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Jours tranquilles à Paris

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27 mai 2019

Européennes 2019 : au Royaume-Uni, le triomphe du Parti du Brexit renforce les partisans d’une sortie de l’UE sans accord

Par Philippe Bernard, Londres, correspondant

Moins d’un quart des électeurs ont choisi les deux grands partis traditionnels. La défaite est particulièrement brutale pour les conservateurs, avec 8,8 % des voix.

Ce devait être un non-événement, c’est un séisme politique. En se hissant aux premières places de ces extravagantes élections européennes au pays du Brexit, les deux partis les plus radicalement opposés sur la question européenne – le Parti du Brexit et les LibDems – pourraient poser le débat sur des bases radicales elles aussi.

Le premier défend une rupture sans accord avec l’Union europénne (UE) ; les seconds revendiquent un second référendum pour rester dans l’UE. « No deal » contre « People’s vote », ce pourrait être le nouveau choix offert aux électeurs britanniques dans le sillage du vote qui a eu lieu jeudi 23 juin mais dont le dépouillement n’a été effectué que dimanche soir et se poursuit, lundi 27 juin, dans certaines îles écossaises et en Irlande du nord.

Le séisme des européennes secoue d’abord le paysage et le système politique du Royaume-Uni. Lors des législatives de 2017, 85 % des Britanniques avaient voté pour l’un des deux grands partis – conservateur et travailliste. Dimanche, ils ont été moins d’un quart à le faire – 14,6 % pour le Labour et 8,8 % pour les tories.

Pour une fois, le leader d’extrême droite, Nigel Farage, a à peine forcé le trait en parlant de « victoire historique ». Avec plus de 33 % des voix, sa formation créée voici moins de six mois, prospère sur la colère des électeurs pro-Brexit et sur la dénonciation de la « trahison de l’establishment ». En 2014, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) qu’il dirigeait alors, s’était déjà hissé à la première place nationale, recueillant 26,6 % des suffrages.

Le triomphe de Farage

Mais cette fois, il arrive en tête dans toutes les régions d’Angleterre – sauf à Londres – ainsi qu’au pays de Galles. Il se paye le luxe d’humilier les tories dans leurs fiefs, y compris dans la circonscription de Theresa May de Maidenhead, à l’ouest de la capitale britannique, tout en siphonnant une partie de l’électorat populaire du Labour.

M. Farage, dont la victoire du vote Brexit au référendum était censé marquer la mort politique, triomphe. Il exige même d’être incorporé dans la future équipe chargée de renégocier le Brexit avec les Vingt-Sept, tout en prônant une issue qui n’exige guère de négociation : la rupture brutale avec l’UE sans accord.

Les LibDems de Vince Cable, eux, ont fait oublier leur participation au gouvernement de David Cameron (2010-2015) et les décisions impopulaires (austérité, instauration des universités payantes) qu’ils ont endossées. De 6,6 % des voix aux européennes de 2014, ils passent à 20,9 % – et même à 27 % à Londres – grâce à leur constance anti-Brexit.

De nombreux électeurs du Labour, exaspérés par l’ambiguïté de Jeremy Corbyn, ont voté LibDem. Le jour même de ses 70 ans, le leader travailliste voit la vague LibDem submerger sa propre circonscription d’Islington, au nord-est de Londres.

Pour les Verts de Caroline Lucas (12,5 % contre 6,9 % en 2014), ce scrutin européen marque un franc succès dans la défense à la fois de l’écologie et dans la bataille contre le Brexit. Les « Greens », comme d’ailleurs les indépendantistes du SNP en Ecosse, prospèrent en captant les travaillistes pro-européens en quête de porte-parole.

Double dynamique

Au-delà d’une arithmétique électorale entièrement neuve, ce scrutin surréaliste impulse une double dynamique au moment même où la démission de Theresa May crée un vide politique.

Le choc et l’humiliation subis par les conservateurs qui se faisaient forts il y a peu d’éliminer M. Farage, risque de les rendre perméables à ses « solutions » extrêmes. Boris Johnson, autre bateleur apprécié par l’électorat populaire, pourrait tirer argument de la menace du Parti du Brexit, pour pousser sa candidature à la succession de Mme May.

