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Jours tranquilles à Paris

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21 juillet 2019

Opération Walkyrie, le complot contre Hitler - Documentaire

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21 juillet 2019

Soixante-quinze ans de l’opération « Walkyrie » : « Il y a des moments où la désobéissance peut être un devoir »

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Le 20 juillet 1944, l’officier von Stauffenberg déposait un explosif lors d’une réunion au quartier général d’Hitler, près de Rastenburg.

L’opération « Walkyrie » a soixante-quinze ans. L’Allemagne a rendu un hommage appuyé, samedi 20 juillet, aux auteurs de l’attentat manqué contre Hitler et à leur meneur controversé Claus von Stauffenberg. « Il y a des moments où la désobéissance peut être un devoir », a jugé la chancelière Angela Merkel dans un discours lors d’une cérémonie à Berlin, prononcé devant les jeunes recrues de l’armée.

Le 20 juillet 1944, l’officier aristocrate von Stauffenberg déposait un explosif à retardement dissimulé dans sa sacoche lors d’une réunion au quartier général du Führer, « la Tanière du loup », près de Rastenburg (Pologne). La tentative d’assassinat échoue et le putsch, qui implique alors plusieurs milliers de militaires et civils, est arrêté net.

Hitler s’en sort avec de légères blessures. Le colonel von Stauffenberg, qui a participé à la campagne africaine du maréchal Rommel où il a perdu un œil et une main, et trois autres conjurés sont fusillés le soir même. Mais l’opération « Walkyrie » reste l’acte le plus célèbre de résistance contre le régime nazi.

« Pour nous, Stauffenberg était un lâche »

Pourtant, « il subsiste de l’incompréhension et du malaise » vis-à-vis de l’attentat du 20 juillet, a reconnu la chancelière. Et ce notamment car son auteur emblématique était un officier de l’armée, selon elle. S’il fait souvent figure d’indéniable héros à l’étranger – comme dans le film hollywoodien Walkyrie avec Tom Cruise, sorti en 2008 –, le personnage continue de faire débat en Allemagne, où ses détracteurs lui reprochent une reconversion jugée tardive de sympathisant nazi en organisateur de putsch.

Claus von Stauffenberg fut aussi longtemps considéré comme un « traître » dans une société encore imprégnée par les années du nazisme, souligne par ailleurs Johannes Tuchel, directeur du Mémorial, dans une tribune au quotidien berlinois TAZ. Dans la zone d’occupation soviétique à l’Est, c’est plus son élitisme et sa « révolution de palais », selon l’expression du grand résistant Anton Ackermann, qui s’accordaient mal aux idéaux populaires communistes.

« Pour nous, Stauffenberg était un lâche, qui n’avait pas utilisé un pistolet mais un explosif avec minuteur pour s’en sortir indemne », se souvient Kurt Salterberg, un soldat présent le jour de l’attentat, dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais à l’époque, « un simple soldat ne savait rien des atrocités des nazis », rappelle-t-il.

Il faudra attendre les années 1980 pour que la résistance au nazisme soit véritablement reconnue. L’attentat du 20 juillet ainsi que le destin des étudiants du groupe « La Rose blanche », décapités pour avoir distribué des tracts contre le régime, en sont devenus les emblèmes. Samedi, la chancelière a ainsi estimé que la Constitution fondant l’Etat de droit allemand n’aurait « peut-être pas pu naître telle qu’elle est » sans l’acte de Claus von Stauffenberg et ses alliés.

Récupération par l’extrême droite

Les historiens sont toutefois réservés. Car les putschistes défendaient bien plus une vision élitiste, antipluraliste, bref « une image très éloignée d’une société ouverte et démocratique », souligne l’historien Gerd Ueberschär, dans un livre récemment publié. Cela explique aussi pourquoi ils séduisent autant l’extrême droite.

Il y a un an, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’est affiché avec un portrait de von Stauffenberg rappelant que « la désobéissance civile et la réflexion critique sont des devoirs citoyens ». L’objectif est clair : se poser en victime de la « dictature de Merkel », pour reprendre la rhétorique des dirigeants de l’AfD, et se forger via cette référence à la résistance contre le nazisme une propre légitimité pour ses activités politiques, souligne M. Tuchel.

