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Jours tranquilles à Paris

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5 juin 2017

Après l’attentat de Londres, l’Elysée assure que Macron est « aux commandes »

Par Cédric Pietralunga

Prévenu dès la survenue de l’attaque, le chef de l’Etat s’est entretenu dimanche avec la première ministre britannique ainsi qu’avec les familles des victimes françaises.

Un président « aux commandes ». Depuis l’attaque de Londres, qui a provoqué dans la soirée de samedi 3 juin la mort de sept personnes dont un Français, et en a blessé 48 autres dont sept Français, Emmanuel Macron multiplie les interventions et les prises de parole.

Tenu informé « heure par heure » de la situation et de l’enquête, selon son entourage, le chef de l’Etat tient à montrer qu’il est à la hauteur de l’événement, alors qu’il affronte le premier attentat touchant des Français depuis son élection le 7 mai.

Dès la survenue de l’attaque, M. Macron a été prévenu par la cellule diplomatique de l’Elysée, racontent ses proches. Après avoir réuni les premiers éléments sur les circonstances, en liaison avec les autorités britanniques, il a envoyé un tweet à 2 h 55 du matin. « Face à cette nouvelle tragédie, la France est plus que jamais aux côtés du Royaume-Uni. Mes pensées vont aux victimes et à leurs proches », écrit-il. Un communiqué de presse, personnellement validé par le président de la République, a aussi été envoyé aux médias à 7 h 50.

L’exécutif mobilisé

Dimanche midi, il a eu un entretien téléphonique – en anglais, précise l’Elysée – avec la première ministre britannique, Theresa May. Les deux responsables « ont fait le point sur la situation des victimes et les premiers éléments de l’enquête », selon l’entourage de M. Macron. « Les autorités britanniques se sont engagées à donner toutes les informations sur les victimes [françaises] et à assurer et garantir la sécurité » des Français résidant à Londres, qui votaient dimanche pour les élections législatives en France.

Dans l’après-midi, enfin, M. Macron a appelé au téléphone les familles des Français victimes de l’attaque. « Le président a voulu par ce geste montrer sa proximité avec les familles et leur apporter son soutien très fort », indique l’Elysée.

Selon une source, le chef de l’Etat a aussi lancé des « commandes » précises aux services de renseignement français, afin de préparer le conseil de défense prévu mercredi 7 juin, avant le conseil des ministres. Et il a demandé qu’une minute de silence soit observée avant la finale du Top 14, qui voyait s’affronter Clermont-Ferrand et Toulon dimanche soir au Stade de France, où M. Macron était présent pour assister au match.

Outre le chef de l’Etat, Edouard Philippe s’est également impliqué dans la crise, afin de montrer la mobilisation de l’exécutif. En déplacement privé en région parisienne samedi soir, le premier ministre est rentré à Matignon dès qu’il a été informé de l’attaque, assure son entourage. L’ancien maire du Havre a ensuite travaillé jusque tard dans la nuit, en liaison notamment avec Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Elysée. « L’ambiance était lourde, raconte un de ses proches. Mais il n’a pas été surpris, il mesurait le poids de sa tâche en prenant ses fonctions. »

À la demande de l’Elysée, M. Philippe s’est rendu dimanche midi au centre de crise du Quai d’Orsay, qui assure la liaison avec les autorités britanniques et les familles des ressortissants français impliqués dans l’attaque. « Le premier ministre a été marqué par le professionnalisme du Quai et par l’engagement des bénévoles de la Croix-Rouge » qui sont en contact avec les familles, fait-on savoir à Matignon.

Volonté de « ne pas surréagir »

Le chef du gouvernement devrait également effectuer lundi un déplacement en France illustrant la lutte contre le terrorisme, tandis que Jean-Yves Le Drian, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, se rendra à Londres pour rencontrer les autorités britanniques ainsi que les victimes françaises, après un déplacement en Tunisie lié également à la lutte contre le terrorisme. Ce déplacement à Londres se fera « à la demande du président de la République », précise l’Elysée.

« LA MORT HABITE LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE »

L’attaque de Londres est le premier attentat touchant des Français auquel M. Macron est confronté depuis son entrée en fonction. Pour préparé qu’il soit, il s’agit toujours d’une épreuve pour un chef d’Etat, naturellement considéré comme responsable de la sécurité de ses concitoyens. Les attentats de janvier 2015, contre la rédaction de Charlie Hebdo et des clients d’une supérette casher, qui avaient provoqué la mort de 17 personnes, avaient fortement marqué François Hollande.

Le président socialiste avait été lui-même confronté au drame lors des attentats du 13 novembre 2015, qui avaient tué 130 personnes : il se trouvait au Stade de France, pour assister au match France-Allemagne, lorsque trois explosions avaient retenti aux abords de l’enceinte, tuant un chauffeur de car et blessant une dizaine d’autres personnes. « La mort habite la fonction présidentielle », confiera quelques mois plus tard François Hollande à ses proches.

