Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
2 décembre 2019

Yan Morvan : BKK Aller sans retour

yan20

yan21

yan22

yan23

yan24

Il est 3h54 du matin. Je n’arrive pas à dormir. Hier j’ai reçu un mail de JJ Naudet le fondateur de L’Oeil de la Photographie : «  Bangkok , tes images , ton texte ? ». Il y tient. Il était le seul à m’avoir publié en août 1980 dans Photo, à mon retour de Thailande. Près de quarante ans maintenant. Je m’étais enfui de Paris. Pigiste au Figaro Magazine, l’hebdomadaire fondé par Robert Hersant pour appuyer Giscard dans sa croisade contre le socialisme, François Lochon alors le nouveau patron de Gamma m’avait abordé dans les couloirs du journal : «  Rejoins nous, tu verras, tu vivras l’aventure… ».  Je l’avais cru. Les Vietnamiens avaient envahi le Cambodge et chassé les Khmers Rouges qui exterminaient leur opposants. Quelques jours après mon arrivée dans les camps de réfugiés de la frontière Thai, les Russes envahissaient l’Afghanistan… L’actualité s’était déplacée. J’allais rester à Bangkok, six mois. Un espion chinois m’avait prévenu : « Tu resteras dans Bangkok, le fourreau brûlant de l’Asie ».

Base arrière des Marines pendant la guerre du Vietnam la Thailande était devenu le bordel des GI’s revenant du front, et leur magasin de dope bon marché. En 1980 les anciens Marines étaient les gérants des bar de Patpong, le Pigalle de la cité. Les nouveaux clients étaient surtout constitués des Australiens et des Allemands qui venaient profiter de la chair bon marché.

Je tentais de faire ce livre depuis nombre d’années. Il faisait un peu peur aux éditeurs. Trop social, pas assez voyeur, une clientèle à séduire indéfinie, pour qui les problèmes de « l’autre » ne comptent pas. Il a fallu la volonté d’un directeur artistique enthousiaste, Loïc Vincent, et la volonté d’un jeune éditeur entreprenant, Bertrand Brillois, pour enfin publier, témoignage du déclin de l’Occident dont la faute, l’esclavage sexuel, est à mettre à charge aussi bien chez «  Le mâle blanc dominant » que de la corruption et le cynisme des pouvoirs indigènes.

Il est 4h21, maintenant. Il est temps de retourner se coucher

YM.

« BKK » – Photographies et texte de Yan Morvan

Éditions NOEVE

Format : 200 x 265 mm

Nombre de pages : 176 pages

Nombre de photographies : 110 photos

Prix : 44€ TTC (Edition Standard), 195€ (Edition Collector A & B)

Langues : Français & Anglais

Date de parution : 7 Novembre 2019

ISBN: 978-2-490676-11-8 (Edition Standard)

yan25

yan26

yan27

yan28

yan29

Publicité
2 décembre 2019

Jean Paul Goude

goude11

2 décembre 2019

L'avent

avent

2 décembre 2019

Miley Cyrus - Wonderland Magazine from Ellen von Unwerth on Vimeo.

2 décembre 2019

André Kertész : Marcher dans l’image

k18

André Kertész (1894-1985) compte parmi les regards qui ont ouvert des chemins nouveaux dans la photographie du 20ème siècle. Amateur de photographie à 18 ans, artisan des recherches esthétiques de la nouvelle vision à 28 ans, défricheur des enjeux médiatiques du reportage photographique naissant à 36 ans, il a largement contribué aux évolutions esthétiques et professionnelles du médium. Mais si plusieurs generations de photographes se reconnaissent une dette envers sa démarche et ses images, c’est pour une autre raison : il est celui qui, sans effets ni étalage, à travers une exigence attentive et une subtilité esthétique constantes, a montré la possibilité de poursuivre une oeuvre sereine tout au long d’une vie de photographe, à l’écart des courants et en marge des commandes.

Cette oeuvre, léguée à l’État par André Kertész en 1984, a fait depuis l’objet de nombreuses études, mais sa pratique du 24×36 demeure indistincte et méconnue. Or, pour reprendre les mots de John Szarkowski (conservateur au MoMa de New York de 1962 à 1991), « plus peut-être que tout autre photographe, André Kertész a compris l’esthétique particulière de l’appareil portatif et l’a rendue manifeste ».

