Christo
Christo et Jeanne-Claude, communément appelé Christo, est un couple d' artistes contemporains naturalisés américains (lui est d’origine Bulgare et elle, décédée en 2009, marocaine), qui s'est rendu célèbre par ses objets empaquetés.
Leur art consiste en l'« empaquetage » de lieux, de bâtiments, de monuments, de parcs et de paysages, pour créer des œuvres éphémères qui durent deux semaines en moyenne. Selon eux, quand un monument est emballé, il acquiert une toute autre forme, une toute autre identité, un tout autre prestige : on ne le reconnaît plus. Les deux artistes considèrent ainsi procurer « une dimension sculpturale nouvelle » aux monuments qu’ils d’approprient, drapent, découpent et colorient. Leurs projets ne sont pas des objets transportables, ce sont des œuvres d’art « in situ », c’est-à-dire qu’elles prennent en compte le lieu où elles sont installées.
Christo souhaite que ses œuvres soient temporaires, car il estime que ça donne plus d’énergie au projet et que ça intensifie les réactions du public. Cependant, dès que Christo a effectué un projet quelque part, son nom reste dans les mémoires par le travail gigantesque effectué et la dimension sociale de ses œuvres.
À Bécherel, le livre est roi et on le fête à Pâques
Première Cité du livre de France, Bécherel héberge treize librairies, un relieur, un enlumineur… La ville accueille aussi la Fête du livre le week-end de Pâques.
Reportage
Quand vous poussez la porte d’Abraxas, la principale des treize librairies de Bécherel, c’est d’abord l’odeur du vieux papier qui vous monte aux narines. Peut-être aussi celle de la poussière… Et tout de suite après, c’est la vue qui est sollicitée. D’une pièce à l’autre, des livres de tous âges, de toutes les formes, de toutes les couleurs, rangés par centaines, par milliers… La boutique regorge d’ouvrages, du plancher au plafond. Une véritable mine… Bruno Foligné, l’un des trois libraires à qui appartient Abraxas, est installé à Bécherel depuis 1996. Il sourit de notre étonnement : « Et encore, vous ne voyez qu’une toute petite partie de notre catalogue : 43 000 ouvrages en tout. Nous sommes la plus grosse librairie de l’Ouest en livres anciens. »
14 librairies pour 750 habitants
Car, malgré le développement d’internet, l’attrait pour les vieux livres et le contact physique avec les pages et les couvertures demeure. Et s’il existe un paradis pour les amateurs de livres anciens, c’est bien Bécherel. Or c’est tout petit Bécherel. Mais c’est beau et c’est calme… Quelques rues flanquées de belles maisons en granit qui serpentent autour de l’église et montent à l’assaut des restes de l’ancienne place forte. Au sommet, les jardins du presbytère. Et au cœur de la cité, une jolie place qui a succédé à l’ancienne halle. Perchée au sommet d’une colline, la petite ville domine la haute vallée de la Rance et la riche campagne environnante. Bécherel a connu ses heures de gloire aux XVIe et XVIIe siècles, lorsqu’on y produisait du lin et du chanvre de qualité et qu’on y tissait des toiles réputées. Mais à l’abri de ses façades austères et à l’écart des grands axes routiers, le bourg vieillissant s’était peu à peu endormi. En 1978, Bécherel décroche le label « Petite cité de caractère ». C’est le déclic. « En 1986, Avec l’association Savenn Douar (le tremplin, en breton), on cherchait un lieu pour mettre en place un projet culturel et économique, raconte Yvonne Préteseille, institutrice retraitée, aujourd’hui à la tête du café librairie Gwrizienn, sur la place. On s’est inspiré de l’idée des villages du livre. Il en existait un depuis 1964, à Hay-on-Wye, au Pays de Galles et un autre à Redu, en Belgique, depuis 1984. On s’est dit, pourquoi pas à Bécherel ? »
Flâner, feuilleter…
Il faut croire que les gens avaient faim de livres… « Lors du week-end de Pâques 1989, pour la première fête du livre, il n’y avait que des stands de bouquinistes, pas encore de librairies. On a eu un monde fou à venir, se souvient Yvonne. Les premiers libraires se sont installés dans la foulée. » C’est ainsi que Bécherel est devenue Cité du livre, la première en France. Les artisans ont retapé les vieilles maisons qui ont retrouvé une deuxième vie. Aujourd’hui, dans le centre-ville, pour 750 habitants, on compte quatorze librairies, quatre ateliers (relieur, calligraphiste, enlumineur, peintre sous verre) et une crêperie. Des professionnels installés à l’année. Depuis 2011, une Maison du livre et du tourisme est sortie de terre, à l’entrée du bourg. « Elle permet de fédérer les initiatives avec les actions touristiques de Rennes Métropole que nous avons rejointe en 2014, apprécie Yvonne Préteseille. On a ainsi encore gagné en visibilité. » Tous les premiers dimanches du mois, un marché du Livre se tient sur la place des halles. « C’est une destination du dimanche, mais on vient ici flâner, feuilleter et acheter des livres toute l’année, confie Bruno Foligné. Les librairies des centres-villes disparaissent peu à peu, mais le métier fait toujours rêver. Le concept de Cité du livre marche bien. Il y a tout le temps du passage. Des clients fidèles et beaucoup de touristes qui apprécient de passer d’une librairie à l’autre. » À Bécherel, on fouine, on cherche, on demande conseil au libraire. Chez Yvonne, on peut déguster un thé ou un café. Situé entre Rennes et Saint-Malo, non loin de Dinan et de Combourg, Bécherel fait partie des lieux incontournables du tourisme breton. Le projet de Savenn Douar a pris racine… Article de Philippe GAILLARD.
Exposition : Bettina Rheims à la MEP
Bettina Rheims : On profite des derniers jours de l’exposition Bettina Rheims à la Maison européenne de la photographie. Pubs, affiches, pages mode (notamment pour ELLE), on file redécouvrir les clichés d’une artiste incontournable.
« Bettina Rheims », du 28 janvier au 27 mars, Maison européenne de la photographie, 75004 Paris
Reportage photographique : JS




































