Livre : "EVA" de Simon Liberati
Le romancier dévoile deux femmes en une : Eva (Ionesco) la survivante, ex-enfant-objet exploitée par une mère photographe, et la muse, qui lui inspire un amour absolu.
Un beau roman d'amour
''Je sentais renaître avec une douceur mêlée d'effroi un vertige que j'ai connu très jeune : l'aliénation à un autre''. Dans son nouveau roman, Simon Liberati raconte son histoire d'amour avec Eva Ionesco. Leur première rencontre, furtive, remonte à la fin des années 1970 alors qu'Eva a 13 ans et une ''terrible'' réputation. Trente ans plus tard, toujours perdus dans l'alcool et la drogue, ils se retrouvent. L'amour s'installe. ''J'ai su très vite qu'Eva allait me rendre heureux, c'est-à-dire m'affoler, bouleverser ma vie si complètement qu'il faudrait tout refaire autrement'', écrit Simon Liberati dans un très bel hommage à sa femme dont il décortique la vie sans voyeurisme ni lyrisme.
Retour sur l'enfance fascinante d'Eva Ionesco
Avec force détails, Simon Liberati évoque dans Eva l'enfance très particulière de sa femme. Photographiée dans des poses érotiques par sa mère, Irina Ionesco, alors qu'elle n'était qu'une petite fille, Eva Ionesco était dans les années 1970 un objet d'art vivant. Au-delà des séances de pose, l'écrivain s'attarde surtout sur les relations perverses établies par la mère et décrit cette époque qui admettait la sexualité des enfants. Aujourd'hui, Eva n'attend plus qu'une chose, que sa génitrice aille ''se faire enculer par Satan''.
L’obsolescence programmée est désormais un délit
Qu’est-ce que l’obsolescence programmée ?
La loi sur la transition énergétique définit l’obsolescence programmée ainsi : il s’agit de « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement » .En clair, les entreprises vendraient des produits programmés pour tomber en panne aussitôt la garantie arrivée à son terme.
Que prévoit la loi ?
La loi du 22 juillet prévoit de sanctionner l’obsolescence programmée. Elle est désormais punie de deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende. Pour l’association France Nature Environnement (FNE), cette loi est « un signal politique fort envoyé aux fabricants, distributeurs et citoyens » .
Comment prouver le délit ?
C’est là où le bât blesse. « Le terme qui ne passe pas est l’intentionnalité » , avertit Flore Berlingen, directrice de Zero Waste France. Pour l’association, « la loi est un pas dans la bonne direction mais il faudra attendre les premières procédures pour voir si la loi est suivie d’effets » . Les associations craignent que l’intentionnalité ne soit difficile à prouver. « En tout cas, nos ingénieurs en ont été incapables » , prévient Cédric Musso, de l’UFC-Que Choisir.
Quelles alternatives pour lutter ?
Cédric Musso estime que des progrès doivent être faits en matière de « réparabilité » des produits. Il salue les dispositions introduites par la loi Hamon : « À partir de mars 2016, le client pourra faire jouer sa garantie sans rien avoir à prouver durant deux ans contre six mois aujourd’hui. » Les fabricants auront aussi l’obligation d’indiquer la disponibilité des pièces détachées.
Comment aller plus loin ?
« La loi Hamon n’oblige pas à l’information négative , avertit Cédric Musso. L’absence d’informations pourra tout aussi bien signifier la nondisponibilité des pièces détachées ou que le fabricant viole la loi. » L’association lance plusieurs pistes pour améliorer la loi : « On doit obliger les fabricants à rendre les pièces détachées disponibles pour une durée minimum. Le tout à des prix non dissuasifs. Il faut aussi pousser la loi Hamon au bout de sa logique en harmonisant les informations sur les pièces détachées. » Article de Romain HOUEIX.













