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Jours tranquilles à Paris

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5 décembre 2017

Mert et Marcus

 

Celebration Issue for @vogueitalia with @bellahadid and @taylor_hill #mertandmarcus



20.8k Likes, 344 Comments - Mert Alas (@mertalas) on Instagram: "Celebration Issue for @vogueitalia with @bellahadid and @taylor_hill #mertandmarcus"

 

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5 décembre 2017

La lettre politique de Laurent Joffrin : «Jean d'O» une certaine idée de la droite

Ce n’est pas seulement un écrivain qui disparaît avec Jean d’Ormesson, ni un symbole télévisuel de «l’esprit français», selon la formule consacrée. C’est une certaine idée de la droite. Avant de devenir le «Jean d’O» qu’on connaît, aimable, ouvert, élégamment conservateur, il fut un combattant.

Directeur du Figaro, protagoniste d’innombrables débats, cette aristocrate pacifique sabrait comme un colonel d’Empire. Il sabrait la gauche, le PCF, Mitterrand, le Programme commun, le socialisme, bref, tout ce que ses lecteurs, autant que les excellences qu’il recevait à dîner ou dans ses demeures historiques, à Neuilly ou à Saint-Florent, détestaient.

Puis, avec le temps, menant sa carrière d’écrivain cathodique promu dans la Pléiade, il avait arrondi sa manière et enrobé d’humour ses idées. Toujours bretteur de la main droite, gaulliste fidèle, sarkozien ironique, plaisantant avec Hollande, il avait troqué le sabre pour le fleuret. Il incarnait une droite aimable, libérale, adonnée d’abord à la littérature, regardant le jeu politique en spectateur de plus en plus distancié, professant, un peu à la manière de son maître, Chateaubriand, un aristocratisme attaché aux libertés et à une certaine mesure, légitimiste mais tolérant.

La droite d’hier, peut-être. Pas celle d’aujourd’hui, en tout cas. Quoique normalien, Laurent Wauquiez est son exact contraire, Rastignac identitaire et cogneur, adepte du «gros rouge qui tache» autant que d’Ormesson préférait, au propre et au figuré, la coupe de champagne. Ne parlons pas de Marine Le Pen qu’il aurait à coup sûr laissée à la porte du parc. Avec lui s’efface donc une certaine idée du conservatisme, sans doute surannée, mais républicaine autant que bourgeoise. Après les élégants cavaliers, vient le temps des bourrins. Peut-être Jean d’Ormesson, somme toute, a-t-il préféré s’éloigner…

LAURENT JOFFRIN

5 décembre 2017

Ellen von Unwerth - photographe

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5 décembre 2017

Street Art

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5 décembre 2017

Normandie

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5 décembre 2017

L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson est mort à l'âge de 92 ans

Un monument des lettres françaises vient de disparaître. L'écrivain et académicien Jean d'Ormesson est mort à l'âge de 92 ans, dans la nuit du lundi au mardi 5 décembre, a annoncé sa fille à l'AFP. Agrégé de philosophie et auteur de nombreux ouvrages, il était habitué des plateaux de télévisions où il commentait les sorties littéraires.

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5 décembre 2017

Extrait d'un shooting - salopette

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5 décembre 2017

Les Nuits Parisiennes

Les Nuits Parisiennes, voici le thème de la grande exposition de l'Hôtel de Ville, du 25 novembre 2017 au 27 janvier 2018. Dans cette exposition, on découvre les différents visages de Paris la nuit, du XVIIIe siècle à nos jours et ce en plus de 300 œuvres -tableaux, photos, films et documents d'archives. Les restaurants, cabarets, théâtres et cinéma n'auront plus de secrets pour vous.

Paris, ville lumière ! Du 25 novembre 2017 au 27 janvier 2018, l'Hôtel de Ville de Paris nous entraine dans les lieux de la nuit parisienne à travers une grande exposition gratuite à retrouver dans les salons d'exposition rue Lobau.

Pour cette exposition, plus de 300 documents ont été rassemblés par les équipes de la mairie : des affiches, des photos, des films d'époque, des tableaux et des chroniques de journaux, tous dévoilant les visages de Paris la Nuit.

Si on connait la passion de Doisneau pour les balades nocturnes dans la capitale, le photographe n'est pas le seul à immortaliser Paris la nuit. Anonymes et professionnels des arts profitent des spots de la ville aux milles lumières pour réaliser des oeuvres surprenantes, ou juste immortaliser une expérience vécue.

Infos pratiques :

Les Nuits Parisiennes, l'exposition gratuite à l'Hôtel de Ville,

Jusqu'au 27 janvier 2018,

Lieu : Hôtel de Ville, 4 rue de Lobau, 75004 Paris

Horaires : 10h-18h30 du lundi au samedi

Gratuit

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5 décembre 2017

Extrait d'un shooting - société

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5 décembre 2017

Turquie : ouverture de grands procès contre des centaines d’universitaires

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante - Le Monde

Des enseignants sont poursuivis pour « terrorisme » pour avoir signé une pétition favorable à la reprise de pourparlers de paix entre le gouvernement et les Kurdes.

