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Jours tranquilles à Paris

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16 novembre 2017

Libye : des migrants vendus aux enchères comme esclaves

Des journalistes de CNN ont filmé une vente d’êtres humains. L’ONU a dénoncé une situation « inhumaine », et la Libye assure qu’une enquête va être ouverte.

« Qui a besoin d’un mineur ? C’est un mineur, un grand homme fort, il va creuser. » Des journalistes de CNN ont filmé une vente aux enchères d’êtres humains, en cachant leurs caméras, en Libye, non loin de la capitale, Tripoli. En l’espace de quelques minutes, ils ont assisté à la vente d’une douzaine de migrants, cédés par des passeurs pour des sommes allant de 500 à 700 dinars libyens (jusqu’à 435 euros). Ces « marchés aux esclaves » se dérouleraient une ou deux fois par mois.

Cette enquête de la chaîne américaine met en lumière les situations d’esclavage auxquelles sont réduits de nombreux migrants qui transitent par la Libye pour gagner l’Italie, porte d’entrée en Europe. Interrogé par les journalistes de CNN, un ancien esclave qui est parvenu à s’enfuir raconte son quotidien : « Ils vous font travailler de force et ils vous battent. » Un officiel libyen interrogé en octobre a confirmé avoir bien entendu « des rumeurs » mais « rien ne se passe devant nous ». A la suite des révélations de CNN, les autorités ont assuré qu’une enquête allait être ouverte.

« Horreurs inimaginables »

Le Haut Commissaire des Nations unies (ONU) aux droits humains, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a vivement dénoncé, mardi 14 novembre, la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, qualifiant d’« inhumaine » la coopération de l’Union européenne (UE) avec ce pays. Il a également rapporté les souffrances de ces migrants, disant que cet « esclavage des temps modernes » constituait un « outrage à la conscience de l’humanité ».

« La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention. »

En première ligne dans les accords avec les Libyens, le ministre italien de l’intérieur, Marco Minniti, a répondu en évoquant les efforts de son pays en faveur du rapatriement volontaire de 9 500 de ces migrants cette année vers leurs pays d’origine et du transfert à venir d’un millier de personnes « fragiles » (femmes, enfants, personnes âgées) vers des pays tiers.

Une pratique de plus en plus fréquente

Ce n’est pas la première fois qu’un tel commerce est dénoncé. En avril, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) avait fait savoir que la traite d’êtres humains était devenue une pratique de plus en plus fréquente chez les passeurs.

Interrogés par l’OIM, des migrants originaires d’Afrique de l’Ouest disaient avoir été achetés et revendus dans des garages et des parkings de la ville de Sabha, localité du sud de la Libye, par laquelle passent de nombreux exilés. Ils sont vendus entre 200 et 300 dollars (entre 190 et 280 euros) et retenus deux à trois mois en moyenne.

Originaires surtout du Nigeria, du Sénégal et de la Gambie, les migrants sont capturés alors qu’ils font route vers le nord de la Libye, d’où ils comptent gagner l’Europe en traversant la Méditerranée. Tout au long de ce voyage, ils sont la proie de groupes armés et de réseaux de passeurs, qui tentent parfois de leur extorquer de l’argent. La plupart des migrants sont utilisés comme travailleurs journaliers dans les secteurs de la construction et de l’agriculture.

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16 novembre 2017

Boris Vian

16 novembre 2017

Jacques Henri Lartigue revisité par Agnès b.

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Se souvenant d’une discussion datant d’une vingtaine d’années au sujet de Jacques Henri Lartigue, la créatrice Agnès b. et la commissaire Martine d’Astier décide aujourd’hui d’accueillir une exposition qui propose une nouvelle lecture de l’œuvre de ce photographe qu’elles aiment tant.

Cette discussion est l’occasion d’une exposition inédite pour plus d’un tiers des images présentées, un choix de 145 photographies les plus intimes permettant de répondre à certaines questions fréquentes, de rendre hommage à Lartigue et ses modèles, et d’évoquer le processus de création de cette œuvre précoce et singulière à tous points de vue. « Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment », constate Lartigue dans son journal de l’année 1965.

