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Jours tranquilles à Paris

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4 octobre 2018

Constitution de la Vème République : 4 octobre 1958

La Constitution française du 4 octobre 1958 est l'actuelle constitution de la France et régit ainsi la Ve République française. Norme juridique suprême du pays, c'est, bien qu'ayant fait l'objet de 24 révisions, l'une des constitutions les plus stables qu'il ait connues.

En pleine guerre d'Algérie, elle a été rédigée dans l'objectif affiché de mettre un terme à l'instabilité gouvernementale et au risque de coup d'État militaire ; elle est marquée par le retour d'un exécutif fort. Deux hommes y ont notamment imprimé leurs idées : Michel Debré, inspiré du modèle britannique et de son Premier ministre fort, et le général de Gaulle, entendant ériger le président de la République en garant des institutions conformément aux principes énoncés dans ses discours de Bayeux, le 16 juin 1946, et d'Épinal, le 29 septembre 1946.

Elle instaure un système politique à géométrie variable selon que l'on soit en période de concordance des majorités présidentielle et législative ou, au contraire, de cohabitation. En période de concordance, l'Assemblée nationale, le Premier ministre et son gouvernement ainsi que le président de la République sont du même bord politique : le président de la République exerce alors une autorité importante qui limite l'exercice des attributions constitutionnelles du Premier ministre. À l'inverse, en période de cohabitation, la lettre de la Constitution est mieux respectée (le président de la République François Mitterrand, soumis par deux fois à ce cas de figure, disait que « la cohabitation c'est la Constitution, rien que la Constitution mais toute la Constitution »).

Son préambule renvoie à deux textes fondamentaux : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 et le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (la Charte de l'environnement de 2004 leur a, par la suite, été ajoutée). Ces textes, ainsi que les principes jurisprudentiels qu'ils ont permis de dégager, notamment les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République issus du Préambule de 1946, forment, avec la Constitution stricto sensu, ce qu'il est convenu d'appeler le bloc de constitutionnalité depuis que le Conseil constitutionnel a accordé valeur constitutionnelle au préambule de la Constitution en 1971.

Le Conseil constitutionnel vérifie la conformité des lois à la Constitution quand il en est saisi. Il peut le faire a priori avant leur promulgation, en étant saisi par des parlementaires par exemple, ou a posteriori par voie d'exception via la question prioritaire de constitutionnalité, introduite par la réforme constitutionnelle de juillet 2008. Cette dernière procédure peut ainsi être enclenchée par tout citoyen lorsqu'il estime que des droits et libertés garantis par la Constitution sont en jeu. Le Conseil d'Etat vérifie quant à lui la conformité des actes réglementaires du gouvernement (décrets, ordonnances prises sur habilitation du Parlement, arrêtés ministériels) à la Constitution.

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4 octobre 2018

Les moments marquants à la Fashion Week parisienne

4 octobre 2018

A la Fondation Louis Vuitton

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4 octobre 2018

Vu dans le métro - Jean Paul Gaultier

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4 octobre 2018

Départ de Collomb : rupture capitale

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Par Gilles Fumey, Géographe à Sorbonne Université — Pour Libération

Le départ surprise du ministre de l’Intérieur, retrouvant son trône de Lyon, apparaît comme un pied de nez au président de la République et à la toute-puissance symbolique de Paris.

Paris, province. C’est dans ce sens-là que Gérard Collomb prendra le train pour rejoindre l’hôtel de ville de Lyon. Un voyage sans retour qui s’inscrit dans une géohistoire houleuse des rapports entre un pays et sa capitale. L’hypertrophie parisienne est telle qu’elle a fabriqué une fracture territoriale profonde. Cette cassure symbolique appartient-elle au passé ? Lyon semble en effet échapper à la séparation : deuxième aire urbaine de France, elle est aussi une métropole au statut particulier, puisque la loi Maptam de 2014 (loi de modernisation territoriale) étend son périmètre au département du Rhône.

«Grosse tête»

Lyon fut toujours en première ligne lorsqu’il s’est agi de développer le train, l’autoroute ou le TGV. Pourtant, le fossé entre ce qui relève de l’Etat central et ce qui dépend des régions a été encore creusé depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Un mode de gouvernement jupitérien qui a fait dire à Collomb, peu avant sa démission : «Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent.»