Aux législatives de 2015, les électeurs conservateurs, qui avaient voté Farage l’année précédente, sont revenus au bercail car David Cameron avait promis d’organiser un référendum sur le Brexit. Mais si le bourbier du Brexit se prolonge, l’électorat massivement séduit par le leader d’extrême droite pourrait lui rester fidèle aux prochaines législatives. Même s’ils n’apprécient guère M. Johnson, les députés conservateurs soucieux de retrouver leurs sièges pourraient l’adouber pour Downing Street, voyant en lui le meilleur leader pour faire le poids face à M. Farage.

Du côté du Labour, la double fuite des électeurs pourrait obliger M. Corbyn à choisir enfin son camp sur le Brexit. Dimanche soir, Emily Thornberry, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme travailliste, a lancé l’offensive : « Nous aurions dû être plus clairs. Nous devons appeler à un second référendum et faire campagne pour rester dans l’UE. »

Alors que des législatives pointent à l’horizon comme seule issue pour sortir de l’impasse du Brexit, le scrutin européen sonne comme un sauve-qui-peut pour les deux grands partis habitués à se faire face sur les banquettes vertes des Communes, et comme un nouveau signe du pouvoir corrosif du Brexit sur le paysage politique du royaume.

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27 mai 2019

Milo Moiré

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27 mai 2019

Exposition - Le Fauteuil d’Emmanuelle du film culte de Just Jaeckin interprété par de grands photographes

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Depuis sa sortie en 1974, le film «Emmanuelle» réalisé par Just Jaeckin, fut l’un des plus grands succès du cinéma français.

Entouré d’un parfum de scandale, il mêle érotisme chic et décors exotiques dans un scénario explorant des allures d’une sexualité découverte ou fantasmée, mais sans montrer de scènes explicites.

Attirant dans les salles françaises près de treize millions de spectateurs (dont 4,7 millions à Paris), et quarante-cinq millions dans le monde, le succès fut tel qu’une salle le programma à Paris pendant plus de dix ans, proposant en été un sous-titrage en anglais pour les touristes.

2ArtAngels rend hommage au magnifique travail de Just Jaeckin, en prenant comme encrage une image iconique du film, Emmanuelle dans le Fauteuil Paon.

Ce Fauteuil provoqua un engouement dans la photographie et fit augmenter la production de ce type de fauteuil sous le nom de « Fauteuil d’Emmanuelle ».

Cette exposition de photographies des années 50-60 à nos jours réunira les plus grands noms de la photographie tels que Francis Giacobetti, Ellen Von Unwerth, Ghislain Dussart, ou encore Cécile Plaisance…

Photographes participants : Jack Mitchell, Francis Giacobetti @francisgiacobetti_official, Ellen Von Unwerth @ellenvonunwerth, Roberto d’Este @robertodestephoto, Guislain Dussart, Édouard Plongeon @edouardplongeon, Marc-Antoine Coulon @marcantoinecoulon, Guillaume Landry @guillaumelandry, Giovanni Aristodemo @gioaristodemo, Jean Turco @jeanturco1304, Léa Lund & Erik K @lealund_erikk, Thiery Beyne @beynethiery, Cécile Plaisance @cecileplaisance, Nicolas Rachline @nicolasrachlinephotography, Chervine @fairvanity, Just et Julia Jaeckin @jaeckinjust @juliajaeckin, French Cowboy @french_cowboy, Sylvia Galmot @sylviagalmot, Satoshi Saïkusa @satoshi.saikusa, Renata Charberiat @renatacharveriatbis, Dominic Douieb @dominicdouieb, Tejal Patni, Laurent Darmon @laurent_darmon, Delphine Leverrier @delphine_leverrier, Yves Bottalico @yves_bottalico_photographe, Vanessa Von Zitzevitz @vanessavonzitzewitzofficiel

Le Fauteuil d’Emmanuelle du film culte de Just Jaeckin interprété par de grands photographes

Jusqu’au 29 juin 2019

Galerie Just Jaeckin et 2ArtAngels

19 rue Guénégaud

75006 Paris

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www.2artangels.fr

27 mai 2019

Européennes 2019 : estimant avoir évité le pire, Macron prêt à continuer « la transformation du pays »

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Par Cédric Pietralunga, Olivier Faye, Virginie Malingre

Avec 22,3 % des voix, la liste Renaissance soutenue par la majorité et emmenée par Nathalie Loiseau est arrivée, dimanche, derrière celle du Rassemblement national.

