NANTES : Une montagne russe insolite installée en pleine ville
Les chaises volantes ne sont plus ce qu'elles étaient. Grâce à Baptiste Debombourg, ces 1200 chaises de café prennent la forme de montagnes russes. Bluffant.
"Stellar", c'est le nom de cette œuvre gigantesque créée par l'artiste français Baptiste Debombourg. Elle se trouve sur la Place du Bouffay à Nantes et a été imaginée dans le cadre du Voyage à Nantes. Composée de 1200 chaises de café, elle semble faire un pied de nez aux terrasses des bars environnants.
Des chaises de café en forme de "grand 8"
Il aura fallu onze mois à Baptiste Debombourg pour réaliser cette grande sculpture. Deux ellipses formées par des chaises colorées, se rencontrent puis se séparent tout en montant et en descendant. Il existe pas moins de six couleurs et quatre boucles formées de chaises de cafés pour la totalité de la sculpture. En la créant, l'artiste s'est inspiré d'une œuvre de Robert Delaunay présente au Palais de l'Air pendant l'Exposition universelle de Paris en 1937.
Une inspiration sortie des bistrots
L'artiste a longuement observé les terrasses de bars et restaurant présentes sur les places de nos villes. Il a constaté que les chaises étaient toujours ancrées au sol et qu'elles étaient synonymes de rencontres, palabres, sociabilités, etc. En créant cette œuvre magistrale, il met en avant l'importance que joue la chaise dans la rencontre et la discussion. Il place ainsi le dialogue le plus haut possible en faisant s'élever ces chaises dans les airs.
Cette œuvre insolite et moderne, créée à un endroit où elle trouve tout son sens, montre essentiellement l'importance des rapports humains dans une société contemporaine où la solitude prédominerait s'il n'y avait pas ces chaises que l'on peut transporter où l'on veut pour discuter avec une autre personne.
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— francetv info (@francetvinfo) 21 Août 2015
Une mère pose nue avec son bébé pour immortaliser sa césarienne
La photographe anglaise Helen Aller a déclenché un débat sur la césarienne en partageant sur Facebook l'image d'un nouveau-né allongé sur sa maman au ventre suturé.
Le ventre post-partum, un tabou bientôt levé? Après la maman qui montre l'évolution de son "vrai ventre" après l'accouchement, la séance photo d'une mère et son nourrisson lève cette fois-ci le voile sur la césarienne. La photographe britannique Helen Aller a posté sur sa page Facebook une image qui a déclenché un débat parmi les internautes. Allongé entre les cuisses de sa mère nue, un nouveau-né âgé d'à peine trois jours dort à quelques centimètres de son bas ventre. Au dessus de sa tête, les stigmates de l'opération qu'a nécessité sa naissance difficile: la cicatrice d'une césarienne.
"Son pire cauchemar a sauvé la vie de son enfant"
"J'ai photographié la grossesse de cette maman il y a quelques mois et elle me racontait à l'époque qu'elle était terrifiée à l'idée de devoir avoir une césarienne", raconte Helen Aller. "La semaine dernière, elle a perdu les eaux, mais a du être ouverte d'urgence suite à des complications. Elle m'a demandé de venir ce matin pour immortaliser le fait que son pire cauchemar a sauvé la vie de son enfant et la sienne." Le cliché en noir et blanc, partagé plus de 63.000 fois sur le réseau social, suscite de vives réactions. "J'ai eu énormément de retours positifs, et quelques uns négatifs, mais l'art est subjectif...", relativise la photographe. "C'est merveilleux de lire toutes ces histoires laissées dans les commentaires."
Dissertant sur leur rapport au corps, les parents livrent leurs anecdotes plus ou moins heureuses. "Il m'a fallu beaucoup de temps pour me réconcilier avec mon ventre. Ma cicatrice a presque disparu avec le temps. Elle ne me dérange plus. J'ai appris à la voir comme le symbole de la venue au monde de mes enfants. Dans ce cas précis, le chirurgien a fait un super boulot!", écrit Carla. "Peu importe comment, l'essentiel est de donner la vie", estime Jacqueline. "J'aime les cicatrices de ma femme", confie Scott. "Elles témoignent du sacrifice qu'elle a fait pour délivrer nos enfants en toute sécurité."
"Quelqu'un a signalé l'image comme inapropriée"
Tout le monde n'est pas émerveillé par la mise en scène de cette image, considérée par certains "de mauvais goût" ou "horrible". La position de l'enfant, dont le crâne touche le pubis de la mère, est par ailleurs jugée "déplacée". "Le bébé ne pouvait pas être mis plus haut par peur d'exercer une pression trop importante près de son entaille", explique Helen Aller. "Sa tête était donc soutenue par son os pubien. Nous l'avions endormi sur un coussin. Je l'ai déplacé après", affirme-t-elle au blog Baby Center. "Quelqu'un a signalé l'image comme inapropriée à Facebook, mais heureusement, ils ne l'ont pas censurée!"
La mère, qui a préféré rester anonyme, ne pensait pas que cela prendrait une telle ampleur. "Je crois qu'elle est un peu choquée pour l'instant", confie Helen Aller au Daily Mail. "Je lui montrerai tous les messages dans six mois. Elle vient d'avoir un bébé, alors elle est déjà bien assez chamboulée!"

