Historiquement, cette ligne de partage a été voulue par une lignée quasi ininterrompue de serviteurs de l’Etat née avec Louis XI (1461-1483), fondateur de la Poste royale. Si Henri IV (1553-1610) dote le royaume du premier réseau postal en étoile depuis Paris sans effacer le carrefour lyonnais, progressivement, le squelette géographique de l’Etat français se centre sur la capitale. Trudaine, directeur des Ponts et Chaussées en 1743, demande au géographe Mariaval des plans de routes qui soient les plus courtes possible, des lignes droites qui limitent les contestations, marquent l’autorité de l’Etat, et transmettent efficacement les ordres du roi aux provinces. L’euphorie révolutionnaire dessine une France marquetée par des départements, qui efface les anciennes provinces royales et propose une vision plus égalitaire du territoire. Jusqu’à ce que la vision jacobine l’emporte, pour longtemps. La décentralisation de 1982 en marquait le premier coup d’arrêt, mais le mal n’était-il pas déjà fait ?

Le cas de Lyon est emblématique. Pour le géographe Philippe Subra (Institut français de géopolitique), «Lyon n’est pas la capitale qu’elle aurait pu être». Même riche, la ville va-t-elle offrir à Collomb cette gloire qui lui a fait défaut avec l’onction ministérielle ? Quant aux nouvelles régions, Subra se demande si elles ne sont pas une solution de repli pour les barons parisiens de la politique que sont Valérie Pécresse (Ile-de-France), Xavier Bertrand (Hauts-de-France) ou Laurent Wauquiez (Auvergne - Rhône-Alpes).

«Terroirs»

Plutôt qu’un poste national, dans un ministère ou dans un parti, la région ou la métropole pourraient devenir des postes plus stratégiques, offrant le juste milieu entre le travail de terrain et la vision politique d’envergure. Auquel cas, quel est l’apport de la nouvelle carte des régions tant voulue par Valls Premier ministre, qui se rêvait en Clemenceau ? Du reste, Valls se fichait tellement de la géographie de la France qu’il a laissé Hollande dessiner la carte, à coup de SMS avec les barons du PS. Cet épisode croquignolesque est-il à l’origine de cette revanche de la décentralisation conduisant Collomb à rentrer au pays ? Subra renchérit : «Cette émergence des territoires laisse entendre qu’on a plus à faire à des terroirs, qui sont la négation de l’intérêt national au profit du local.» Dans le contexte de dégradation des rapports entre l’Etat et les régions, symbolisée par des mesures jugées vexatoires telles les 80 km/h, la fermeture de classes ou de maternités, «Paris nous emmerde» est un refrain qu’aiment entendre les électeurs. N’est-ce pas là résumée l’élégance avec laquelle le Lyonnais Collomb a pris congé de Paris ? - Libération

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4 octobre 2018

Dates de la tournée de Charlotte Gainsbourg...

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4 octobre 2018

Vu dans la rue - affichage sauvage

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4 octobre 2018

Erotisme et colonialisme, le piège de la fascination

Par Florent Georgesco

L’appropriation coloniale des corps est un sujet passionnant. Mais dans « Sexe, race & colonies », la recherche de l’effet esthétique suscite le malaise.

Que, entre la colonisation et la prédation sexuelle, il y ait eu des continuités ou même une relation intrinsèque : l’hypothèse, non seulement relève de l’évidence, mais ouvre des voies passionnantes d’exploration des enjeux anthropologiques de l’ère coloniale. Que les images qui ont alors circulé (tableaux, photographies, cartes postales, pornographie…) soient une de ces voies : ce n’est guère plus contestable, et guère moins prometteur.

D’où vient alors qu’on ne puisse ouvrir sans malaise Sexe, race & colonies, qui aborde l’appropriation coloniale des corps avec une ampleur historique (six siècles) et une richesse documentaire (1 200 documents iconographiques) assez rares ? Comment expliquer ce sentiment d’être face à un objet mal ajusté, faiblement pensé, malgré la contribution de dizaines de chercheurs et l’intérêt incontestable de beaucoup de leurs analyses ?

Légitimité d’une analyse des images

Aussi bien le livre et le début de sa promotion dans la presse suscitent-ils quelques remous. Le collectif antiraciste Cases rebelles a, par exemple, publié le 26 septembre sur son site, une tribune s’élevant contre « les bonnes âmes » qui « reconduisent la violence ». « Nous refusons catégoriquement, ajoutent les signataires, l’idée que ces personnes auraient, du fait de la barbarie historique coloniale, perdu leur droit à l’image, (…) au respect et à la dignité. »

Faut-il, à leur suite, chercher la cause du malaise dans l’utilisation même des images ? Dans l’indécence de l’exposition des corps dont elles sont les vecteurs ? Tel est pourtant le sujet du livre, et il est difficile de balayer la légitimité d’une analyse des images en leur présence, ou de défendre le principe d’une étude de la barbarie qui refuserait de l’observer de près. Répondant par avance à ce reproche, Pascal Blanchard, l’un des directeurs de Sexe, race & colonies, notait d’ailleurs, dans un entretien à Libération, le 21 septembre :

