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Jours tranquilles à Paris

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15 septembre 2017

120 battements par minute

120 battements

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15 septembre 2017

Le top 10 des questions posées à Google reflète nos difficultés existentielles

Par Big Browser

Google publie régulièrement les données de nos recherches. La liste des questions en « comment… ? » est significative de notre difficulté d’être, selon une journaliste de « Quartz ».

Big Browser vous en parlait récemment, Google connaît tous vos secrets, en tout cas, tous ceux que vous acceptez de lui confier.

Régulièrement, l’entreprise publie la liste des choses les plus demandées par les internautes à son moteur de recherche. Selon les analystes de ces données, les requêtes commençant par « comment… ? » ont augmenté de 140 % depuis 2004. En d’autres termes, de plus en plus d’internautes demandent à Google des conseils pratiques.

La plupart des requêtes concernent en effet une réparation : des toilettes, de la machine à laver… Google vous propose d’ailleurs une carte du monde des objets en fonction du nombre d’internautes qui cherchent à les réparer. Où l’on apprend qu’un Américain s’inquiète plus vite de voir sa machine à laver flancher qu’un Européen, plutôt porté sur les changements d’ampoule.

Toutefois, la liste des 10 premières questions (à l’échelle mondiale) commençant par « comment… ? » ne comprend pas de questions « logistiques ».

La voici :

1. Comment faire un nœud de cravate ?

2. Comment embrasser ?

3. Comment tomber enceinte ?

4. Comment perdre du poids ?

5. Comment dessiner ?

6. Comment gagner de l’argent ?

7. Comment faire des pancakes ?

8. Comment écrire une lettre de motivation ?

9. Comment préparer un « French toast » (pain perdu à la brioche) ?

10. Comment perdre du ventre ?

La liste concentre des questions « de tous les jours » mais dont le sens est plus profond, commente Annalisa Merelli, une journaliste du média en ligne Quartz. Chacune de ces questions en recouvre en fait une autre, juge la journaliste.

« Ce sont des questions sur comment donner et recevoir de l’amour, et autres sujets de poids. »

Annalisa Merelli a donc « pris la liberté » de traduire nos requêtes les plus fréquentes pour dévoiler ce qu’elles signifient vraiment. Voici la liste de nos véritables questions 

1. Comment devenir adulte ?

2. Comment prendre le risque d’être vulnérable ?

3. Comment fonder une famille ?

4. Suis-je digne d’être aimé(e) ?

5. Y a-t-il un remède contre mon ennui existentiel ?

6. Suis-je capable de connaître le succès ?

7. Quelle est la recette du bonheur ?

8. Suis-je assez bon ?

9. Ai-je le droit de me moquer de tout le matin au réveil ?

10. Puis-je rester éternellement jeune ?

Quartz propose ensuite quelques réponses simples : demandez à un de vos aînés de vous aider à faire votre premier nœud de cravate, c’est l’occasion de vivre un moment de complicité. Faire des pancakes ? La journaliste vous renvoie à un autre de ses articles et vous suggère d’utiliser de la farine complète. Les arguments sont convaincants.

15 septembre 2017

Vincent Cassel

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15 septembre 2017

La Corée du Nord a tiré un nouveau missile au-dessus du Japon.

La Corée du Nord a tiré, vendredi 15 septembre, un missile balistique au-dessus du Japon sur une distance semble-t-il inédite. Le missile a été tiré d'un site proche de Pyongyang, moins d'une semaine après l'adoption par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une huitième série de sanctions pour tenter de convaincre le pays reclus de renoncer à ses programmes balistique et nucléaire interdits. Le Conseil de sécurité de l'ONU a annoncé une réunion d'urgence pour vendredi, à 21 heures, heure de Paris.

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15 septembre 2017

Bretagne

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15 septembre 2017

Les 500 ans du Havre

KAREL MARTENS - COULEURS SUR LA PLAGE

Karel Martens a imagine une mise en couleurs des cabanes, symboles emblématiques de la plage du Havre. Prenant comme point de départ le décret fondateur de la ville dicté par François Ier en 1517, une équipe de scientifiques de l’Université Le Havre Normandie a généré un code définissant les 10 couleurs et 6 largeurs de bandes qui habillent les cabanes dont les propriétaires ont accepté de participer au projet. Celles restées blanches participent également à l’ensemble, comme autant de respirations visuelles.

