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Jours tranquilles à Paris

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25 février 2019

Le Voyage à Nantes

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25 février 2019

Marloes Horst, modèle de style

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Le top néerlandais illumine les podiums de sa beauté nature. Féminité triomphante, elle incarne pour nous les allures phares de la saison.

Avec un prénom qui, en gallois, signifie «promontoire» et un nom de famille qui est celui d’un château hanté du Brabant, Marloes Horst ne pouvait avoir qu’une ligne de chance exceptionnelle. Et, comme dans tous les contes de fées, l’héroïne a pris son temps avant de bien vouloir endosser ses habits de princesse. La jeune Marloes, 1,75 m, cheveux blond Viking et yeux lagon, se trouvait – allez savoir pourquoi - moche, n’avait pas confiance en elle et n’aimait qu’une seule chose : la vie simple qu’elle menait dans son village du nord de la Hollande, sa famille, l’école, les animaux, les cours de danse, voulant être tantôt vétérinaire, tantôt danseuse, comme beaucoup de petites filles.

Sa meilleure amie, avec qui elle parcourait la campagne en prenant des photos — «que j’aimerais bien retrouver», dit-elle aujourd’hui avec nostalgie —, avait, quant à elle, des idées plus précises : elle voulait intégrer le milieu de la mode. Alors, à 17 ans, les deux gamines décident d’envoyer leurs clichés à une agence de mannequins hollandaise, comme on lance une bouteille à la mer, comme on lance un défi au hasard. Deux jours plus tard, tombée sous le charme indécent de ces deux jolis minois, l’agence Ulla Models se manifestait et demandait à les rencontrer. «Et voilà, conclut Marloes, c’est ainsi que tout a commencé. Aujourd’hui, je suis mannequin, et mon amie est devenue une célèbre maquilleuse.»

Marloes n’oubliera jamais son premier shooting dans un entrepôt d’Amsterdam. L’agence avait appelé en urgence pour une séance photo. Annulation immédiate des festivités organisées ce week-end-là, départ en trombe en voiture, état d’angoisse maximal et test réussi. «Cette journée m’a appris que, dans ce métier, il fallait à tout instant être prêt à partir et à modifier ses plans. Je crois qu’au fond de moi cette profession qui s’annonçait comme une absence totale de routine m’a plu.»

Direction New York

Ses débuts ne sont pourtant pas aisés. Marloes découvre, certes, les voyages, mais aussi la solitude, la perte de ses repères familiaux. «Certains soirs, j’appelais ma mère en pleurant. Elle était très inquiète. J’avais des doutes. Je me demandais si j’avais pris la bonne décision, si je n’aurais pas mieux fait de rester chez moi et de continuer mes études. » Heureusement, sa carrière de mannequin démarre sur les chapeaux de roue et ne lui laisse pas le temps de réfléchir. La voilà engloutie par l’inexorable emploi du temps chronophage du métier. Paris, Londres, puis New York, «the place to be, certes, mais aussi l’éloignement. Heureusement que l’agence me faisait beaucoup travailler ! Cela occupait ma tête. Mais j’ai quand même mis du temps à me sentir chez moi. Et, aujourd’hui, je ne me lasse pas d’aller à Central Park et de regarder la couleur des feuilles des arbres... Je suis malgré tout restée une vraie campagnarde.»

Voilà dix ans que Marloes habite New York et travaille pour l’agence Next. Elle a commencé avec Prada, a été l’égérie de la campagne d’un parfum Valentino, est apparue dans le calendrier Pirelli, photographiée par Terry Richardson. Avec le temps, elle a appris à poser en parlant avec les photographes, en regardant les défilés, en s’inspirant de celles qui sont ses icônes, comme Gemma Ward, une mannequin australienne – «Elle dégage une puissance communicative comparable à celle de Claudia Schiffer ou de Brigitte Bardot en leur temps.» Marloes n’hésite pas à dire que la mode existe pour que les femmes se fassent plaisir, pour qu’elles se sentent bien et s’amusent.

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25 février 2019

Ren Hang à la MEP à partir du 6 mars - Qu'on se le dise !

A la MEP
Du mercredi 06 mars 2019 au dimanche 26 mai 2019.
Première exposition majeure de l’œuvre de l’artiste chinois Ren Hang depuis sa disparition tragique en 2017, et première présentation personnelle au sein d’une institution parisienne, cette exposition réunit plus de 150 œuvres, issues de collections européennes et chinoises, ainsi que des publications et autres documents inédits.