« C’est le même débat qui a eu lieu quand on a montré des images de la Shoah pour la première fois. (…) Pour vraiment comprendre ce passé, il faut en montrer l’indicible. »

Mais une remarque vient alors immédiatement à l’esprit : il n’est pas nécessaire de montrer l’indicible sur papier glacé, dans une maquette soignée, qui recherche en permanence l’effet esthétique. Philippe Artières écrit, dans une autre tribune : « Reproduire des images, les problématiser et en même temps ne pas se soucier de la matérialité de l’objet d’histoire que l’on fabrique, un livre, est-ce vraiment servir l’histoire ? » (Libération, le 30 septembre) Le problème de Sexe, race & colonies, comme le remarque aussi l’historien, est qu’il est beau, que c’est même un « beau livre », dont la composition aurait davantage convenu à des œuvres d’art.

Limites de la problématisation historique

Les tragédies historiques sont-elles destinées à finir sur les tables basses des salons élégants ? Le livre promettait autre chose : prendre la fascination sur laquelle se fondait l’érotisme colonial comme objet. Or il en fait sa matière ; il s’y soumet sans le vouloir. Car, bien sûr, tout converge, dans l’esprit des concepteurs, vers une déconstruction de cette fascination. Sauf qu’elle s’arrête en chemin, et pas uniquement d’être ainsi embarquée dans une esthétisation incongrue. C’est bien plutôt, à lire l’ensemble, les limites de la problématisation historique qui apparaissent comme une cause possible de cette dérive.

La notion de colonialisme, pris comme phénomène global, identique à lui-même, est en effet peu et trop légèrement interrogée. Du point de vue du temps : le plan du livre, qui distingue quatre vastes périodes, ère postcoloniale comprise, ne suffit pas à faire droit à la complexité des évolutions. Mais aussi de l’espace : sont trop souvent absentes les différences entre les populations colonisées, leurs résistances, leurs réinventions, toutes les interactions dont une meilleure prise en compte aurait permis de sortir d’un face-à-face essentialisant entre prédateur et proie.

Si, encore une fois, beaucoup d’analyses se révèlent riches et pertinentes – sur la liberté sexuelle des colons venant compenser les règles morales de leurs sociétés d’origine, l’opposition des corps chrétiens et des corps musulmans, l’affrontement des formes (et des fantasmes) de virilité… –, l’ensemble souffre au bout du compte de définir le sexe colonial de manière si large, sans les nuances qu’une pensée critique plus solide aurait permises, qu’il devient une réalité vague, propre à accueillir tous les sentiments. Même la fascination.

Lire un extrait sur le site des éditions La Découverte.

« Sexe, race & colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours », sous la direction de Pascal Blanchard, Nicolas Bancel, Gilles Boëtsch, Christelle Taraud et Dominic Thomas, La Découverte, 544 p., 65 €.

« Imaginaire et domination des corps : “Sexe, race & colonies” », table ronde avec Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Alain Mabanckou, Christelle Taraud et Françoise ­Vergès, samedi 13 octobre de 11 h 30 à 13 heures, Hémicycle de la Halle aux grains

4 octobre 2018

Karl Lagerfeld

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4 octobre 2018

Exposition : Des sexes et des femmes - Organisé par 59 Rivoli

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Des sexes et des femmes - Organisé par 59 Rivoli

Visibiliser l’indicible, remuer les trous noirs de nos consciences, exciser la gêne, rapprocher les genres, exterminer les limites

17 artistes, 5 collectifs et associations, 16 intervenant.e.s  pour représenter des sexes, parler de l’inceste, du viol, des violences obstétricales et gynécologiques, de mutilations génitales, du sexisme en médecine, d’intersexuation et de transidentités.  Réaliser des ateliers d’auto-gynécologie et sexualité.

EXPOSITION en place du 2 au 15 octobre inclus

// Les artistes //

Tamina Beausoleil, Axelle Remeaud, Cassie Raptor, Vanda Spengler, Louise Dumont, Mila Nijinsky, Aurélie Raidron, Nathalie Tacheau, Romy Alizée, Linda Trime, Olga Laz, Rita Renoir, Louise A. Depaume, Andréa Valienne, Nevna M., Rose Pialat, Juliette Drouar.

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Squatt d'artistes racheté par la mairie de Paris et mis à leur disposition, le 59 rue de Rivoli est un lieu étonnant. Il accueillera du 2 au 15 octobre prochain une exposition sur le thème "Des Sexes et des 'Femmes'".

Elle réunira 17 artistes, 5 collectifs et associations mais également 16 intervenant·es qui aborderont lors de rencontres, l'inceste, le viol, les mutilations génitales, le sexisme en médecine, les violences obstétricales et gynécologiques mais aussi l'intersexuation et la transidentités.

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