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Jours tranquilles à Paris

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24 avril 2015

Au Mac Val

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24 avril 2015

Emily Ratajkowski

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24 avril 2015

Chantal, des rings de boxe au sable de Koh-Lanta

On la surnomme la« guerrière discrète » . Chantal Ménard s’en amuse. C’est une battante, un trait de caractère de la Plescopaise qui a tapé dans l’œil de la production de KohLanta, le jeu d’aventure à succès de TF1, dont la nouvelle saison démarre ce vendredi 24 avril. Ce défi n’a pas effrayé cette grande sportive, âgée de 45 ans, triple championne du monde de kick-boxing. Chantal a eu mille et une vies, à Milan particulièrement où elle a passé vingt ans.« C’est l’Italie qui m’a offert mon premier contrat professionnel de kick-boxing, raconte-telle.Et j’y suis restée car, parallèlement à ma carrière, de nombreuses opportunités se sont offertes à moi. J’ai été longtemps préparatrice athlétique pour la championne de tennis Jennifer Capriati, mannequin, styliste, garde du corps. J’ai aussi été commentatrice sportive pour une chaîne de télé. Mais la Bretagne me manquait. »

« J’ai la bougeotte »

En 2014, elle s’est installée à Plescop où vit sa mère. Tout en continuant à voyager au Brésil, à Madagascar.« J’ai la bougeotte, confie-t-elle.Il faut toujours que je mène des projets. » Un jour, un coup de téléphone est venu interrompre son footing.« Sans que je le sache, ma mère qui est hyper fan du jeu, m’a inscrite. Au bout du fil, la production m’annonçait que ma candidature était retenue. Je pensais que c’était une plaisanterie. » Ce qui a séduit la production ?« Ma spontanéité, ma carrière de sportive et aussi mes racines malgaches qui me procurent une capacité d’adaptation. La brousse et la solitude, on est assez copines ! » Quelques semaines plus tard, elle se retrouvait à l’ Institut national du sport, de l’ expertise et de la performance (Insep).« On y a subi des tests approfondis d’effort et médicaux. La moindre anomalie, on ne pouvait pas la cacher. Même en tant que sportive professionnelle, je n’avais jamais eu autant d’examens aussi poussés. »

« Me faire mal, repousser mes limites »

Puis, direction la Malaisie pour cinq semaines de tournage.« J’avais envie de me faire mal, de repousser mes limites , affirme-t-elle.Je redoutais de me retrouver face à d’autres gens aussi déterminés que moi. Des amitiés sont nées. D’autres pas ! Koh-Lanta, c’est 90 % de choses positives. » Sportive ou pas, elle en a bavé !« On doit affronter le froid, la pluie, le manque de sommeil car si on dort, on ne cherche pas de nourriture et donc on ne mange pas. Un combat, c’est dur, mais c’est finalement très court. Là, on a l’impression que ça ne finira jamais. Pour moi, dès le départ, il était hors de question de penser à l’abandon. » Le tournage a eu lieu bien avant celui de Dropped au cours duquel plusieurs sportifs de haut niveau sont décédés dans un crash d’hélicoptères, le 9 mars.« J’ai longtemps pratiqué un sport violent. J’ai des amis qui sont morts sur le ring. Le fait qu’on bénéficie d’un suivi sanitaire et médical très étroit et au top, ça rassure. Les accidents, ça arrive partout, tout le temps. Le mot d’ordre était de ne jamais se mettre en difficulté et en danger. » Est-elle la gagnante de la saison 2015 de Koh-Lanta ?« Tous les candidats sont dans l’incertitude ! Personne ne sait qui a remporté l’aventure. On le découvrira à la toute fin de la saison lors d’un plateau en direct. » Son avenir ?« Avec Xavier Bastard, champion du monde de boxe thaï, j’ai un projet intergénérationnel qui me tient à cœur et que je souhaite réaliser dans le pays de Vannes. Une autre belle aventure… » Article de Lionel CABIOCH.

Vendredi 24 avril, à 20 h 55, sur TF1.

24 avril 2015

Palais de Tokyo

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24 avril 2015

Ellen von Unwerth (photographe)

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24 avril 2015

Génocide Arménien

1,3 million d’Arméniens déportés et massacrés

Les dates

Janvier 1915. L’Empire ottoman, allié de l’Allemagne et de l’Autriche, est défait par la Russie à Sarikamish (Caucase). Quelque 120 000 conscrits arméniens de la IIIe armée, considérés comme traîtres, vont être liquidés.Mars. Le gouvernement JeuneTurc (nationaliste), au pouvoir depuis 1908, décide de vider les zones de peuplement arménien du sud et de l’est de l’Anatolie.24 avril. À Istanbul et dans plusieurs villes de l’Empire, des centaines d’hommes politiques, intellectuels et religieux sont arrêtés. Début d’une déportation massive vers les déserts de Mésopotamie.10 juillet. L’armée ordonne aux préfets de l’Est de mettre à mort publiquement les Turcs qui abritent des Arméniens chez eux et de brûler leurs maisons.Février 1916. Ordre d’exécution des Arméniens encore présents en Anatolie et des survivants dans les camps de déportation le long de la vallée de l’Euphrate.

