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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 18 octobre 2018

Vérité

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Ce que révèle la fascination pour les sexualités « exotiques »

Par Maïa Mazaurette - Le Monde

On l’a vu avec #meetoo, le désir n’est pas toujours un compliment. L’heure est aujourd’hui aussi à la dénonciation des stéréotypes (étalon noir, Chinois raffiné…). Un imaginaire raciste qui raconte, selon notre chroniqueuse Maïa Mazaurette, la tragique absence de culture sexuelle européenne. Mais il n’est jamais trop tard pour changer.

A l’époque où j’ai grandi, l’érotisation des corps « exotiques » ne se questionnait même pas : j’avais le choix entre le sensuel Amant chinois de Duras, les lycéens japonais des mangas, les beaux Indiens des westerns, la musique de Prince, les pectoraux de Sayid dans « Lost », les mots troublants de Césaire au programme du bac : « Et ce ne sont pas seulement les bouches qui chantent, mais les mains, mais les pieds, mais les fesses, mais les sexes, et la créature tout entière qui se liquéfie en sons, voix et rythme »…

Les Blancs non seulement clamaient leur attirance pour les non-Blancs, mais souhaitaient les épingler à leur tableau de chasse sexuel (une fascinante version humaine du safari). Il fallait avoir « essayé » un Noir comme on essaierait un chemisier ou la tarte flambée. L’angélisme des générations antérieures, passées parfois par les colonies, était encore plus flagrant (« ces gens sont formidables »). Indifférents à leur propre couleur, les Occidentaux réduisaient ces partenaires sexuels à leur peau… et demandaient, en plus, qu’on leur donne des médailles du mérite. Etre antiraciste, c’était ça.

En 2018, cette vision unilatérale du monde, ces bons sentiments, ne sont plus acceptables. On l’a vu avec le mouvement #metoo : le désir n’est pas toujours un compliment. Il peut même être un mauvais traitement.

En l’occurrence, les personnes racisées en ont ras-le-bol de la fascination des Blancs qui les assigne à des stéréotypes : l’étalon noir et sa tigresse, le Chinois raffiné, le Japonais pervers, les Maghrébins chauds comme la braise, les femmes asiatiques forcément soumises… Cette exaspération s’exprime sur Twitter (#jenesuispastanegresse, #misogynoir), dans des livres (La Légende du sexe surdimensionné des Noirs, par Serge Bilé), dans des podcasts comme le Tchip sur Arteradio ou Code Switch sur NPR). Cette lassitude se heurte à la confusion des antiracistes d’hier : peut-on être un mauvais allié quand on couche hors-sol ? Très manifestement, oui.

Hiérarchie du désir

D’ailleurs, ce désir se traduit-il réellement dans les faits ? En 2014, le site de rencontres OkCupid révélait que les femmes noires et les hommes asiatiques avaient beaucoup moins de succès que les autres (ils recevaient 15 % ou 20 % moins de messages), tandis que les hommes blancs et les femmes asiatiques étaient particulièrement recherchés. Ces chiffres ont été confirmés par l’analyse de données Facebook de 2013. Cette hiérarchie du désir se traduit dans les unions : en France, 14 % des mariages sont mixtes (Ined, 2015), dont un quart implique deux partenaires européens. Traduction : neuf fois sur dix, on finit par se caser dans sa propre « couleur ». La fétichisation des minorités se double donc d’un maintien des distances de « sécurité » qui rappelle les mots de Freud : « Là, où ils aiment, ils ne désirent pas et là où ils désirent, ils ne peuvent aimer. »

On objectera qu’il est naturel d’avoir des préférences, ou d’avoir un type. Sauf que le regard se forme culturellement, et peut en conséquence être déconstruit, reconstruit et augmenté. Le fait de reconnaître plus facilement les visages des personnes appartenant à sa propre ethnie s’appelle le cross-race effect. Ce biais cognitif influe sur nos capacités à individualiser les minorités, à comprendre leurs émotions et in fine, à les désirer. L’histoire ne s’arrête heureusement pas là. En s’exposant à d’autres visages, on apprend à les intégrer à son univers mental. Les préférences peuvent donc être questionnées : nous n’en sommes pas victimes.