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25 février 2019

Comment Bruxelles prépare l’Europe au « no deal »

Par Cécile Ducourtieux, Bruxelles, bureau européen

Le « non-accord » reste un saut dans l’inconnu, même si des mesures sont prises pour tenter d’organiser le chaos qui en découlerait.

Le décompte est désormais largement engagé : à un peu plus de trente jours du Brexit, les Européens mettent les bouchées doubles pour préparer l’Union (UE) à un « no deal », un Brexit sans accord.

Quand les travaux ont commencé, à la mi-2018, coordonnés par le secrétariat de la Commission européenne, la démarche n’était pas exempte d’arrière-pensées. Les dirigeants de l’UE à Vingt-Sept comptaient sur la peur du « no deal » pour faciliter la conclusion de l’accord de retrait du Royaume-Uni.

Négocié pendant dix-sept mois entre Bruxelles et Londres, ce traité est bouclé. Il a été signé par les vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement – y compris la première ministre Theresa May, le 25 novembre 2018. Le Parlement européen se tient de son côté prêt à le ratifier. Mais, dans la capitale britannique, à la Chambre des communes, aucune majorité ne s’est dégagée pour l’adopter.

C’est la raison pour laquelle, à Bruxelles, plus personne ne songe à faire du bluff. Et les propositions de législations pour tenter d’organiser le chaos d’un « no deal » s’accumulent. A ce jour, dix-neuf directives ou règlements européens ont été rédigés, sept ont été adoptés à marche forcée par le Parlement de Strasbourg et le Conseil (les Etats membres), et les douze autres sont en cours de finalisation.

Un vrai « no deal »

En l’absence d’accord, le 29 mars à minuit (heure de Bruxelles), le Royaume-Uni deviendra un pays tiers, perdant l’accès au marché intérieur, à plus de 700 accords européens, dont une quarantaine de libre-échange.

Les Bruxellois ont beau répéter que l’Europe à Vingt-Sept résisterait mieux que le Royaume-Uni, dont elle est le premier partenaire commercial (44 % des exportations britanniques vont vers l’UE, 54 % des importations du pays en proviennent), ils redoutent un très gros choc : économique, politique, voire social. Engorgements gigantesques du trafic routier, avions cloués au sol, expatriés européens en panique, etc.

Leur but est de contenir la catastrophe. Mais attention : pas question d’adoucir le « no deal » au point de le transformer en une succession de « mini deals ». Cela ne peut pas être « business as usual », déclarait Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour l’UE au Monde, en janvier. La Commission a été très explicite, le 20 février : les mesures en cas de « no deal » « ne peuvent en aucun cas répliquer les bénéfices d’une appartenance à l’UE ou ceux prévus par le traité du divorce. Ces textes sont temporaires par nature, limités dans leur champ d’application, et seront adoptés unilatéralement par l’UE. »

Le transport aérien

Un accord a été trouvé entre le Conseil, la Commission et le Parlement européens le 19 février pour maintenir la connexion aérienne entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale jusqu’au 30 mars 2020, en cas de non-accord.

Les compagnies aériennes titulaires d’une licence britannique pourront continuer d’opérer dans l’UE, mais dans la limite des chiffres du trafic 2018. Elles auront, par ailleurs, six mois pour se mettre en conformité : pour pouvoir faire voler des avions au sein de l’UE, elles doivent disposer d’un siège européen et leurs capitaux doivent être détenus à 50 % par des investisseurs européens (cela concerne surtout Iberia et British Airways).

Le transport routier

En l’absence d’accord, les routiers britanniques perdront leur droit d’opérer sur le continent, idem pour les transporteurs européens au Royaume-Uni. Etant donné l’importance du trafic transmanche (50 millions de tonnes y ont transité en 2017, dont 30 millions de tonnes de l’UE vers le Royaume-Uni et 20 millions de tonnes en sens inverse), la Commission propose que, pour le transport des marchandises, soient maintenus les permis de circuler des transporteurs britanniques, jusqu’au 31 décembre 2019. A condition que les mêmes conditions soient faites aux Européens. Ces permis ne concernent que des livraisons simples, du Royaume-Uni vers un pays membre.

Ces derniers jours, la France a réclamé au Conseil que soient aussi encore autorisées, jusqu’à fin 2019, des opérations de cabotage (livraisons d’un point à un autre des pays traversés), pour éviter un engorgement à Calais (Pas-de-Calais). L’Irlande réclame, elle, une continuité temporaire du trafic passager.

