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Jours tranquilles à Paris

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1 mars 2019

Salon du livre - save the date

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1 mars 2019

Ville de Paris

1 mars 2019

Fashion Freak Show aux Folies Bergère.... ça continue

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1 mars 2019

Virginie Despentes - Apocalypse bébé

Le roman reçoit le prix Trop Virilo le 2 novembre 2010 puis le prix Renaudot le 8 novembre 2010. Il fut également en lice dans la dernière sélection pour le prix Goncourt où il perd au premier tour de scrutin par sept voix contre deux face à La Carte et le Territoire de Michel Houellebecq.

Résumé

Lucie, une femme un peu paumée, mène une enquête sur la disparition d’une adolescente, Valentine, avec une personne inquiétante, surnommée « La Hyène ». Un peu à la manière du « cher Watson », Lucie est éblouie, fascinée et souvent frustrée par l'efficacité et aussi par la façon dont agit sa coéquipière, parfois de manière trop musclée. Le récit à la première personne (Lucie) est ponctué par des chapitres sur les autres personnages à la troisième personne : le père de Valentine, un écrivain qui avait « rédigé lui-même sa page Wikipédia », sa belle-mère, « maxi-baffable » d’après Lucie, Vanessa, sa mère, très belle, divorcée, Yacine, un cousin arabe « super bien gaulé », entre autres, et l’ado recherchée, Valentine, qui « couchait avec le plus de monde possible, car elle pensait qu’on s’améliore au lit comme on s’améliore au piano, en pratiquant ». Les enquêteuses partent à Barcelone à la recherche de la jeune disparue, et après quelques péripéties riches en rencontres de toute sorte entre femmes, elles semblent résoudre leur affaire, jusqu'à une issue inattendue qui chamboule la fin du roman.

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1 mars 2019

Paris préfère maintenir son « profil bas » sur la crise algérienne

Par Marc Semo

Pour l’Elysée, qui ne veut pas froisser le pouvoir algérien, la situation fait l’objet d’une « politique d’observation active ».

Il y a en diplomatie différentes formes de silence. Très prudentes, plutôt embarrassées et inquiètes face à de possibles violences des forces de l’ordre ou des manifestants qui depuis plusieurs jours défilent dans toute l’Algérie contre un cinquième mandat du président Bouteflika, les autorités françaises font profil bas.

« On sait que tout ce que l’on dit sera scruté à la loupe et surinterprété », reconnaît un haut diplomate français tout aussi conscient des défis de cette crise que de l’ampleur des contentieux, y compris mémoriels, entre la France et son ex-colonie. Ce mutisme au plus haut niveau n’empêche pas Paris de lancer des signaux explicites sur le fait que la situation algérienne est suivie « de très près ».

Le président Emmanuel Macron a parlé longuement au téléphone avec l’ambassadeur de France à Alger Xavier Driencourt, venu à Paris mercredi 27 février pour s’entretenir avec le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui a fait part de sa « grande vigilance ». La situation algérienne a été évoquée le même jour au conseil des ministres.

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« C’est au peuple algérien et à lui seul qu’il revient de choisir ses dirigeants, de décider de son avenir, et cela dans la paix et la sécurité », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, faisant le « vœu » que l’élection présidentielle du 18 avril réponde « aux aspirations profondes » de la population algérienne.

« Ni ingérence, ni indifférence »

« Partout ailleurs ou presque ce serait une lapalissade que d’affirmer que c’est au peuple de choisir librement ses dirigeants dans des élections. Mais aux yeux d’un pouvoir algérien traditionnellement très susceptible voire paranoïaque une telle déclaration signifie prendre le parti de la rue », relève une spécialiste de la politique maghrébine.

Le porte-parole du gouvernement était-il conscient de la portée de tels propos, en théorie soigneusement pesés ? « Nous sommes sur une étroite ligne de crête : ni ingérence, ni indifférence », explique-t-on au Quai d’Orsay. Ne rien dire, c’est être accusé de soutenir le régime et l’actuel statu quo mais toute prise de position publique sera dénoncée comme une scandaleuse ingérence de l’ex-colonisateur.

La diplomatie française marche donc sur des œufs tout en reconnaissant l’importance du dossier. « C’est aujourd’hui une priorité absolue de notre politique étrangère car ce qui se passe en Algérie est un enjeu tout à la fois français, régional et international », souligne l’Elysée, évoquant « une politique d’observation active ».

Tourner la page

Emmanuel Macron connaît le pays. En tant que ministre de l’économie lors de la présidence de François Hollande il avait eu plusieurs fois l’occasion de s’y rendre dans le cadre du Comité mixte économique franco-algérien (Coméfa), l’instance qui chapeaute les relations économiques entre les deux pays.

