Syrie. Paris sort enfin de l’obsession Assad
Les spécialistes des tensions internationales appellent cela la politique du « regime change » . Autrement dit, la volonté délibérée de favoriser un changement de régime dans tel ou tel pays. C’est la ligne que Paris a, depuis 2011, soutenue vis-à-vis de la Syrie. Nicolas Sarkozy, comme François Hollande (et leurs ministres respectifs des Affaires étrangères), n’avait qu’un objectif apparent : le départ de Bachar el-Assad. Le Printemps arabe et les incantations démocratiques justifiaient alors ce cap. Malgré de nombreuses alertes sur la nature djihadiste de nombreux groupuscules anti-Bachar.
Combattre le véritable ennemi numéro 1
Cette ligne motiva le soutien à l’opposition dès 2011, sa reconnaissance officielle, la disponibilité de la France à participer à une opération militaire avec les États-Unis lorsque Bachar employa les armes chimiques contre son peuple, en 2013. Elle motivait aussi le refus, depuis un an, de frapper l’État islamique sur le territoire syrien, par crainte d’apporter, de facto , un soutien objectif à Bachar. Depuis hier, cette ligne évolue. En douceur, si le mot est permis s’agissant de frappes militaires. Paris accepte le principe de frappes en Syrie pour contribuer à abattre le véritable ennemi numéro 1 : Daech. Pour ne pas perdre la face, François Hollande a maintenu, hier, l’exigence de voir Assad partir. Mais pour la première fois, pas le « régime » en tant que tel. La nuance est importante. C’est sur ce point que le dialogue a toujours buté avec Moscou, fidèle allié de Damas. La Russie ne changera pas d’alliance mais, comme l’a dit luimême François Hollande hier, « cela ne veut pas dire que la Russie est un soutien indéfectible à Bachar ». À dire vrai, elle ne l’était probablement pas dès 2011 et peut-être aurait-on épargné de nombreuses vies si cette voie avait été sérieusement explorée dès le début du Printemps arabe. Mais mieux vaut tard que jamais. Car le danger représenté par Daech est colossal, et la solution à Damas ne pourra qu’être politique. Avec le concours de la Russie, de l’Iran, des pays du Golfe. Article de Laurent MARCHAND.
Météo à Paris
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— Paris Je t'aime (@ParisJeTaime) 8 Septembre 2015
Osiris, mystère engloutis d'Egypte à l'Institut du Monde Arabe (IMA)
250 objets issus de sept années de fouilles sous-marines menées par l'archéologue Franck Goddio près d'Alexandrie. De nombreuses pièces y ont été mises au jour en relation avec les "mystères d'Osiris", des cérémonies qui célébraient le fils de la Terre et du Ciel, tué par son frère Seth, démembré et rendu à la vie par Isis, sa sœur-épouse, et devenu le maître de l'au-delà. A l'Institut du monde arabe du 8 septembre 2015 au 31 janvier 2016. Ci-dessous, pectoral de la 22e dynastie, trouvé à Tanis. Musée égyptien du Caire
© Photo : Christoph Gerigk

















