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Jours tranquilles à Paris

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7 juillet 2014

Viendra...viendra pas ?

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7 juillet 2014

Pourquoi y a-t-il des pages blanches à la fin des livres ?

La faute à l’imprimeur pas à l’auteur !

Remerciements, table des matières, achevé d’imprimer… et puis six pages blanches. Vous l’avez remarqué : quand vous continuez à tourner les pages de l’ouvrage que vous venez de finir, vous tombez souvent sur des pages blanches. Cela prouve-t-il que l’auteur a calé sur la fin et fini un peu court ? Que l’éditeur a vu trop grand et commandé trop de papier ? En fait, c’est plutôt l’imprimeur que cela concerne… L’imprimeur et l’éditeur plus exactement qui, dans cette affaire, marchent main dans la main. En effet, les contraintes techniques sont parfois primitives. Les machines impriment les livres sur d’immenses feuilles, voire sur des rouleaux, ce qui implique ensuite de plier le papier. Ces pliures donnent ce que l’on appelle des cahiers, dont le nombre de pages est fixe : 8, 16, 32… (des multiples de 4). Cela dépend des techniques d’impression et du talent du chef de fabrication. En bibliophilie, on connaît ces formats : in-octavo, in-quarto qui font référence au nombre de pliures de la feuille de base. En tout cas, cela oblige à prévoir l’organisation du texte de manière à tomber juste. Mais le cas le plus courant est qu’il reste des pages vacantes à la fin. Par exemple, si un texte fait 152 pages, il restera 8 pages blanches à la fin puisque les cahiers de 16 ou 32 pages tombent sur 160 pages. On peut aussi jouer sur la taille des caractères, la police, les débuts de chapitres que l’on va placer à la suite – on dit « à la page » ou systématiquement en page impaire – que l’on nomme la « belle page », celle de droite, celle que l’on regarde en premier dans les magazines, où les annonceurs exigent d’avoir leur publicité. Et quand il y a une pub de chaque côté, celle de droite est plus chère. Tout ça pour vous dire de vous abstenir d’invoquer la flemme de l’auteur en voyant des pages blanches ! Jusqu’à preuve du contraire… Article de Philippe VANDEL.

7 juillet 2014

Le postmodernisme, une merveille de Roland Delcol

7 juillet 2014

Moi au Palais de Tokyo

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7 juillet 2014

Extrait d'un shooting - nu (aux confettis)

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7 juillet 2014

Chiharu Shiota — Galerie Daniel Templon (jusqu'au 23 juillet)

Alors qu’elle vient d’être choisie pour représenter le Japon à la 56ème Biennale de Venise en 2015, Chiharu Shiota investit la galerie Daniel Templon avec « Small Room », une installation qui évoque l’étroitesse et les petits confins sans destiner à l’étouffement

L’espace ici est mental. Le titre l’annonce d’emblée. Small Room nous met sur la piste de la littérature où la chambre est une métaphore des cloisons cérébrales. Kafka, dans son journal écrit entre 1917 et 1919, avançait que chacun porte une chambre en soi. Comprendre, un centre cognitif, un épicentre des émotions. Cette unité et ce lacis intime neuronal trouvent chez Shiota une expression matérielle à travers les toiles qu’elle tisse et dans lesquelles elle enferme des objets. Une chaise, une trompette, un kimono se trouveront tour à tour capturés dans un jeu de fils tendus, orchestré pour les maintenir statiques. Figés dans la mémoire, ils sont devenus des proies que l’on peut tantôt admirer, rejeter, haïr ou aimer. Ils ne bougeront plus, l’araignée a agi. D’habitude noire, les fines cordelettes en tension ont revêtu ici une couleur vive comme si le liquide cérébro-spinal avait changé, muté.

Le regard que Shiota pose sur ces captifs n’est plus teinté de bile noire, la gaité a repris le dessus, la vie peut continuer. De même que l’installation de valises suspendues dans la plus grande salle, aussi sidérante qu’elle soit, n’indique plus le chemin des camps de la mort. Ses valises mises en mouvement et bondissantes évoquent un départ bercé d’espoir sur la route d’Ellis Island ou d’un ailleurs, ouvert et vierge. Les grosses cordes qui maintiennent les valises sont élastiques et rouges. Elles ne sont ni tendues ni radicales. Ni noires. La différence est capitale. Leur élasticité, de même, nous emmène plutôt du côté de l’univers du cirque ou des trampolines pour enfants.

