Curieux de découvrir une autre facette du célèbre couturier ? Dans l’exposition « Yves Saint Laurent, dans l’intimité de la création », les photographes Pierre et Alexandra Boulat ont capturé ta vie du couturier dans les coulisses, de ses débuts chez Dior à ses adieux au Centre Pompidou, Gratuit. Jusqu'au 10 septembre. Du lundi au samedi de 10 h à 19h30.Au DS World Paris, 33, rue François-ler, Paris 8e. M° Franklin-Roosevelt.
Ce matin, Ploumanac’h se réveille Village préféré des Français .« Parce que ce n’était pas déjà le cas ? » fanfaronnent des habitants. Voilà donc ce coin de paradis costarmoricain lauréat de l’émission de France2 présentée par Stéphane Bern. La France a découvert le palmarès hier soir sur son petit écran. La victoire ne faisait plus de doute à Ploumanac’h depuis samedi, quand l’animateur et spécialiste des têtes couronnées est venu tourner dans sa veste bleu roi les ultimes images de l’émission.
Mobilisation massive
Pour cette apothéose, la population avait convoqué samedi soir ce soleil couchant qui a le don d’embraser les célèbres rochers de granit rose. Aïe. Caméras et drones de France 2 n’eurent droit qu’à une épaisse brume de mer… Pas de quoi ternir la victoire : elle gonfle de fierté les habitants qui se sont mobilisés massivement en faveur de leur « village ». Le terme a d’ailleurs fait glousser les locaux, au début : l’émission a pris des libertés avec l’organisation administrative de cette commune, rattachée depuis belle lurette à Perros-Guirec (7 800 habitants). Oui mais voilà, parmi les critères de sélection au Village préféré des Français , celui-ci : la commune doit compter moins de 2 000 habitants. Un petit « arrangement » dont les Perrosiens se sont volontiers accommodés. C’était pour la bonne cause… Au-delà de « Ploum’» comme on dit ici, c’est la première victoire de la Bretagne dans cette émission (4 édition) qui repose sur« une bonne dose de chauvinisme » comme le décrypte son producteur exécutif, Gilles Daniel. Sûr qu’à ce petit jeu-là, les Bretons savent y faire.« Mais la participation des habitants de régions à forte identité culturelle, comme l’Alsace ou Midi-Pyrénées se révèle traditionnellement forte » , pointe Stéphane Bern. Sans être forcément foudroyantes, les retombées touristiques s’annoncent engageantes pour la commune et son Sentier des Douaniers, fréquenté par plus de 600 000 promeneurs chaque année. Cet été, le joyau de la Côte de Granit rose va briller d’un éclat particulier. Article de Céline MARTIN.
Les Soldes d'été 2015 à ParisLes soldes à Paris, c'est aujourd'hui. Cette année, six semaines de folie dans les magasins, les centres commerciaux et les même chez les créateurs, du mercredi 24 juin au mardi 4 août 2015.
- Si ça vous chante— (Voix et piano). Lili Macadam, son pianiste et ses invités-surprises. L'exquise Lili droit sortie de vos songes, vous offre un florilège de chansons rares composées dans les années 40, 50 et 60... pour fêter l'été revenu et les poètes disparus : Gainsbourg, Barbara, Rezvani et bien d autres...
•21 h 30
- Valentin garçon de café ou le valet de Monsieur Pierre. Comédie en trois mouvements de Sabine ROY. Mise en scène de l'auteur. Avec Alain Péron, Jean-Claude Eskenazi, Christophe Philippe, Patrida Moritz, Sophie Pahin, Martine de Beaufort et Véronique Giraux Pianiste : Karolos Zouganelis. Violoniste ; Jean-Daniel Pick
Photos prises avec mon IPhone
Un garçon de café qui arrange tous les coups,. un journaliste sans scrupules qui va là où le vent le porte...un voyageur amoureux...Autour d'eux, deux femmes : une mélomane hongroise et une révolutionnaire italienne que tout oppose et que tout rassemble dans l'amour qu'elles portent à Franz Liszt. On y ajoute un violon tzigane, un duel pianistique entre Liszt et Thalberg, et tous les ingrédients de la comédie sont là. Et n'oublions pas le piano, personnage incontournable de la pièce, qui emporte les comédiens dans une immense valse.