Une demi-victoire, à défaut d’un plébiscite. Emmanuel Macron a pu pousser un soupir de soulagement, dimanche 26 mai, à l’annonce des résultats des élections européennes. Avec 22,3 % des voix, la liste Renaissance soutenue par la majorité et emmenée par Nathalie Loiseau n’a certes pas réussi à vaincre celle du Rassemblement national (RN), qui a séduit 23,4 % des Français. Mais elle a évité le pire que lui annonçaient les sondages.

A l’Elysée, on veut croire que l’implication du chef de l’Etat dans la campagne n’est pas pour rien dans la mobilisation des électeurs. Le taux de participation, qui a atteint 50,7 %, est le plus élevé des cinq derniers scrutins européens. « L’effet Macron, c’est qu’on vote désormais autant aux européennes qu’aux législatives », se réjouit un proche du président de la République. En 2017, 48,7 % des électeurs s’étaient déplacés pour le premier tour des législatives.

Pour autant, pas question de tomber dans le triomphalisme. En arrivant deuxième derrière le RN, Emmanuel Macron a perdu son pari. Début mai, le chef de l’Etat avait encore indiqué qu’il ferait « tout son possible » pour que la liste défendue par Marine Le Pen n’arrive pas en tête. Il n’y est pas parvenu, alors qu’il avait devancé l’élue frontiste au premier tour de la présidentielle en 2017 (24 % contre 21,3 %).

« J’accueille ces résultats avec humilité. Quand on finit deuxième, on ne peut pas dire qu’on a gagné », a déclaré le premier ministre Edouard Philippe en début de soirée. « Les Français ont placé l’extrême droite en tête, ce n’est pas la première fois, mais je ne serai jamais dans le camp des indifférents et je ne veux pas banaliser ce résultat », a ajouté le chef du gouvernement. « Avec un point de retard, on ne peut pas dire qu’on a gagné, mais on ne peut pas non plus dire qu’on a perdu ! », a nuancé Richard Ferrand, le président (La République en marche, LRM) de l’Assemblée nationale, dimanche soir sur France 2.

Et maintenant, poursuivre les réformes

Seule certitude, ce score valide la stratégie de sortie du grand débat, estime-t-on au sein de l’exécutif. « Le message qui est envoyé aujourd’hui par les Français n’est pas un message d’une crise politique », assure Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement.

« La majorité présidentielle a tenu bon, elle n’a pas dévissé malgré six mois de crise des “gilets jaunes” », ajoute-t-on à l’Elysée. Comprendre : la voie est désormais libre pour poursuivre les réformes. « Il n’y a pas de défiance, donc le président mettra en œuvre l’acte II de son quinquennat comme il l’a esquissé après le grand débat », se réjouit un proche du président de la République.

Afin d’apaiser la colère des Français cet hiver, le chef de l’Etat s’est engagé, entre ses annonces du 10 décembre 2018 et celles du 25 avril, à débloquer au moins 17 milliards d’euros pour soutenir le pouvoir d’achat des Français. Des efforts – baisse de l’impôt sur le revenu, suppression de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois, hausse de 100 euros par mois pour tous les salariés au smic… – qu’Emmanuel Macron a consentis pour pouvoir continuer la « transformation du pays ».

Le chef de l’Etat, qui a tiré les enseignements de ses deux premières années à l’Elysée, s’est également engagé à « changer de méthode ». Après avoir chuté dans les sondages et observé la détestation qu’il pouvait susciter sur certains ronds-points, il a promis plus de concertation avec les corps intermédiaires, plus d’écoute de ses concitoyens et un exercice du pouvoir moins jupitérien.

Programme de réforme chargé

« L’obsession du président, c’est l’acte II. Il n’y a aucune inflexion à attendre », martèle-t-on à l’Elysée. Le programme de réformes est chargé, et certaines d’entre elles, politiquement explosives, nécessiteront une majorité soudée. Comme celle de l’assurance-chômage et plus encore celle des retraites, qui seront présentées respectivement en juin et en décembre.

La construction des projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale, qui commencera également en juin, sera aussi déterminante pour la suite du mandat, alors qu’à droite et au sein de sa majorité certains doutent de sa volonté de tenir les comptes publics.

