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Jours tranquilles à Paris

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5 février 2016

AUJOURD'HUI, C'EST LA JOURNÉE MONDIALE DU NUTELLA...

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5 février 2016

J'aime beaucoup...

5 février 2016

#je suiscirconflexe

5 février 2016

Ce soir vernissage à la Concorde Art Gallery

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5 février 2016

Save the date...

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5 février 2016

Ellen von Unwerth (photographe)

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5 février 2016

Vis ma vie sans cash

Génération dématérialisée ? Très peu pour eux. Ils sont à peine adultes et sont nés dans une France droguée à la « carte bleue », mais l’argent, ils l’aiment sonnant et trébuchant. « J’aime bien avoir du cash, affirme Germain Marchand, 21 ans, étudiant en statistiques. Avant, j’avais une carte bloquée et mes parents ne mettaient pas beaucoup de sous dessus. J’ai été traumatisé par les refus de la machine quand je voulais payer. »

Pour Pierre Dard, 24 ans, analyste en fusion-acquisition, c’est une affaire de famille : « Ma grand-mère m’a toujours dit : “Il faut toujours que tu aies des espèces sur toi pour rentrer en taxi si tu te perds ou pour payer une conversation téléphonique dans un hôtel si tu es en danger.” » Un conseil qu’il suit toujours.

Cela ne va pas dans le sens de l’histoire : les Français utilisent de moins en moins de billets et d’espèces, qu’on appelle la monnaie fiduciaire. Seul un paiement sur deux se fait désormais en cash, selon la Fédération bancaire française. Le volume de retraits n’a représenté que 6 % du PIB en France en 2014, à peine plus qu’en Suède (5,4 %), pays modèle pour la dématérialisation des paiements dans lequel beaucoup de commerces n’acceptent pas le liquide.

« Le niveau d’usage n’est déjà pas très élevé. La France est l’un des pays de la zone euro où l’usage de la carte bancaire est le plus développé », explique Alain Gerbier, directeur des activités fiduciaires à la Banque de France. Et le phénomène s’amplifie : les paiements électroniques – CB, virement, prélèvement, tout ce qu’on appelle la monnaie scripturale – progressent « de 5 % à 6 % par an depuis 2000 » en nombre de transactions, selon Alexandre Stervinou, responsable des activités scripturales à la Banque de France.

« Je n’ai jamais de cash »

Selon le GIE cartes bancaires, un groupement d’intérêt économique qui comprend 130 prestataires de services de paiement, les Français ont effectué 6,5 % de paiement par carte supplémentaire en 2014 (9,14 milliards d’opérations) par rapport à 2013. Alors que les retraits n’ont augmenté que de 0,6 % (1,54 milliard d’opérations).

« JE DÉTESTE LES PIÈCES, JE N’AI PAS DE PORTEFEUILLE »

Visiblement, le sujet divise. « On est en 2016, stop les billets et autres aberrations ! » s’amuse ainsi Charles Diruit, 23 ans, diplômé en communication. « Je déteste les pièces, je n’ai pas de portefeuille, affirme Arthur Briquet, 25 ans, cadre dans une start-up. Ce n’est même plus un accessoire qu’on a, non ? J’ai un porte-cartes. Dès que j’ai des pièces, je les mets dans une petite boîte le soir. Je n’ai jamais de cash. »

Mais pour acheter une baguette dans cette boulangerie parisienne, située près de Montparnasse, impossible de payer en CB. « C’est 5 euros minimum, répond Thamila, derrière la caisse. Je ne sais pas pourquoi, c’est la direction qui nous dit ça. » Impossible aussi dans cette épicerie de quartier, où le caissier répond, d’un ton agressif : « On n’a pas de machine. Elle est abîmée depuis trois mois. » Dans ce kiosque à la sortie du métro, non plus. Vu la commission que prend la banque, ce n’est pas intéressant, estime Nidhal (les commerçants ont souhaité garder l’anonymat).

Dans son tabac, le quadragénaire Makouf explique pourquoi il ne prend pas la carte à moins de 20 euros. « On travaillerait pour rien, pour la gloire. Ça m’arrangerait de ne pas avoir d’espèces, on perd du temps à les compter le soir, à rendre la monnaie. Mais je paye à la banque une commission de 0,6 % pour les achats par carte. Or, sur les timbres et les carnets de métro, je ne prends déjà que 2 % de marge. »

Pour les petits commerçants, « le cash est disponible tout de suite, sans commission », explique M. Gerbier, de la Banque de France. Cette commission commerciale prélevée par les établissements bancaires est particulièrement dissuasive sur les petits montants, car elle peut comporter à la fois une part fixe et un pourcentage de la transaction. Le ministère des finances leur a donc demandé de diviser par deux cette part fixe, en la faisant passer de 10 à 5 centimes. Par ailleurs, en décembre 2015, un règlement européen a fait passer la commission interbancaire (payée par la banque du commerçant à celle du porteur) de 0,28 % à 0,23 % de la valeur de transaction, en moyenne.