La fascination occidentale s’exporte en outre dans le domaine de pratiques sexuelles spécifiques : le bondage au Japon, le twerking des filles des cités qui savent bouger des fesses (comme chacun sait), le kunyaza du Rwanda, le Kamasutra et le tantra de l’Inde, les harems des Arabes, l’innocence des Indo-Américains…

Autant de projections qui alimentent l’essai Sexe, race & colonies, paru en septembre aux éditions La Découverte sous la direction de Pascal Blanchard – et dont les choix esthétiques (1 200 illustrations) ont fait débat (montrer ou ne pas montrer ?). On peut y lire : « Le corps de l’“Autre” est pensé simultanément comme symbole d’innocence et de dépravations multiples : un corps qui excite autant qu’il effraie. Dans ce contexte, les femmes “indigènes” sont ainsi revêtues d’une innocence sexuelle qui les conduit avec constance au “péché” ou à une “dépravation sexuelle atavique” liée à leur “race” : tout ceci confortant la position conquérante et dominante et du maître et du colonisateur. »

Le point de vue du colonisateur

Position conquérante ? Certainement. Position dominante ? Pas de manière unilatérale, d’autant que le temps des colonies est passé, en transformant les codes de la performance ou de la beauté : la pornographie vante les prouesses des Noirs, la pop culture tombe sous le charme de la minceur et la lisseté « naturelles » des Asiatiques. Car l’étrange contrepoint de ces clichés, c’est qu’« ils » (les Noirs, les Arabes, les « autres ») sont mieux membrés que les Blancs, plus musclés, plus performants, et qu’« elles » sont plus fermes que les Blanches, plus douces, meilleures coucheuses, plus soumises, moins soumises. (Le point de vue adopté est celui du colonisateur : les vainqueurs écrivent l’histoire, ils écrivent aussi le désir.)

Outre cette persistante tendance à imaginer que l’herbe soit plus verte dans le champ (de coton) du voisin, cette idéalisation en dit long sur les angles morts de la blanchité. Elle projette en effet, en creux, le reflet inversé d’un quotidien perçu comme médiocre : une sexualité trop ennuyeuse, trop réprimée, des corps trop couverts, des voyeurismes impossibles, des fétichismes inassumables, des vierges pas assez vierges, des homosexualités, bisexualités ou transexualités trop difficiles à vivre…

Cet imaginaire raciste renvoie à une tragique absence de culture sexuelle européenne : sous les stéréotypes, le roi est nu. Car du côté de l’héritage érotique occidental… ce n’est pas exactement Byzance. Les compétences « de souche » se réduisent de prime abord au missionnaire, au tout-pornographique et à la honte. La grande invention restera la ceinture de chasteté (bon, d’accord, et le vibrateur).

Cette admiration pour les corps et sexualités « exotiques » enferme en outre les Blancs dans le rôle de novices impuissants, d’amants essentiellement incapables, attendant d’être initiés par un sombre inconnu. Quitte à se délester de tout sens de l’initiative. Quitte à créer une nouvelle charge pour les racisés : celle d’alimenter les fantasmes et la formation sexuelle de la classe dominante (sans oublier de remercier les Blancs de leur généreux intérêt). Cette déresponsabilisation est une lâcheté et une paresse : rien n’empêche aux Occidentaux d’apprendre par eux-mêmes de nouvelles formes d’érotisme et de nouvelles pratiques.

On ne peut pas réduire les minorités à leur peau sans se réduire soi-même : sortir des stéréotypes anciens ou contemporains, c’est augmenter le champ de tous les possibles. Si le sexe est politique, comment ne pas s’enthousiasmer pour ce programme-ci ?

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Tournage - Saint Denis

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Lars von Trier, aux racines du mal

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Par Aureliano Tonet

Rencontre chez lui à Copenhague avec le très controversé cinéaste danois alors que sort son dernier film, l’horrifique « The House that Jack Built ».

L’architecte danois Bjarke Ingels, fameux pour tordre les dogmes de sa profession, expose au Kunsthal Charlottenborg, un musée d’art contemporain de Copenhague, sa collaboration avec son compatriote Lars von Trier, cinéaste non moins doué et roué.