Autres chantiers à risques, le projet de loi sur la bioéthique, qui sera présenté en juillet et qui comporte notamment l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires et homosexuelles. Ou encore la poursuite de la réforme des institutions, à laquelle l’affaire Benalla a mis un coup d’arrêt brutal il y a près d’un an et qui doit être examinée en conseil des ministres début juillet. Sans oublier une nouvelle phase de décentralisation et la réorganisation de la présence de l’Etat sur le territoire, auxquelles l’opposition sera particulièrement attentive.

Les élections européennes, et le résultat d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) arrivé troisième avec 13,4 % des voix, ont aussi montré qu’il y a « une attente forte d’écologie », a déclaré François Bayrou, dimanche soir. De ce point de vue, Emmanuel Macron sait qu’il lui reste à convaincre, après la démission de Nicolas Hulot et deux premières années d’exercice du pouvoir qui ont fait la part belle aux chantiers économiques. « Pour la convention citoyenne sur le climat [prévue en juin], il va falloir muscler notre jeu, admet un proche du président. Emmanuel Macron doit convaincre qu’il a évolué. »

Sur la sellette, Edouard Philippe sort lui aussi conforté du scrutin. « Il n’y a pas de remise en cause de son action. Le travail effectué par le premier ministre et son gouvernement, leur mobilisation, comme celle des députés, ont permis de réaliser ce score », estime Laurianne Rossi, députée (LRM) des Hauts-de-Seine, pourtant issue de l’aile gauche de la majorité.

Les coups de boutoir mis par l’ancien maire du Havre (Seine-Maritime) contre la « droite Trocadéro » ont permis au camp présidentiel de tailler des croupières à droite, estime l’exécutif. De quoi éteindre pour un moment les rumeurs d’un prochain départ. « Dès demain, je serai à pied d’œuvre pour poursuivre le projet du président et de la majorité », a lui-même souligné M. Philippe, dimanche soir.

Les municipales en tête

Pour autant, les européennes ont montré qu’il restait un bloc de gauche important et que la majorité ne pouvait pas l’ignorer. « Entre EELV, Place publique et Génération.s, cela fait en gros autant que la majorité présidentielle », admet un proche du président, qui rappelle que l’acte II du quinquennat a été justement conçu pour « recentrer au centre gauche » la politique de l’exécutif. « Nous devons parler à nos électeurs du premier tour de l’élection présidentielle de 2017, qui constituent le barycentre de notre électorat », rappelle-t-on.

Autour d’Emmanuel Macron, certains militent notamment pour qu’il laisse se structurer un parti de gauche à côté du parti majoritaire, qui accueillerait les socialistes orphelins et Macron-compatibles, tout comme, à droite, Agir fédère des anciens du parti Les Républicains qui soutiennent le gouvernement mais n’ont pas souhaité rallier LRM. Avec l’idée de jeter les bases de ce qui pourrait un jour être une coalition à l’allemande.

Car, à l’Elysée, on a déjà la tête aux prochaines échéances électorales : les municipales, prévues au printemps 2020. « C’est de la réussite de l’acte II que dépendra cette élection », confie-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat. En clair, il faut que le train de réformes prévu soit lancé avant la fin de l’année, pour que la majorité présidentielle puisse aller à la bataille avec des résultats. L’acte III pourra alors commencer…

27 mai 2019

Elections Européennes

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27 mai 2019

Addiction au smartphone...

27 mai 2019

Contrôle technique : les prix se sont envolés depuis la réforme de mai 2018

Par Éric Béziat

Les tarifs ont augmenté de 12,3 % selon une étude de simplauto.com, site comparateur de centres de contrôles techniques, portant sur plus de 3 600 prestataires.

C’était l’un des griefs originels des gilets jaunes : la réforme du contrôle technique du 20 mai 2018 a rendu la vie des automobilistes plus compliquée et plus chère. Une étude portant sur plus de 3 600 centres en France (sur 6 372 au total) confirme ce ressenti. Selon simplauto.com, site comparateur des prix du contrôle technique dans l’Hexagone, le tarif moyen d’une visite pour faire vérifier l’état de son véhicule a augmenté de 12,3 % depuis que la réforme a été mise en place il y a tout juste un an.

