il a de gros problèmes auditifs, plutôt handicapants. En 1894, il est contraint d’abandonner son poste de recteur (malgré une pétition de ses paroissiens).

Il se retire alors à Rothéneuf, une commune proche de Saint-Malo à cette époque, pour exercer un poste de prêtre ordinaire. C’est à partir de ce moment-là qu’il va s’atteler à son œuvre artistique. Il crée une œuvre monumentale directement taillée sur les rochers de la côte.

Riches de 300 figures, ces fresques sculptées en plein air sont à la merci de l’érosion marine. Pendant treize à quatorze ans, l’abbé Fouré cisèle ces rochers granitiques en forme de figures humaines étranges qui surplombent la mer. Ce prêtre pratiquement sourd va se consacrer uniquement à ses créations à l’aide d’un marteau et d’un burin. Les versions divergent sur l’inspiration de ce prêtre taciturne. Une version locale affirme qu’il se serait inspiré d’une famille de pirates sanguinaires du 16e siècle, les Rothéneuf. On y voit des figures humaines affrontant des monstres marins ou des créatures de l’enfer.

Une autre version, sans doute plus réaliste, voit dans ces rochers sculptés des figures de l’époque du prêtre. On retrouve une saynète de la guerre du Transvaal avec le président Krüger et ses troupes. En catholique militant et bon patriote, l’abbé Fouré a été marqué par la période coloniale. Certaines sculptures feraient l’apologie de l’évangélisation des peuplades soumises. Les habitants de Rothéneuf peuvent reconnaître l’un des personnages célèbres de la commune, Jacques Cartier (source d’inspiration majeure).

Enfin, l’abbé sculpte des saints bretons légendaires, comme Saint Budoc (deux fois). Hélas en 1907, l’abbé Fouré est frappé par une attaque cérébrale qui le rend muet et le paralyse. Il abandonne alors son travail de sculpteur et vit en fauteuil roulant jusqu’à sa mort trois ans plus tard.

Le résultat est donc un jardin de pierres immense s’étendant sur une superficie de 500 mètres carrés, face à la mer. L’histoire de cet abbé vivant en ermite est quelque peu tombée dans l’oubli mais son œuvre demeure. Les visiteurs sont nombreux chaque année à venir voir les rochers sculptés.

Encore aujourd’hui, c’est une curiosité très appréciée modifiée par l’érosion (les embruns et les ruissellements). Chacun peut se laisser envahir par cette œuvre hors du commun en appréciant la vue.

visu-rochers-1

visu-rochers-2

visu-rochers-6

visu-rochers-11

visu-rochers-15

Publicité
19 février 2016

Dita Von Teese bientôt de retour au Crazy Horse

19 février 2016

Torride nouvelle vidéo d’Agent Provocateur par Ellen Von Unwerth

19 février 2016

Renaud Monfourny à la MEP

Si la majorité des visiteurs se pressent pour grimper les marches de l'hôtel Hénault de Cantobre, j'avoue que je bifurque d'abord vers la galerie des donateurs, au niveau 0. Car oui, j'ai appris l'anglais avec les vinyles de Nick Cave, piqué ma crise d'ado avec Cure, pogoté sur quelques Nirvana et suis fatalement tombé amoureux de PJ Harvey.

C'est dans le vestibule qui mène à La Vitrine que sont exposés les portraits de Renaud Monfourny. La scénographie aux cadres baroques tranche radicalement sur les installations généralement plus austères et formelles. Malheureusement et comme trop souvent, les clichés sont sous verre... et les reflets trop nombreux. Qu'importe : les portraits ont tôt fait de nous happer et ce qu'il y a de fascinant dans le travail de Monfourny, c'est cette proximité presque immédiate qu'il arrive à créer. On a une fenêtre sur l'intime de chaque artiste et on se retrouve en tête à tête avec ces personnages finalement si humains.

Un ebook accompagne cette exposition (4,99 €, un peu cher à mon avis, disponible sur l'ibook Apple Store et Kobo) et donne plus de matière à cette galerie de souvenirs : un commentaire audio, un bonus, la belle histoire pour chaque portrait, une bio pour chaque artiste ou groupe, et parfois une vidéo. Vous découvrirez ainsi le tirage en labo du portrait de Mark E. Smith, furieux leader de The Fall.

> Portfolio - Renaud Monfourny : sans le rock, la photo serait une erreur

renaud-monfourny-mep-1

18 février 2016

L'exposition Serge Gainsbourg à la Galerie de l'Instant - save the date

cr,640,450-66a2a9

À l'occasion des 25 ans de la disparition de Serge Gainsbourg, la Galerie de l’Instant lui consacre une exposition de photographies, sélectionnées dans l'oeuvre de Tony Frank, du 11 mars au 31 mai 2016.

Des photos souvent intimistes, témoignages de moments tendres en famille ou en compagnie des femmes qui l’ont connu, mettant aussi l’accent sur les traits doux du visage de celui qui se trouvait si laid.