Émerveillement et mémoire qui anche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner pendant 80 ans ces milliers d’instants fugitifs dont il saura nous montrer la beauté. Retenir le temps qui passe en conservant ces moments si fragiles, prêts à disparaitre, c’est avant tout une narration, le roman rêvé de sa vie. Aucune spéculation ou intention sur l’effet à produire, cet enfant prodige photographie comme il respire. « Je prends à tort et à travers de stupides photographies et mon paradis sans ombre me semble invulnérable... parce qu’en moi, autre chose fait le reste. »

L’exposition permet d’approcher la démarche de Lartigue au plus près en illustrant ses thèmes les plus chers : son enfance, Bibi (sa première épouse), Dani (son fils unique), le mannequin Renée Perle (une de ses muses), Florette (sa compagne pendant près de cinquante ans), Picasso (chez qui Lartigue passe une journée à Cannes, le photographiant une centaine de fois), et ‘Moi’ (quelques un de ses autoportraits). Sont également présentées plusieurs pages d’albums ainsi qu’une projection 3D d’images choisies parmi les 4 500 plaques stéréoscopiques réalisées par Lartigue entre 1902 et 1928, préfiguration d’un long métrage en préparation L’enfant des profondeurs ; un diaporama comprenant 100 pages d’albums (1902 à 1986) ; et le film Le bandit et la fée Améliot, tourné en famille au Château de Rouzat pendant l’été 1914.

Martine d’Astier

Martine d’Astier est une auteure et commissaire d’exposition spécialisée en photographie. Elle a notamment travaillé aux côtés de Robert Delpire et de Jacques Henri Lartigue à partir de 1981 et dont elle dirige la fondation.

Une invitation à Martine d’Astier : découvrir (ou re-découvrir) Jacques Henri Lartigue

10 novembre 2017 au 6 janvier 2018

Galerie du jour Agnès b.

44 rue Quincampoix

75004 Paris

France

http://www.galeriedujour.com/

16 novembre 2017

Extrait d'un shooting - GIF animé

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16 novembre 2017

ABANDONED – Angélique Boissière {EXCLUSIVE EDITORIAL/ NSFW}

Angélique Boissière, is a 25 year old film photographer from Nantes, France. She submitted to us this beautiful black and white series with model/muse Lux Lucie.

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16 novembre 2017

2018 PIRELLI CALENDAR The Full Movie - Exclusive - Fashion Channel

15 novembre 2017

Agnès Varda reçoit un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière

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Photographe, cinéaste, puis plasticienne, la Française de 89 ans a réalisé, en juin, un documentaire avec le photographe street-artiste JR. La réalisatrice Agnès Varda a reçu, samedi 11 novembre, un Oscar d’honneur, la plus grande récompense du cinéma américain, à l’occasion de la cérémonie des Governors Awards, à Hollywood. Cette distinction qui salue l’ensemble de sa carrière – Cléo de 5 à 7, L’une chante, l’autre pas ou encore Les Glaneurs et la Glaneuse – lui a été remise par l’actrice américaine Angelina Jolie.

Ces dernières années, l’Académie du cinéma a souvent utilisé ces prix pour honorer les cinéastes qui n’avaient pas obtenu la précieuse statuette. « Je suis un gadget cinématographique pour Hollywood, qu’est-ce que vous voulez, je ne suis pas “bankable” », a plaisanté Mme Varda en marge de la réception organisée en son honneur, dimanche à la Résidence de France à Los Angeles.

« Je n’ai jamais cherché à travers mes films à faire de grosses audiences. Ce qui me plaît c’est de réfléchir à de nouvelles façons de communiquer, de surprendre, d’émouvoir. Mes films n’ont pas généré d’argent, mais des souvenirs. Ils ne sont pas oubliés. »

« Je suis très émue, malgré le fait qu’il s’agisse d’un prix pour l’ensemble de ma carrière [Lifetime achievement] comme si celle-ci était terminée, Je n’ai pas perdu mon envie, ni ma curiosité », poursuit-elle.