« Le prix moyen d’un contrôle est passé de 69 à 77,60 euros, détaille Mickael Barbosa, fondateur de simplauto.com. C’est un niveau de hausse que nous n’avions jamais constaté depuis 2013, l’année où nous avons commencé à réaliser notre enquête annuelle. »

L’envolée est-elle justifiée ? De fait, le contrôle technique, obligatoire tous les deux ans pour les véhicules de plus de quatre ans d’âge, s’est complexifié. Depuis le 20 mai 2018, la France, se mettant en conformité avec une directive européenne visant à améliorer la sécurité des véhicules, impose de rechercher 610 défaillances potentielles sur 133 points de contrôle. Auparavant, « seulement » 123 points étaient surveillés et 459 possibilités de défaillances contrôlées. De plus, une disposition prévoit désormais une réparation obligatoire dans la journée en cas de défaillance dite critique, sous peine d’immobilisation du véhicule.

Cette inflation des contrôles peut expliquer le renchérissement de 2018 par un allongement des opérations de vérification pour chaque véhicule « En réalité, nous avons pu constater que malgré l’augmentation des défaillances à rechercher moins de 15 % des centres avec lesquels nous sommes en partenariat ont augmenté la durée du contrôle », précise M. Barbosa.

« Pour se mettre en conformité avec la nouvelle réglementation, la profession a dû embaucher davantage et de nouvelles compétences, plaide Bernard Bourrier, responsable du contrôle technique au Conseil national des professions de l’automobile (CNPA). Et les propriétaires de centres ont surtout procédé à un rattrapage tarifaire. Les prix n’avaient quasiment pas bougé depuis dix ans. »

Hausse inédite

En plus de cette hausse inédite, l’étude de Simplauto met en évidence une grande disparité de prix selon les situations. En France, on peut payer un contrôle technique 45 euros en Moselle ou 110 euros en Haute-Savoie, soit un écart de 144 % pour exactement la même prestation. Côté augmentation, c’est la Corse qui détient la palme 2018 avec + 25 %, quand la Guyane est le plus modéré des départements français (+ 1,7 %). En France métropolitaine, les Hauts-de-Seine affichent la plus grande modération avec une hausse de + 2,4 %.

L’autre conséquence de la réforme, c’est évidemment la hausse du nombre de véhicules qui ont été déclarés non conformes pour cause de défaillance. Elle n’est d’ailleurs pas si spectaculaire que cela puisqu’on passe d’un taux de 17 % de voitures refusées avant le 20 mai 2018 à un taux de 21 % après, dont 1,18 pour défaillance critique.

Mais les automobilistes contraints de passer un contrôle technique n’en ont pas pour autant fini avec les réformes. Au 1er juillet, les véhicules diesel de plus de quatre ans devront passer un nouveau test, celui de l’opacité des fumées afin de lutter contre la pollution aux particules (nouveauté initialement prévue au 1er janvier de cette année mais qui a été reportée pour cause de crise des gilets jaunes). « L’impact sur les automobilistes devrait être modéré, estime M. Bourrier. Le nombre de voitures diesel refusées pourrait passer de 1 % à 4 %. »

27 mai 2019

Pour se donner du courage pour attaquer une semaine de trois jours !

27 mai 2019

Extraits de shootings

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26 mai 2019

Festival de Cannes 2019 : que change vraiment une Palme d’or pour un film ?

Au-delà du prestige pour le réalisateur qui la reçoit, la plus célèbre récompense du cinéma d’auteur a des conséquences très nettes sur la carrière du film primé.

Il y a vingt-cinq ans, en mai 1994, le réalisateur Quentin Tarantino faisait irruption au Festival de Cannes avec un film au rythme grisant : Pulp Fiction. Auréolé de la Palme d’or, le film est alors, de l’aveu de l’un de ses acteurs-phares, John Travolta, « propulsé à un tout autre niveau ». Il devient une œuvre culte des années 1990.

Mais au-delà de la notoriété qu’apporte le Festival de Cannes, quels sont plus précisément les effets de la Palme d’or pour un film ? Quelles conséquences sur sa valeur, mais aussi sur ses conditions de sortie en salle, et enfin, sur le nombre de spectateurs qui iront le voir ? Obtenir une Palme d’or est-il réellement une garantie de succès ? Nous avons rencontré des professionnels du cinéma pour mieux comprendre les enjeux économiques de la plus prestigieuse récompense du cinéma d’auteur.

Marc Bettinelli

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