Né après la fin de la guerre d’Algérie, il entend aussi être le président qui va tourner la page des contentieux mémoriels et, lors de sa visite à Alger pendant sa campagne électorale il n’avait pas hésité à qualifier la colonisation de « crime contre l’humanité ».

Lors de la visite « de travail et d’amitié » effectuée à Alger en décembre 2017, il avait aussi pu constater lors d’un bain de foule le grand désespoir de la jeunesse algérienne – la moitié des 40 millions d’Algériens a moins de 20 ans – et ses désirs de franchir la Méditerranée pour venir en France. « J’ai vu trop de jeunes qui m’ont simplement demandé un visa, un visa n’est pas un projet de vie », avait alors déclaré le chef de l’Etat, qui avait dû renoncer pour des questions d’emploi du temps à la visite d’Etat promise en 2018.

Enjeu économique et sécuritaire

Les autorités françaises craignent que les manifestations ne dégénèrent en une révolte incontrôlée contre le régime. Elles sont préoccupées par l’incapacité des différents clans au pouvoir qui s’entre-déchirent à se mettre d’accord sur un candidat de compromis plus crédible qu’un Abdelaziz Bouteflika impotent depuis l’AVC qui l’a frappé en 2013.

Or une déstabilisation de l’Algérie aurait des conséquences importantes. En politique intérieure, alors qu’il y a une forte communauté d’origine algérienne en France. Et sur le terrain économique, car les échanges entre les deux pays représentent quelque 5 milliards d’euros et l’Algérie fournit 10 % du gaz naturel importé par la France.

L’enjeu sécuritaire est tout aussi crucial y compris dans la lutte contre le djihadisme au Sahel. Avec son immense frontière de plusieurs milliers de kilomètres avec le Mali, le Niger et la Libye, l’Algérie est un acteur clé, même si elle fait aussi l’objet de suspicions de double jeu avec certains groupes djihadistes.

« La question est moins celle de l’aide de l’Algérie sur laquelle on ne peut pas vraiment compter que sa neutralité et le fait qu’elle ne nous mette pas des bâtons dans les roues », confie une source proche du dossier s’inquiétant de nouvelles incertitudes alors même que l’opération militaire française « Barkhane » (4 500 militaires), confrontée à la difficile montée en puissance de la force africaine du G5 Sahel (Mauritanie, Tchad, Mali, Niger, Burkina), piétine.

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1 mars 2019

Ellen von Unwerth

1 mars 2019

MEP = "LOVE, REN HANG" à partir du 6 mars 2019

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L’exposition « LOVE, REN HANG » présente pour la première fois en France l’œuvre d’un des artistes chinois les plus influents de sa génération.

Avec une sélection de 130 photographies issues de plusieurs collections d’Europe et de Chine, l’exposition occupe tous les espaces du deuxième étage de la MEP.

Composée essentiellement de portraits – d’amis, de sa mère ou de jeunes chinois sollicités sur internet – mais également de paysages et de nus, l’œuvre de Ren Hang est immédiatement reconnaissable. Ses photographies, si elles semblent mettre en scène ses sujets, sont pourtant le fruit d’une démarche instinctive. Leur prise de vue, sur le vif, leur confère légèreté, poésie et humour.

Ren Hang questionnait, avec audace, la relation à l’identité et à la sexualité. Artiste homosexuel, particulièrement influent auprès de la jeunesse chinoise, son ton considéré comme subversif ou qualifié de pornographique, représentait vis à vis d’un contexte politique répressif, l’expression d’un désir de liberté de création, de fraîcheur et d’insouciance.

Présentés en regard de cet important corpus photographique, de nombreux écrits de Ren Hang, qu’il partageait régulièrement sur son site internet, témoignent de son combat contre la dépression.

« Si la vie est un abîme sans fond, lorsque je sauterai, la chute sans fin sera aussi une manière de voler ». L’artiste s’est donné la mort en 2017, à l’âge de 29 ans.

Expo : http://bit.ly/LoveRenHang

Billetterie : http://bit.ly/MEP_Billetterie

Nocturne le jeudi jusqu'à 22h

#RenHangMEP

1 mars 2019

Milo Moiré - Photos : Peter Palm

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1 mars 2019

Deux tiers des Français souhaitent que les enfants de jihadistes français restent en Irak et en Syrie

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et "Le Figaro", 67% des personnnes interrogées ne veulent pas voir les enfants de combattants revenir en France.

Près de sept Français sur dix (67%) souhaitent que les enfants de jihadistes français restent en Irak et en Syrie, révèle un sondage Odoxa - Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro, dont le résultat est révélé jeudi 28 février.

Cette opinion varie toutefois en fonction de l'orientation politique des personnes interrogées. Ainsi, 88% des sympathisants du Rassemblement national (RN), et 78% des sympathisants Les Républicains (LR) s'opposent à un retour en France de ces enfants. Cette tendance diminue à 63% pour les sympathisants La République en marche (LREM). A contrario, 58% des sympathisants socialistes et 50% de ceux de la France insoumise (LFI) souhaitent que les autorités françaises fassent le maximum pour le retour des enfants de jihadistes en France.  

