EXPOSITION : Des sexes et des femmes - Organisé par 59 Rivoli
Visibiliser l’indicible, remuer les trous noirs de nos consciences, exciser la gêne, rapprocher les genres, exterminer les limites
17 artistes, 5 collectifs et associations, 16 intervenant.e.s pour représenter des sexes, parler de l’inceste, du viol, des violences obstétricales et gynécologiques, de mutilations génitales, du sexisme en médecine, d’intersexuation et de transidentités. Réaliser des ateliers d’auto-gynécologie et sexualité.
EXPOSITION jusqu'au 15 octobre inclus
// Les artistes //
Tamina Beausoleil, Axelle Remeaud, Cassie Raptor, Vanda Spengler, Louise Dumont, Mila Nijinsky, Aurélie Raidron, Nathalie Tacheau, Romy Alizée, Linda Trime, Olga Laz, Rita Renoir, Louise A. Depaume, Andréa Valienne, Nevna M., Rose Pialat, Juliette Drouar.
Squatt d'artistes racheté par la mairie de Paris et mis à leur disposition, le 59 rue de Rivoli est un lieu étonnant. Il accueillera du 2 au 15 octobre prochain une exposition sur le thème "Des Sexes et des 'Femmes'".
Elle réunit 17 artistes, 5 collectifs et associations mais également 16 intervenant·es qui aborderont lors de rencontres, l'inceste, le viol, les mutilations génitales, le sexisme en médecine, les violences obstétricales et gynécologiques mais aussi l'intersexuation et la transidentités.
La lettre politique de Laurent Joffrin
Trouvez-moi un Blanquer !
Une phrase prononcée ces jours-ci dans les allées du pouvoir veut tout dire : «Il nous faut un Blanquer de l’Intérieur.» Cela fait maintenant une semaine que Gérard Collomb a démissionné de la place Beauvau. Peut-être y aura-t-il un gouvernement dans une heure. Mais sept jours d’attente ! Un peu long, tout de même… De toute évidence, le «Blanquer de l’Intérieur» est un oiseau rare. Ou plutôt une chauve-souris : mi-technocrate, mi-politique, maîtrisant parfaitement les arcanes de son administration, dont il est issu. Mais aussi au fait des attentes de l’opinion en matière éducative, et donc suffisamment politique pour mettre en œuvre des réformes et conserver sa popularité, entre retour aux sources et modernité pédagogique, entre privé et public, entre égalitarisme et élitisme. C’est probablement le seul à avoir réussi à mettre en application le «en même temps» de la campagne macronien ne.
La tâche est d’autant plus ardue que la recherche est plus large : on veut aussi «un Blanquer de la Culture» (ou une Blanquer…), un «Blanquer de l’Agriculture», un «Blanquer des Territoires», etc. C’est toute la difficulté du «nouveau monde» en politique : il bute sur la pénurie de ministrables crédibles. Les techniciens qui savent faire de la politique ne se trouvent pas sous le pied d’un cheval, ni dans les annuaires de l’ENA ou d’HEC. Un peu comme un normalien sachant écrire, un ingénieur poète ou un militaire dédié à la paix. Pour y parvenir, il faudrait «un Blanquer du recrutement»…
La politique est aussi un métier. C’est le fort de Blanquer de l’avoir compris d’emblée. Mais quand on veut se débarrasser de l’ancienne classe politique, on tombe forcément sur des néophytes. Le taux d’échec au gouvernement est par nécessité plus élevé, d’autant que l’équipe de la présidence, un commando de jeunes têtes d’œuf efficaces, manque cruellement d’expérience démocratique. C’est aussi sur les marchés et dans les réunions de parti qu’on apprend à être ministre. Quand on n’a jamais été élu et qu’on gagne tout de même une élection majeure, on a tendance à sous-estimer les pièges du suffrage universel. Bien sûr, les mauvaises langues, qui sont de plus en plus nombreuses en ces temps de disgrâce sondagière, ajouteront un codicille à cette analyse : ce qu’il nous faudrait, in fine, c’est un «Blanquer de l’Elysée»
Mauvais feuilleton