Ensemble, ils ont bâti une maison à partir d’un matériau des plus macabres : une pile de cadavres – en réalité, des mannequins de silicone grimés. Avant d’être exposé, l’édifice a servi de décor pour The House That Jack Built, le nouveau film de Von Trier, présenté hors compétition à Cannes. C’était le grand retour du réalisateur sur la Croisette sept ans après en avoir été tenu à l’écart en raison de propos lors d’une conférence de presse où il déclara notamment « comprendre Hitler ».

En salle mercredi 17 octobre, The House That Jack Built raconte l’histoire d’un architecte médiocre, sexiste et néonazi qui, incapable de dessiner sa propre maison, finit par en construire une avec les dépouilles de ses victimes – l’homme est tueur en série à ses heures.

Lars von Trier habite dans une maison autrement chaleureuse, au nord de Copenhague. Depuis sa naissance, il y a 62 ans, il n’a jamais quitté cette banlieue aisée et boisée. Mobilier clair, canapé épais, lumières douces ; un gâteau achève de nous souhaiter la bienvenue. Les Danois ont un adjectif – « hyggelig » – pour décrire ces intérieurs qui respirent le confort et le bien-être. « Ici, ce n’est pas très “hyggelig”, corrige le cinéaste. Ce n’est pas assez petit, et il n’y a pas de bougies. » Quid de ces chandelles, dans les recoins ? « Ah oui…, admet-il, rigolard. C’est la marque d’une présence féminine. Les femmes aiment les bougies ; moi pas. »

Terrain glissant

Un nounours, échappé des décors de Diretkor (2006), lorgne des livres de Stephen King et Somerset Maugham, posés sur la table basse : « Mon petit-fils joue avec… »

Cheveu long, barbe blanche, chemise à motifs tropicaux sur teintes militaires, Von Trier préfère s’attarder sur le tableau qui surplombe la table à manger. Il représente l’épisode biblique du Massacre des innocents, quand le roi Hérode ordonna le meurtre de tous les bébés mâles, à Bethléem : « Ça a été peint par des étudiants en art, d’après une gravure de la Renaissance. Il y a plein d’erreurs, voyez le nez, les hanches…, pointe-t-il. Lorsque mes garçons – des jumeaux – étaient petits, je les prévenais : regardez bien ce tableau, voilà ce qu’il vous coûtera d’être un homme. »

Lars est hilare. Il sait que, en reprenant à gros traits l’antienne de Jack (« Les hommes sont victimes », martèle le serial killer), il s’aventure sur un terrain glissant. Depuis un an, le mouvement #metoo a amplifié les accusations de misogynie à son encontre.

Dans la presse danoise, neuf femmes ont dénoncé le « climat toxique » que faisait régner l’associé de Von Trier, Peter Aalbaek Jensen, au sein de Zentropa, la maison de production qu’ils ont cofondée en 1992. Le temps où l’entreprise se targuait d’être à la pointe du féminisme semble bien loin, quand elle produisait les « premiers films pornographiques réalisés par et pour des femmes », à la fin des années 1990. Soupçonné de harcèlement sexuel, Jensen a été démis de toute fonction managériale – son nom figure encore, cependant, au générique de The House That Jack Built, en tant que producteur exécutif.

« Qui n’a pas été déclaré coupable est présumé innocent »

Le 17 octobre 2017, sur Facebook, la musicienne Björk a décrit par le menu les épreuves que lui aurait fait subir Von Trier sur le tournage de Dancer in the Dark, Palme d’or en 2000 : attouchements, avances, dénigrement constant…

« Internet est une invention formidable, qu’aucun écrivain de science-fiction n’aurait pu prédire, répond-il, agacé par la sonnerie d’un portable qui résonne dans la cuisine. Quiconque a été blessé peut faire part de ses griefs ; c’est une bonne chose. Mais, dans le même temps, il est devenu plus facile de répandre des mensonges. Cet effet de zoom accroît ce qu’on appelle au Danemark le “Parlement de la rue”. Je crois en la loi ; qui n’a pas été déclaré coupable est présumé innocent. »

Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir attaqué Björk en diffamation ? « J’y ai songé, mais elle ne fait pas tant de mal que ça. Oui, je l’ai serrée dans mes bras – comme tous mes acteurs après une scène dure –, pour la réconforter. Mais je n’ai jamais eu d’ambitions érotiques avec elle. Le premier jour du tournage, elle s’est assise sur mes genoux… C’est un étrange enfant sauvage. Elle a écrit à Nicole Kidman que je dévorais l’âme de mes actrices, pour lui déconseiller de jouer dans Dogville (2003)… Une partie de sa colère vient, je crois, de la haine que vouent les Islandais aux Danois, qui ont conquis leur île, il y a des siècles. »

