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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 10 juin 2018

La FNSEA appelle au blocage de treize raffineries et dépôts de carburant

Par Laurence Girard - Le Monde

Les blocages devraient débuter ce dimanche, a priori jusqu’au 13 juin. Le premier syndicat agricole, associé aux Jeunes Agriculteurs, dénonce la concurrence de l’huile de palme dans les biocarburants.

« C’est la goutte d’huile qui fait déborder le vase », déclare, en une boutade, Christiane Lambert, présidente de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). L’huile de palme est, en effet, dans le collimateur du premier syndicat agricole français. Non pour sa présence comme ingrédient dans le Nutella. Mais pour la concurrence redoutable de ce produit importé de l’autre bout du monde sur le marché des biocarburants face à la filière colza française.

Associée aux Jeunes Agriculteurs (JA), la FNSEA appelle à une mobilisation nationale dimanche 10 juin. La feuille de route des actions est tracée. Officiellement treize sites, raffineries et dépôts de carburant, répartis sur le territoire national, seront bloqués. Ils pourraient l’être a priori jusqu’au 13 juin.

Un calendrier qui ne doit rien au hasard. « Le 13 juin doit se tenir à Bruxelles une réunion qui pourrait être décisive sur la place de l’huile de palme dans les biocarburants », affirme Arnaud Rousseau, président de la Fédération française des producteurs d’oléagineux et protéagineux (FOP). Il ajoute : « Nous souhaiterions que l’huile de palme ne soit plus comptabilisée comme une source d’énergie renouvelable et que la France défende cette position. »

«  Un renoncement vis-à-vis de nos impératifs écologiques »

Faces of Palm Oil, le puissant lobby de l’huile de palme, soutenu par les gouvernements malaisien et indonésien, pays qui concentrent 85 % de la production mondiale, suit le débat de près. Selon lui, les discussions menées dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables (RED II) dévoilent des grandes lignes de fractures. Si le Parlement européen a voté en janvier pour la disparition progressive de l’huile de palme dans les biocarburants d’ici à 2021, la Commission s’y oppose. Quant aux gouvernements nationaux, ils sont divisés. Selon ce lobby, la France, comme l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas défendraient la place de l’huile de palme dans les biocarburants.

UN FRONT D’OPPOSITION ASSEZ INÉDIT, REGROUPANT LA FNSEA ET LES ONG ENVIRONNEMENTALES

Or, le débat sur la position du gouvernement français s’est enflammé avec l’affaire de la raffinerie Total de La Mède (Bouches-du-Rhône). Un projet qui a obtenu le feu vert, sous forme d’arrêté préfectoral, le 16 mai. Même si la décision n’a pas été prise de gaîté de cœur, selon les déclarations du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot. Total a souhaité reconvertir cette ancienne raffinerie pétrolière en un centre de production de biocarburants capable de traiter 650 000 tonnes de matières premières par an pour fabriquer 500 000 tonnes de produits finis. Il a fait le choix de la technologie HVO (hydrogenated vegetable oil) capable de traiter tout type d’huiles, d’origine végétale ou de récupération. Dès l’origine, il n’a pas caché son intention de la faire tourner essentiellement avec de l’huile de palme pour des questions de coût.

Cette perspective a suscité un front d’opposition assez inédit, regroupant la FNSEA et les ONG environnementales. « Les ONG luttent contre la déforestation et la perte de biodiversité. Pour nous, c’est un enjeu économique, quand l’huile de palme est 30 % moins chère que le colza », assure Mme Lambert. Les opposants ont obtenu le soutien des sénateurs Les Républicains (LR). « Nous vivons ce feu vert accordé à Total comme un renoncement vis-à-vis de nos impératifs écologiques et une contradiction avec un modèle agricole duquel est exigé proximité, qualité et durabilité », écrivent-ils dans une lettre ouverte adressée à M. Hulot. Et de préciser que « l’huile de palme est avec le soja la principale source de déforestation dans le monde » et, évoquant l’agriculture française, « en réduisant comme peau de chagrin ses débouchés en huile, c’est également les coproduits de ces filières que l’on atteint : les tourteaux qui apportent des protéines végétales aux élevages ».