Kertész se dote d’un Leica dès 1930. Avec cet appareil, l’oeil du photographe ne se concentre plus sur un dépoli mais se projette dans un cadre qui se juxtapose à son champ de vision. Le viseur d’un genre nouveau permet au regard de chercher ses repères dans l’image pendant que le corps prend ses appuis dans l’espace. En emmenant ce boîtier dans les rues de Paris, les terrains vagues de banlieue et les chemins de campagne, Kertész invente en quelques saisons une démarche qui va ouvrir la voie à de nombreuses vocations de photographes : la déambulation photographique. « J’ai fait quelques pas avec lui, et j’ai eu l’image, » résume-t-il simplement devant l’une de ses photos.

Une étude récente et inédite menée sur les négatifs originaux conservés par la Médiathèque de l‘architecture et du patrimoine a permis de reconstituer pour la première fois la continuité chronologique des images que le photographe a prises en 1930 et 1936 avec son Leica. Fruit de cet te recherche,

l’exposition présentée à la Maison Doisneau du 22/11/19 au 09/09/20, accompagnée d’un ouvrage de référence publié par les éditions André Frère, propose de remonter à ce moment de la prise de vue et d’observer ces quelques pas de Kertész auprès de ceux qu’il photographie.

D’un déclenchement à l’autre, nous découvrirons ses lieux et ses sujets de prédilection, ses distances et ses angles d’approche, les motifs et les correspondances qui l’inspirent, ses moments d’affût ou de persévérance, sa prévenance et sa retenue envers ce que lui tendent les personnes ou les circonstances photographiées et, finalement, sa capacité à prendre l’attention elle-même pour horizon de sa prise de vue.

Visiteurs et lecteurs seront ainsi invites à mieux sentir comment le regard pense à l’instant du déclenchement.

Commissariat : Cédric de Veigy

André Kertész : Marcher dans l’image

22 novembre 2019 – 9 février 2019

Maison de la Photographie Robert Doisneau

1, rue de la Division du Général Leclerc

94250 Gentilly, France

www.maisondoisneau.agglo-valdebievre.fr

André Kertész : Marcher dans l’image

k21

k22

k23

k24

k25

Publicité
2 décembre 2019

La une de Libération ce matin

libélundi

2 décembre 2019

Heidi Romanova

heidi68

heidi274

1 décembre 2019

COP 25 : drôle de climat pour sauver la planète

Alors que la conférence de l’ONU sur le climat s’ouvre ce lundi à Madrid, il n’est pas du tout certain que ce sommet réponde aux cris d’alarme des climatologues et de la jeunesse.

cop25

Alors que 25 000 diplomates et 200 scientifiques seront présents à Madrid à partir de lundi, les Etats-Unis, eux, ne se rendront pas à la COP 25. AFP/Pierre-Philippe Marcou

Par Frédéric Mouchon

Connaissez-vous le scénario du film « Un jour sans fin » ? Un présentateur météo, désabusé et cynique à souhait, est condamné à revivre indéfiniment la même journée grise et triste. Jusqu'à ce qu'il se remette en question, retrouve un sens à sa vie et se réveille dans un monde où tout est redevenu possible. C'est un peu le résumé des conférences de l'ONU sur le climat, les fameuses COP.

Année après année, les principaux dirigeants de la planète s'y retrouvent pour dresser invariablement le même constat : la planète va mal. Et tenter, désespérément, de trouver des remèdes au réchauffement climatique qui s'accélère. Mais COP après COP, on entend systématiquement les mêmes cris d'alarme des uns répondre aux mêmes renoncements des autres. Mais chacun partage en vain le même espoir de se réveiller sur une terre qui ne soit plus en surchauffe.

La COP25, qui débute ce lundi à Madrid, sera-t-elle celle du déclic tant attendu? Elle intervient en tout cas dans un drôle de climat planétaire, entre montée des populismes, repli sur soi de certains pays, multiplication des mouvements sociaux et retrait confirmé des Etats-Unis de l'accord de Paris. Mais 2019 aura aussi été marquée par des catastrophes naturelles sans précédent et des marches pour le climat historiques où la jeunesse n'avait qu'un mot d'ordre à la bouche : agissez!

Toujours plus de CO2 et un mercure qui monte qui monte

Les principaux gaz à l'origine de l'augmentation des températures sur le globe ont atteint de nouveaux records en 2018. Et malheureusement, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) estime que le train du réchauffement sera difficile à arrêter : « Il n'y a aucun signe de ralentissement, et encore moins de diminution, de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère malgré tous les engagements pris au titre de l'accord de Paris sur le climat, affirme le secrétaire général de l'OMM Petteri Taalas. La dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a trois à cinq millions d'années… ».

