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Jours tranquilles à Paris

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14 août 2018

Vive la plage...

street99

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14 août 2018

Joel Alvarez

Dimanche 15 juillet dernier, le designer et photographe Joel Alvarez présentait sa collection originale de maillots de bains, Black Tape Project, à l'occasion de la Miami Swim Week, un événement qui rassemble toutes les dernières tendances.

Découvrez en images cette gamme surprenante de maillots de bains en ruban adhésif.

https://www.instagram.com/blacktapeproject/

Le Black Tape Project, c'est la nouvelle tendance mode qui enflamme la toile depuis déjà quelques jours. Comme son nom l'indique et comme vous avez pu le comprendre, cette mode consiste à 'habiller' des modèles avec du scotch.

Une tendance lancée par Joel Alvarez, un designer américain qui vit à Miami et qui malgré l'engouement récent date déjà de 2008. Ce pro de la photographie qui travaille en freelance est notamment passionné par tout ce qui touche à l'érotisme et à la mode.

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14 août 2018

Bretagne

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14 août 2018

VOGUE

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One of the 3 new September issue covers with Christy Turlington by

One of the 3 September Legends issue covers with Naomi Campbell by @mikaeljansson

One of the 3 new September Legends issue covers with Kate Moss by @mikaeljansson

 

14 août 2018

Emmanuel Macron

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14 août 2018

Chanel

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14 août 2018

Pourquoi les tubes de l’été se ressemblent-ils tous ?

Le « New York Times » a analysé quarante ans de hits estivaux. Des chansons dansantes qui ont tendance, depuis la fin des années 1990, à adopter la même formule gagnante.

« Les tubes de l’été, c’est toujours la même chose : de la soupe. » Mélomane arrogant, neurasthénique allergique aux dancefloors ou rockeur inquiet de la disparition des guitares, la remarque revient inlassablement toutes les quatre saisons. Le New York Times s’est donc posé sérieusement la question : les hits estivaux sont-ils tous semblables ?

Pour y répondre, le quotidien américain a analysé les chansons présentes au Billboard Hot 100, qui répertorie aux Etats-Unis les cent premiers titres en termes de ventes de singles et de diffusions radio, de juin à août de chaque année, et depuis près de cinquante ans. Les journalistes se sont fondés sur des algorithmes de la plateforme de streaming Spotify, qui attribuent à chaque chanson plusieurs critères, par la suite utilisés pour recommander des titres aux auditeurs selon leurs goûts. Pour chaque tube, on peut ainsi mesurer sa puissance (le volume moyen de la chanson), son énergie (à quel point la chanson est rapide et bruyante), son potentiel dansant (fondé sur la vigueur et la régularité du tempo), son acoustique (la vraisemblance que la chanson utilise des instruments acoustiques), et enfin son pouvoir d’attraction (à quel point la chanson est joyeuse).

Conclusion : si la fin des années 1980 signait la consécration de la diversité musicale dans les charts estivaux, le second millénaire a bien vu émerger des chansons commerciales plus uniformisées.

Ainsi, l’été 1984 consacrait le Glory Days de Bruce Springsteen, 1995 voyait le groupe de R’n’B TLC rafraîchir les vacanciers avec ses Waterfalls et les rappeurs de Bone Thugs-N-Harmony ne quittaient pas leurs lunettes de soleil dans Tha Crossroads en 1996. Puis les radios se sont mises à diffuser des pop-songs toujours plus entêtantes. Backstreet Boys, Britney Spears et Bruno Mars… depuis les années 2000, les étés musicaux se suivent et se ressemblent.

Katty Perry, Lady Gaga, Kesha

Preuve par l’exemple : le site américain nous offre l’opportunité de réécouter trois tubes de l’été 2010 : California Gurls de Katty Perry, Your Love Is My Drug de Kesha ou Alejandro de Lady Gaga. Ces trois chansons répondent aux mêmes critères, leurs courbes ne mentent pas :

Le New York Times avance plusieurs éléments pour expliquer cette uniformisation, graphiques à l’appui. D’abord, depuis 1992, les chansons qui parviennent à grimper dans le top 10 entre juin et août sont moins nombreuses, ce qui « laisse moins de place à la diversité musicale ». Ceci pourrait s’expliquer notamment par le fait que le Billboard Hot 100 ait modifié, en 1991, sa façon de calculer les ventes.

Ensuite, seul un petit nombre d’auteurs-compositeurs se partagent désormais la plupart des plus grands hits estivaux. Ainsi, à 47 ans, le producteur suédois Max Martin est à l’origine de 22 titres classés n° 1 aux Etats-Unis depuis la fin des années 1990. De Britney à Taylor Swift en passant par Maroon 5, le faiseur de tubes a semble-t-il trouvé la formule chimique permettant de graver une musique dans la tête des auditeurs.

Mais ces calculs mathématiques finiront-ils par s’effondrer ? Les tubes de cet été offrent une certaine variété de rythmes, entre le hip-hop vaporeux de Post Malone, le rap latino de Cardi B et le r’n’b de Drake. 2018, année à part ou espoir pour la diversité musicale ? Réponse l’été prochain.

14 août 2018

Helmut Newton

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14 août 2018

Nouvelle mode ?

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13 août 2018

Crise monétaire - la Turquie dévisse...