Patrick Pouyanné, patron de Total, n’a pas manqué de réagir. Dans une missive adressée, cette fois, aux députés La République en marche (LRM). Soucieux de donner des gages, il affirme être prêt à acheter 50 000 tonnes de colza, bien que cela ne soit pas rentable. Sachant qu’il s’est engagé volontairement à limiter à 300 000 tonnes l’apport en huile de palme. Il tient aussi à rappeler qu’il est un gros client de la filière, achetant chaque année 600 000 tonnes de biodiesel fabriquées à base de colza français. Il souligne aussi que l’on importe aujourd’hui la moitié du biodiesel consommé en France, soit 1,5 million de tonnes, dont 300 000 tonnes fabriquées à base d’huile de palme. Et il n’hésite pas à envoyer une pique aux détracteurs en affirmant que 260 000 tonnes d’huile de palme sont déjà importées pour la fabrication de biocarburant en France.

« Montée en gamme »

Avril, le bras armé industriel et financier de la filière des huiles et des protéines reconnaît une part de 8,5 % d’huile de palme contre 91,5 % d’huile de colza et de tournesol pour améliorer l’équation économique de ses biocarburants. M. Pouyanné met également dans la balance les 250 emplois préservés sur le site de La Mède. La FOP chiffre, quant à elle, à 100 000 le nombre d’agriculteurs qui produisent oléagineux et protéagineux, à petite ou à grande échelle.

Mais la FNSEA, soucieuse de fédérer les agriculteurs au-delà de la filière du colza, élargit le thème de la mobilisation du 10 juin en posant une question plus générale. « Comment maintenir nos modes de production et garantir une alimentation saine des consommateurs en laissant entrer sur nos marchés des marchandises avec des standards de production différents, voire inférieurs ? ». Et Mme Lambert, qui pointe du doigt les « distorsions de concurrence », s’interroge « sur les incohérences du gouvernement. Avec d’un côté les Etats généraux de l’alimentation assortis d’une demande de montée en gamme des filières françaises et en même temps les discussions avec le Mercosur ou l’ouverture des frontières à des produits ne correspondant pas à nos standards de production ».

Résultat, les principales branches spécialisées de la FNSEA, de l’élevage laitier aux fruits et légumes, de l’élevage ovin aux bovins, en passant par la volaille, répondent présentes à l’appel. Et demandent à leurs adhérents de participer aux opérations de blocage. « Faites le plein de carburant », lance comme un défi la FNSEA et Jeunes Agriculteurs Ile-de-France, ajoutant : « Paris sans carburant sera le symbole de la vision “macroniste” d’une agriculture sans paysan. »

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Washington-Pyongyang : une défiance réciproque

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Par Philippe Pons, Tokyo, correspondant - Le Monde

Depuis la signature de l’armistice, en 1953, le contentieux entre Américains et Nord-Coréens est nourri. Chaque côté s’accuse réciproquement de violation de l’armistice et de promesses non tenues.

Il y a un certain angélisme à attendre d’un adversaire qu’il négocie « avec sincérité » : quel Etat négocie sans arrière-pensée ? Cette sincérité est pourtant une demande récurrente de Pyongyang et de Washington dans tous les préambules à des pourparlers : elle est révélatrice de la méfiance viscérale des deux parties.

La République populaire démocratique de Corée (RPDC) est le plus vieil ennemi des Etats-Unis, « un pays que les Américains aiment haïr », selon l’historien Bruce Cumings. Un pays qu’ils n’ont pas réussi à vaincre et qui, depuis, les insulte et les menace. Pour les Nord-Coréens, les Etats-Unis sont l’ennemi juré qui les ont envahis en 1950, rasèrent leurs villes et, par la suite, les menacèrent d’une attaque nucléaire. La propagande antiaméricaine est onmiprésente en RPDC, et l’hostilité entretenue par les commémorations des souffrances passées.

