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Jours tranquilles à Paris

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9 mai 2017

Ce soir sur France 2 (et non dimanche comme sur la bande annonce)

En mai 1945, après la mort d'Adolf Hitler, la peste brune commence à se dissiper. Il faut reconstruire l'Europe dévastée et panser les plaies des populations civiles, affaiblies par la faim et animées par la soif de vengeance. L'Europe est un continent de réfugiés. Des millions de femmes et d’hommes déportés, internés ou soumis au travail forcé attendent des semaines voire des mois avant de retourner dans leur terre natale. Des millions d’Allemands, chassés par les gouvernements qui s’installent en Hongrie, Pologne et Tchécoslovaquie, se jettent sur les routes ou se retrouvent parqués dans des camps. Des milliers de Juifs refusent de se rendre dans leur pays d’origine pour tenter de gagner la Palestine.

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9 mai 2017

Festival de Cannes - save the date

Soon @festivaldecannes #cannes2017 #70 !

Une publication partagée par @cannes_filmfestival le 26 Mars 2017 à 10h15 PDT

9 mai 2017

Macron devant l'Everest

Si la victoire d'Emmanuel Macron a été largement anticipée par les marchés financiers, ces derniers vont scruter de près le résultat des législatives de juin.

Vu par Henry Lauret

En pénétrant à l'Élysée, Emmanuel Macron n'entend pas perdre de temps et veut réformer le droit du travail par ordonnances, ce qui nécessite le vote d'une loi d'habilitation par le Parlement, dont l'Assemblée nationale qui sortira des urnes, en juin.

Le nouveau Président était bien placé pour le savoir : la gangrène d'un chômage à 3,5 millions d'inscrits (et le matraquage fiscal) a détruit le quinquennat Hollande. La refonte du Code du travail, considéré comme l'un des principaux freins à l'embauche, est la pierre angulaire de son action estivale, en dépit du concert de critiques sur le recours aux ordonnances. Quoi qu'il en soit, Macron espère profiter d'une opportune fenêtre de tir pour réformer et générer une dynamique d'investissement et d'embauche. C'est d'autant plus le moment d'agir que les efforts du quinquennat Hollande produisent des premiers résultats ; que le climat des affaires est bien meilleur en France ; que l'inversion de la courbe des demandeurs d'emploi devrait, enfin, se confirmer. Pôle Emploi indique que les sorties des fichiers pour reprise d'emploi dépassent les 100.000 par mois. Et l'Insee, que les promesses d'embauche pourraient atteindre deux millions en 2017. Un record vieux de 15 ans !

Les marchés aux aguets

Autre facteur-clé au moment d'attaquer l'Everest du chômage et des réformes structurelles, la zone euro baigne dans une légère embellie économique et le FMI lui promet 1,7 % de croissance. La France reste en retrait mais pourrait faire mieux que 1,4 %. Sans croissance, Emmanuel Macron sait que le chemin de ses réformes serait d'autant plus escarpé que le chômage et les inégalités ne sont pas les seuls sujets. Citons, entre autres, le commerce extérieur qui s'enfonce malgré les efforts de productivité. Et les marchés qui, certes, ont salué l'élection à leur manière mais qui attendent maintenant de voir la couleur de l'Assemblée nationale pour juger de la solidité du successeur de Hollande.

9 mai 2017

Dans les salles actuellement

affiche

9 mai 2017

Libération du Strutthof - in memorem

Le Stutthof est le premier camp de concentration établi en dehors du territoire allemand. Sa construction commença dès août 1939 sur le territoire de la ville libre de Gdansk (Dantzig), à 34 km de cette ville, sur un terrain entouré par les eaux de la Vistule et de la mer Baltique. Terminé le 2 septembre 1939, il était situé dans un endroit retiré, humide et boisé, à l'ouest de la petite ville de Sztutowo (allemand : Stutthof). Ce camp fut le dernier libéré par les Alliés, le 9 mai 1945. Plus de 65 000 personnes3 y périrent sur les 110 000 qui y furent déportées.

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9 mai 2017

Ren Hang

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9 mai 2017

Catherine Barbaroux nommée présidente par intérim d'En Marche !

Catherine Barbaroux, jusque-là déléguée d'En Marche !, est, après la démission d'Emmanuel Macron, nommée présidente par intérim du mouvement qui revendique 285.000 adhérents et sera rebaptisé « La République en marche », lors d'un congrès fondateur qui aura lieu avant le 15 juillet prochain.

