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Jours tranquilles à Paris

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24 juillet 2019

André Malraux - Création du Ministère de la Culture

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24 juillet 2019

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24 juillet 2019

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24 juillet 2019

Analyse - Soixante-quinze ans après Bretton Woods, le dollar reste la devise reine

Par Marie Charrel

Signés le 22 juillet 1944, les accords de Bretton Woods placèrent la monnaie américaine au centre du système monétaire international. La montée en puissance économique de la Chine devrait toutefois entraîner, à terme, l’affaiblissement du billet vert.

C’est l’un de ces mythes dont foisonne l’histoire économique. Celui de ces vingt et un jours de 1944 durant lesquels les représentants des grandes nations, réunis dans un hôtel du New Hampshire (nord-est des Etats-Unis), esquissèrent ensemble la nouvelle architecture du système monétaire international. Le 22 juillet 1944, peu après le débarquement de Normandie, ils signèrent les célèbres accords de Bretton Woods, qui fêteront leurs soixante-quinze ans ce lundi. Dès lors, toutes les monnaies furent arrimées au dollar, seule devise encore convertible en or. Dans la foulée, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, respectivement chargés d’assurer la stabilité financière et d’aider à reconstruire l’Europe, furent créés.

En vérité, les discussions entre Alliés sur le nouvel ordre monétaire avaient débuté bien avant la conférence de Bretton Woods. Surtout, elles furent bien plus conflictuelles que ne le rapporte la légende, notamment entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Reste que sept décennies après la signature des accords qui instaurèrent son règne, le billet vert est toujours la monnaie dominant le système international.

De fait, l’essentiel des échanges commerciaux et des ventes de matières premières sont libellés dans la devise américaine. En outre, celle-ci pèse 61,7 % des réserves de change des banques centrales de la planète (détenues sous forme de titres de dettes publiques), devant l’euro (20,7 %), le yen (5,2 %), la livre sterling (4,43 %) et le yuan (1,89 %).

Pourtant, le système monétaire aujourd’hui en vigueur n’a plus grand-chose à voir avec celui défini dans le New Hampshire. Les accords de Bretton Woods ont en effet explosé en 1971 lorsque les Etats-Unis de Nixon, imprimant des dollars à tout-va pour financer la guerre du Vietnam, abandonnèrent la convertibilité or. Deux ans plus tard, le système de taux de change flottant fut instauré. Depuis, le cours de la plupart des devises fluctue librement, en fonction de l’offre et de la demande. Sans que cela ébranle l’hégémonie du billet vert…

Le FMI et la Banque mondiale peinent à se moderniser

Il faut dire que cette dernière est, avant toute chose, le reflet du poids des Etats-Unis, première puissance économique et militaire mondiale. Washington ne se prive d’ailleurs pas d’en abuser pour, par exemple, menacer de sanction les entreprises françaises commerçant (en dollars, donc) avec l’Iran. Au grand dam des Européens qui, en réponse, tentent de développer l’usage à l’international de l’euro depuis quelques années. Tout comme la Chine qui, dans le même but, a lancé ses propres contrats pétroliers à terme libellés en yuans.

A plus longue échéance, la tendance est inéluctable : la montée en puissance économique de l’empire du Milieu poussera à l’affaiblissement progressif de la devise américaine. D’autant que l’emballement de la dette des Etats-Unis, notamment sous l’effet d’une politique budgétaire expansive de Donald Trump, pourrait peu à peu miner la confiance dans le dollar. « Mais nous en sommes encore très loin, souligne Patrick Artus, de Natixis. Notamment parce que, pour le moment, aucune des autres devises n’offre une alternative suffisamment crédible au billet vert. »

Piloté de près par Pékin, le yuan n’est pas convertible librement, ce qui limite son usage pour les échanges commerciaux hors de Chine. « L’euro, lui, pourra difficilement constituer une monnaie de réserve aussi importante que le dollar tant qu’il n’existera pas, en Europe, un grand actif financier sûr qui pourrait concurrencer les bons du Trésor américain », ajoute Grégory Claeys, du centre de réflexion Bruegel. A savoir, des titres de dette de la zone euro émis par un Trésor commun, et susceptibles d’incarner une valeur refuge aux yeux des grandes banques centrales. « Sachant que la France et l’Allemagne peinent à s’entendre sur la création d’un microbudget commun, ce n’est pas près d’arriver », observe une source européenne.