Depuis la signature de l’armistice, en 1953, le contentieux entre Américains et Nord-Coréens est nourri. Chaque côté s’accuse réciproquement de violation de l’armistice et de promesses non tenues. Pour Washington et ses alliés, l’« Etat voyou » ne respecte pas ses engagements et joue de la bonne foi américaine. Le régime nord-coréen est assurément retors et a sa part de responsabilité dans l’échec des négociations de ces deux dernières décennies. Mais la « bonne foi » proclamée des Etats-Unis peut aussi être prise en défaut.

Deux exemples appellent des lectures plus pondérées que la simple rouerie nord-coréenne : la rupture de l’accord de 1994 entre Pyongyang et Washington, et la crise provoquée par Washington dans les jours qui suivirent un autre accord, négocié en septembre 2005 dans le cadre des pourparlers à Six (Chine, deux ­Corées, Etats-Unis, Japon et Russie).

Intervenu à la suite de la découverte des activités nucléaires à visée militaire de la RPDC, l’accord de 1994 a été le plus durable et le plus efficace. La RPDC s’engageait à geler son programme nucléaire sous la surveillance des inspecteurs de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), en échange de la fourniture annuelle par les Etats-Unis de 500 000 tonnes de gazole, de la normalisation des ­relations entre les deux pays et de la livraison par un consortium international d’une centrale atomique à eau légère (comportant moins de risque de détournement de l’énergie à des fins militaires). Mais peu après, les républicains obtenaient la majorité au Congrès. Hostiles à l’accord, ils s’emploieront à le vider de sa substance. La centrale ne fut jamais construite et les livraisons de gazole s’espacèrent : la RPDC « avait tout lieu d’être déçue que les Etats-Unis n’aient pas pleinement respecté leurs engagements », déclarait Robert Gallucci, l’un des négociateurs de l’accord, devant le Congrès, en juillet 1998.

Dans l’« axe du Mal »

Constatant que les Etats-Unis traînaient des pieds pour normaliser leurs relations alors que son programme nucléaire avait bien été gelé, Pyongyang chercha à se doter clandestinement d’un programme d’enrichissement de l’uranium. En 2002, après avoir placé la RPDC dans l’« axe du Mal », George Bush saisit ce prétexte pour mettre fin avec fracas à l’accord de 1994. La RPDC se retira du traité de non-prolifération, expulsa les inspecteurs de l’AIEA et relança sa production de plutonium.

Dans une enquête minutieuse, Melt­down : the Inside Story of the North Korean Nuclear Crisis (St. Martin’s Griffin, 2008, non traduit), Mike Chinoy, chercheur au US-China Institute, a démonté le mécanisme de cette crise provoquée pour de fausses raisons, comme l’avait été l’invasion de l’Irak en 2003 (des armes de destruction massive qui n’existaient pas). Dans le cas coréen, Washington prétendit que le programme d’enrichissement était opérationnel. Ce qui était faux : la CIA le reconnaîtra à demi-mot en 2007. La RPDC était certes de mauvaise foi, mais Washington aussi, en manipulant les données fournies par la CIA pour faire du programme d’enrichissement de l’uranium un danger immédiat. Embryonnaire en 2002, il ne sera opérationnel qu’en 2010.

La crise ouverte au lendemain de la ­signature, en septembre 2005, d’un accord sur la dénucléarisation de la RPDC intervenu dans le cadre des pourparlers à Six, est un autre exemple de torpillage. A peine l’accord signé, le Trésor américain accusait une banque de Macao (Banco Delta Asia, BDA) de blanchiment d’argent pour le compte de la RPDC et gelait une douzaine de comptes nord-coréens. La mise à l’index de la BDA fit boule de neige : la plupart des banques suspendirent leurs transactions avec la RPDC, paralysant ses réseaux financiers. Pyongyang se retira des négociations et exigea le déblocage des fonds.