Cette œuvre fédératrice à l'échelle du territoire a reçu la contribution du lycée Schuman-Perret, du CFA Baie de Seine, du chantier d'insertion AHAPS, j des peintres de la Ville et de l’entreprise Franck.

Diplômé en 1961 de l'École des Beaux Arts d'Arnhem (Pays-Bas), Karel Martens est spécialisé en typographie. Graphiste dans le milieu de l'édition et enseignant, il a aussi réalisé timbres et cartes téléphoniques pour la poste néerlandaise, ainsi que des enseignes et façades s, comme celle de la philharmonie de Haarlem.

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Le Havre (91)Photos : Jacques Snap

 

15 septembre 2017

Actuellement à la Concorde Art Gallery

Michèle Narce - Peintre

Michèle Narce est née en 1972, à St Etienne, où elle a obtenu une maitrise en sciences de l’art en 1994. Mettant alors entre parenthèse ses projets artistiques pour se consacrer à sa vie familiale, elle ne renouera avec la peinture qu’en 2012 et présentera, un an plus tard, ses premières expositions. Dans les toiles qu’elle réalise à l’huile par superpositions de glacis, la représentation réaliste de ses modèles, nous révèle que c’est l’humain, corps et âme, qui est au cœur de sa démarche. Elle évolue dans sa peinture, comme dans la vie, par étapes successives. Son travail en séries distinctes, en est le reflet. Elle avance de concert avec ceux qui posent pour elle, dépassant à chaque fois une nouvelle nécessité plastique, mais surtout émotionnelle. Après la série «  De Corpore », sur le thème de la contrainte corporelle et psychique, la série « Anamnèse » se proposait de « Révéler ce qui est de l’ordre du subtil et de l’indicible. Tenter d’introduire le récit de nos anamnèses exprimées par le corps ». Aujourd’hui, avec la série « Parallaxe », elle s’adresse encore une fois à ses modèles « Au-delà de la peur, au-delà du cri, au-delà de la révolte, qu’est-ce qui vous porte et vous embellit ? Et si vous appreniez à être doux avec vous-mêmes. ».

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15 septembre 2017

Liu Bolin - Galerie Paris Beijing

GALERIE PARIS-BEIJING

LIU BOLIN

REVEALING DISAPPEARANCE

Opening on Thursday, September 7th / 6pm to 9 pm

Exhibition from September 7th to October 28th 2017

GALERIE PARIS-BEIJING

62, rue de Turbigo

75003 Paris, France

Revealing Disappearance witnesses the artist’s engagement on environmental issues. Since the beginning of his career, ecology has been a central topic of Liu Bolin’s artistic production. In 2011 he braved the polluted waters of the Yellow River in one of the most industrialised regions of his country, two years ago he organised a collective performance at the edge of a large artificial forest aimed to stop the spreading of the Gobi desert in the Northern territories of China.

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15 septembre 2017

Ailona hulahoop

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15 septembre 2017

Raymond Depardon: "Le voyage m'a sauvé la vie"

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La Fondation Henri Cartier-Bresson propose une rétrospective intime de cette légende vivante de la photographie. Rencontre avec Raymond Depardon, un homme animé par la curiosité.

La Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, invite le visiteur à "traverser" l'oeuvre de Raymond Depardon. Comment parcourir l'immense territoire exploré par le photographe français, de ses premiers tirages à la ferme familiale du Garet dans les années 1950, à ses escapades sur les hauts plateaux boliviens, en passant par ses reportages pour les agences et la presse ? Agnès Sire, la directrice des lieux et commissaire de l'exposition Traverser, a dégagé quatre pistes : "La terre natale", "les voyages", "la douleur" et "l'enfermement". Des thèmes qui se répondent, se croisent, se superposent. Difficile en effet de réduire une photo de Raymond Depardon à un seul de ces champs. Mais il faut bien tirer un fil pour dérouler la pelote d'images en noir et blanc et en couleurs que cet homme libre a constitué au fil des années, auscultant les marges du monde.