La pêche

Deux règlements ont été préparés. Le premier permet aux pêcheurs des Vingt-Sept, si l’accès aux eaux britanniques leur était brutalement interdit, de bénéficier du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp). Cet instrument est d’ordinaire destiné à financer la transition vers des pêches plus « durables ». Il a été budgété à hauteur de 6,4 milliards d’euros sur 2014-2020, dont 588 millions d’euros pour la France.

Le deuxième règlement permet à l’UE de délivrer des autorisations de pêche aux bateaux britanniques dans les eaux territoriales des Vingt-Sept, même si le Royaume-Uni est un « pays tiers ». Ces autorisations devraient donner accès aux mêmes quotas de pêche que ceux définis dans le cadre de la politique maritime commune, arrêtée fin 2018 pour 2019 et 2020, mais elles ne seront valables que jusqu’à la fin de l’année. Et à la condition expresse que Londres, de son côté, délivre des autorisations équivalentes.

Les expatriés

Environ un million de ressortissants britanniques séjournent dans l’UE à Vingt-Sept. Symétriquement, 3 millions de citoyens des Vingt-Sept vivent au Royaume-Uni.

Etant donné la fréquence des échanges, la Commission a proposé que les citoyens britanniques soient exemptés de l’obligation de visa lorsqu’ils se rendent dans l’UE pour de courts séjours (de 90 à 180 jours). A condition que le Royaume-Uni offre la réciproque aux citoyens des Vingt-Sept sur son territoire à partir du 30 mars 2019.

Par ailleurs, les Britanniques installés dans l’UE pourront bénéficier d’une directive harmonisant les conditions de séjour de longue durée des citoyens non européens (ils peuvent faire une demande à partir de cinq années de résidence).

Ces dispositions limiteront les tracas administratifs – au moins provisoirement. Mais on est très loin du niveau de sécurité procuré par le traité de retrait : tout Européen vivant au Royaume-Uni peut rester librement dans le pays ainsi que sa famille après le Brexit. Idem pour tout Britannique dans l’UE.

Le programme Erasmus

La Commission propose que les étudiants bénéficiant d’un programme d’échanges Erasmus au jour du Brexit puissent aller jusqu’à son terme. A la date du Brexit, il devrait y avoir près de 14 000 citoyens de l’UE à Vingt-Sept (étudiants, doctorants, stagiaires, etc.) concernés au Royaume-Uni et 7 000 Britanniques dans le même cas sur le continent.

Le budget de l’UE

En cas de Brexit sans accord, près de 45 milliards d’euros d’argent britannique vont manquer aux programmes déjà financés ou garantis par l’UE d’ici à la fin de 2020 : la politique agricole commune, des milliers de projets de recherche, etc.

La Commission propose de limiter les ruptures de financements catastrophiques, au moins pour l’année 2019. Pendant neuf mois, le Royaume-Uni pourra rester éligible aux programmes européens commencés avant le Brexit.

A une condition cependant : Londres devra s’engager, par écrit, au plus tard le 18 avril 2019, et promettre que le Royaume-Uni assumera ses engagements financiers prévus au budget de l’UE pour cette année (environ 10 milliards d’euros).

En conclusion

La Commission est « prête » au « no deal », assure-t-elle. Mais la capacité de l’UE à encaisser un « non-accord » dépend aussi beaucoup de l’état de préparation des Etats membres : Bruxelles n’a pas à tout organiser.

Ce sont eux, qui en cas de « no deal », devront prendre en charge les expatriés britanniques, protéger les nouvelles frontières extérieures de l’UE vis-à-vis du Royaume-Uni, en recrutant des centaines de douaniers, en mettant en place les contrôles nécessaires (sanitaires et phytosanitaires, taxes, respect des normes européennes), etc.

Autre problème : la situation irlandaise. Depuis deux ans, Bruxelles insiste pour que le Brexit préserve l’absence de frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. En jeu : la préservation des accords de paix du « Good Friday Agreement » (Vendredi saint). Mais des pourparlers ont déjà commencé entre Bruxelles et Dublin pour réintroduire des contrôles en cas de « no deal » : il faudra bien protéger ces 500 km de frontières d’éventuels trafics. L’Irlande, où le sujet est totalement tabou, sera-t-elle prête ?

Enfin, l’Europe a beau s’être préparée à gérer le méga « bug » d’un « no deal », la plupart des textes rédigés au niveau communautaire supposent la réciproque britannique. Or, si le Royaume-Uni n’est pas prêt le 30 mars, personne n’échappera au désordre généralisé.