Réaction par un premier essai nucléaire

Simple coïncidence entre la signature d’un accord et l’action de police financière du Trésor ? Dans ses Mémoires, le négociateur américain de l’accord, Christopher Hill, en doute. En octobre 2006, la RPDC réagit en procédant à son premier essai nucléaire. « Les Américains doivent assumer la responsabilité d’errements qui ont conduit à une situation plus grave qu’elle ne l’était en 2002 », estimait alors Yang Sung-chul, ancien ambassadeur sud-coréen aux Etats-Unis. Peu après, la défaite des républicains au Congrès contraignit George Bush à restituer les fonds pour renouer les pourparlers. Les accusations de blanchiment et de faux-monnayage n’ont jamais été établies. Les pourparlers reprirent en juin 2007, mais capotèrent en raison d’un différend sur les sites à inspecter.

« Les Nord-Coréens ne respectent pas leurs engagements en partie parce qu’ils pensent que les Etats-Unis ne respectent pas les leurs », déclarait le 9 mars, sur la chaîne CNN, Daryl Kimball, directeur de l’Arms Control Association à Washington. Une ombre qui risque de peser sur le sommet de Singapour.

Le sommet Trump-Kim, « une occasion unique ». Depuis le sommet du G7, à La Malbaie, au Canada, Donald Trump a souligné, samedi 9 juin, que sa rencontre avec le dirigeant Kim Jong-un, mardi à Singapour, était une « occasion unique » pour résoudre la question du nucléaire nord-coréen. « J’ai l’impression que Kim Jong-un veut faire quelque chose d’important pour son peuple, et il en a l’opportunité… C’est une occasion unique » qui « ne se représentera jamais », a déclaré le président américain. « Je suis dans une mission de paix, et nous allons porter les cœurs de millions de gens, du monde entier, a-t-il poursuivi. Nous devons obtenir une dénucléarisation. Il faut démarrer quelque chose. Nous croyons vraiment que la Corée du Nord sera un endroit formidable très bientôt. » Donald Trump, qui estime qu’il verra « peut-être dès la première minute » si les Nord-Coréens « sont sérieux ou non », est le premier président américain en exercice à négocier en direct avec un dirigeant nord-coréen, sur une possible dénucléarisation du régime reclus.

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Isolé, Trump est parvenu à imposer son agenda au cours d’un G7 explosif

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Par Marc Semo, La Malbaie, Québec, envoyé spécial - Le Monde

Les sept dirigeants réunis au Québec ont réussi à se mettre d’accord sur une déclaration commune sur le commerce… désavouée quelques heures plus tard par le président américain.

Les apparences étaient sauves. Malgré les tensions initiales et des différends de fond à peine masqués par les sourires et les traditionnelles accolades, les dirigeants des pays du G7 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Canada, Japon) réunis les vendredi 8 et samedi juin 9 à La Malbaie, au Québec, avaient réussi à se mettre d’accord sur une déclaration finale commune. Un texte de compromis de huit pages et vingt-huit points laborieusement négociés jusqu’au dernier moment. Il s’agit « de déclarations et il faut attendre des actes », avait rappelé, prudent, Emmanuel Macron. « Mais même si ce texte n’est pas juridiquement contraignant, la signature du président américain l’engage. »

Las, quelques heures à peine après la publication du communiqué, alors qu’il était en route pour Singapour, où il doit rencontrer mardi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le président américain Donald Trump a retiré bruyamment son soutien au texte, via son canal de communication préféré, Twitter : « En raison des fausses déclarations de Justin [Trudeau, premier ministre canadien] à sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des taxes massives sur nos agriculteurs, travailleurs et entreprises américains, j’ai demandé à nos représentants américains de retirer le soutien au communiqué, tandis que nous envisageons des tarifs douaniers sur les automobiles qui inondent le marché américain ! »