Alors, certes, Shiota ligote encore et toujours, mais elle semble ouvrir les mailles, libérer les cordes, lâcher les amarres d’une réflexion moins obsessionnelle et moins rivée sur un passé figé. En somme, si les installations compriment encore la cage thoracique, elles n’étouffent plus le cerveau.

Chiharu Shiota

Small Room

June 7 > July 23, 2014

Paris - 30 rue Beaubourg

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6 juillet 2014

CHESSY et son jardin de sculptures (vu ce matin)

CHESSY et son jardin se sculptures (Paris => Chessy = 44 km) 

Le Jardin de sculpture de la Dhuys, sur la commune de Chessy, s'étend le long d'un petit terrain au bord de la Marne. A cet emplacement passait, depuis la fin du XIXe siècle, l'aqueduc de la Dhuys permettant l'acheminement d'eau potable jusque dans Paris. Détruit par un bombardement allemand au cours de la Seconde Guerre Mondiale, l'aqueduc aérien a depuis été remplacé pour un réseau de conduites souterraines et laisse la place aux pistes cyclables et aux chemins de randonnées jusqu'aux portes de la capitale.

Dans la commune de Chessy, les pierres de son ancien pont sont aujourd'hui recyclées en un véritable musée à ciel ouvert. Depuis 1987, le sculpteur Jacques Servières utilise cette matière première, trouvée sur place, pour réaliser des sculptures monumentales regroupant femmes, oiseaux, portails... en un bestiaire fantastique. Le jardin se peuple au rythme de deux nouvelles sculptures par an et s'étend petit à petit tout au long du sentier de Grande Randonnée GR14. Ces figures, imposantes, répondent aux noms de Rois et Lunes, Tango... et puisent avant tout leur inspiration dans la statuaire géante océanienne. Une Offrande a Mickey située à quelques pas de l'entrée du jardin, rappelle ironiquement que le parc d'attraction Disneyland Resort Paris, première destination touristique européenne, se trouve lui aussi sur le territoire de Chessy.

Le site

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Reportage photographique : Jacques Snap

6 juillet 2014

Laissez apparaitre le bas de ses seins, c'est à la mode, parait-il ?

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6 juillet 2014

Extrait d'un shooting

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6 juillet 2014

HUANG YONG PING

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Après Erwin Wurm, Roman Signer et Felice Varini, Huang Yong Ping, autre artiste de la collection pérenne d’Estuaire, s’empare de la HAB Galerie. Tirant le fil du spectaculaire Serpent d’océan créé sur une plage de Saint-Brevin, l’exposition explore les thèmes universels qui ont toujours émaillé le travail de l’artiste : les grands mythes, les stratégies du pouvoir, les capacités créatrices et destructrices de l’homme. L’exposition exprime la liberté de pensée de cet artiste majeur qui, pour l’occasion, produit une impressionnante nouvelle pièce.

Huang Yong Ping n’a de cesse de jongler entre mythes orientaux et occidentaux pour mieux révéler la crise totale qui ébranle le monde. Usant de l’animalité de manière récurrente, c’est pourtant à l’humanité qu’il s’adresse. Les œuvres de l’exposition reflètent en toile de fond le marasme écologique actuel et s’attaquent aux formes de pouvoir concourant au déséquilibre mondial.

Puissantes, violentes et critiques, ces allégories offrent un constat du monde ; l’exposition met en lumière le travail passionnant de cet artiste en perpétuelle mutation.

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HAB galerie / Hangar à bananes

Situé à la pointe ouest de l’île de Nantes, le Hangar 21 est plus connu de la population sous le nom de Hangar à Bananes, un surnom qu’il tient de son histoire : spécialement conçu en 1949-50 pour recevoir des primeurs, bananes et ananas venant d’Afrique déchargés, manutentionnés et stockés dans un hangar climatisé.

En 2007, propriété du port autonome de Nantes Saint-Nazaire, il est réhabilité à l’occasion de la première édition de l’événement biennal Estuaire Nantes <> Saint-Nazaire. A côté des espaces bar et restauration, un espace reste volontairement dédié à des expositions. Au cours des années qui suivent, il accueille autant des expositions d’art que des expositions thématiques ou des événementiels.

En 2011, Le Voyage à Nantes en acquiert la gestion : ce lieu sera désormais un lieu permanent dédié à l’art contemporain : HAB GALERIE. Chaque année Le Voyage à Nantes accueille dans ces 1400 m2 trois partenaires œuvrant pour l’art contemporain : l’Ecole supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole, le Musée des beaux-arts de Nantes, et le Frac Pays de la Loire.

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