Grand pardon, le centenaire de la patronne
En juillet 1914, Pie X consacrait sainte Anne, patronne des Bretons. Sainte-Anne-d’Auray fête dignement l’événement les 25 et 26 juillet.
L’annonce n’avait pas fait grand bruit à l’époque. Un siècle plus tard, jour pour jour, elle devrait résonner très fort dans toutes les paroisses de Bretagne invitées au grand pardon de Sainte-Anne-d’Auray, les 25 et 26 juillet. Il y a 100 ans, le pape Pie X déclarait officiellement sainte Anne, la « bonne mère des Bretons », patronne de la Bretagne. Une date à marquer d’une pierre blanche pour l’immense foule des pèlerins qui affluent chaque année au grand pardon, grande messe annuelle des Bretons, au cœur de l’été. Combien seront-ils cette année ? 20 000 ? 30 000 ?« Difficile à dire à ce jour, admet le père André Guillevic, recteur de la paroisse.Sans doute bien plus que l’an passé. Toutes les paroisses de Bretagne et de Loire-Atlantique sont invitées. Notre capacité d’accueil est grande : 20 000 places devant le Mémorial, 8 000 à l’espace JeanPaul II, 5 000 sur l’esplanade du sanctuaire. »
Un message du pape
Centenaire de la consécration de sainte Anne oblige, un message du pape François réaffirmera haut et fort la décision de son prédécesseur, prise 100 ans plus tôt.« Il fut un temps question d’avoir une retransmission du message en direct de Rome, indique le père Guillevic.Ce ne sera pas possible, mais le message du pape François sera bel et bien lu par Luigi Ventura, nonce apostolique, ambassadeur du pape en France. Il sera aux côtés de Mgr Centène pour présider le pardon. » En 1914, les évêques de Bretagne obtenaient gain de cause à Rome. La consécration de sainte Anne par Pie X fut d’ailleurs l’une de ses toutes dernières décisions, avant sa mort, alors que la Première Guerre mondiale allait meurtrir à jamais le cœur des hommes. En 2014, ce centenaire prend une importance et une résonance particulières :« Pie X a officialisé ce que les Bretons avaient dans leur cœur. Nous réaffirmons notre foi en Sainte Anne à l’occasion d’un grand pardon qui s’annonce exceptionnel. Nous demandons à toutes les paroisses d’y participer et d’apporter le maximum de bannières. La procession pourrait être la plus belle et la plus importante que Sainte Anne ait jamais connue… » Article de Pierre WADOUX.
Même avant 40 ans, la solitude gagne du terrain
Le rapport 2014 de la Fondation de France fait état d’un phénomène qui s’accentue et pas seulement chez les personnes âgées.
Entretien
Yann Desdouets.
Délégué Bretagne et Pays de Loire de la Fondation de France
Chez les moins de 40 ans, la solitude a doublé, en quatre ans. Pourquoi ?
Aujourd’hui, le travail favorise moins les rencontres. Quand on est dans l’entreprise un ou deux jours par semaine ou quand on travaille dans plusieurs endroits, il n’est pas évident d’aller boire un verre avec ses collègues à la sortie du boulot. La pauvreté a aussi un impact : cumulée à un autre facteur, elle est deux fois plus forte. Elle peut aggraver l’isolement dû à un handicap, par exemple.
Quel est le point de départ des situations d’isolement ?
Souvent, la conséquence d’un accident de la vie. Il y a toujours un élément déclencheur, comme un deuil, une perte de travail. On ne naît pas seul, on le devient. Sous les chiffres, il y a des situations de souffrance aiguë. Certains vont déclarer qu’ils ne parlent plus qu’aux murs ou que leur seul ami est la télévision.
Pourquoi les 18-29 ans ne sontils plus épargnés ?
Les trois facteurs majeurs d’aggravation de la solitude à cet âge sont la précarité, l’absence d’emploi et de liens familiaux. Pour lutter contre l’isolement, certaines universités souhaitent par exemple enlever le WiFi des chambres et le laisser seulement dans des espaces communs afin que les étudiants travaillent ensemble et se rencontrent.
Mais alors, à quoi servent les réseaux sociaux virtuels ?
Facebook et les autres réseaux sur Internet ne permettent pas aux personnes seules de sortir de l’isolement. Ils représentent surtout une possibilité de plus pour des gens déjà largement entourés.
Comment faire reculer la solitude ?