D’où l’importance pour la chancelière d’« entretenir la mémoire » des conjurés du 20 juillet, et celle de tous les résistants allemands au nazisme, qui par leurs actes nous appellent à rester « vigilants » face à toute forme de racisme ou d’antisémitisme.

claus333

 

21 juillet 2019

Petter Hegre - photographe

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21 juillet 2019

Reportage « Non à Boris, oui à l’Europe », ont scandé des milliers de manifestants anti-Brexit à Londres

Par Philippe Bernard, Londres, correspondant

Des opposants au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne ont défilé dans la capitale britannique, quelques jours avant la probable désignation de Boris Johnson comme premier ministre.

« Non à Boris, oui à l’Europe. » Voilà Boris Johnson prévenu. Trois jours avant sa probable désignation comme premier ministre, les Britanniques proeuropéens lui ont signifié, samedi 20 juillet dans les rues de Londres, qu’ils n’ont pas baissé la garde. Ce ne fut pas le déferlement spectaculaire, compact et déterminé du 23 mars – un million de manifestants –, mais une sérieuse piqûre de rappel administrée par le noyau dur des anti-Brexit : des gens plutôt militants, plutôt intellectuels, plutôt âgés. Entre Hyde Park et Westminster, ces quelques milliers d’irréductibles Britanniques européens ont conspué dans un même souffle le Brexit et celui qui promet de le mettre en œuvre « coûte que coûte » d’ici au 31 octobre.

« Ce n’est pas mon premier ministre, ce n’est pas Brexit », se défendait un porteur de pancarte. Une autre donnait le choix entre un drapeau de l’UE – « IN Europe » – et un portrait de M. Johnson – « INsane » (« dingue »). « Quand on choisit un clown comme premier ministre, on a un cirque », résumait Mark, 48 ans, professeur d’Italien à l’université du Kent. « Il ne durera pas. Le Parlement lui fera obstacle. On ne s’en sortira que par un second référendum », voulaient croire Vicky et Rebecca, deux enseignantes de français. « C’est triste à dire, mais j’espère qu’il va se planter », renchérissait Steve, informaticien.

« Boris » mis à part, ce fut un nouveau déferlement de drapeaux bleus étoilés, comme Londres est la seule capitale à en avoir donné plusieurs fois le spectacle ces dernières années. « L’Europe, c’est chez moi », proclame une marcheuse. « Stoppons le Brexit, sinon, nous allons devenir les vassaux de Trump », avertit une autre. « 46 ans de paix et de prospérité. Brexiters, cessez de jouer avec notre avenir ! », implore un troisième manifestant. Dans une rue adjacente, un accordéoniste joue sans fin l’Hymne à la joie, entraînant des danseuses portant l’autocollant « Bollocks to Brexit » (littéralement « Brexit, mes couilles »), slogan devenu l’ultime signe de ralliement des proeuropéens, scandé d’un bout à l’autre du défilé.

La spectaculaire absence du parti travailliste et de tout mot d’ordre général a, une fois encore, permis aux manifestants de laisser libre cours à leur créativité et à leur humour anglais à travers d’innombrables pancartes « fabriquées à la maison ». « J’en ai assez de fabriquer des pancartes et je n’aime pas la foule. Stop au Brexit », avouait l’une. « Brexit, un petit vote pour l’homme, un grand bond en arrière pour l’humanité », estimait une autre en référence à la phrase de Neil Amstrong prononcée voici tout juste cinquante ans. D’autres slogans appelaient à l’organisation d’un second référendum : « Avant de nous mener au bord de la falaise, demandez-nous si nous voulons y aller ». Seule personnalité politique repérée : Ed Davey, l’un des deux candidats pour le poste de leader des LibDems (proeuropéens) qui doit être attribué lundi.