Dans un second tweet, il a même insulté le Canadien, jugé « très malhonnête et faible ». La cause de son ire ? M. Trudeau a estimé samedi à l’issue du sommet que les droits américains étaient, « pour les Canadiens qui se sont battus aux côtés des soldats américains », « plutôt insultants » – les Etats-Unis ayant invoqué un enjeu de sécurité nationale pour justifier la hausse des droits de douanes. « Nous sommes polis, raisonnables, mais nous ne nous laisserons pas bousculer », a ajouté le premier ministre canadien.

Davantage un « G6 + 1 »

Ce dernier rebondissement conclut un sommet qui a davantage relevé du « G6 + 1 » que du G7, comme cela avait déjà été le cas à Taormine (Italie) lors du précédent G7 ou à Hambourg (Allemagne), en 2017, à la fin du G20.

« L’accord entre tous les membres du G7 sur la question commerciale, en particulier les Etats-Unis, a permis de stopper une certaine escalade mais il faut désormais que ces derniers agissent conformément à ce texte », voulait croire Emmanuel Macron. Angela Merkel soulignait en écho que cette position commune sur le commerce ne résolvait « pas les problèmes dans le détail ».

« Nous soulignons le rôle crucial d’un système commercial international fondé sur des règles et continuons à combattre le protectionnisme », peut-on lire dans le communiqué final. La mention de nécessaires « règles » collectives était une exigence des Européens, qui n’ont eu de cesse de dénoncer les menaces de guerre commerciale de Donald Trump.

Le texte relève aussi le rôle clef de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), symbole de tout ce qu’abhorre Donald Trump. Mais elle évoque aussi sa nécessaire réforme qu’Emmanuel Macron appelait déjà de ses vœux lors de son discours devant l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) le 30 mai. Ce document de compromis répond à certaines exigences du président américain reprenant le mot de « réciproque » pour le libre-échange, qui se doit d’être également « libre, équitable et mutuellement avantageux ».

« 10 sur 10 »

Malgré ses rodomontades et ses effets de manche en arrivant au sommet, Donald Trump avait donc finalement lâché du lest. « Il avait face à lui un front uni des Européens rejoints par le Canada et le Japon, je ne sais pas ce qu’il se serait passé si nous avions été divisés », a expliqué le président français soulignant que « son homologue américain ne voulait pas être isolé ».

Donald Trump a néanmoins dicté de fait son agenda aux travaux. Il a toutes les raisons d’être satisfait. « Ce sommet a été succès », s’est félicité le président américain avant de quitter La Malbaie où les travaux devaient se poursuivre avec une séance consacrée au changement climatique et à l’état de santé des océans. Il a même loué publiquement lors de sa conférence de presse la qualité de ses relations avec ses partenaires donnant « 10 sur 10 » comme note à Emmanuel Macron et Angela Merkel. Mais grand maître dans l’art de souffler le chaud et le froid par ses foucades, le président américain n’en a pas moins repris ses attaques et réclamé de ses pairs une modification des règles du jeu régissant le commerce international.

« On profite des Etats-Unis depuis des dizaines et des dizaines d’années, cela ne peut pas continuer ainsi », a dit le président américain, clamant à nouveau que son pays est fatigué d’être la « “piggy bank” [la tirelire] que tout le monde pille ». Il a même pris de court ses partenaires avec une proposition radicale : faire du G7 une zone de libre-échange total, sans tarifs douaniers, sans barrières d’aucune sorte, et sans subventions à l’exportation.

