MORBIHAN : En haut du clocher de Kernascléden, des chauves-souris à admirer - c'est ce week-end !
La Maison de la chauve-souris de Kernascléden propose trois journées d’animations. Dont une visite du clocher hébergeant la colonie de chiroptères… avec descente en rappel !
Depuis près de 8 ans, Kernascléden héberge l’unique musée dédié à la chauve-souris en France…« Et même d’Europe ! » , se réjouit Arno Le Mouël, directeur de la Maison de la chauve-souris. Un lieu pour mettre en valeur la colonie de chiroptères qui nichait depuis fort longtemps dans le clocher de cette commune de 400 habitants, proche de Guémené-sur-Scorff. Une aventure démarrée en solo, qu’Arno Le Mouël partage aujourd’hui avec sept autres salariés. Pour la troisième année, la Maison de la chauve-souris propose un weekend complet d’animations, la Kirofest.« Nous nous intercalons entre le pardon du village et la Nuit internationale de la chauve-souris, fin août. »
Cinq cents visiteurs
Au programme de ces trois journées : randonnée, théâtre, concerts, ateliers, et clou du week-end, une incursion au cœur de la colonie de chauve-souris.« Comme on ne peut pas y accéder, on proposera aux visiteurs de monter dans le clocher par l’escalier, pour admirer les animaux mais aussi le paysage. Ils pourront redescendre en rappel. » Une escalade supervisée par une équipe de professionnels venus des Côtesd’Armor. La Kirofest démarre ce vendredi. Près de cinq cents visiteurs étaient venus découvrir le monde merveilleux de ces mammifères volants. Un beau score que l’équipe de la Maison de la chauve-souris espère doubler cette année. Article de Julie SCHITTLY.
Galileo , le GPS européen, se déploie (enfin !)
Deux nouveaux satellites doivent être lancés de la base de Kourou, en Guyane, dès que la météo le permettra. Le système de localisation européen devrait être opérationnel à partir de 2016.
Repères Qu’est-ce que Galileo ?
Il s’agit du système de localisation par satellite développé par l’Union européenne. Il sera composé de 26 satellites. Quatre sont déjà en orbite. Deux nouveaux devaient être lancés hier depuis Kourou, en Guyane, à partir d’une fusée russe Soyouz (1). Leur lancement a été retardé en raison des mauvaises conditions météo. Il pourrait avoir lieu aujourd’hui. Le projet Galileo , né à la fin des années 1990, doit assurer l’indépendance de l’Europe par rapport au GPS américain, un système militaire ouvert aux usages civils.
Sera-t-il plus performant ?
Oui, assurent l’Agence spatiale européenne (Esa), chargée du projet, et le Cnes (Centre national d’études spatiales). Notamment grâce aux horloges atomiques embarquées, plus précises. Là où le GPS permet de localiser un véhicule à quelques mètres près, le système européen apportera une précision de moins d’un mètre. Mais attention, les Américains s’apprêtent à lancer des satellites plus performants. La mise en orbite des satellites européens est assurée par le Cnes et l’Esa. Une fois positionnés, ils sont gérés par deux centres opérationnels basés en Italie (Fucino) et en Allemagne.
Quand sera-t-il en service ?
Perturbé par les enjeux politiques et économiques, le projet a pris du retard. Et le partenariat public-privé, imaginé à l’origine, a été abandonné. Seule l’UE paiera. Selon l’échéance désormais annoncée, les 26 satellites seront positionnés à 23 300 km d’altitude d’ici à 2020.« Mais pour l’usager, le système commencera à être opérationnel dès qu’une dizaine de satellites auront été lancés, vers la fin 2015 », précise Lionel Suchet, directeur adjoint du Cnes.
Quel est le coût ?
Initialement estimé à 3,3 milliards d’euros, Galileo a finalement coûté 5,5 milliards d’euros sur la période 2007-2013. Mais selon Antonio Tajani, le commissaire européen à l’Industrie, les retombées économiques devraient s’élever à 90 milliards d’euros lors des vingt prochaines années. L’un des intérêts du système européen est de pouvoir envoyer des signaux ouverts (destinés au grand public) mais aussi des signaux complémentaires (pour des services payants) et fermés (réservés aux applications de sécurité et de défense). Article de Pierrick BAUDAIS.
(1) Les douze prochains satellites seront lancés avec Ariane 5.



