Catherine Barbaroux, âgée de 68 ans, a travaillé au cabinet du ministère de l'Environnement puis du ministère du Commerce entre 1981 et 1986. Elle a également été déléguée générale à l'emploi et à la formation professionnelle au ministère du Travail de Martine Aubry, puis d'Élisabeth Guigou, de François Fillon et de Jean-Louis Borloo, entre 1997 et 2005. Directrice des ressources humaines de Prisunic et du groupe Pinault-Printemps-Redoute entre les années 80 et 90, elle a été présidente de l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique), pionnière dans le microcrédit, entre 2011 et 2016, et a rapidement intégré le premier cercle d'Emmanuel Macron auquel elle a remis, lorsqu'il était ministre en 2015, un rapport sur la levée des freins à l'entrepreneuriat individuel.

9 mai 2017

Presse ce matin

paris match

parisien

presse paris

presse telegramme

9 mai 2017

Exposition à la Concorde Art Gallery

9 mai 2017

Cap sur les législatives !

A peine le nouveau président élu, tous les partis se tournent vers les élections législatives, qui font figure de troisième tour de la présidentielle.

Par  Myriam Encaoua et Henri Vernet

La fête du Louvre est passée, les esprits sont dégrisés… Emmanuel Macron sait que, désormais, le plus dur commence. Cap sur les législatives ! Car le nouveau président doit impérativement s’assurer d’une majorité. Le pire, pour lui qui veut « révolutionner » le pays — mais une révolution tranquille, sans casser la vaisselle — serait de se retrouver, comme François Hollande, contrecarré par une Assemblée frondeuse. Le jeune président a beau croire dur comme fer qu’il parviendra à atteindre ce seuil fatidique de 289 députés (sur 577) avec sa seule formation, rebaptisée hier la République en marche, le pari est loin d’être assuré.

Son fidèle lieutenant Richard Ferrand en convient : « La moitié du chemin a été faite » dimanche. Si d’habitude les Français confirment, voire amplifient, aux élections législatives le résultat de la présidentielle, il pourrait en aller différemment cette fois-ci. Dans ce paysage politique éclaté avec quatre forces politiques qui font jeu égal — la République en marche, FN, LR et la France Insoumise —, bien malin qui pourrait prédire le verdict du scrutin de juin.

Les autres partis veulent leur revanche

D’autant que les Français semblent vouloir compliquer le jeu. Selon un sondage Ipsos Sopra Steria, 61 % des personnes interrogées ne souhaitent pas que Macron dispose d’une majorité absolue au Palais-Bourbon. Comme s’ils voulaient d’ores et déjà contrebalancer la toute-puissance du chef de l’Etat. Comme s’ils se méfiaient des réformes qu’il entend mener. Mais les Français peuvent changer d’avis d’ici au 1 er tour, le 11 juin.

Il n’empêche, pour les Mélenchon, Le Pen et Baroin, cette enquête nourrit tous les espoirs. A droite, l’objectif est clair : remporter à l’Assemblée cette majorité qui leur a échappé à la présidentielle et imposer au président Macron un gouvernement de cohabitation. Dirigé par son aîné de treize ans, François Baroin… qui réussirait ainsi, enfin, à occuper Matignon après avoir parié sur Sarkozy puis Fillon ! Le scénario n’est pas impossible. Mais à la condition pour LR d’empêcher une « fuite des cerveaux » vers le nouveau parti présidentiel. Déjà, Bruno Le Maire est prêt à franchir le pas, et d’autres pourraient suivre, comme certains juppéistes, tel le maire du Havre, Edouard Philippe.

Pour le FN d’une Marine Le Pen revancharde après sa défaite au second tour, le but est de s’imposer comme « la principale opposante ». Même si un conseiller stratégique de la patronne du FN, Mikaël Sala, rêve de « trois cents députés », rien n’est fait. L’ennemi ? Avant tout le mode de scrutin majoritaire, verrou qui reste efficace contre le parti d’extrême droite.

Reste le cas Mélenchon. Lui aussi veut préempter le rôle de premier opposant, fort de ses quelque 7 millions d’électeurs au 1 er tour et après avoir relégué le PS au rang de figurant. Mais le tribun insoumis ira-t-il jusqu’à mener lui-même la bataille en se présentant dans une circonscription, comme Marine Le Pen ? Rien n’est moins sûr. « Jean-Luc, c’est une belle locomotive… mais on craint de l’abîmer en cas de défaite », confie un proche. En 2012, il avait défié Marine Le Pen à Hénin-Beaumont sans succès.

Face à eux, Emmanuel Macron, à l’Elysée, aura dans son jeu une carte maîtresse : la nomination d’un Premier ministre qui pourrait faire bouger les lignes. Bref, dans ce paysage politique mouvant comme jamais, les législatives s’annoncent aussi imprévisibles que la présidentielle.

@myriamencaoua @henrivernet

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