Tony Franck, photographe des stars

Jean Laulhé, photographe français né en 1945, est plus connu sous le nom de Tony Frank. Débutant sa carrière avec l’ère yé-yé, il figure comme l’un des piliers du magazine Salut les Copains. Il a également photographié Barbara, Johnny Hallyday, James Brown, ou encore Bob Dylan… On lui doit la photo des fesses de Polnareff en 1972, ainsi que la photo de l’album Melody Nelson. Il photographie Gainsbourg dès le début des années 60, et jusqu’à la fin de sa vie. N'hésitez pas à aller faire un tour sur son site où sont répertoriées pas moins de 200 photos.

En passant de la représentation du jeune Serge dans sa période music-hall, au Gainsbourg des années 60/70 puis Gainsbarre, l’exposition accompagne les tribulations d’un véritable touche-à-tout qui pouvait se permettre d’avoir un avis éclairé à propos de n’importe quoi. Et Gainsbourg se voulait aussi, de manière naturelle, acteur dans des films à portée pourtant mineure, compositeur de bandes sonores (plus d’une quarantaine) et réalisateur.

expo gainsbourg 2

Gainsbourg et le cinéma : Je t'aime moi non plus

En 1976, et après la sortie de la chanson du même nom, il écrit et réalise son premier film Je t’aime moi non plus alors interdit aux moins de 16 ans. Il le dédie à Boris Vian qu’il admire, et en compose toute la musique. On y retrouve d’ailleurs Gérard Depardieu, dans le rôle d’un paysan homosexuel…et zoophile. Evidemment, Gainsbourg ne pouvait pas se priver d’aborder des thèmes à scandale dans son oeuvre cinématographique. Le film remporte le César de la meilleure musique en 1977. Sa mise en scène des tabous se poursuit en 1983 avec la réalisation de son long métrage Equateur : le film illustre sa vision sombre du continent africain, et finit hué lors de sa projection au Festival de Cannes cette même année. Il fait aussi jouer sa fille Charlotte, 15 ans en 1986, dans Charlotte for ever, dont l’atmosphère incestueuse baignée d’alcool fort (soutenue par la chanson Lemon Incest) choque le grand public.

Outre la volonté de briser des tabous solidement établis, il participe à la création de curiosités cinématographiques. En 1967, il compose la musique d’un des premiers téléfilms français en couleur Anna de Pierre Koralnik. Comme dans Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy, les acteurs (Anna Karina, Marianne Faithfull et Jean-Claude Brialy) poussent la chansonnette, dont le titre Sous le soleil exactement rendu célèbre par le chant candide d’Anna Karina. Au passage, Gainsbourg y tient le petit rôle de l’ami de Brialy, qui lui incarne un personnage nommé Serge.

De sa passion pour l’âge d’or hollywoodien naît en 1982 un court-métrage étonnant qui reprend le Scarface d’Howard Hawks, où Tony Montana reproche à sa soeur Cesca (Jane Birkin) ses mauvaises fréquentations, alors qu’elle critique ses activités illégales.

Les travaux solitaires de Gainsbourg font également souvent partie d’oeuvres très ambitieuses. C’est le cas de sa musique pour le film Les Plus Belles Escroqueries du Monde (1964) où jouent Catherine Deneuve et Jean Seberg. Il est composé de cinq intrigues correspondant à cinq villes : Tokyo, Amsterdam, Naples, Paris et Marrakech. À la réalisation, on trouve par exemple Roman Polanski, Claude Chabrol et Jean-Luc Godard. Gainsbourg joue même en 1972 dans un film de Jerry Lewis traitant de l’holocauste, The Day the Clown Cried. Le sujet grave et sa production difficile font qu’il ne sortira jamais et il est désormais présenté comme un "film maudit". Une semaine de tournage de ce film a été effectuée à Paris, au Cirque d’Hiver.

On retrouve ainsi dans cette exposition la trace des influences culturelles de Gainsbourg, par les lieux qu’il fréquentait comme le club Chez Régine à Saint-Germain-des-Prés, ou par son entourage proche composé d’acteurs et réalisateurs de la Nouvelle Vague. L’Homme à la tête de chou avait aussi une cervelle d’or !

Exposition Serge Gainsbourg

Du 11 mars au 31 mai 2016

La Galerie de l’Instant, 46 rue de Poitou, 75003 Paris

Ouvert du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 14h30 à 18h30

Entrée libre

Publicité
18 février 2016

Presse - Bande dessinée

18 février 2016

Dans le bus 95

DSCN1645

18 février 2016

Catherine Deneuve photographiée par Guy Bourdin

12716830_1206743496021497_1124033059_n

Catherine Deneuve photographed by Guy Bourdin. #catherinedeneuve #catherine #deneuve #actress #nouvellevague #frenchnewwave #french #frenchcinema #frenchfilm #frenchactress #frenchmovie #france #paris #vintage #guybourdin

18 février 2016

Paris (que j'aime)

12568303_887687864677245_434328835_n

37866b86-7261-457e-bf75-894908267121

12519300_486758781518072_775653928_n

DSCN1710

pasteur

18 février 2016

Brexit ou pas ?

Publicité