Mais il s’agit avant tout de rééquilibrer les échanges mondiaux qui sont, a-t-il dit, à l’origine d’une véritable fuite des emplois et des entreprises hors des Etats-Unis. Sa décision, le 31 mai, d’imposer des droits de douane sur les importations américaines d’acier et d’aluminium en provenance du Canada, de l’Union européenne et du Mexique, avait déchaîné la colère de ses partenaires mettant la question du protectionnisme américain au cœur des travaux du G7.

Des discussions d’une âpreté rare

Les déclarations positives des divers leaders cachaient mal les fractures entre Donald Trump et ses partenaires qui ont réussi à faire bloc tout au long des deux jours du sommet. Les discussions ont été d’une intensité, voire d’une âpreté, rare en une telle enceinte même si, face aux caméras, tous ont préféré jouer la cordialité. Dès le premier dîner de travail vendredi soir, le président américain s’était lancé dans une longue diatribe énumérant tous les différents griefs qu’il nourrissait à l’égard des autres pays du G7, principalement l’Union européenne et le Canada, depuis des semaines.

Mais le dîner étant centré sur la politique étrangère, l’atmosphère était plus conviviale avec notamment un consensus pour soutenir les efforts du président américain dans la recherche d’un accord avec la Corée du Nord ou sur la Syrie notamment pour arriver à une solution politique inclusive. A propos du nucléaire iranien, les Sept ont réussi à se mettre d’accord dans le document final sur une formule allusive évoquant le danger représenté par le programme balistique de Téhéran et la nécessité que le programme nucléaire reste pacifique et sous contrôle, sans mentionner pour autant explicitement l’accord de juillet 2015 dont le président Trump s’est retiré.

« Le G7 a permis le dialogue là où depuis des semaines il n’y avait que des actes unilatéraux et c’est sa raison d’être », s’est félicité Emmanuel Macron. La France prend maintenant la présidence du G7 qui se tiendra à Biarritz l’été 2019. Interrogé sur un éventuel retour de la Russie exclue de cette instance en 2014 après l’annexion de la Crimée et son agression dans l’est de l’Ukraine, le chef de l’Etat a affirmé qu’il aimerait que Vladimir Poutine puisse venir au prochain sommet, mais que cela implique qu’il agisse favorablement en Ukraine.

« La Russie est une grande puissance européenne. Nous devons travailler ensemble. Mais il faut être cohérent : on élargira le G7 si et seulement si les accords de Minsk sur l’Ukraine sont respectés. La balle est dans le camp de la Russie », a expliqué le président français. Sans faire mention explicitement de la Crimée. Avant l’ouverture du sommet vendredi, Donald Trump avait évoqué la réintégration de la Russie au sein du G7. L’hypothèse a été rejetée notamment par les membres européens du groupe. Quelques heures plus tôt, le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, expliquait que son pays n’était guère intéressé par un retour dans le G7, préférant le G20 qui réunit toutes les grandes puissances économiques, y compris les émergents.

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On sait qui va réaliser le calendrier Pirelli 2019

Voilà 54 ans que Pirelli place ses calendriers publicitaires au rang d’œuvres d’art. Depuis le tout premier, sorti en 1964, les photographes du monde entier se sont succédés derrière la caméra pour immortaliser les tops les plus en vue du moment. Albert Watson a été choisi pour capturer les 12 clichés de l'édition 2019, succédant ainsi à Karl Lagerfeld, Annie Leibovitz et Helmut Newton. Le photographe écossais a annoncé la bonne nouvelle sur son compte Instagram, le 7 juin.

À 76 ans, l’artiste est connu pour ses nombreuses photos de personnalités, à l'instar de Kate Moss, Alfred Hitchcock ou encore Steve Jobs. Il est également l’auteur de l’affiche de Kill Bill avec Uma Thurman.

Pour le moment, aucune autre information concernant l'objet tant attendu n’a été dévoilée. « Le calendrier a été photographié en avril tout autour des États-Unis. Le casting et le concept seront dévoilés en temps voulu », pouvait-on lire dans un communiqué publié par la marque de pneumatique. Patience.

albert watson

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