« Une petite Française déterminée »

Dans une interview au Monde, à la question si cette « récompense est un acte féministe », la réalisatrice connue pour ses engagements répond :

« Non, c’est une affai­re de ciné­ma. Mais avec beaucoup de femmes en jeu. Lena Dunham [réalisatrice de la série Girls] m’invitera à entrer en scène et Angelina Jolie me remettra la statue. Et, dans le débat qui décide de ces Oscars, c’est Laura Dern [actrice dans Blue Velvet], dit-on, qui m’a proposée. »

Durant sa carrière, Mme Varda, 89 ans, a été photographe, cinéaste, puis plasticienne. Elle essaye désormais d’orchestrer la restauration de ses œuvres et celles du cinéaste Jacques Demy, mort en 1990, dont elle a partagé la vie.

En juin, elle a réalisé un documentaire avec le photographe street-artiste JR intitulé Visages Villages qui a reçu l’Œil d’or du meilleur documentaire du Festival de Cannes.

Ce dimanche, son Oscar d’honneur posé à côté de sa tasse de thé, la cinéaste a rappelé son ambition de créer des œuvres qui ont du sens. « Je n’ai jamais souffert d’être dans la marge, au contraire. Je veux marquer les esprits différemment, aider à donner une indépendance d’esprit. » Et de conclure : « Je veux qu’on se souvienne de moi comme une petite Française déterminée. »

15 novembre 2017

Extrait d'un shooting - dionysos

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15 novembre 2017

Coco de Mer

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15 novembre 2017

Patrick Le Hec’h, Miroirs quantiques

Parmi les systèmes artistiques qui déplacent les frontières invisibles de la pensée, en voici un où l’on trouvera l’une des sources de sens les plus révolutionnaires et les plus profondes de notre temps. Cet art méta réaliste, au croisement entre la photographie, l’informatique et la peinture, livre à notre sixième sens une nouvelle expérience du réel, bouleversante, où l’Univers entier, né dans l’ombre claire de la main d’une femme, entame sous nos yeux son expansion irréversible.

Un thème domine l’imaginaire de Patrick Le Hec'h : celui de la création. Création de la première étincelle de réalité. Création du monde. L’histoire merveilleuse à laquelle nous invite cet artiste bienveillant, donneur d’amour et de savoir, se passe donc avant la naissance de l’Univers physique. Avant le Big Bang. A cette époque inimaginable, où l’énergie n’existait pas encore, régnait en silence l’Information primordiale, rayonnement du sens cristallisé dans la topologie sphérique. C’est en cheminant sur le fil lumineux de son intuition que Patrick Le Hec'h nous donne à contempler la fabuleuse conjecture formulée par le mathématicien Poincaré il y a plus de cent ans : la forme fondamentale dans l’espace à trois dimensions à la rondeur simple et close de la sphère. Dotée de sa charge topologique invariante, elle concentre au-dessus de l’imago féminin le secret de l’Etre. La force créatrice et transcendante, celle qui a mis le feu aux équations, a donc la silhouette Platonicienne d’une femme.

Des milliards d’années plus tard, nous voici donc face à un nouveau courant de pensée, miroir de l’aube des temps. En fixant les œuvres de Patrick Le Hec'h, on y contemple des traversées d’éclairs radieux et des soleils d’ombres méditatives. Nous apparaît alors un art radicalement autre, porté très haut par la métaphysique et la poésie. L’image informatisée –informée- y devient centre de narration et symbole de la singularité initiale. Origine du secret de la vie. Dans le sillage technomancien du métaréalisme, le mouvement e-magiste est né. Patrick Le Hec'h, premier créateur d’e-mages, en écrit le manifeste en lettres de lumière.

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