Des centaines d’universitaires ont été appelés à comparaître mardi 5 décembre devant des tribunaux à travers toute la Turquie pour répondre d’accusations de « terrorisme ». Les premières audiences de ces procès ont débuté à Istanbul, où d’éminents professeurs des universités de Galatasaray, de Marmara et d’Istanbul, sont jugés. D’autres procès débuteront plus tard.

Leur crime ? Avoir signé une pétition favorable à la reprise du processus de paix dans le sud-est du pays, à majorité kurde, ce qui fait d’eux de présumés suppôts du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre l’Etat turc depuis 1984. Ils risquent jusqu’à sept ans et demi de prison.

En janvier 2016, alors que les hostilités entre le PKK et les forces régulières d’Ankara faisaient rage à nouveau dans les régions kurdes du sud-est du pays, 1 128 enseignants rattachés à différentes universités du pays choisirent d’apposer leur signature sous un texte qui dénonçait « les violations des droits de l’homme », réclamait « la levée des couvre-feux » dans les villes assiégées par les forces spéciales, et demandaient l’accès des lieux à des « observateurs nationaux et internationaux », ainsi que la reprise des pourparlers de paix entre le gouvernement turc et la rébellion kurde.

« Propagande en faveur du PKK »

Aux yeux des autorités, ce geste équivaut à un acte de « propagande en faveur du PKK ». Les universitaires « savaient ce qu’ils faisaient » en le signant, dit l’acte d’accusation émis contre eux. Pourtant, le droit à la libre expression est mentionné dans l’article 26 de la Constitution du pays.

Dès 2016, des mesures administratives — limogeages, non-renouvellements de contrat — ont été prises à l’encontre de 885 d’entre eux. Quatre signataires, assez audacieux pour confirmer publiquement leur attachement à l’esprit de la pétition, furent jetés en prison. Remis en liberté provisoire depuis, ils sont toujours en jugement. Sur les 1 128 signataires, moins de 500 sont restés en Turquie, les autres sont partis à l’étranger pendant qu’il en était encore temps.

Pour Aysen Uysal, professeure de sciences politiques à l’université du 9-Septembre, à Izmir, et signataire de la pétition, plus question de voyager. Le 28 juin, elle et onze de ses collègues, tous signataires, ont reçu une lettre du recteur leur signifiant leur mise à pied. Enseignante depuis douze ans dans cette université, Aysen Uysal était loin de s’attendre à pareil traitement. « Avant cela, mes relations avec la direction de l’université étaient tout à fait normales. J’étais même plutôt bien vue, entre autres pour avoir permis de nombreux échanges d’étudiants dans le cadre du programme Erasmus. »

Son passeport a été annulé, elle ne peut plus quitter la Turquie. « J’avais des colloques à l’étranger, un cours à donner en Suisse, un jury de thèse à Aix-en-Provence le 6 février 2018, mais il m’est impossible de m’y rendre », déplore la jeune enseignante, parfaitement francophone. Sa mise à l’écart a été brutale. « Je travaillais normalement, je corrigeais des copies, je dirigeais des thèses, quand j’ai reçu cette lettre. Je n’en suis pas revenue. La porte de mon bureau a été verrouillée, mon accès au campus a été bloqué. »

Passeports confisqués

Depuis leur limogeage, les universitaires sont devenus des parias. Mis au ban de la société, ils ne peuvent ni espérer trouver du travail en Turquie ni refaire leur vie ailleurs, leur passeport ayant été confisqué. Les collègues qui ne sont pas concernés par ces mesures fuient les signataires de la pétition. « Visiblement, ils ont peur et préfèrent se tenir à distance de crainte de perdre leur statut », explique Aysen Uysal.

En fin de semaine dernière, elle n’avait toujours pas reçu sa convocation au tribunal. « Ce côté imprévisible est une autre forme de répression. La seule certitude est que l’état d’urgence [imposé après le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016 et régulièrement reconduit depuis] est la porte ouverte à tous les abus, il n’y a plus de droits. » Avec ses collègues, elle a quand même déposé un recours auprès d’un tribunal administratif pour contester leur mise à pied.

Seule consolation, un élan de solidarité existe entre les enseignants signataires de la pétition. « Ceux qui travaillent aident les autres, le syndicat Egitim-Sen [gauche] organise une caisse de secours, ce qui permet aux plus démunis de survivre et à nous tous d’espérer que, un beau jour, ce cauchemar prendra fin. »

Par ailleurs, un tribunal d’Ankara a condamné, vendredi 1er décembre, Nuriye Gülmen, une universitaire en grève de la faim depuis mars pour contester son limogeage, à six ans et trois mois de prison pour appartenance au DHKP-C, un groupuscule d’extrême gauche classé « terroriste » par Ankara. La cour a ordonné sa remise en liberté conditionnelle dans l’attente de son jugement en appel. Le juge a en revanche abandonné les charges contre Semih Özakça, un autre enseignant jugé dans la même affaire.

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