C’est la raison pour laquelle les diplomates européens estiment qu’en l’absence d’accord, la situation deviendra si chaotique que Britanniques et Européens reviendront très vite à la table des discussions. Dans les dix ou les quinze jours ? Personne n’en sait rien. Malgré tous les travaux préparatoires bruxellois, le « no deal » reste un énorme saut dans l’inconnu.

25 février 2019

Le café du lundi...

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25 février 2019

Samsung lance la bataille des smartphones pliables

Par Vincent Fagot

Le groupe sud-coréen a pris une longueur d’avance sur ses rivaux, mercredi, en dévoilant son nouveau modèle, alors que le secteur des smartphones a connu sa première baisse des ventes en 2018 et cherche des innovations pour relancer le marché saturé.

Samsung voulait couper l’herbe sous les pieds de ses concurrents, c’est réussi. En présentant mercredi 20 février, à San Francisco (Californie), un téléphone à écran pliant, le constructeur sud-coréen a pris de court ses rivaux, qui ont réservé leurs annonces – dont certains sur la même proposition – pour le Mobile World Congress (MWC) de Barcelone, dont les portes s’ouvriront lundi 25 février.

Officiellement, l’événement de Samsung devait mettre en vedette la dernière génération de produits de sa gamme S, qui fête ses dix ans. Elle se décline cette année en de multiples modèles, du compact S10e (759 euros) au S10+ avec un téraoctet de stockage (1 609 euros). Autant de produits censés synthétiser le meilleur de l’héritage de la marque.

Mais les regards de l’assistance étaient tournés ailleurs, vers le futur. Ils auront été satisfaits. Le nouveau Samsung Galaxy Fold se présente comme un téléphone d’une diagonale de 4,6 pouces ; une fois déplié – comme on ouvrirait un livre –, celle-ci passe à 7,3 pouces, pas loin de la taille d’un petit iPad. Il sera commercialisé à partir du 26 avril.

Un impératif économique

Le concept de téléphone pliable est une vieille marotte de l’industrie du mobile. Dès 2011 au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (Nevada), Samsung avait présenté des écrans souples. La même année Nokia révélait le Kinetic Device, qui à défaut d’être pliable, était flexible… Depuis de nombreux constructeurs ont déposé des brevets, et parfois présenté des modèles dessinant les contours de ce que pourrait être un téléphone pliable.

Tout récemment, le Chinois Royole a commercialisé un smartphone pliable, présenté au CES de Las Vegas de 2019. Mais l’appareil, qui ressemble à un portefeuille boursouflé, n’a guère convaincu, ni par son esthétisme, ni par ses performances. Quant à ses fonctionnalités – il permet par exemple de regarder deux films différents sur les deux faces de l’appareil –, elles ont interrogé.

Mais le segment attire aujourd’hui les plus grands acteurs du secteur qui devraient se lancer dans la compétition cette année. Tout laisse à penser que le Chinois Huawei devrait profiter du MWC de Barcelone pour présenter un modèle pliable : l’invitation pour sa conférence présente ce qui semble être un téléphone pliable vu de profil. En incluant Huawei et Samsung, ce sont trois ou quatre constructeurs qui pourraient présenter des modèles de ce genre, selon Thomas Husson du cabinet Forrester.

Ce tir groupé s’explique par la maturité des technologies des écrans pliants qui permettent de les utiliser sans déperdition de qualité pour l’image. Il relève aussi d’un impératif économique dans un marché déclinant. Le cabinet IDC a qualifié 2018 de « pire année de l’histoire des smartphones » avec des livraisons en recul de 4,9 % par rapport à 2017. Un repli qui peut s’expliquer par le ralentissement du marché chinois, l’allongement du cycle de changement des appareils, mais aussi par une certaine lassitude des utilisateurs face à un appareil dont la forme n’a guère évolué ces dernières années.

Autant les premières années de cette industrie ont été marquées par des designs variés (téléphone à clapet, clavier coulissant), autant l’uniformité est de règle aujourd’hui : des smartphones d’un seul tenant, avec un affichage optimisé, si possible de bord à bord.

« Cela en vaut-il le prix ? »

Introduire les téléphones pliables peut créer un réel appel d’air dans le marché des smartphones, séduire des consommateurs à la recherche de grands écrans et au faible encombrement, et pourquoi pas concurrencer les tablettes. En termes de revenus, ce type d’appareil peut aussi permettre aux constructeurs de proposer des produits encore plus onéreux : celui de Samsung sera commercialisé à près de 2 000 dollars (1 750 euros).