Un possible retour en France suscite l'inquiétude

82% des Français interrogés approuvent la décision d'Emmanuel Macron et du gouvernement de laisser l’Irak juger les jihadistes français, y compris au risque de voir des peines de mort prononcées, nous apprend également cette enquête. En début de semaine, le président irakien Barham Saleh a annoncé qu'il voulait juger "selon la loi irakienne" les treize ressortissants français, soupçonnés d'être des combattants du groupe Etat islamique, qui ont été remis à l'Irak par les forces kurdes. 

Cet avis est partagé quelle que soit la tendance politique des personnes interrogées, puisque 72% des sympathisants socialistes, 89% de ceux de LREM, 90% des LR et 89% des sympathisants du RN approuvent cette décision. La tendance est moins marquée chez les sympathisants de LFI, dont 61% estiment que le gouvernement a raison.

L'inquiétude que suscite un possible retour en France des jihadistes français explique qu'une majorité des personnes interrogées approuve la décision de laisser les combattants aux mains de la justice irakienne. Ainsi, 89% des personnes interrogées se disent ainsi "inquiètes", dont 53% même "très inquiètes". Seules 11% se disent "assez peu" ou "pas du tout" inquiètes.

Cette enquête a été réalisée par internet les 27 et 28 février auprès d’un échantillon représentatif de la population de 1.001 Français âgés de 18 ans et plus.

1 mars 2019

Dents cassées, traumas thoraciques et aveugles renversés… Les trottinettes électriques causent des accidents à Paris

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SOCIETE Depuis leur arrivée en libre-service il y a huit mois, les trottinettes électriques ont envahi les rues (mais aussi les trottoirs) de Paris et de nombreuses villes d’Ile-de-France. Elles amènent avec elles leur lot d’accidents

Pour l’instant, aucune autorité n’est en mesure de donner les chiffres exacts des accidents impliquant des trottinettes à Paris.

Cependant, à leur niveau, de nombreux acteurs pointent un nombre important d’accidents dus aux comportements des utilisateurs, aux villes non adaptées ou encore aux engins eux-mêmes.

Nouveau moyen de déplacement = nouveaux conducteurs = nouveaux accidents. « Je suis monté dessus, j’ai fait à peine quelques mètres et là, j’ai dû faire un léger faux mouvement, j’ai perdu le contrôle de la trottinette et j’ai chuté en avant. C’est ma main droite et mon genou qui ont pris ». Il y a un mois et demi, Jérémy, 27 ans, est tombé d’une trottinette électrique en libre-service dans Paris.

Pourtant ce skateur aguerri avec un bon sens de l’équilibre ne roulait qu’à une quinzaine de km/h. « Le moindre petit geste peut faire dévier la roue avant, comme la pression du frein qui se trouve sur le guidon. Quand tu fais un faux mouvement, c’est irrattrapable. La trottinette a une configuration telle, qu’on ne peut pas contrôler la chute. »

Des traumas thoraciques et abdominaux à cause du guidon

Jérémy a eu de la chance de ne souffrir que d’hématomes. D’autres ont beaucoup moins de chance. « Il n’y a pas un jour où on ne voit pas un ou deux accidentés de trottinette passer », assure Côme Légaut, médecin urgentiste à l’hôpital privé d'Antony, tout en précisant ne pas non plus observer de suraccidentologie par rapport aux accidents de vélo.

« Ce sont essentiellement des blessures bénignes, des fractures des membres supérieurs comme les mains. Parfois on part sur le côté, les mains restent sur le guidon, donc ce sont les coudes et les épaules qui prennent, observe le professionnel de santé. On voit aussi pas mal de traumas thoraciques et abdominaux parce que les personnes qui chutent en avant se prennent le guidon. »

« J’ai dû procéder à une greffe d’os et de gencive »

Si les loueurs de trottinettes électriques indiquent généralement sur l’application qu’il est nécessaire de porter un casque, peu d’utilisateurs respectent la recommandation. « Du coup, on voit également passer des traumas crâniens, des visages râpés et des lésions dentaires », ajoute Côme Légaut.

