Canicule ce week end...
Canicule : soixante-six départements placés en vigilance orange
Les deux tiers des départements de l’Hexagone sont concernés par cette alerte, qui devrait prendre fin au plus tôt samedi matin, selon Météo-France.
Les deux tiers de la France métropolitaine étaient placés jeudi 2 août en vigilance orange alors que la canicule s’étend vers l’ouest, le centre et le nord du pays, a annoncé Météo-France.
En tout, soixante-six départements sont concernés par cette alerte, qui devrait prendre fin au plus tôt samedi matin, selon le bulletin de Météo-France. Une frange du pays reste épargnée dans le Nord, ainsi que sur le littoral de la Manche, une partie de la façade atlantique et quelques départements dans des zones de montagne.
Chaleur écrasante
Vendredi, un soleil de plomb écrasera une grande partie du pays. Progressivement, des nuages s’étaleront à l’est du Rhône et des averses orageuses se déclencheront sur les Alpes, et plus au sud jusqu’au littoral de la Côte d’Azur et sur le relief corse.
Les températures maximales seront très chaudes : de 34 à 38 °C sur la plupart du territoire, et localement de 39 à 40 °C en basse vallée du Rhône. Les températures seront un peu plus basses dans les Hauts-de-France et près des Pyrénées, avec de 30 à 33 °C. Sur les côtes bretonnes et de la Manche, elles seront de 25 à 28 °C.
Si la ministre de la santé, Agnès Buzyn, assure que le pays est « bien mieux armé » qu’en 2003, année où la canicule avait entraîné un excès de mortalité estimé à 15 000 personnes, Patrick Pelloux, président de l’association des urgentistes de France, a tiré la sonnette d’alarme jeudi.
« Il y a déjà une saturation des services des urgences. Avec la canicule qui va durer, vous allez voir affluer de plus en plus de personnes, les plus vulnérables – les plus touchées sont les SDF – et nous serons dans une sursaturation », a estimé sur RMC/BFM-TV l’urgentiste, qui avait été l’un des premiers à lancer l’alerte en 2003.
« Pas de suractivité à ce stade » selon l’AP-HP
L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a de son côté déclaré qu’il n’y avait « à ce stade pas de suractivité », dans ses établissements, liée au nouvel épisode de canicule, mais que « ses impacts sanitaires pourraient se manifester dans les prochains jours ».
Car les conséquences d’une canicule sont généralement constatées sur les personnes « après trois ou quatre jours », précise l’AP-HP. En outre, les conséquences de l’épisode caniculaire en cours « pourraient être majorées », étant donné que celui de « la semaine dernière » a déjà « pu fragiliser les organismes », souligne l’AP-HP, qui a annoncé la publication d’« un bulletin quotidien » de la situation.
A Paris, la préfecture a activé le niveau 3 du plan canicule dès jeudi matin, sans attendre le déclenchement de la vigilance orange. La ville devait ouvrir cinq parcs supplémentaires toute la nuit pour permettre aux Parisiens de se rafraîchir.
Chassé-croisé, pollution et restrictions d’eau
En ce week-end de chassé-croisé sur les routes, Agnès Buzyn a également appelé à « rouler plus tôt le matin ou tard le soir, éviter les périodes de grande chaleur, protéger les enfants et prendre suffisamment d’eau dans les voitures ».
Corollaire de la chaleur et du trafic routier, un épisode de pollution à l’ozone est prévu vendredi en Ile-de-France. Les automobilistes franciliens devront réduire leur vitesse de 20 km/h, tandis que les poids lourds en transit devront contourner l’agglomération parisienne.
Trente-neuf départements ont par ailleurs instauré des mesures de restriction d’eau, la situation étant particulièrement tendue en Vendée. Les fortes chaleurs ont également poussé EDF à arrêter un réacteur nucléaire et à réduire la puissance de deux autres jeudi matin, le long du Rhône.
Le premier café de Paris : le Procope !
Le Procope - 13, rue de l'Ancienne Comédie, 75006
Formule Entrée + Plat à 21,50 euros
C’est au 17ème siècle que la consommation de café commence à se développer en Europe. Et à Paris, c’est un Sicilien, un certain Francesco Procopio dei Coltelli qui accélère le mouvement. Après avoir acheté une échoppe à des Arméniens qui avaient eux-mêmes commencé à vendre du café à la fameuse foire Saint-Germain, il ouvre, en 1686, le premier café de Paris : le Procope !
Bénéficiant de l’ouverture de la Comédie Française juste en face (avant qu’elle ne soit déplacée du côté du Palais Royal, en 1700), son café devient rapidement un lieu très branché, attirant toute l’élite intellectuelle. Le concept et la décoration luxueuse plaît beaucoup.
Voltaire, Rousseau, Diderot (on dit même qu’il y aurait écrit des passages de son Encyclopédie) et Montesquieu sont les premiers grands habitués du Procope. Danton, Marat, Robespierre en font un centre névralgique de la Révolution Française. Au 19ème siècle, c’est au tour de Paul Verlaine, Victor Hugo, Alfred de Musset, George Sand, ou encore Téophile Gautier de s’y rendre régulièrement, participant à la légende de cette adresse. Bonaparte y laissa même son chapeau en gage !
De cet incroyable passé, le café (qui est surtout devenu un restaurant) a conservé des pièces de collection comme le bicorne de Bonaparte, la table attitrée de Voltaire, ou des clins d’œil décoratifs comme une reproduction des Droits de l’Homme et du Citoyen, ou bien encore des panneaux « Citoyens » et « Citoyennes » sur les portes des toilettes. Aujourd’hui, le restaurant qui passe plus pour une attraction touristique qu’une grande table de Paris n’est pas si mauvais que cela, et offre un cadre vraiment exceptionnel. N’hésitez pas à y rentrer, ne serait-ce que pour y jeter un coup œil.
