Les chiffres

Près de 2 millions d’Arméniens vivaient dans l’Empire ottoman avant le génocide. Dès les années 1890, des pogroms avaient déjà fait environ 200 000 morts sous le sultan Abdülhamid.Environ 1,3 million d’Arméniens meurent pendant le génocide, qu’ils soient assassinés ou succombent pendant la déportation et dans les camps.Environ 700 000 Arméniens ont survécu en fuyant dans les Balkans et en Russie. Environ 80 000 à Istanbul et 10 000 à Smyrne ont échappé aux arrestations. 100 000 enfants et jeunes femmes ont été enlevés dans les convois puis assimilés.

Les positions

Génocide. La plupart des historiens s’accordent sur le fait que le massacre des Arméniens est le premier génocide du XXe siècle, même si cette notion sera forgée après la Shoah. Vingt-trois pays dont la Russie, la Grèce, l’Argentine et la France (depuis 2001) qualifient les événements de 1915 de génocide. Les États-Unis, l’Allemagne et Israël préfèrent parler d’un massacre de grande ampleur.La Turquie rejette catégoriquement le terme de génocide. Elle parle de massacres réciproques qui auraient fait 600 000 à 800 000 morts. Mais après le raidissement des années 1970-1980, lié notamment aux attentats de l’Armée secrète de libération de l’Arménie (Asala), le tabou s’estompe. En 2005, un colloque universitaire est toléré à Istanbul. En 2008, plus de 30 000 Turcs signent une pétition lancée par des intellectuels, intitulée « Nous leur demandons pardon ». Le 23 avril 2014, le Premier ministre Erdogan adresse des« condoléances aux petits-enfants […] des Arméniens qui ont perdu la vie dans les circonstances qui ont marqué le début du XXe siècle » . B.R.

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« La position négationniste est de plus en plus intenable »

Entretien

Vincent Duclert.

Historien à l’École des hautes études en sciences sociales (1) .

Pourquoi, un siècle après, le génocide des Arméniens met-il toujours les nerfs à vif ?

Les nerfs sont à vifs… en Turquie, dans la mesure où l’État et le pouvoir politique continuent de tenir une position négationniste de plus en plus intenable, au vu de l’unanimité des chercheurs sur la réalité du génocide. Chez les Arméniens, notamment ceux de la diaspora, ce négationnisme est ressenti comme une négation de leur identité et il perpétue une souffrance considérable.

La Turquie n’est-elle pas en train d’évoluer, même très lentement ?

En Turquie même, la vérité progresse effectivement au sein de la société. Environ 100 000 enfants et jeunes filles enlevés à leurs familles détruites, sur les routes de la déportation, ont conservé le souvenir de leurs origines. Ce souvenir resurgit, notamment dans le dialogue avec les petits-enfants. Par ailleurs, un nombre croissant de chercheurs étudient le génocide et contribuent de plus en plus fortement au savoir scientifique sur la question, en dépit des risques certains qu’implique un tel défi à l’État. Aux côtés des précurseurs, l’historien Taner Akçam, la politiste Büsra Ersanli, l’éditeur Ragip Zarakolu, on trouve de plus en plus de jeunes chercheurs courageux et audacieux, en Turquie ou dans les communautés turques de France et d’Allemagne.

La « vérité » d’État, elle, ne change pas ?

Il ne faut pas se leurrer sur les « condoléances » présentées, en avril 2014, par Recep Tayyip Erdogan : elles sont une manière de clore le problème plutôt que d’accepter la vérité historique, de l’enfermer dans l’émotion et la compassion lacrymale. Ainsi, les autorités ont-elles tenté d’organiser, ce 24 avril, une grande commémoration internationale du centenaire du début de la bataille des Dardanelles, afin d’éclipser celle du génocide.

Le regard des Arméniens évolue-t-il en miroir ?

Oui, par le biais de la recherche scientifique, où l’entente est très étroite entre Turcs et Arméniens, comme l’a montré un colloque à la Sorbonne le 25 mars dernier. Parce que les chercheurs ne se définissent pas exclusivement par leurs origines turques ou arméniennes, mais par une éthique de recherche de vérité. De la même manière, des programmes d’échanges sont montés, par exemple entre artistes de Turquie, d’Arménie, de France… Pour eux, le plus important, c’est la création qu’ils partagent.

Comment sortir de la confrontation ?

Les réactions d’hostilité à l’égard de la société turque sont assez rares chez les Arméniens. Il s’agit plutôt de méfiance ou de prudence. À l’inverse, être Arménien peut être très stigmatisant en Turquie. Ce qui importe, pour sortir de la confrontation, est de permettre à la société en Turquie d’accéder à son histoire et de comprendre que celle-ci est faite de multiples influences mêlées, religieuses, ethniques et culturelles, arméniennes, juives, grecques, kurdes, chiites… et par là de mettre un nom – génocide – sur le vide béant qu’a entraîné la disparition de plus de 10 % de la population entre 1915 et 1923. Il faut réécrire de fond en comble ce passé de la Turquie occulté, ce à quoi s’emploient beaucoup d’artistes, d’écrivains et d’intellectuels turcs. Regardez le travail du prix Nobel Orhan Pamuk ou du cinéaste Fatih Akin avec son film sur le génocide, The Cut .

