Alors que la ligne à grande vitesse sera mise en service en 2017, la restructuration de la gare de Vannes ne débutera qu’en 2018, jusqu’en 2020. La position de la gare routière reste incertaine.
Le projet de la nouvelle gare est sur de bonnes voies. Un cabinet de conseil a été missionné par Vannes Agglo pour travailler sur le dossier et il a déjà rendu quelques observations, à moins de deux ans de l’arrivée de la ligne à grande vitesse. Cette dernière permettra de gagner 40 minutes sur le trajet Vannes - Paris. « L’idéal aurait été que la restructuration du pôle d’échange multimodal coïncide avec l’arrivée de la LGV, mais cela ne se fait pas si facilement » , explique Pierre Le Bodo, président de Vannes Agglo.
Voies de bus logements, parking
Le président de l’agglomération a pris l’initiative de se préoccuper du devenir de la gare de Vannes dans son aspect transport et aménagement de l’urbanisme, en partenariat avec la ville de Vannes, le conseil départemental, la SNCF, Réseau ferré de France et l’hôpital de Vannes. Le projet prévoit la construction d’un parking en nord-gare, de voies de bus en site propre, d’une urbanisation avec des logements et des bureaux mais aussi d’une passerelle. « Je souhaite que cette passerelle relie directement les quais au parking. Ce qui n’est pas de l’avis de la SNCF, pour des raisons de fonctionnement » , soupire Pierre Le Bodo.
Débat sur le site de la gare routière
L’aménagement qui crée le plus de débat, c’est celui du site de la gare routière. « Nous continuons à travailler sur le projet mais actuellement, il y a des discussions sur le futur site » , souligne Pierre Le Bodo, tout en ajoutant que « son déplacement est une hypothèse, mais rien n’est acté ». De son côté, Pierre Le Bodo souhaite plutôt garder le site actuel de la gare routière, dont le terrain est propriété du conseil départemental. Ce qui n’est pas du tout de l’avis du maire de Vannes, David Robo, qui y voit un intérêt beaucoup plus local. « Je souhaite que l’on conserve ce terrain pour y construire des logements et des bureaux. De plus, la gare routière actuelle pose des problèmes de sécurité lorsque les bus entrent et sortent de ce grand parking. On doit encore discuter de tout cela avec les partenaires et Vannes Agglo. » Reste maintenant la question du financement. Le Conseil départemental met 1,5 million d’euros pour la restructuration du pôle, sur un projet à 20 millions d’euros. « Mais on attend toujours les fonds européens et on espère avoir des partenaires financiers privés » , conclut Pierre Le Bodo. Article de Maël FABRE.