Signe que le mercure s'emballe : les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre. Et les pires scenarii catastrophes envisagés par les climatologues se déroulent désormais sous nos yeux : canicules exceptionnelles en Europe, incendies monstres en Amazonie, en Sibérie et en Australie, cyclones, inondation historique à Venise…

Une simple COP de transition

En 2015, à Paris, les gouvernements ont signé le premier traité mondial qui engage les nations à atteindre la neutralité carbone d'ici la moitié de ce siècle. Les pays signataires ont jusqu'en 2020 pour proposer des plans climatiques plus ambitieux censés réduire leurs émissions polluantes. « La COP 25 marque donc le début de cette période d'annonce qui se clôturera à la COP 26 à Glasgow », explique l'ONG European Climate.

Difficile donc de mobiliser les dirigeants de la planète au cours de cette conférence de transition. 25 000 diplomates, ONG et scientifiques originaires de 200 pays seront cependant présents en Espagne pour examiner les derniers rapports des climatologues et reparler de l'aide financière à accorder aux pays en développement. « Time for action » est le slogan de cette COP 25. « L'inaction n'est plus une option », traduit l'ancienne négociatrice en chef de la délégation française à la COP21 Laurence Tubiana. Mais pour Lola Valejo, analyste à l'Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI), « cette COP-là risque de ne pas répondre à ces attentes, parce que sur cette question de l'ambition, la réponse ce sera l'an prochain ».

Les Etats-Unis aux abonnés absents

Par la voix de Donald Trump, les Etats-Unis ont officialisé début novembre leur intention de se retirer de l'accord de Paris sur le climat adopté en décembre 2015 et signé par 197 pays. Une attitude jugée « absolument irresponsable » par la ministre de la transition écologique espagnole Teresa Ribera, qui accueille la COP. « Irresponsable aux yeux de la planète dans son ensemble, parce que ce que fera la principale économie de la planète […] nous affecte tous, mais irresponsable aussi pour les intérêts de la société américaine ».

« On est dans l'urgence climatique et le président du pays qui est le plus gros pollueur de la planète justifie sa non-action climatique par une politique de protectionnisme », s'étrangle Lola. Lycéenne en terminale à Vanves (Hauts-de-Seine) et militante de Youth for climate, elle a participé à toutes les marches pour le climat cette année en France.

La jeunesse demande des comptes….et agit

À l'image de Lola, des millions de jeunes en Europe et dans le monde se sont mobilisés au chevet de la planète lors de ces marches. Thibault, 16 ans, vit près de Dreux et était vendredi au centre commercial des Quatre Temps à la Défense pour le « block friday » : une manifestation destinée à dénoncer le principe du « black friday », une immense journée de soldes dans les magasins.

1 décembre 2019

"Johnny Hallyday, un soir à l'Olympia" : deux ans après la mort de l'idole, une projection d'images inédites

olympia20

L'Olympia organise dimanche une journée en hommage à Johnny Hallyday, disparu il y a bientôt deux ans. Une projection d'images inédites pour les fans du chanteur.

"C’est le plus grand, c’est le tôlier, c’est Johnny quoi. Il vit en nous" : à quelques pas de l'Olympia, les fans se réunissent chaque mois pour une messe en l'église de la Madeleine. L'Olympia, où Johnny Hallyday est passé... 266 fois ! Autant de concerts entre le 20 septembre 1961 et le 9 décembre 2006, et où son nom a brillé en lettres rouges sur le fronton de la salle mythique.

Dimanche 1er décembre, ce sera une nouvelle fois le cas : à quatre jours du deuxième anniversaire de la disparition du chanteur, mort le 5 décembre 2017, la salle de spectacles organise trois projections inédites pour les fans du chanteur.

Entretiens, duos, images inédites...

Les spectateurs pourront découvrir des images inédites de l'idole lors de ses concerts dans la salle mythique parisienne et dans toutes les salles de cinéma de France participantes. Universal, qui détient les droits sur la majorité de la carrière de Johnny, a récupéré plusieurs bandes, comme le premier concert en 1961. Mais aussi d'autres bandes jusqu'en 2000, plusieurs duos avec France Gall, Eddy Mitchell et d'autres.

1 décembre 2019

Milo Moiré

milo11

milo94

Publicité