L’acquaalta est cette inondation annuelle touchant la lagune vénitienne. À l’été 2015, ce même phénomène s’empare des espaces du Palais de Tokyo. Céleste Boursier-Mougenot imagine en effet un paysage lacustre qui entraîne le visiteur dans une expérience visuelle, tactile et auditive modifiant sa perception des lieux : « le déploiement dans l’espace d’un dispositif, en relation avec un lieu ou une situation, correspond pour moi à ce que d’autres musiciens accomplissent en faisant des concerts. » (1)
En traversant cet espace inondé, le visiteur est introduit dans un flux d’images créant les prémices d’un voyage halluciné qui l’amènerait à naviguer à travers sa propre psyché. Avec cette production inédite, c’est aussi un nouveau format d’exposition qui est exploré. L’artiste complète ce paysage par un zombiedrone, principe qu’il a déjà expérimenté et qu’il définit ainsi : « un système de traitement du signal vidéo crypte les images, ne laissant apparaître sur l’écran que les parties en mouvement dans le cadre. Tout le reste se fond dans un noir opaque. L’effet saisissant de la transformation de l’image vidée de son message est accompagné par un son lancinant, provenant de la conversion du flux des images en un continuum sonore. »
C’est donc un continuum, une onde, qui guide le visiteur dans l’exposition via un dispositif cohérent ayant pour fonction la connexion des flux (des visiteurs, de l’eau, de la vidéo et du son) : les visiteurs parcourent l’exposition, leurs mouvements étant filmés et retransmis en direct sur les murs. Tous se retrouvent sur une île, lieu d’un éboulement minéral où chacun pourra s’allonger pour mieux se noyer dans les images environnantes. Tout au long du parcours, le visiteur est acteur de l’exposition, son sujet et son objet. À l’issue de cette expérience sensible et hallucinatoire, et selon les mots de l’artiste, « pour sortir de l’exposition, le visiteur traversera – littéralement – l’image. » Cet univers fantasmagorique évoque autant la mythologie antique (de Narcisse se noyant dans son reflet à Ulysse résistant au chant des sirènes) que le cinéma (la fuite en barque des enfants dans «La Nuit du Chasseur»). Le rapport entre nature et culture est ici renversé, l’artiste étant comme il le dit lui-même « un simple médium, permettant aux visiteurs de donner des formes à leur sensations », soit l’oubli de soi face à des images et des sons hypnotiques.
(1) Céleste Boursier-Mougenot, « Ecoutes à l’oeuvre – entretien avec Samuel Bianchini » in Céleste Boursier-Mougenot, Etats seconds, Edition FRAC Champagne-Ardenne, Reims. Analogues, Arles, 2008, p. 114.
Biographie
Né en 1961 à Nice, Céleste Boursier-Mougenot vit et travaille à Sète. Ses travaux, bien que présentés depuis près de vingt ans dans les lieux d’art contemporain, en France comme à l’étranger, sont avant tout à considérer comme ceux d’un musicien. Après avoir été, de 1985 à 1994, le compositeur de la compagnie « Side One Posthume Théâtre » de l’auteur et metteur en scène Pascal Rambert, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations.
Céleste Boursier-Mougenot présente son travail à l’international depuis un certain nombre d’années. Il a d’ailleurs été le premier artiste français lauréat de l’International Studio Program (PS1) à New York en 1998-1999. On a pu voir récemment son travail exposé à la National Gallery Victoria de Melbourne (2013), au Barbican Centre à Londres (2010) ou encore à la Pinacothèque de Sao Paulo (2009).
L’année 2015 s’annonce exceptionnelle pour l’artiste puisqu’en parallèle de son exposition au Palais de Tokyo, il présente à la 56e Biennale d’art contemporain de Venise (09 mai – 22 novembre 2015), rêvolutions, un projet inédit et ambitieux, qui transforme le Pavillon français en un îlot organique et sonore. Le commissariat du Pavillon français, placé sous la conduite de l’Institut français, est assuré par Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou- Metz, qui y présente une nouvelle version d’une de ses oeuvres les plus connues, clinamen. Il sera également invité au Musée des Beaux-Arts de Montréal en novembre avec from here to hear, une autre pièce de renom.
Céleste Boursier-Mougenot est actuellement représenté par les galeries Paula Cooper (New York), Xippas (Paris, Genève, Montevideo, Athènes) et Mario Mazzoli (Berlin).