Il faut savoir terminer un remaniement. Cela fait maintenant une semaine que Gérard Collomb a démissionné de façon fracassante du ministère de l’Intérieur et la tragicomédie pour le remplacer (lui et les supposés maillons faibles du casting) commence à friser le ridicule. Alors qu’un Conseil des ministres doit réunir ce mercredi matin un gouvernement Philippe III au complet et que le remaniement était annoncé comme imminent, le Premier ministre et son équipe ont participé, comme si de rien n’était, à la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Sans forcément reprendre le terme de « mascarade » employé par Christian Jacob, le patron des députés LR, on peut effectivement s’interroger sur l’utilité d’avoir maintenu ce rendez-vous avec une équipe dont plusieurs membres sont sur le départ et n’ont donc plus guère de légitimité sur leurs dossiers. Certes, on peut comprendre le soin apporté aux vérifications diverses et variées concernant les nouveaux entrants. Mais tout cela laisse un sentiment de cafouillage et d’amateurisme. Et cela augure mal du nouveau souffle auquel aspire Emmanuel Macron pour tourner la page de cette rentrée catastrophique. Le Parisien
"Sexe, race et colonies"
"Les colonialistes étaient dans une sorte de safari sexuel où ils avaient tous les droits". #PascalBlanchard était hier l'invité de @djamel_mazi et @k_sorya dans le 9h30 : 13h de @franceinfo pour présenter son ouvrage "Sexe, race et colonies" pic.twitter.com/UiJ8yiHuBW
— Alice Brousse (@BrousseAlice) 9 octobre 2018
France : première mobilisation syndicale de la rentrée contre la politique sociale de Macron
Plusieurs centrales syndicales manifestent mardi pour la première fois depuis la rentrée. Elles protestent contre la politique sociale d'Emmanuel Macron, qui selon elles "fragilise les plus faibles, les précaires et les plus démunis".
Lycéens, étudiants, salariés et retraités sont appelés mardi 9 octobre à faire grève et manifester dans toute la France, pour la première fois depuis la rentrée, afin de protester contre la "destruction du modèle social" du gouvernement et avec l'espoir d'organiser d'autres mobilisations par la suite.
La CGT, Force ouvrière, Solidaires, l'Unef, la Fidl et l'UNL sont derrière cet appel interprofessionnel, lancé fin août. "Un constat s'impose et se renforce, écrivent les organisations syndicales, celui d'une politique idéologique visant à la destruction du modèle social." Pour elles, "cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d'une logique d'individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale", "fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis".
Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, et Pascal Pavageau, son homologue de FO, vont marcher côte à côte à Paris, comme le 28 juin, une journée qui avait peu mobilisé pour défendre, déjà, "le modèle social et républicain", avec à Paris 15 000 manifestants selon les syndicats, 2 900 selon la police.
Cette fois, les syndicats restent prudents quant à l'ampleur du mouvement. Philippe Martinez reconnaît qu'il "n'est pas facile de mobiliser" et prévient d'ores et déjà que le "succès" de la manifestation "ne se résumera pas au nombre de manifestants". Même prudence côté FO, Pascal Pavageau n'attendant "rien du tout en termes de nombre" mais "un mouvement significatif".
Toutefois, les syndicats espèrent d'autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l'assurance chômage. Mais ils se gardent d'évoquer une nouvelle date.
Les retraités défileront aussi
Les jeunes (Fidl, UNL, Unef) battront aussi le pavé pour protester contre le fait que des lycéens "soient laissés sur le banc de touche à cause de la sélection Parcoursup", se retrouvant "sans solution d'inscription".
Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugée trop faible, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l'année dernière avec l'augmentation de la CSG. Des retraités défileront donc mardi.
Près d'une centaine de manifestations sont prévues en France, dès le matin, à Lyon notamment, Nice, Marseille, Tours, Rennes ou à Bayonne. À Paris, le cortège partira à 14 h de Montparnasse, direction porte d'Italie.
Au sein de la fonction publique, la FSU et la Fédération autonome se sont jointes à l'appel, notamment pour le dégel du point d'indice, qui sert de base au calcul des salaires, ou encore pour la défense des missions publiques.
Avec AFP.