Mais pour quel usage ? Dans sa présentation, Samsung a montré comment l’appareil permet une utilisation multitâche sur un même écran : regarder à la fois une vidéo, échanger des messages dans une application et faire des recherches dans une troisième fenêtre. Pour autant les observateurs semblent sceptiques.

Après la présentation du prototype de cet appareil lors de sa conférence des développeurs, en novembre 2018, un éditorialiste du Wall Street Journal avait ironisé : « Si on ouvre les livres, c’est parce que le fait de relier les pages est un bon procédé, car on ne peut pas faire défiler le papier comme sur un écran. Si on ouvre des téléphones, ça sert à quoi… ? »

Même scepticisme du côté de Thomas Husson : « Au-delà d’un nouveau design, et de l’effet waouh, je ne vois pas le bénéfice consommateur. On va marketer cela comme le nouveau must de la téléphonie mobile, mais cela en vaut-il le prix ? »

Werner Goertz, du cabinet Gartner, est lui beaucoup plus enthousiaste sur les capacités du produit, même s’il demande à voir si les applications de productivité (traitement de texte, dessin) seront aussi valorisées sur ce type de produit, que les activités de consommation (vidéo, image, réseaux sociaux). Mais de son avis, « si Samsung met ce produit à un prix aussi élevé, c’est qu’ils ont confiance en son potentiel ».

25 février 2019

Le Voyage à Nantes

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25 février 2019

Téléphonie : la 5G, vedette du Salon de Barcelone

Par Zeliha Chaffin

Les constructeurs ne veulent pas laisser passer le train de cette rupture technologique. Mais des interrogations subsistent sur un possible retard de son déploiement.

C’est l’une des têtes d’affiche du Mobile World Congress (MWC). Alors que débute ce lundi 25 février la grand-messe annuelle des télécoms à Barcelone, difficile en effet de faire l’impasse sur la 5G. Cette norme de téléphonie mobile qui remplacera progressivement la 4G au cours de la prochaine décennie est annoncée comme révolutionnaire.

Opérateurs, constructeurs et équipementiers sont bien décidés à ne pas laisser passer le train de cette prochaine rupture technologique. Le groupe sud-coréen Samsung l’a bien compris, doublant ses rivaux en dévoilant, le 20 février, un smartphone compatible 5G.

Ses concurrents ne sont pas en reste. Huawei, LG, Xiaomi, ZTE et une flopée d’autres marques devraient en profiter pour présenter leurs téléphones et produits équipés en 5G. Le déploiement du nouveau standard doit toutefois faire face à une série d’écueils qui menacent de ralentir son arrivée en Europe.

Manque de fréquences disponibles

Avant même le déploiement du réseau, c’est sur la disponibilité des fréquences que les premières inquiétudes font surface. La Commission de Bruxelles a pourtant fixé des objectifs clairs : au moins une grande ville par Etat membre de l’Union européenne (UE) couverte en 5G d’ici à la fin 2020.

Sur le papier, la feuille de route est simple, mais certains pays se retrouvent coincés, une partie de leurs fréquences ayant déjà été attribuées à d’autres acteurs. C’est le cas notamment de la France, dont la bande des 3,5 gigahertz (Ghz), identifiée comme un compromis idéal pour profiter de tout le potentiel de la 5G, est déjà partiellement occupée, limitant le spectre disponible à allouer aux opérateurs.

De quoi laisser planer un doute sur la capacité des Etats membres à respecter le calendrier fixé. Selon l’Observatoire européen de la 5G, lancé en octobre 2018 par la Commission de Bruxelles pour suivre l’état d’avancement du Vieux Continent sur le sujet, seules 6,7 % des fréquences 5G ont ainsi été attribuées à ce jour.

Le casse-tête des enchères

Autre dilemme : la vente par les Etats de ces fréquences. Si la Suisse et la Finlande, bons élèves, ont d’ores et déjà attribué leurs lots disponibles pour la 5G, le reste de l’Europe avance en ordre dispersé.

Outre-Rhin, les opérateurs, en désaccord avec les conditions posées par le régulateur allemand, ont saisi la justice pour trancher le litige, tandis qu’en Belgique la cacophonie qui règne au sein du gouvernement sur ce dossier a conduit à repousser la date des enchères de plusieurs mois.