Il lève les yeux vers deux autres peintures, dans l’entrée : « Ce couple fait partie de la famille Trier, il y a cinq générations. Une lignée de marchands juifs… Leurs portraits veillent strictement sur moi. » Qu’auraient-ils pensé de sa scandaleuse déclaration cannoise de 2011? Sur cette question comme sur les autres, la rhétorique de Von Trier obéit au même mouvement : rétractation, digression, provocation, nouvelle rétractation, etc.

« Les édifices fantastiques » d’Albert Speer

« La Shoah est une abomination, affirme-t-il, avant de marquer une pause. Je me suis toujours intéressé aux criminels. Qu’est-ce qui pousse un homme à une telle extrémité ? Quand je dis que je comprends Hitler, je dis que j’essaie de comprendre ces êtres humains-là, dont Jack fait partie. A mes yeux, le criminel devient une “deuxième victime”, dans la mesure où il est emprisonné, tué, etc. »

Son regard se pose sur la télévision, derrière laquelle trône une énorme peinture brunâtre, utilisée pour le générique d’Antichrist (2009) : « Il existe une chaîne danoise spécialisée sur la seconde guerre mondiale. Quand je tombe dessus, je dois dire que je reste scotché. L’autre jour, j’ai vu des images de sévices perpétrés sur des officiers SS juste après la guerre, en Europe de l’Est, par les libérateurs… C’est presque aussi sadique que… »

Il ne finit pas sa phrase. Compare le cinéma à la guerre, pour mieux avouer que, lorsqu’il jouait à la bataille militaire, enfant, il se rangeait derrière les nazis – à l’âge même où il tournait ses premiers films, en Super 8. Evoque les « édifices fantastiques » d’Albert Speer, l’architecte du IIIe Reich, qui « fut le seul dignitaire nazi à dire non à Hitler ». S’égare encore et encore, sans guère se soucier d’exactitude historique. Puis, énième rétropédalage : « Quand j’affirme que je suis nazi, je veux dire que j’ai des origines allemandes. Pour les Danois, “nazi” et “allemand” sont presque synonymes. »

En 1989, sur son lit de mort, la mère de Lars von Trier lui révèle qu’il n’est pas juif : son père biologique n’est pas Ulf Trier, qui l’a élevé jusqu’à son décès en 1978, mais Fritz Michael Hartmann, issu d’une famille d’artistes allemands. Employé au ministère danois des affaires sociales – comme la mère de Lars, dont il était le supérieur –, Hartmann participa à la résistance. « J’ai essayé d’entrer en contact avec lui… Il m’a dit de ne lui parler qu’à travers son avocat. Et qu’il pensait que ma mère s’était protégée pendant leur rapport sexuel. » Les lettres F.U.C.K., tatouées sur quatre doigts de sa main droite, tremblent de plus belle : « C’était un vrai connard. »

Des airs de vieillard moribond

Car, quels que soient les détours qu’emprunte sa dialectique, tous le ramènent à cet infranchissable seuil maternel. Il a beau louer les méandres de ses artistes favoris – David Bowie et ses zigzags, Glenn Gould et ses contrepoints, Andreï Tarkovski et ses miroirs… Décrire sa lutte contre les pathologies – alcoolisme, T.O.C. – qui lui donnent des airs de vieillard moribond. Diagnostiquer les hauts et les bas de sa filmographie (« Melancholia est trop joli et commercial, mais il a de la vitalité ; The House That Jack Built est un film malade, né du désir de filmer un homme ignoble, après tant d’héroïnes positives »). Insister sur la dose d’humour qui sous-tend, par-delà les torrents de bile et les tollés, son ténébreux talent. Se décréter incurable (« Faire des films ne me guérit pas, ça me mine encore plus »)…

Il a beau dire tout et son contraire, en somme, il n’est rien qui ne l’arrache au souvenir de cette femme, Inger Host, féministe, communiste, nudiste, érudite, qui l’éduqua sans la moindre règle, mais avec de grandes espérances : « J’ai passé ma vie à combler les attentes de ma mère. Je suis devenu artiste. J’ai racheté et embelli sa maison, puis celle d’un architecte dont elle était éprise… C’est la maison où nous sommes, et où je vis depuis vingt ans. »

Ses yeux se perdent à travers la baie vitrée, sur les champs blonds et orangés où il s’ébrouait, petit. Puis sur la rivière, en contrebas, dont il craignait le courant et la pollution. Lars von Trier n’a-t-il jamais cessé d’être cet enfant, pour qui toute joie se paie, fatalement, d’effroi ?