Est-ce à dire que l’héritage de Bretton Woods a encore de beaux jours devant lui ? Pas sûr, car il est actuellement menacé par l’attitude même des Etats-Unis. La politique extérieure agressive de Donald Trump est en effet en passe de saper le dialogue multilatéral instauré à l’après-guerre par les grandes nations. De surcroît, les institutions nées dans le sillage de Bretton Woods, le FMI et la Banque mondiale, peinent à se moderniser. Encore dominées par l’influence européenne et surtout américaine, elles n’ont jusqu’ici pas su se réformer pour accorder plus de poids aux pays émergents. « Si rien ne change, ceux-ci créeront de nouvelles institutions fortes de leur côté, et nous nous en mordrons les doigts », conclut notre source.

24 juillet 2019

SDF dans la station de métro Pasteur

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24 juillet 2019

Vu sur internet

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24 juillet 2019

Nécrologie - L’ancien premier ministre chinois Li Peng est mort

Par Patrice de Beer (avec Brice Pedoletti

Surnommé le « boucher de Tiananmen », Li Peng fut la figure de la répression des manifestations étudiantes de 1989. Il est mort lundi, à l’âge de 90 ans.

li peng

Son nom reste inséparable de l’écrasement du « printemps de Pékin »  en 1989, au point qu’il continue aujourd’hui d’être connu sous le sobriquet de « boucher de Tiananmen » : Li Peng, l’homme qui était premier ministre en 1989 et déclara la loi martiale, est mort lundi 22 juillet à Pékin, à 90 ans. Son décès a été officiellement annoncé mardi par l’agence Chine nouvelle.

 En l'espace de quelques jours en 1989, son arrogance devant les revendications estudiantines et son refus de négocier tandis que se préparait dans la coulisse un coup feutré contre son principal rival et – officiellement – supérieur hiérarchique, le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) Zhao Ziyang, l’ont définitivement déconsidéré aux yeux de ses compatriotes. De même que son apparition à la télévision dans la nuit du 19 au 20 mai pour proclamer la loi martiale quand, perdant son sang-froid dans un pays où la face est primordiale, il se mit à hurler en direct en brandissant le poing.

Fils adoptif de Zhou Enlai

Rien ne prédestinait ce fils de héros de la révolution né le 20 octobre 1928, adopté tout jeune par Zhou Enlai puis couvé par sa veuve Deng Yingchao, à entrer ainsi dans l’histoire. Privilégié du régime, il fut envoyé faire des études d’ingénieur en Union soviétique (URSS) ; à son retour, il fit une carrière discrète comme directeur de centrale électrique avant de devenir, pendant la Révolution culturelle, directeur de l’électricité de Pékin.

C’est en 1979 qu’il entre dans l’équipe composée par Deng Xiaoping pour mettre en marche sa politique de réformes économiques, aux côtés de réformistes convaincus comme Zhao Ziyang et Hu Yaobang. Vice-ministre de l’énergie puis des ressources hydrauliques, il est nommé au comité central du PCC en 1982, avant de devenir vice-premier ministre l’année suivante.

A l’époque, Li Peng semblait faire partie intégrante du groupe de jeunes – pour la Chine – technocrates quinquagénaires, ouverts aux idées nouvelles et audacieuses. Un des responsables de l’économie, puis chargé de l’éducation, il voyageait beaucoup à l’étranger et était l’interlocuteur privilégié des hommes d’affaires étrangers et des délégations économiques officielles. Fort apprécié de ceux qui le rencontraient, et auxquels il donnait l’image d’un homme courtois, compétent et ouvert, il participa aux longues négociations avec la France sur la centrale nucléaire de la baie de Daya.

Mais ses déclarations publiques ne coïncidaient pas toujours avec ses propos privés, ni son attitude pro-occidentale avec la sympathie qu’il éprouvait envers l’URSS et le système de planification autoritaire. Car, derrière ses sourires et ses complets vestons, il était en réalité l’homme sur lequel s’appuyaient les vieux éléments conservateurs pour les représenter au sein du gouvernement et pour contrebalancer le pouvoir des réformistes soutenus par Deng Xiaoping.

Met son rival aux arrêts

Après la chute de Hu Yaobang, en janvier 1987, le régime parvient à un compromis, avalisé en octobre lors du 13e congrès du PCC, en vertu duquel le réformiste Zhao Ziyang conservait le secrétariat général du parti, tandis que Li Peng prenait la tête du gouvernement et entrait au Comité permanent du parti, le collectif dirigeant suprême, en dépit de l’opposition publiquement manifestée à son encontre par Zhao Ziyang.