Blanchiment et fraude

« Au quotidien, pouvoir payer par carte quand on le souhaite, c’est un progrès, s’est félicité le ministre des finances, Michel Sapin, le 18 janvier. La baisse des frais facturés aux commerçants doit se matérialiser comme convenu d’ici à la fin du premier trimestre 2016, pour que les commerçants n’aient plus de raison de refuser les paiements par carte bancaire au premier euro. »

Bercy travaille avec ferveur au recul de l’argent liquide, intraçable et qui facilite donc le blanchiment et la fraude. « C’est une pratique très courante, pour ne pas dire universelle, confirme le buraliste Makouf. Le cash permet de faire du black. Dans l’alimentation, c’est incontrôlable : vous pouvez dire que vous avez perdu la moitié de la marchandise ou que c’est périmé… »

Un spécialiste du fiduciaire confirme : « Imaginez, dans une boulangerie, les plus beaux gâteaux à 50 euros. Vous en préparez cinq. Tiens, où est le cinquième gâteau ? “Ah, je l’ai fait tomber, il est à la poubelle”, répond votre employé… qui a mis 50 euros dans sa poche. »

Les banques aussi vantent les mérites de la carte bleue. Les espèces leur coûtent cher : il faut un local technique sécurisé dans les agences, payer les prestations, dangereuses, du transporteur de fonds avec homme armé. Or, elles ne facturent pas la gestion des espèces au commerçant, contrairement à la carte de crédit.

Aux commerçants, elles affirment qu’une utilisation généralisée de la CB leur reviendrait moins cher, malgré la commission. « Pour un commerçant, le coût de gestion des espèces n’est pas tangible : il est lié au temps perdu à compter la caisse, à préparer sa remise pour la banque, à se déplacer pour effectuer ladite remise, mais aussi pour demander des rouleaux de pièces… Sans parler du risque associé au transport, en pleine rue, de sommes parfois significatives », argumente Bruno Delemotte, directeur du marché des professionnels du Crédit du Nord.

Ce calcul, les grandes enseignes l’ont fait : « Trente secondes par client pour des réseaux comme McDonald’s ou Relay, c’est énorme en heure de pointe, ce sont des clients en plus. » D’ailleurs, la grande distribution promeut désormais le paiement sans contact, qui accélère le passage en caisse. Plus de la moitié des cartes de crédit disposent de cette technologie, mais seules 20 % d’entre elles ont été utilisées de cette manière en 2014, selon le GIE cartes bancaires.

Le cash reste néanmoins le moyen de paiement indispensable des populations sans accès aux produits sophistiqués des banques – par exemple les titulaires de prestations sociales qui n’ont pas de CB, ou seulement une carte de retrait. La disparition du liquide n’est donc pas pour tout de suite. C’est encore le seul moyen de jouer à pile ou face… ou de donner une pièce dans le métro.

Article de Jade Grandin de l'Eprevier

5 février 2016

Guignols de l'Info

5 février 2016

EXPOSITION : XYZ, Robert Mapplethorpe

Jusqu'au 5 mars 2016 –

Galerie Ropac 

La Fondation Mapplethorpe de New York a accepté de prêter une centaine de clichés et polaroïds de cet artiste controversé à la Galerie Ropac pour cette magnifique exposition. Les trois thèmes au centre de l’oeuvre de l’artiste sont repris :

- le X pour l’imagerie sadomasochiste homosexuelle,

- le Y pour les natures mortes fleuries

- le Z pour ses portraits nus d’hommes afro-américains.

Grâce à cette diversité, l’exposition propose une belle vue d’ensemble du style de ce photographe indomptable, en ne se limitant pas à la puissance érotique de ses œuvres_ qui a fait sa célébrité_ mais en présentant la perfection esthétique qu’il était capable d’obtenir sur tous types de sujets en noir et blanc.

Galerie Ropac

7 rue Debelleyme, 75003 – M° Saint Sébastien Froissart (8)

Du mardi au samedi de 10h à 19h

Fermé lundi et dimanche

4 février 2016

Jasmine Sanders by @carinbackoff and @sallylyndley for #love15 #loveclub

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