Turquie : Erdogan dans le piège économique

Inflation, chômage, déficits commerciaux… La chute de la livre turque, ces derniers jours, révèle les faiblesses structurelles du pays frappé par des sanctions américaines. Le président Erdogan dénonce une trahison de l’administration Trump.

La livre turque, qui a perdu plus de 50 % en un an (40 % de sa valeur depuis le seul début d’année) face à l’euro et au dollar, touche un plus bas sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis et de défiance envers la politique économique du président Recep Tayyip Erdogan.

Pourquoi cet effondrement ?

Loin des discours nationalistes du chef de l’Etat sur le «miracle économique turc», la Turquie, fragile et déséquilibrée, est confrontée à nombre de défis structurels. C’est d’ailleurs, et de loin, le principal sujet de préoccupation des Turcs, loin devant les questions de justice ou de sécurité. Le pays connaît une inflation dramatique, 15,9 % en rythme annuel en juillet : cinq fois la moyenne des pays développés. Une inflation qui entame le pouvoir d’achat des ménages. Le chômage réel s’est envolé à 17 %, loin des statistiques officielles (11 %). Les entreprises croulent sous l’endettement, d’autant que poussées par le régime pour relancer la machine, elles ont beaucoup emprunté en dollars après le coup d’Etat raté de juillet 2016. Résultat : elles ont accumulé une dette en devises étrangères de plus de 200 milliards de dollars, dont un tiers arrive à échéance dans l’année. Et se retrouvent fragilisées par le pire taux de change de l’histoire du pays. A lui seul, le BTP a totalisé un nombre record de faillites l’an passé. Enfin, le pays connaît un sérieux déficit de sa balance des paiements, qui décrit les échanges économiques entre la Turquie et les autres pays : - 5,5 % du PIB en 2017. Pour financer les 50 milliards de dollars de déficit de son compte courant, le pays recourt chaque jour à 200 millions de dollars de financement extérieur. L’interventionnisme du Président, ajouté au renforcement de sa mainmise sur l’économie depuis sa réélection en juin, ne fait rien pour rassurer.

En quoi la géopolitique pèse-t-elle ?

Une des solutions ? Resserrer les cordons de la politique monétaire en remontant les taux d’intérêt. Mais le chef de l’Etat fait pression sur la Banque centrale pour qu’elle ne le fasse pas, car il redoute que cela ne freine la croissance (7,4 % en 2017), point fort de l’économie. Il a placé son gendre au poste clé de ministre des Finances, faisant de lui un Premier ministre officieux. Il ne veut pas entendre parler d’un changement de politique monétaire. Et préfère jouer la carte du complot américain pour mieux faire vibrer la corde nationaliste. «D’un côté, vous êtes avec nous dans l’Otan et, de l’autre, vous cherchez à frapper votre partenaire stratégique dans le dos. Une telle chose est-elle acceptable ?» a-t-il encore martelé lundi. La Turquie reproche le doublement des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium décidé vendredi par Donald Trump, en rétorsion à l’arrestation d’un pasteur américain accusé «d’espionnage» et «de terrorisme». Ankara dénonce aussi le soutien de la Maison Blanche à Fethullah Gülen, prédicateur turc réfugié depuis près de vingt ans sur le sol américain et architecte, selon Erdogan, du putsch manqué de juillet 2016. Les autorités ne supportent plus non plus le soutien apporté par Washington en Syrie aux YPG, les Unités de protection du peuple kurde (branche armée du Parti de l’union démocratique, lire ci contre). Cette escalade diplomatique inquiète les investisseurs étrangers, dont la Turquie s’est pourtant rendue dépendante. Ils retirent leur argent, ce qui accentue encore la chute de la livre, déjà fragilisée par les faiblesses de l’économie.

Pourquoi une contagion est-elle possible ?

Parce qu’Erdogan en rajoute dans la surenchère plutôt que jouer l’apaisement. Ainsi, pour tenter de calmer les inquiétudes, la Banque centrale de Turquie a assuré lundi qu’elle fournirait toutes les liquidités dont les banques auraient besoin et prendrait les «mesures nécessaires» pour assurer la stabilité financière. Mais la nouvelle sortie au vitriol du chef de l’Etat sur les Etats-Unis n’a rien fait pour rassurer. Pas plus que son désir de châtier les internautes qui osent sur les réseaux sociaux dénoncer la politique du gouvernement et qu’Erdogan qualifie de «terroristes économiques». De façon plus générale, les autorités de surveillance financière de la zone euro redoutent que le système bancaire de l’Eurozone subisse une nouvelle période de tourmente, vu l’exposition à la Turquie de certaines banques espagnoles, italiennes et françaises. «Les banques turques qui ont emprunté en euros pourraient avoir des difficultés à rembourser leurs emprunts», dit un analyste. La crise turque pourrait surtout révéler les faiblesses d’autres économies de grands pays en développement. Beaucoup de devises d’émergents dévissent dans le sillage de la livre turque. En une semaine, le rand sud-africain et le rouble russe ont perdu 8 % face au dollar ; le real brésilien ou le peso argentin lâchant respectivement 4 et 6 %. La montée des tensions commerciales et la hausse des taux d’intérêt américains ont renchéri le coût de leurs financements étrangers, qui soutiennent leur croissance. Les investisseurs préfèrent donc placer leur argent ailleurs. Conséquences : les monnaies chutent, le coût des importations augmente, l’inflation avec. Et le spectre d’une nouvelle crise refait surface.

Christian Losson – Libération

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