Depuis lors, derrière les murs de Zhongnanhai, la forteresse du pouvoir qui jouxte la Cité interdite, la lutte ne cessera pas entre l’équipe de Zhao Ziyang et les caciques qui appuient le premier ministre qu’ils lui ont imposé. Après avoir un temps soutenu celui dont il avait fait son successeur désigné, Deng Xiaoping se rallie, à l’été 1988, au camp conservateur.

Dès lors, l’équilibre allait se défaire au profit de Li Peng, qui imposa de nouveaux contrôles sur une économie secouée par l’inflation et demanda, sans succès, à Deng Xiaoping la tête de Zhao Ziyang, déjà privé d’une partie importante de ses attributions. Il parviendra néanmoins à ses fins grâce à la crise qui a bouleversé le régime en avril, mai et juin 1989, proclamant la loi martiale et faisant mettre son rival aux arrêts.

Victoire certes, mais à la Pyrrhus. Pour y parvenir, Li Peng, appuyé de tout leur poids par les octogénaires conservateurs et par Deng Xiaoping, se livre à une sorte de putsch militaire contre le chef légal du parti, sans réunir les instances compétentes, dont l’allégeance n’est plus assurée. Sa morgue face aux représentants des étudiants qu’il rencontre le 18 mai, la violence de l’éditorial du 26 avril du Quotidien du peuple destiné à faire redescendre les manifestants dans la rue, permettant ainsi de dénoncer la « chienlit », le désordre, et d’en faire porter la responsabilité au camp réformiste, ont soulevé contre lui non seulement la jeunesse, mais l’immense majorité de la population urbaine.

La façade de la répression

Il faut attendre 2010 pour que Li Peng donne sa version des faits : son témoignage non officiel des événements de 1989, c’est-à-dire non approuvé par le PCC et alors destiné à un éditeur indépendant de Hongkong, est piraté et publié sur Internet par un ancien de Tiananmen.

Li Peng confirme au moins une chose : c’est Deng Xiaoping, et personne d’autre, qui était alors aux manettes du pouvoir, en tant que chef de l’armée, sa seule fonction officielle. Li Peng n’exprime toutefois aucun regret : il se dit favorable à « tuer tout risque d’agitation dans l’œuf », quel qu’en soit le prix. En réalité, il fut moins un dirigeant sanguinaire, que la façade de la répression. Bref, un « soldat loyal du communisme », comme l’a décrit l’agence Chine nouvelle dans sa nécrologie.

En 1998, Li Peng laissera sa place de premier ministre à Zhu Rongji, mais sera nommé président du Parlement chinois jusqu’en 2003. Il est resté membre du Comité permanent du PCC jusqu’en 2002. Ses enfants ont régulièrement fait réagir la blogosphère chinoise pour leur réussite suspecte : sa fille, Li Xiaolin, fut présidente de China Power International Development, filiale cotée à Hongkong du géant de l’électricité chinois, le secteur où son père démarra sa carrière. Son nom apparaît en 2016 dans les « Panama Papers » comme lié a une société aux îles Virgin. Le fils de Li Peng, Li Xiaopeng, a fait une carrière politique : entré au Comité central du PCC en 2017, il est aujourd’hui ministre des transports.

24 juillet 2019

Milo Manara

manara

milo manara

24 juillet 2019

ça se passe en Pologne !

lgbt

POLOGNE : Une importante campagne contre « l’idéologie LGBT » se déroule dans ce pays catholique. Le journal conservateur Gazeta Polska a annoncé offrir avec son prochain numéro, en kiosques le 24 juillet prochain, des autocollants d’une grande croix noire barrant un arc-en-ciel avec l’inscription « ceci est une zone sans LGBT ». Diffusé à près de 22.000 exemplaires, le magazine de droite est un fervent soutient du parti conservateur actuellement au pouvoir, le PiS (Droit et Justice).

« Je suis déçue et inquiète de voir certains groupes utiliser des autocollants pour promouvoir la haine et l’intolérance », avait réagi jeudi l’ambassadrice américaine Georgette Mosbacher sur Twitter.

24 juillet 2019

Gaspar Marquez - photographe

gaspar marquez

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