Recueilli par Bruno RIPOCHE.

(1) Vincent Duclert vient de publier La France face au génocide des Arméniens (Fayard, 437 p).

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23 avril 2015

Festival de Cannes - bientôt

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23 avril 2015

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Est-ce un poisson, est-ce un homard ? Toujours est-il que le ciel de Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, est constellé de créatures étranges, graphiques et colorées. Tous ces hérissons, pieuvres, dragons, super héros participent aux 29e Rencontres internationales de cerfs-volants, avec leurs propriétaires venus de nombreux pays. Une aventure qui a commencé en 1990,« avec des bouts de ficelle, raconte Gérard Clément, qui a créé le festival en 1987.Au début on disait de nous « Ils sont malades, ce sont des adultes qui font du cerf-volant ! » » Président fondateur de la fédération française de cerf-volant, il sélectionne un à un les participants au festival, qu’il rencontre à travers le monde. Comme Made Yudha, venu de Bali, en Indonésie, qui s’affaire à monter son poisson géant.« À Bali, on fait du cerf-volant sur les champs de riz, après la récolte, de juillet à octobre, explique-t-il.Et alors on est heureux, c’est l’harmonie. »

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23 avril 2015

Olivier Ciappa (photographe)

23 avril 2015

Pontivy. Faire de Napoléon un atout

Autrefois appelée Napoléonville, Pontivy doit une partie de son architecture à Napoléon Ie r et son neveu Napoléon III. Un héritage patrimonial que la ville du Centre-Bretagne, membre de la Fédération européenne des cités napoléoniennes, entend aujourd'hui valoriser. Avec le concours de la Région, elle projette une labellisation au patrimoine mondial de l'Unesco. Quel est le point commun entre Waterloo, Iéna, Austerlitz et Pontivy (56) ? Ces quatre villes, comme 51 autres, adhèrent à la Fédération européenne des cités napoléoniennes. Une fédération qui va s'étoffer avec les prochaines adhésions de villes espagnoles et portugaises et, peut-être à l'avenir, croates et russes, après seulement dix ans d'existence. « Destination Napoleon » Le 29 avril, l'Union européenne devrait lui décerner le label Itinéraire culturel européen. Le même qui a été attribué précédemment aux chemins vers Compostelle ou la thématique de l'olivier entre l'Italie et la France, par exemple. Les cités napoléoniennes, elles, défendent leur « Destination Napoléon » : un concept, une marque et une identité visuelle pour servir de carte de visite à l'étranger et attendre de cette reconnaissance de l'Union européenne des retombées touristiques et donc économiques. Avoir une visibilité à l'international explique que Napoléon a perdu son accent dans l'intitulé. Un comble pour un Corse, soit dit en passant. Pontivy, ex-Napoléonville « Mettre en avant notre patrimoine est un vrai enjeu touristique. Il y a beaucoup de choses à structurer », souligne Gwénola de Araujo, directrice de l'office de tourisme du pays de Pontivy et animatrice, depuis cinq ans, du volet tourisme au sein de la Fédération européenne des cités napoléoniennes. L'héritage légué par Napoléon Ie r puis son neveu Napoléon III est conséquent dans la ville du Centre-Bretagne, qui s'est même appelée, au XIXe siècle, Napoléonville. C'est dire si elle a été marquée dans son architecture urbaine et fluviale par les empereurs. De la mairie-sous-préfecture à la place d'armes aujourd'hui aménagée en parking (la Plaine), en passant par le square Lenglier, l'urbanisme en damier et, bien sûr, le canal de Nantes à Brest. Dix ans pour être labellisé Preuve de son importance : la venue, le 11 juillet, de l'actuel président de la Fédération européenne des cités napoléoniennes, Charles Bonaparte, descendant de Napoléon Ie r, qui se rendra à Pontivy accompagné du directeur, Jacques Mattéi. Pour mettre en valeur ce patrimoine, l'office de tourisme de Pontivy Communauté organise des visites commentées chaque été. Cette année, les guides seront habillés en costume d'époque. Mais Gwénola de Araujo voit plus loin : « Nous avons un positionnement unique en Bretagne, qui n'est pas assez connu. Obtenir la labellisation de l'Unesco pour le canal de Nantes à Brest et Napoléonville nous permettrait d'aller chercher la clientèle internationale. On est conscient qu'il faut au moins dix ans pour l'obtenir. Il nous faudrait le soutien de la Région, avec qui nous avons déjà pris des contacts ». Le label Itinéraire culturel européen, considéré comme une étape intermédiaire, donnera un premier aperçu des répercussions touristique. Source : Le Télégramme

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