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La une de Libération ce matin

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Dita Von Teese au Casino de Paris avec The art of the Teese

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Dita Von Teese, la plus glamour des icônes Américaines, sera de passage à Paris, pour deux soirs seulement, avec son spectacle "The art of the Teese". Sa tournée européenne s'arrêtera au Casino de Paris les jeudi 8 et vendredi 9 novembre.

Entre glamour et séduction, le spectacle néo-burlesque "The art of the Teese" a déjà attiré de très nombreux spectateurs au Canada, en Australie et aux Etats-Unis. Il ne manque plus qu'à Dita Von Teese de combler les Parisiens.

L'icône du burlesque s'était déjà produite en Europe par le passé notamment avec son célèbre numéro du verre de Martini. Mais la pin-up n'avait encore jamais joué son spectacle en intégralité sur le vieux continent. Ce sera désormais chose faite.

En 2016, Dita Von Teese avait donné une série de 33 shows exceptionnels au Crazy Horse pour les 65 ans du célèbre cabaret parisien.

Pour ce spectacle, Dita Von Teese viendra avec toute sa panoplie : tenues glamour vintage, talons aiguilles signés Louboutin, cheval de manège bariolé, coeur rouge scintillant, baignoire dorée... Tout ce qui a fait la renommée de la pin-up de 45 ans sera bien présent sur scène.

Avec "The art of the Teese", c'est une soirée 100 % sexy et glamour qui vous attend. Dita, qui conçoit et supervise absolument tout dans ses spectacles, a prévu des jeux de lumière sensuels, de la musique sexy et de nombreux effets visuels.

Au menu très alléchant de ce spectacle de cabaret érotique moderne, des numéros exclusifs d'effeuillage, mais aussi le fameux numéro du verre de Martini dans lequel l'accessoire sera remplacé par une coupe de champagne recouverte de 150.000 cristaux Swarovski, la "Rhinestone Cowgirl" dans laquelle Dita est accompagnée d'une charmante escorte masculine, "Lazy", son numéro d'effeuillage en technicolor ou encore "Swan Lake Stripteese", un hommage au ballet de l'opéra. La promesse est de taille.

Envie de passer une soirée ultra glamour en compagnie de Dita Von Teese ? Ne tardez pas à réserver, les places pour son show à Paris partent très vite alors que les représentations de Londres, Berlin et Amsterdam affichent déjà complet.

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mercredi 17 octobre 2018

Toilet Paper

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Calendrier Pirelli - backstage Laetitia Casta

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Massacre du 17 octobre 1961

Derrière cette date se cache l'existence affirmée et escamotée d'un peuple et d'une foule, visibles et invisibles sur le sol français, que l'Etat a tenté d'effacer et censurer.

17 octobre 1961: le déni d’une histoire- Libération

Tribune. 17 octobre 1961 : une manifestation massive et pacifique d’Algériens sans armes a lieu dans Paris, à l’appel du FLN. Sa répression systématique et violente a entraîné sans doute plus d’une centaine de morts. Pourquoi le rappeler, alors que la page de la guerre d’Algérie pourrait sembler se tourner ? Le chef de l’Etat a reconnu la responsabilité de la France dans la disparition et l’assassinat de Maurice Audin, après avoir qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité», lors d’une visite en Algérie en tant que candidat. Il est question d’ouvrir plus largement les archives, restées très surveillées (1). Des mesures de dédommagement des harkis sont annoncées. Il serait question d’une «mémoire apaisée». Convié au banquet commun de la mémoire, chacun s’y retrouverait.