Andy, un professeur de 63 ans adhérent intermittent du labour, affirmait être présent pour exprimer son « désespoir de voir disparaître dans un sale nationalisme tout l’esprit d’ouverture construit depuis 1945 ». Il avouait faire aussi « repentance » pour son vote de 2016 en faveur du Brexit. « A l’époque, j’avais voulu exprimer une petite protestation sans imaginer que le Brexit pouvait gagner. Je me suis fait allumer par toute ma famille. J’espère que l’UE restera ferme et résistera à Boris Johnson et que cela provoquera des élections ». Ce que Mark, le professeur d’italien déjà cité, résumait solennellement sur un ton proche de la supplique : « J’espère que les Européens vont nous sauver de nous-mêmes ».

21 juillet 2019

"Free the nipples" - Anna Johansson et une autre modèle

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21 juillet 2019

VOGUE

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21 juillet 2019

Marine Vacth

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21 juillet 2019

A Nantes, une chaîne humaine géante pour demander : « Où est Steve ? »

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Par Yan Gauchard, Nantes, correspondant

« Depuis 29 jours, nous attendons des réponses, nous demandons que justice soit faite », a rappelé une amie du jeune homme, disparu depuis une intervention de police le soir de la Fête de la musique.

Dix lettres noires se détachant sur fond blanc, trois mots simples déployant un même cri de détresse et de colère : « Où est Steve ? » Pas une place ou presque de la ville de Nantes (Loire-Atlantique) n’échappe à cette affiche et cette question lancinante, laquelle se démultiplie sur les réseaux sociaux et gagne désormais l’hémicycle de l’Assemblée nationale.

« Où est Steve ? » : c’est le message inlassablement repris par les quelque 700 personnes assemblées Quai Wilson, samedi 20 juillet, sur les lieux même où Steve Maia Caniço, animateur périscolaire de 24 ans, a été vu pour la dernière fois la nuit de la Fête de la musique. Le jeune homme participait à une soirée techno qui a été dispersée par les policiers le 22 juin, peu après 4 heures du matin – heure convenue initialement pour couper le son. Ces derniers ont notamment fait usage de grenades lacrymogènes, de grenades de désencerclement et de lanceurs de balle de défense semant la confusion, puis la panique, sur le quai dépourvu de parapet. Une dizaine de personnes ont chuté dans la Loire. Steve Maia Caniço, qui ne savait pas nager, n’a plus donné signe de vie depuis lors.

« Un ordre aberrant »

L’intervention des forces de l’ordre a suscité la controverse jusque dans les rangs de la police. Le syndicat Unité SGP Police, par la voix de Philippe Boussion, secrétaire régional, a pointé « la responsabilité » du commissaire en charge du commandement de l’opération, l’accusant d’avoir « commis une faute grave de discernement » en donnant à ses troupes « un ordre aberrant ». « On n’intervient pas à 4 h 30 du matin avec vingt policiers au milieu d’un millier de personnes potentiellement alcoolisées pour une opération à la finalité très relative », a réaffirmé au Monde M. Boussion, vendredi 19 juillet. « Les policiers engagés sur la zone ont été victimes de violences, accueillis par une pluie de projectiles, rétorque un haut fonctionnaire. Dès lors, le commandant de la force publique présent sur les lieux a un droit de riposte immédiat. »

Les proches du disparu décrivent un jeune homme « ouvert d’esprit, fan de cinéma et de Marvel (maison d’édition de « comics » américains), aimant les gens et n’allant jamais à la confrontation physique ». « Sa vie, c’était sa famille, ses potes, la musique, énonce Anaïs, l’une de ses meilleures amies. Il adorait partager ses coups de cœur. Dès qu’un truc le touchait, on recevait un message ou il appelait. »

« Depuis 29 jours, nous attendons des réponses, nous demandons que justice soit faite », expose Aliyah, autre amie de Steve. Un porte-voix à la main face à la foule du quai Wilson, la jeune femme estime que « l’absence de Steve est le résultat de trop de violences, de trop de répressions » et promet : « Nous ne lâcherons rien. »

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« La justice va à deux vitesses »

