Auray => Quiberon : Avec le Tire-Bouchon, tous dans le même wagon !
Chaque été, le train régional Tire-Bouchon fait des allers-retours réguliers entre Auray et Quiberon. Avec lui, fini les embouteillages, et ça, estivants et travailleurs l’ont bien compris.
Reportage
Il est 8 h pile à la gare d’Auray. Le Tire-Bouchon, qui relie Auray à Quiberon, s’ébranle et commence à tracer sa route. A peine le moteur en marche, Laura Le Glohaec sort un plaid jaune de son sac et s’allonge sur deux sièges. Elle termine sa nuit avant d’aller travailler. Toute la saison, la jeune femme travaille dans un magasin d’optique à Quiberon, mais loge à Auray. Le Tire-Bouchon est son train-train quotidien.« Pour moi, c’est plus simple et plus reposant. Il n’y a pas photo, je fais comme ça tous les jours » ,explique-t-elle, avant de remettre ses bouchons d’oreilles.
Pas de problème de stationnement
Une bonne idée d’ailleurs que ces bouchons d’oreilles, car quelques sièges plus loin, Soline, 4 ans, et Valentin, 3 ans, sont bien réveillés. Ils occupent, avec leurs parents Jules et Bénédicte, un carré du train.« On vient d’Issy-les-Moulineaux et on va passer une petite semaine à BelleIle », explique Jules.« On prend le Tire-Bouchon car il est beaucoup plus facile de se garer à Auray qu’à Quiberon. Et puis ça amuse les enfants. Cela nous permet d’être avec eux, plutôt qu’à l’avant de la voiture » , sourit sa femme.« Pour le paysage, ce n’est pas la pire des régions » , glisse Marco. Originaire de Bucarest, ce jeune homme de 19 ans donne des cours de tennis à Quiberon.« Comme je n’ai pas le permis, ça me permet d’habiter à Auray et d’aller au travail. Comme les horaires coïncident très bien, ça m’arrange beaucoup. » Quelques sièges plus loin, Maurice, retraité, vient directement de Quimper. Pour 37 €, il fait l’aller-retour dans la journée et peut aller se balader à Quiberon. «J’ai l’habitude d’aller dans le Sud-Est en vacances et eux ont beaucoup plus le réflexe des transports en commun. Ce Tire-Bouchon est super pratique, la région devrait encore plus communiquer là-dessus » , argue-t-il.
Grands voyageurs
Le Tire-Bouchon va bon train et, par la vitre, on aperçoit des lapins dans les dunes. Au passage à niveau de Penthièvre, de part et d’autre de la route, des voitures s’amassent déjà, attendant que les barrières se relèvent. A les regarder, on se dit qu’on est vraiment pas mal dans le TireBouchon. Et 44 minutes après le départ d’Auray, nous voilà déjà arrivés à Quiberon. A pied, il faudra à peine 10 minutes pour rejoindre Port-Maria. Quelques minutes avant le retour, Danièle et Denise boivent un café avant leur grand voyage. Ces deux Belges ont passé, comme tous les ans, quelques jours à Belle-Ile.« Le Tire-Bouchon n’est que le début du trajet, soupire Danièle.Je n’arriverai qu’à 20 h à Bruxelles, et je dois changer quatre fois de train. » Dans le train du retour, à 10 h, Pascal, en short fluo, s’installe confortablement dans son siège pendant que le Tire-Bouchon se fraye un chemin à travers les fougères.« Ce matin, je suis parti en footing de Kerhostin. J’ai longé toute la Côte Sauvage et je retourne à ma voiture en Tire-Bouchon, idéal ! ». Article de Anaëlle BERRE.
Voir mes précédents billets sur le tire-bouchon : 25/09/2013, 16/08/2013, 13/08/2013, 02/08/2012.
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