Sur le plan de la recherche historique, depuis le livre pionnier de Jean-Luc Einaudi (2), c’est le moment de la mise à distance, du travail d’histoire venant compléter le travail de mémoire. Une discussion historiographique s’est pourtant développée sur les responsabilités du caractère sanglant de l’événement : non seulement Maurice Papon et la préfecture de police, mais son ministre, Roger Frey, et le Premier ministre Michel Debré, en sont très nettement les auteurs. Côté algérien, une certaine responsabilité de la Fédération de France du FLN, dans les tensions précédant le 17 octobre. Ces avancées de la recherche, issues de divers horizons, y compris non universitaires, sont décisives tant elles mettent en évidence la responsabilité directe de la tête de l’Etat (3).

Mais quelque chose résiste aux mémoires officielles, et ne s’inscrit pas encore dans l’histoire collective, malgré la célébration de l’événement en Algérie. Malgré la reconnaissance partielle de l’événement par François Hollande en 2012. Malgré la présence d’une plaque à peine visible, pont Saint-Michel, depuis 2001, apposée par Bertrand Delanoë sur la margelle du quai, côté île de la Cité. On a beau lire, suivre les traces du parcours des manifestants, de Nanterre et Courbevoie à Paris, retrouver les lieux où l’on matraquait, où l’on tirait, boulevard Bonne-Nouvelle, devant le Rex, boulevard Saint-Michel, au pont de Neuilly, où l’on jetait des Algériens dans la Seine, où l’on en parquait d’autres après les avoir fait monter de force dans des bus de la RATP, quelque chose relève encore d’un déni.

Cela s’est passé dans l’espace public, mais n’a pu être vu, ou à peine : cette action des forces de l’ordre au service d’un Etat, dans une république à peine née, contre la présence d’un peuple. Contre ce geste collectif que l’Etat a tenté d’effacer, avant même qu’il n’ait eu lieu, si cela avait été possible, en arrêtant plus de 12 000 manifestants. Au point d’en faire transporter plusieurs centaines sur le sol algérien pour les placer dans des centres de rétention et pour certains les y envoyer à la mort. Un crime colonial, en pleine décolonisation (4).

Derrière cette date se cache l’existence à la fois affirmée et tout aussitôt violemment escamotée d’un peuple et d’une foule, visibles et invisibles sur le sol français, en pleine guerre d’Algérie. Peuple à qui on refusait encore l’indépendance, pourtant implicitement acceptée par le pouvoir gaulliste qui s’apprêtait à négocier avec le FLN. Foule dont la présence attestait déjà le phénomène de l’immigration algérienne, dans les bidonvilles, à La Goutte d’or ou Belleville, en banlieue et ailleurs ; présence aujourd’hui fantasmée en «grand remplacement», en «islamisation rampante de la France».

Une fois l’analyse faite des circonstances de l’événement, des raisons objectivables et non objectivables du déclenchement de la violence des forces de l’ordre ce jour-là, de l’échelle des responsabilités, du chef de l’Etat aux simples policiers, il reste ce surgissement intempestif, et violemment escamoté, à l’histoire longtemps censurée (5). Il ne fallait pas que les Algériens, colonisés et immigrés, soient acteurs et sujets de l’histoire, ou le deviennent. Le 17 octobre est le double moment d’un acte collectif constituant et de son refoulement physique et symbolique.

(1) Fabrice Riceputi, La bataille d’Einaudi. Comment la mémoire du 17 octobre 1961 revient à la République, Le passager clandestin, 2015.

(2) Jean-Luc Einaudi, La bataille de Paris. 17 octobre 1961, 1991 (réédition Points Seuil, 2007).

(3) Jean-Paul Brunet , Police contre FLN, le drame d’octobre 1961, 1999 ; Jim House et Neil MacMaster, Paris 1961. Les Algériens, la terreur d’Etat et la mémoire, Taillandier, 2008 (traduction). Marie-Odile Terrenoire, Voyage intime au milieu de mémoires à vif. Le 17 octobre 1961, Recherches, 2017.

(4) Emmanuel Blanchard, La police parisienne et les Algériens (1944-1962), Paris, Nouveau Monde, 2011.

(5) Marcel et Paulette Péju, Le 17 octobre des Algériens, préface de Gilles Manceron, suivi de La triple occultation d’un massacre, par Gilles Manceron, La Découverte, 2011.

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FIAC du 18 au 21 octobre.... Qu'on se le dise !

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