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— Gilles Klein (@GillesKLEIN) 21 mars 2016
BRETAGNE : Un aqueduc de 90 km entre Arzal et Rennes
Le chantier s’achèvera en 2020. Il faudra dix ans pour enterrer cette longue canalisation qui passe par trois départements.
Quand on pense aqueduc, on imagine un ouvrage en pierre comme le pont du Gard, bâti par les Romains. «De nos jours, c’est une canalisation enterrée, où l’eau circule sous pression », décrit Jean-Pierre Trouslard, le directeur du Syndicat mixte de gestion de l’approvisionnement en eau potable de l’Ille-et-Vilaine (SMG 35). Justement, la dernière tranche de travaux va permettre de terminer l’Aqueduc Vilaine Atlantique (AVA), un gigantesque ouvrage qui s’étendra, à terme, du barrage d’Arzal à Rennes.
30 millions d’euros
Cet aqueduc est le fruit d’une coopération entre trois départements : Illeet-Vilaine, Morbihan et Loire-Atlantique. Long de 90 km de long, ses travaux ont débuté en 2010. Il s’achèvera à l’horizon 2020, pour un coût total de 30 millions d’euros. 50 km de canalisations vont s’ajouter aux 40 km déjà existants, reliant les deux plus grosses usines de Bretagne : la station de traitement des eaux de Ferel (barrage d’Arzal) à celle de Villejean, à Rennes. Cet ouvrage permettra un double sens de circulation de l’eau. L’eau d’Ille-et-Vilaine répond aux pics de besoins estivaux de la côte sud. En sens inverse, l’eau d’Arzal offre une meilleure recharge hivernale et printanière des ressources en eau d’Ille-et-Vilaine.« Grâce au raccordement à Rennes, véritable nœud hydraulique du département, cette conduite vient sécuriser l’ensemble de l’Ille-et-Vilaine, à l’exception de la Côte d’Emeraude », explique Jean-Pierre Trouslard. Un volume d’eau potable supplémentaire de 7 millions de m3 par an, soit 15 % des besoins actuels, permettra de faire face au développement du département, ainsi qu’aux incertitudes climatiques. Article de Olivier BERREZAI.