Dans l’Hexagone, les modalités des enchères qui se tiendront à l’automne n’ont pas encore été arrêtées par Bercy mais elles ne manquent pas de susciter quelques inquiétudes chez les opérateurs. Ces derniers redoutent surtout un scénario à l’italienne – dans ce pays, la vente des fréquences, fin 2018, a tourné à la foire d’empoigne avec des enchères atteignant 6,7 milliards d’euros ; une somme vertigineuse qui a jeté un froid dans le petit monde des télécommunications.

Pour les opérateurs, qui dépensent chaque année plusieurs milliards d’euros dans leurs réseaux, des enchères aussi élevées affecteraient leur capacité à investir massivement dans le développement des futures infrastructures 5G et retarderaient son arrivée.

Le mythe des nouveaux usages

Vitesse décuplée, latence réduite, capacité à gérer quasiment en temps réel des millions d’objets connectés : la 5G promet monts et merveilles, notamment dans la santé, l’industrie, les transports ou le divertissement, mais reste encore très abstraite aux yeux du grand public.

Avec les premiers smartphones 5G, les industriels vont donc devoir redoubler d’efforts pour démontrer son intérêt dans ses usages au quotidien.

Le MWC devrait en partie y contribuer. Parmi les démonstrations attendues sur le salon figurent une opération de chirurgie réalisée à distance grâce à la 5G ou une expérience de réalité immersive qui promet de plonger l’utilisateur dans l’ambiance d’un match de sport comme s’il était dans les tribunes.

Huawei en question

Au cœur de toutes les discussions, le géant chinois Huawei, dont la sécurité des équipements réseaux a été remise en cause par les Etats-Unis – ils le soupçonnent d’intégrer dans ses matériels des portes dérobées à des fins d’espionnage –, n’en finit pas de susciter la polémique. Poussée par les Américains à exclure de ses futurs réseaux 5G les matériels signés par cette entreprise, l’UE reste pour le moment prudente, hésitant à se priver du premier fournisseur mondial d’équipements de réseaux et peu encline à se mettre à dos Pékin.

De leur côté, les opérateurs mettent en garde : « Des mesures de bannissement ou de restrictions sur un des grands acteurs de la filière ne seraient pas une bonne nouvelle ni pour les opérateurs, ni pour les consommateurs. Cela pourrait se traduire par des délais ou des coûts supplémentaires », observait Stéphane Richard, le PDG d’Orange, lors de la présentation des résultats du groupe jeudi.

En revanche, les concurrents européens de Huawei estiment « être en mesure de répondre aux besoins du marché immédiatement. S’il y a un retard, il ne sera en aucun cas imputable à un manque de disponibilité des technologies de la part des industriels européens », prévient Franck Bouétard, PDG d’Ericsson France.

25 février 2019

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24 février 2019

Charles Jondot à la Concorde Art Gallery

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Photo prise avec ma Nikon KeyMission 170

Charles Jondot - Peintre

Depuis petit, aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours dessiné. J'ai commencé à peindre des filles qui me racontaient une histoire, celles qui avaient du vécu. Je ne choisi pas de peindre des mannequins; la beauté, selon moi, est représentative de leurs émotions.

Je me complais à souligner un mal-être, un environnement en appuyant sur le coté ambigu du décor en le traitant très distinctement du premier plan.

Le contraste fort de mes portraits démontre également des prises de positions différentes chez le modèle (indécise, envieuse ou soumise ? ). Cela laisse ainsi au spectateur le choix de son interprétation et le laisser aller à ses propres fantasmes. Le parti ainsi prit permet donc de s'approprier la toile mais aussi le personnage.

Le second plan, s'il y a, est majoritairement tracé au fil toujours dans ce but d'interprétation.

"Est-ce réel ?, Est-ce arrivé ?, Est-ce contemporain ?"

Les modèles choisies sont en contradiction totale avec le fond de façon à manifester, à traduire un malaise propre à la personne en elle même mais aussi selon l'idée que s'en fera le public. Mettre en valeur mon modèle, représentatif de la nouvelle génération et leur rapport avec le sexe, en opposition avec l'arrière plan, plus sujet à une autre époque ou environnement totalement désynchronisé et totalement intentionnel et intéressé.

La pudeur de mon modèle et la juxtaposition intemporelle présentent alors tout intérêt dans l'interrogation de l'observateur quand au vécu qu'il convient d'y voir.

http://www.concorde-art-gallery.com/galerie.html

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