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Jours tranquilles à Paris

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3 février 2016

Ai Wei Wei : la photo qui heurte l'opinion

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L'artiste dissident chinois pose sur une plage de Lesbos, face contre terre, imitant le tristement célèbre cliché du petit Aylan Kurdi. Immobile, face contre terre. Ai Wei Wei pose échoué sur une plage de Lesbos. Le dissident chinois fait référence à la tristement célèbre photo d'Aylan Kurdi, ce petit garçon syrien de trois ans, retrouvé noyé sur une plage de Bodrum, au sud-ouest de la Turquie. Militant de la liberté d'expression et des droits de l'homme, l'artiste s'est engagé aux côtés des réfugiés et les aide comme il peut depuis quelques mois : il veut faire un mémorial pour les migrants à Lesbos où il a déjà installé un studio sur place. Un exemple d'altruisme.

Mais cette fois, l'impétueux va trop loin. Si certains saluent l'engagement de l'artiste, la majorité se trouve choquée par cette image inappropriée. Qu'est ce que ce malaise signifie ? Essayons-nous de ne pas voir la réalité en face, de ne pas réaliser que nous sommes impuissants et indifférents face à cette crise migratoire ? Ou sommes nous simplement choqués par cette image qui pourrait n'être qu'une récupération malsaine, pour assurer à l'artiste une visibilité dans les médias ?

« L'idée est venue spontanément »

Quoi qu'il en soit, le cliché publié par le Washington Post et pris par ­Rohit Chawla, un photographe d'India Today, a fait le tour de la planète. Au micro de CNN, Ai Wei Wei a expliqué : « L'idée est venue spontanément. Le photographe et le journaliste m'ont demandé de poser pour une photo près de la plage de Lesbos, et nous avions parlé de l'image d'Aylan juste avant, donc je l'avais à l'esprit. Vous voyez tellement d'enfants descendre de ces bateaux. Ils sont comme des anges, ils sont les plus vulnérables. Il existe deux mondes, celui des adultes et celui des bébés, et ils ne sont pas connectés. » En septembre dernier, le monde était en émoi face à l'image du jeune réfugié échoué. Quelques mois plus tard, tout est oublié et les noyés de la mer Égée sont relégués au second plan de l'actualité. Cette nouvelle prise de position, sous une forme si controversée, permettra-t-elle une nouvelle mobilisation de la population contre le sort des migrants ? Rien n'est moins sûr.

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En prenant la pose du petit Aylan, Ai Weiwei prend position

Réalisé par un photographe d’India Today, repris partout, le cliché d’Ai Weiwei étendu sur les galets d’une plage de Lesbos (Grèce) suscite depuis sa publication, le 1er février, un flot de réactions. Certaines, indignées, accusent Ai Weiwei de chercher à être en permanence au premier plan de l’actualité. Il l’est, en effet, comme l’est Banksy quand il prend position pour les migrants de Calais. Il l’est parce que c’est là tout l’enjeu de son acte, dont la violence est proportionnée à l’horreur de la situation.

Ai Weiwei pose sur le ventre, comme Aylan Kurdi, l’enfant syrien noyé dans la nuit du 2 septembre 2015 sur une plage turque et dont la photo est devenue immédiatement le symbole des réfugiés. Elle a suscité émoi planétaire, larmes et discours. C’était il y a cinq mois. Et depuis ? On estime à 304 le nombre des enfants morts en Méditerranée au cours des cinq derniers mois lors de semblables naufrages. En janvier, 368 adultes et enfants ont péri. Ai Weiwei aurait-il tort d’en déduire que la photo d’Aylan, passée l’émotion consensuelle, n’a produit que très peu d’effets réels ? Les hommes politiques, touchés par Alyan – ou touchés de sentir leurs populations touchées – ont parlé. Plusieurs ont fait des promesses. Il n’empêche que l’on se noie toujours au large de Lesbos.

14 000 gilets de sauvetage

Aussi Ai Weiwei, qui s’y était rendu fin décembre et avait décidé de créer un mémorial, y est revenu et n’a pas hésité à frapper fort par le scandale. Il l’a fait en connaissance de cause. Il sait que substituer son corps d’adulte un peu âgé au cadavre d’un petit garçon blanc habillé à l’occidentale peut heurter. Mais l’accuser de narcissisme publicitaire, c’est mal poser la question. Artiste mondial, il n’a pas besoin d’un cliché de plus. En se montrant ainsi, il assume, conformément à la logique dans laquelle il s’est engagé en affrontant les autorités chinoises, un usage activiste de la notoriété, comme le font certaines actrices ou acteurs.

Puisque les hommes politiques n’agissent pas, Ai Weiwei ou Banksy interviennent, forts du pouvoir symbolique et médiatique que leurs œuvres leur confèrent. Ce qui fonde ces interventions, c’est l’incapacité ou l’aboulie des hommes politiques. Leur silence, quelques-uns de ceux qui peuvent se faire entendre, parce que leurs noms et leurs visages sont connus du plus grand nombre, le comblent. Ce faisant, ils prennent des risques réels, comme Ai Weiwei, emprisonné dans son pays. Grâce à cette photo gênante, on reparle des réfugiés, et ce n’est pas pour évoquer les viols de Cologne ou les kamikazes de Saint-Denis. Faible progrès ? Aucun n’est négligeable.