Quelques minutes plus tard, le rassemblement se fait solennel. Deux longues chaînes humaines font face à la Loire, une minute de silence est observée. Des larmes envahissent des visages. « On a l’impression que la justice va à deux vitesses, lâche Alexane, 24 ans, autre camarade du disparu. Si c’était un CRS qui était tombé à l’eau, tous les moyens auraient été mis en œuvre pour le retrouver en un temps record. Et les participants de la fête auraient immédiatement été mis en accusation. » La jeune femme, livreuse de profession, indique avoir parlé à son ami à 3 h 30, juste avant qu’elle ne quitte les lieux. « Il était fatigué, mais il n’était pas ivre, ça j’en suis sûre. Il pouvait se poser n’importe où et s’endormir en une seconde ! »

Les proches de Steve ne se bercent pas d’illusion quant à l’issue tragique qui se dessine. « Faut se faire une raison, ne serait-ce que pour notre mental, dit Alexane. On sait qu’il ne reviendra pas. »

Macron réagit

Au total, cinq procédures sont en cours suite à cette disparition. L’avocate Marianne Rostan a déposé le 3 juillet, au nom de 89 personnes présentes à la soirée techno, une plainte contre X pour « violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Cette plainte collective a conduit Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes, à saisir l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). La police des polices avait déjà été sollicitée, sur le plan administratif, par le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, le 24 juin.

Les enquêteurs de la Police judiciaire de Rennes, saisis par une juge d’instruction nantaise, mènent également des investigations pour rechercher les causes de la disparition de Steve Maia Caniço. Le Défenseur des droits s’est aussi emparé de l’affaire. M. Sennès a également annoncé qu’une plainte a été déposée par dix policiers pour « violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Jeudi 18 juillet, Johanna Rolland, maire PS de Nantes, a remis la pression sur l’Etat en dressant un courrier à M. Castaner. L’élue exige que « des réponses précises et publiques » soient apportées « sans délai » aux questions entourant l’opération policière du quai Wilson, au cours de laquelle, juge-t-elle, « il a été fait un usage de la force qui apparaît disproportionné. »

Interpellé sur le sujet alors qu’il était en déplacement à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) ce samedi, Emmanuel Macron s’est dit « très préoccupé par la situation », et a conclu sur la nécessité de voir « l’enquête conduite jusqu’à son terme ».

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21 juillet 2019

Milo Moiré

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milo92Photos : Peter Palm

 

21 juillet 2019

Laetitia Casta nue en couverture de ELLE : « Je n’ai pas à me cacher »

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Cette semaine, ELLE propose non pas une mais deux couvertures, avec Laetitia Casta, qui pose pour une jolie série mode estivale devant l’objectif de Blair Getz Mezibov. L’actrice se dévoile sous la plume de l’écrivain Philippe Besson, qui a recueilli ses confidences sans filtre. Sur la première couverture, Laetitia Casta, en robe noire, sort de l’eau, plus sexy que jamais. Sur la deuxième, l’actrice pose nue, recroquevillée mais à la fois très forte, à l’état pur, sur un rocher. Un rapport au corps avec lequel elle est non seulement à l’aise mais surtout pour lequel elle milite, comme elle l’affirme dans nos colonnes. « Quand on arrive au monde, on est nu. Je n’ai pas à me cacher. Et je suis atterrée par la résurgence d’un certain puritanisme. J’aime, par exemple, la force que dégage « L’Origine du monde » de Courbet. Mais montrer « L’Origine du monde » aujourd’hui, ça devient un acte politique. La censure m’horrifie. Finalement, la nudité, c’est un acte de rébellion. C’est affirmer son identité. »

Dans son interview, Laetitia Casta n’hésite pas à aborder sa vie privée, sur laquelle elle est pourtant habituellement très pudique. Ses débuts avec Yves Saint Laurent qui lui avait prédit une carrière d’actrice, son mari Louis Garrel, l’éducation de ses enfants – quelle mère est-elle ? –, sa jeunesse dans un milieu simple qui font qu’aujourd’hui, elle admire le mouvement des Gilets jaunes et salue cette « révolution ».

Les confidences de Laetitia Casta par Philippe Besson sont à découvrir dans ELLE en kiosque dès aujourd’hui et pendant deux semaines.

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