Cela doit passer par la mise en place de politiques publiques. La fête des voisins, qui a lieu une fois par an, ne profite qu’à ceux qui sont déjà intégrés. Elle ne va pas chercher ceux qui sont reclus chez eux. La Fondation de France lance des initiatives chaque année : jardins collectifs créés aux pieds des immeubles, cafés sociaux dans les quartiers… Nous devons tous être vigilants, attentifs aux autres. Recueilli par Clémence DE BLASI.
14 juillet 2014
La fête nationale du #14juillet aux couleurs du centenaire de la première guerre mondiale. Pour la première fois, l’ensemble des nations ayant participé au premier conflit mondial en Europe se réunissent pour une manifestation commémorative exceptionnelle > Retrouvez le dossier consacré à l'évènement : http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/dossier-de-presse-relatif-a-la-ceremonie-du-14-juillet-201/
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Un 14-Juillet sous le signe de la Grande Guerre
80 pays ont été invités pour un hommage aux morts de la Première Guerre mondiale, mais la présence de l’Algérie sur les Champs-Élysées fait débat.
Le défilé du 14-Juillet sur les Champs-Élysées, c’est d’abord l’armée française qui défile. La prochaine édition ne dérogera pas à la tradition : 3 752 hommes à pied, 76 chiens et 241 chevaux, 54 avions, 40 hélicoptères, 285 véhicules, dont 82 motos, seront au rendez-vous.
Polémique
De l’Ouest viendront les détachements de l’École spéciale militaire et de l’École militaire interarmes de Saint-Cyr, de l’École navale et des Écoles du Poulmic, de l’École de maistrance de Brest, et enfin de l’École nationale de police de SaintMalo. Seules unités combattantes représentées : les fusiliers marins et commandos marine de Lorient. La particularité de cette édition tient dans la présence de 80 pays ayant engagé des troupes ou des travailleurs sur le continent européen pendant la Grande Guerre. Ces pays envoient un représentant gouvernemental, une délégation de trois soldats dont un porte-drapeau et quatre jeunes gens âgés de 18 à 25 ans. La présence du Vietnam, et surtout celle de l’Algérie, même s’ils ne descendront pas les Champs-Élysées, font polémique. Certaines associations de harkis et d’anciens combattants ont exprimé leur indignation et demandé le retrait des représentants algériens. Tout comme le Front national :« Cette présence militaire honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d ’un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée ». En ouverture du défilé, les portedrapeaux et leurs gardes présenteront les honneurs aux autorités. Encadrés de deux pelotons de militaires en uniforme et équipements de la Première Guerre mondiale, suivant le drapeau du régiment d’infanterie chars de marine (RICM) de Poitiers qui ouvrira la parade, ainsi qu’un drapeau européen porté par trois militaires du bataillon de réserve Ile-deFrance, les emblèmes pénétreront sur la place de la Concorde et prendront position face au président de la République. À l’issue du défilé, les quelque 320 jeunes réaliseront sur la place de la Concorde une chorégraphie conçue par José Montalvo, artiste permanent au Théâtre national de Chaillot. Sur la musique du concerto pour clarinette de Mozart, ils rendront hommage à la mémoire des disparus.
Musée maison natale de Louis Braille
Louis Braille voit le jour à Coupvray le 4 janvier 1809. A l'âge de trois ans, le petit Louis se blesse l'oeil en voulant utiliser les outils de son père qui accident atelier était bourrelier. L'infection, par manque de soin, gagne l'autre oeil et Louis Braille perd définitivement la vue à l'âge de cinq ans.
Il est un élève brillant de l'école de Coupvray qu'il quitte à 10 ans, pour se rendre à Paris afin d'étudier à l'Institution Royale des Aveugles. C'est là qu'il développe son génial système d'écriture en six points saillants et qu'il enseigne, notamment la musique. En 1835, Louis Braille est atteint de tuberculose. Une légère amélioration lui permettra de reprendre l'enseignement en 1847, avant de mourir en janvier 1852.
Enterré le 10 janvier 1852 aux côtés de sa famille à Coupvray, le corps de Louis Braille est transféré en 1952 au Panthéon, en hommage national. Seule la relique de ses mains sera conservée à Coupvray dans une urne scellée sur sa tombe.
Vu dimanche 6 juillet 2014


