Au premier étage de la Fondation, on découvre sa "terre natale" : les paysans des campagnes françaises, ses parents, l'intimité de l'exploitation familiale qu'il saisit avec pudeur et discrétion. On arpente aussi le bitume parisien. "Paris, c'est un lieu où j'habite, une famille, une base arrière, une retraite pour réfléchir et fini les travaux en cours", peut-on lire à côté des clichés. Cette base, il l'a bien souvent quittée. "Les voyages" dévoilent le nomadisme de Depardon : New York, le Vietnam, la Mauritanie, l'Egypte, la Bolivie, Glasgow, l'ex-RDA... Une vie sur la route pour celui qui se revendique pourtant "casanier".

Le niveau suivant dévoile à quel point la photographie est avant tout une question de distance. Jusqu'où faut-il s'approcher pour témoigner de la "douleur" des peuples ? Lors de ses expéditions sur les théâtres de guerre, que ce soit au Liban, ou en Afghanistan, Depardon a su trouver la bonne distance pour capter la souffrance humaine. Un autre aspect de son travail est son attirance pour "l'enfermement". Avec son objectif, il s'est aventuré à l'intérieur d'un Hôpital psychiatrique à Turin, dans la prison de Clairvaux, au coeur du Tribunal de grande instance de Bobigny, au plus profond des âmes.

La photographie est une question d'ouverture, de lumière et de cadre. La pratiquer entre quatre murs, tient à la fois du paradoxe et de la logique. Un laboratoire de développement n'est-il pas une forme de cellule dans laquelle le photographe décide de s'enfermer volontairement ? Au milieu de la salle du deuxième étage, dans une vitrine, on découvre des documents personnels de Raymond Depardon, dont ses premiers tirages. Une image retient l'attention. Elle montre l'entrée des "Studios et Laboratoires ATOM - Tous genres de photographies". Sur la pancarte, punaisée à une porte et réalisée à la main, ont été collées presque avec naïveté des figures détourées au ciseau : une bouteille de vin, deux chats, un gardien de but en plein arrêt, une clocher d'église. On reconnaît le visage du jeune Raymond Depardon, celui de Brigitte Bardot. Pour L'Express, le photographe raconte les débuts de sa passion.

Que sont les Studios Atom?

Après mon certificat d'études, mon papa m'a trouvé un travail d'apprenti chez un photographe de Villefranche-sur-Saône. C'est comme ça que j'ai été initié au travail de laboratoire. J'ai créé le mien par la suite dans une pièce de la ferme. J'avais acheté un agrandisseur et je suivais des cours par correspondance. Pourquoi l'ai-je baptisé "Studios Atom" ? Je ne sais plus. C'était un nom court. Vers 1956, dix ans après Hiroshima, c'était un mot dans l'air du temps. J'avais découpé le visage de Brigitte Bardot dans une carte postale reproduisant une photo de Sam Levin. Et Dieu créa la femme, venait de sortir au cinéma. Le film avait déchaîné les passions. Tout tournait autour de Brigitte Bardot à l'époque. Les voisins m'avaient commandé des photos de leur famille nombreuse. Je développais mal, l'eau était très calcaire. J'apprenais. Mes parents ont deviné bien avant moi que je ne reprendrai pas l'exploitation familiale, que je ne serai pas agriculteur. Mais ils se demandaient bien d'où pouvait venir cette passion pour la photo.

Et vous, le savez-vous ? 

Je ne sais pas. Mes parents n'ont jamais pris de photos. Je n'avais même pas d'appareil. J'empruntais celui que mon frère avait eu pour son anniversaire. On l'aperçoit ici [Il montre une "carte chasseurs d'images deux toiles" sur laquelle on voit son visage, l'oeil rivé à un appareil]. Pour mes parents, cette passion devait venir de mon grand-père, Marius Depardon, que je n'ai pas connu. En 1900, il avait pris le PLM [l'ancienne ligne Paris-Lyon-Marseille] pour visiter à Paris l'Exposition Universelle au Grand Palais. Il était abonné à des revues comme Le Miroir 1914-1918 [NDLR: une revue photographique hebdomadaire]. Il était ouvert sur le monde moderne. Un jour, je suis allé à la Poste de Villefranche-sur-Saône, j'ai pris le bottin, j'ai consulté la rubrique "reporter photographe " et j'ai écrit à une dizaine d'entre eux. Et il y en a un, Louis Foucherand, qui m'a pris comme apprenti. J'avais un petit salaire, j'habitais dans le laboratoire. Voilà, comment à 16 ans, je suis monté à Paris.