« Dents cassées, déchirures de la lèvre, parfois du menton », énumère le docteur Bertrand Bismuth. Ce chirurgien-dentiste assure qu’au minimum deux interventions sur des accidentés de trottinettes électriques sont réalisées chaque semaine dans sa clinique dentaire Trocadéro située dans le 16e arrondissement. « Une fois j’ai eu un jeune homme de 18 ans qui avait perdu sa dent et s’était fracturé l’os qui la maintenait. J’ai dû procéder à une greffe d’os et de gencive, faire un implant dentaire et poser une prothèse. Heureusement que ses parents avaient les moyens de payer, sinon le préjudice esthétique aurait été majeur et définitif. »

« Je vois surtout des gosses de 16 ans, dans 80 % des cas, des garçons »

Le chirurgien-dentiste observe également chez ces nouveaux patients quelques points communs. « Je vois surtout des gosses de 16 ans qui ont voulu aller à toute allure. Je dirais que dans 80 % des cas, ce sont des garçons. » Un profil type d’accidentés ? De son côté, Nathalie Guibet-Roy, chargée de projets marketing à la société d’assurance la MAIF , dresse deux portraits d’utilisateurs de trottinettes électriques plus exposés aux risques d’accidents.

« Il y a ceux qui vont acheter une trottinette. Ils ont plutôt dans les 40-50 ans, il s’agit de leur propre bien, qu’ils utilisent régulièrement et souvent sur des trajets connus, comme celui pour aller au travail par exemple. Ils vont donc y faire plus attention, souvent s’équiper de protections et mieux savoir l’utiliser. Ils sont plus responsables, mais aussi plus fréquemment exposés aux dangers de la circulation. Il y a ensuite des utilisateurs, souvent plus jeunes, qui louent occasionnellement les trottinettes électriques en free floating. Eux vont avoir tendance à moins faire attention dans leur conduite car il ne s’agit pas de leur bien et à ne pas porter de protection, puisque le déplacement n’était pas forcément prévu. Ils sont moins fréquemment exposés aux dangers, mais plus irresponsables. »

« Beaucoup de non-voyants ont énormément de mal à ressortir dans la rue »

La MAIF rappelle également que la plupart des loueurs en free floating n’assurent pas leurs utilisateurs. « Si vous vous blessez seul il vous faut une garantie corporelle active. Si vous blessez quelqu’un, c’est votre assurance responsabilité civile qui prend en charge les frais. »

Et les piétons qui vivent particulièrement mal l’arrivée des trottinettes, ce sont les malvoyants et non-voyants. « Des accidents avec choc ou chute, on nous en rapporte plusieurs fois par mois en Ile-de-France, assure Thierry Jammes, vice-président de la Fédération des aveugles de France. Les trottinettes électriques sont silencieuses donc nous ne pouvons pas les anticiper. C’est très traumatisant. Après ça, beaucoup de non-voyants ont énormément de mal à ressortir dans la rue. » L’expert en mobilité pointe également du doigt les utilisateurs qui laissent n’importe où les engins une fois leur trajet fini. « Pour nous, c’est encore un objet supplémentaire à contourner sur des trottoirs déjà très encombrés. »

Des amendes pour les trottinettes circulant et stationnant sur le trottoir

La fondation a demandé aux autorités à ce que les trottinettes électriques ne soient plus tolérées sur les trottoirs et que des amendes soient réellement distribuées, mais aussi à ce que soit rendue obligatoire la mise en place d’un système sonore sur ces engins. « Il faudrait également créer des espaces pour les garer et redimensionner les pistes cyclables au vu de tout ce que l’on veut mettre dessus. »

De son côté, la Ville de Paris, qui souhaite favoriser ces mobilités douces et innovantes, a annoncé un certain nombre de mesures pour assurer la sécurité des Parisiens et des Parisiennes. Dans un communiqué du 6 novembre, elle assure par exemple que « les trottinettes électriques circulant sur les trottoirs » seront verbalisées, tout comme celles « stationnant sur les trottoirs » et gênant la libre circulation des piétons. Des stationnements réservés sont expérimentés dans les 2e et 4e arrondissements.

« Que l’on roule à 25 ou à 5 km/h, un impact mal placé sur le crâne peut être fatal »

La mairie n’est cependant pas très bavarde sur le sujet des accidents. Si on nous glisse qu’effectivement « un phénomène est observé », le cabinet en charge des transports assure ne pas avoir « d’éléments précis » sur le sujet. « On sait en revanche avec certitude qu’il n’y a aucun accident mortel en 2018 ni en 2019 impliquant un usager de trottinette. » Même manque d’informations du côté des pompiers ou de la police où l’on nous indique cependant qu’en 2018, à Paris, la police est intervenue « sur une vingtaine d’accidents impliquant des véhicules motorisés et des trottinettes électriques ».

Pour tous nos intervenants l’un des principaux problèmes réside dans le manque de protections des utilisateurs. « Que l’on roule à 25 ou à 5 km/h, un impact mal placé sur le crâne peut être fatal », rappelle le médecin urgentiste. « Je roulais seulement à 15 kilomètres et ma chute était particulièrement violente. Je n’ose pas imaginer pour les gens qui en ont à 25 », lâche Jérémy qui n’est plus jamais monté sur une trottinette électrique.

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