Poursuivant dans sa voie, il collecte désormais les gilets de sauvetage abandonnés à Lesbos pour créer à Berlin une œuvre dédiée à cet exode mortel. Selon la municipalité de l’île, qui lui a fait don de 14 000 gilets, « l’œuvre vise à mobiliser la communauté internationale contre le crime commis quotidiennement en mer Egée par les passeurs ».

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3 février 2016

Araignée à Nantes

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3 février 2016

Galerie Thaddaeus Ropac

3 février 2016

Ste Anne d'Auray : Le festival des Galettes du Monde se dessine

Lors de la réunion du vendredi 29 janvier, il a été longuement question de la prochaine édition. Les deux cents bénévoles sont heureux d’avoir pour tête d’affiche Amadou et Mariam.

Amadou et Mariam

Le concert du samedi 27 août aura une superbe affiche avec la venue exceptionnelle d’Amadou et Mariam (dimanche Ouest-France d’hier). « Ce duo malien est en cohérence totale avec notre festival. Nous sommes également à la recherche d’un second groupe afin de satisfaire notre public jeune », explique Daniel Guguin. Les Galettes du monde c’est la convivialité et un public familial que les organisateurs veulent conserver. Cela passe par un concert du samedi soir attractif tant en terme musical que financièrement avec un prix d’entrée parmi les moins chers.

Un équilibre

L’objectif du festival c’est de découvrir d’autres cultures à travers la gastronomie, la musique et la danse. Signe d’ouverture de la Bretagne sur le monde, ce festival est fédérateur et une vraie démonstration de richesse de la vie associative et humanitaire. L’édition 2015 a connu son apogée avec 14 000 spectateurs et un concert du samedi soir majestueux. « Notre but reste d’équilibrer le samedi et le dimanche. Nous avons presque gagné le pari. On devrait y arriver cette année », a confié Daniel Guguin le président. La petite fête de 2008 (première édition) à bien grandi. À l’aube de la neuvième, les 27 et 28 août, les organisateurs promettent un beau programme.

Trente pays

Le festival donne priorité aux pays présents l’année dernière. « Une fois que nous aurons reçu l’ensemble des réponses, nous pourrons alors ouvrir la porte aux nations qui sont nombreuses à vouloir entrer. » L’enjeu est colossal pour les pays participants qui, outre, le fait de faire découvrir leurs arts culinaires et leurs cultures reversent les bénéfices de leurs prestations pour mener à bien des opérations humanitaires dans leurs pays d’origine : écoles, dispensaires, hôpitaux et installations hydrauliques. Le site du Motten, transformé en une vaste arène internationale accueillera ainsi trente pays maximum. L’espace conférence, mis en place en 2015, sera renouvelé. Le festival des Galettes du monde va devoir constituer un dossier sécurité encore plus important tant en terme d’infrastructures que dans la sécurité du public et des bénévoles.

http://galettesdumonde.free.fr/

3 février 2016

Ce sont (toujours) les SOLDES !

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3 février 2016

Gainsbourg – Toujours – 25 ans - save the date

15 photographes réunis dans le Carré Rive Gauche, près de la rue de Verneuil à Paris 7ème et plus de 60 œuvres présentées du 4 mars au 8 avril 2016 pour une exposition consacrée à Serge Gainsgourg.

Une grande exposition « in et hors les murs » dans le quartier de la rue de Verneuil pour honorer la mémoire Serge Gainsbourg, 25 après sa disparition. Gainsbourg est né le 2 avril 1948 et nous a quittés il y a 25 ans le 2 mars 1991 dans sa maison du 7ème. Ses textes, sa musique et l’ensemble de sa création ont influencé toute une génération d’artistes français et étrangers et nombreux sont ceux qui s’inspirent encore de cet être libre, inlassable travailleur, provocateur et terriblement élégant.

15 Photographes : Claude Azoulay – Jean Jacques Bernier – Jean-Claude Deutsch – Alain Dodeler – Just Jaeckin - Claude Gassian – Michel Giniès – Frédérique Guin-Laurent – William Klein – Odile Montserrat – Bruno Mouron & Pascal Rostain – Yannick Ribeaut – Pierre Terrasson – Alain Trellu & Paul Raynal, peintre – Lolita, dessinatrice.

Les lieux d’exposition :

Galerie HEGOA, 16 rue de Beaune 75007 Paris

Le Bistrot de Paris, 33 rue de Lille 75007 Paris

Wine Sitting, 27 Rue de Beaune 75007 Paris

Seine Intérieur, 40 rue de Verneuil 75007 Paris

Vernissage le 3 mars 2016

Exposition du 4 mars au 8 avril 2016

http://galeriehegoa.com/

Gainsbourg

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3 février 2016

Davide Dormino - Prix “éthique” 2016

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L’artiste a conçu une sculpture, quatre chaises disposées sur la place publique, intitulée « Quelque chose à dire ? ». Sur trois d’entre elles, des figures en bronze représentent les trois lanceurs d’alerte Julian Assange, Edward Snowden et Bradley Chelsea Manning. Les passants sont ainsi invités à monter sur la quatrième chaise, geste qui symbolise l’acte de prendre la parole en public et la volonté de défendre les droits universels.

Le prix "éthique" rend hommage à cette initiative, qui symbolise magnifiquement la dimension culturelle du combat pour la liberté d’expression comme moyen de remettre en cause la raison d’État, l’arbitraire et l’omerta qui permet toutes les corruptions.

http://www.anonymousvideo.eu/prix-ethique-2016-davide-dormino.html

3 février 2016

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3 février 2016

David Bellemere (photographe)

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3 février 2016

Kiss me...

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