La Chine championne de l’exportation de la torture
Dans un rapport publié cette nuit, Amnesty International dénonce le rôle de la Chine dans la torture et la répression à l’échelle planétaire. Grenades lacrymogènes, balles en plastique, pistolets à décharges électriques, matraques à pointes, véhicules antiémeutes… En dix ans, le nombre d’entreprises chinoises (majoritairement publiques) exportatrices de ces matériels serait passé de 28 à 130, selon l’ONG .Parmi les clients, de nombreux voisins asiatiques et une quarantaine de pays africains.
Deneuve, une présidente anglophile pour Dinard
Midi sonne au clocher de Saint-Sulpice. Le rendez-vous a été fixé à deux pas de la rue de Rennes, dans un hôtel quatre étoiles du 6e arrondissement de Paris. Catherine Deneuve a un quart d’heure de retard. Elle s’en excuse :« Dès que je reviens de tournage, j’ai un tas de papiers à remplir. Je n’ai pas vu le temps passer. Pardonnez-moi ! » Vêtue de noir, des lunettes de soleil, l’actrice semble avoir ses habitudes dans cet hôtel cosy . Elle commande au réceptionniste« un double expresso bien serré » et gagne le petit jardin ombragé, au fond, tout près des salons de l’établissement sélect.« Je ne donne jamais beaucoup d’interviews et je parle très peu quand on m’interroge. Mais j’ai accepté pour Ouest-France . C’est un grand journal… » Début octobre, elle présidera le 25 Festival du film britannique de Dinard. Une première pour elle. Jamais, elle n’a animé un jury ! En 1994, elle avait été vice-présidente du Festival de Cannes, au côté de l’Américain Clint Eastwood.« Ce n’est pas facile de juger les comédiens et les réalisateurs. Je me suis laissé convaincre parce que Dinard est un très bon festival et que j’étais libre. C’est un honneur. J’espère que les films sélectionnés seront à la hauteur des vingt-cinq ans ! »e
Privilégier l’originalité
Catherine Deneuve apprécie« beaucoup » le cinéma britannique.« Ce peuple m’intéresse. » Elle a tourné trois fois Outre-Manche : en 1965 avec Roman Polanski ( Répulsion ) et en 1983 devant la caméra de Tony Scott ( Les Prédateurs ). Sans oublier la reine d’Angleterre qu’elle incarne dans le dernier Astérix et Obélix .« Et puis j’ai été mariée avec un Anglais ! » Le photographe de mode David Bailey, de 1965 à 1967. Un bon souvenir ?« Oui, très. » Durant le festival dinardais, l’actrice entend privilégier« l’originalité » des longs métrages. Elle prendra régulièrement des notes et réunira« assez souvent » les membres de son jury.« Je suis déçue qu’Amira Casar ne vienne plus. Par contre, j’apprécie beaucoup Léa Drucker. » Et Sophie Duez, l’appelée de la dernière minute ?« Je ne la connais que de nom. Ce sera l’occasion de parler avec elle. »
L’actrice aime la Bretagne
Catherine Deneuve connaît par cœur Dinard, ses plages« et ses jolis magasins ». Elle se rend tous les ans« chez des amis » dans la commune voisine de Saint-Briac.« La côte y est magnifique, les villas splendides. Sans parler de la couleur de la mer et de la beauté de Saint-Malo. Dinard et la côte d’Émeraude, ce sont beaucoup de souvenirs de vacances avec les enfants », confiet-elle avec un brin de nostalgie et la voix douce-amère qui fait sa réputation. L’actrice aime beaucoup la Bretagne. Elle l’a découverte il y a quelques années. Et visitée entièrement avec des amis.« Un très beau voyage. Mais c’était il y a longtemps. La région a sûrement beaucoup changé. » En mai 2012, elle y est revenue tourner Elle s’en va , à La Roche-Bernard (Morbihan) puis dans le Finistère. Un joli film d’Emmanuelle Bercot, avec laquelle Catherine Deneuve vient de finir La Tête haute , le parcours d’un jeune délinquant, qu’un magistrat et un éducateur tentent de sauver. L’actrice y interprète le rôle du juge des enfants.« Je ne tourne pas beaucoup, contrairement à ce que l’on peut croire. Un film par an en moyenne. » Mais des films marquants. Toujours. Le privilège des stars. Article de Yves-Marie ROBIN.
Festival du film britannique de Dinard, du 8 au 12 octobre.
La fin de non-recevoir de François Bayrou
François Bayrou se dit« garant que personne, qu ’aucune manœuvre, ne privera les Français du droit au pluralisme et au dialogue et, s ’il le faut, du droit à la confrontation entre la diversité des courants politiques et des visions de l ’avenir de notre pays ». On le devinait ; ça va mieux en le disant : pour le MoDem, qui faisait sa rentrée, hier, à Guidel (Morbihan), pas question de« fusion/absorption ». La nouvelle UMP, dit son leader, en se défendant de tout antisarkozysme, n’est qu’une« réédition de l’UMP de 2002, qui était déjà le parti unique de la droite et du centre ! » François Bayrou a trois raisons de se montrer offensif : Nicolas Sarkozy provoque une clarification pour chacun. Le retrait de Jean-Louis Borloo en fait le centriste le plus en vue. Et l’intention d’Alain Juppé« d’aller jusqu’au bout » lui donne l’espoir d’une recomposition. Ça fait d’ailleurs des mois que, de Pau à Bordeaux, on se parle beaucoup…« La politique française, dit encore Bayrou,a besoin de tout, sauf d’un parti unique » , que ce soit le PS ou l’UMP. Il a beaucoup moqué des politiques qui sont devant Marine Le Pen« comme des lapins dans les phares d’une voiture ». Beaucoup critiqué François Hollande pour avoir« rusé avec la réalité » et« nous avoir trompés » . Beaucoup développé les sujets – l’école, la dette, l’impartialité de l’État (affaire Tapie), le « scandale » des autoroutes… –qui lui valent toujours de belles ovations. Article de Michel URVOY.