Dans cette vitrine, nous découvrons quelques-unes de vos premières photos.

Comme beaucoup de photographes amateurs, j'utilisais un filtre rouge, ce qui donne des ciels très relevés. Je faisais moi-même les tirages. Sur ces images, qui montrent des ouvriers agricoles, j'ai écrit à la main "Le possédé", "le retardataire". "Le retardataire", c'était Sylvestre un ouvrier polonais qui travaillait à la ferme. Il m'appelait toujours "Champion". Je ne sais pas pourquoi. C'était un type formidable. 

Quelle est le dernier cliché que vous avez pris?

Il y a trois jours, une photo en couleurs d'une rue de Tokyo. Tokyo c'est forcément en couleurs. J'y ai actuellement une exposition sur les Jeux Olympiques de 1964 [NDRL : Depardon/Tokyo, 1964-2016, au Chanel Nexus Hall, jusqu'au 1er octobre]. On m'avait envoyé là-bas à l'âge de 22 ans. C'était une époque formidable pour le Japon.

Quel est votre prochain voyage?

Le Brésil. A nouveau pour une exposition. Je poursuivrai sans doute mon voyage en Amérique du Sud, probablement en Argentine ou en Bolivie. J'aime beaucoup les hauts plateaux: la Bolivie, l'Ethiopie, le Tibesti [NDLR: un massif montagneux au nord du Tchad]... Les populations y sont très attachantes. Ce sont des paysans, comme mes parents. Il paraît que c'est normal que je cherche toujours à faire des photos de paysans. Je me sens bien avec eux. Je suis timide et un peu introverti, mais dès qu'il y a un mec avec une charrue je m'approche de lui. Je n'ai pas peur. 

D'où vient l'envie de photographier tous ces gens?

Cela permet de relativiser ses propres problèmes. Le voyage m'a sauvé la vie. Les chagrins d'amours, nos difficultés de petit européen, finalement ce n'est pas très grave. C'est bon de le rappeler. J'ai beaucoup parcouru l'Afrique et l'Amérique du Sud. J'ai encore du plaisir à faire des photos, à découvrir le monde. Je repense à ce grand-père parti à Paris. Ce qui l'a poussé c'est la curiosité. Au XIXe siècle, les hommes étaient de grands curieux. On le voit très bien dans les films des Frères Lumière qui viennent d'être restaurés. Si vous enlevez les moustaches et les sabots, tout est super moderne. Les cameramen réalisent des travellings dans des bus, des bateaux. La curiosité c'est le plus important. Vous savez, je ne connais pas de photographes qui sont très à l'aise dans la vie avec les gens. Ou alors, il y a le contraire, les fanfarons. J'ai connu ça un peu à Paris-Match. C'est une autre technique quand on n'est pas trop sûr de soi. Mais qu'est-ce qui pousse quelqu'un à faire des photos, à se rendre sur un marché à photographier les gens ? Henri Cartier-Bresson disait qu'il fallait faire comme l'artillerie, tirer, puis dégager. L'important, c'est de ne pas insister. 

Pourquoi ce titre, Traverser ?

Agnès Sire à la fin de son travail de sélection m'a dit : "Je ne vois d'autres mots que Traversée". J'ai dit "oui, mais alors à l'infinitif", pour montrer qu'il faut être actif, bouger, avancer. Reculer, même à la rigueur. Je suis plutôt casanier, être photographe de presse m'a forcé à voyager. Aujourd'hui, je n'ai plus de tensions quand je prends un avion. Je suis très calme. C'est grâce au photojournalisme. Même dans une grande ville étrangère, je me débrouille. Avec la presse, on passe d'une princesse à un fait divers. J'étais très timide, replié sur moi-même. La photo m'a beaucoup servi personnellement.

Traverser. Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris (XIVe). Jusqu'au 17 décembre.

Catalogue aux Editions Xavier Barral, 260 p., 39 €.

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