Conformément à l’image de « président jupitérien » qu’il entend incarner, M. Macron n’a pas souhaité commenter son état d’esprit à la suite de l’attaque de Londres. « Le président est concentré et organisé », a seulement confié son entourage au Monde, expliquant que le chef de l’Etat avait la volonté de « ne pas surréagir » mais qu’il « surveillait » l’évolution de la situation. « Le président veut montrer qu’il est dans le sang-froid mais aussi dans l’émotion, en appelant lui-même les familles », ajoute une proche du locataire de l’Elysée, assurant que M. Macron s’était « préparé durant toute la campagne » à vivre de tels moments.

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5 juin 2017

Marine Vacth - rencontre

marine madame figaro

marine

Son regard intense et sa beauté sans apprêt illuminent la pellicule. Après deux ans d'absence, Marine Vacth revient dans L'Amant double, troublante adaptation d'une nouvelle de Joyce Carol Oates, de François Ozon. Rencontre.

Elle est radieuse. Sereine, solaire, belle de sa beauté sans artifice. Un jean, un pull, des bottines plates, pas de maquillage, quelques mèches rebelles, trop courtes pour tenir dans l’élastique qui serre sur la nuque ses courts cheveux. Oui, la nouvelle arbore une coupe garçonne, et tout semble différent en elle. Sauf son regard, qui brille toujours d’une intensité féline, tantôt méfiant, tantôt défiant. On parle souvent de ses silences, de son mystère, sans comprendre que cette jeune femme de 26 ans a fait le choix très simple de garder sa vie privée… privée. Et quand elle accepte de parler, elle le fait avec grâce et une certaine retenue : inutile d’insister, elle ne se dévoilera pas plus que nécessaire. En revanche, sur un plateau, elle se livre entièrement au metteur en scène. Elle le suit en totale confiance, et lui, en retour, nous livre une actrice qui crève l’écran. Juste et lumineuse.

Nous la rencontrons à quelques jours de la projection cannoise de l’Amant double, le nouveau film de François Ozon - celui-là même qui l’avait révélée dans Jeune & Jolie, en 2013. C’est une histoire étrange et troublante, inspirée d’une nouvelle de Joyce Carol Oates sur le dédoublement et la gémellité. Marine est Chloé, une femme effacée, en souffrance, qui cherche de l’aide auprès de Paul, un psy joué par Jérémie Renier. Très vite, elle va mieux (ou du moins elle le pense), arrête la thérapie, se met en couple avec Paul. Mais ils ne vont pas vivre le début rêvé du happy ending, puisque chacun semble cacher à l’autre de lourds secrets : le film tourne alors au thriller mental, virevoltant dans une spirale de violence étouffée et de sexe fantasmé jusqu’à la révélation finale… que l’on ne dévoilera pas.

Madame Figaro. - Quelle a été votre première pensée en lisant le scénario ?

Marine Vacth. - Que j’avais envie de le faire. Oui !

Qu’est-ce qui vous a attirée ?

Retravailler avec François ! Je gardais le souvenir d’une expérience très heureuse lors du tournage de Jeune & Jolie. J’étais heureuse de le retrouver pour un second film, où il me proposait un rôle de totale composition.

Ozon dit qu’il voulait mettre en scène les fantasmes d’une femme, or il n’y a rien de plus insondable que les désirs et les fantasmes de l’autre…

Oui, c’est vrai, je ne me projetais pas dans les fantasmes de Chloé - ils ne sont pas les miens. Voilà pourquoi je parle d’un véritable rôle de composition : être complètement éloignée de cette fille tout en ayant pour elle de l’empathie, de la bienveillance… Son histoire n’est pas la mienne, mais je peux m’en sentir proche parce que j’ai envie de l’interpréter, tout en gardant des réserves sur ce qu’elle peut faire ou dire.

Qu’entendez-vous par « rôle de composition » ?

Que je ne joue pas sur une nature, comme c’était le cas dans Jeune & Jolie. J’ai essayé de fabriquer un personnage et son histoire avec l’aide de François et de Jérémie. J’ai essayé de travailler des choses - subtilement, j’espère ! - dans sa façon de marcher, de se tenir, de cligner des yeux…

Jusqu’à cette larme qui surgit à des moments précis du film ?

J’ai demandé à François si je ne pleurais pas trop de l’œil gauche… (Elle rit.) C’était un heureux hasard que François a su capter.

Vous avez vu le film ?

Oui, deux fois : d’abord sans les effets spéciaux, et puis la version finale.

Et… ?

Et je connais toute l’histoire et son dénouement, donc je le regarde d’une façon différente de celle d’un spectateur qui le découvre. Je suis épatée par la mise en scène de François, par sa façon d’installer au début un jeu de psy, la dualité…

Avez-vous regardé Faux-semblants, de David Cronenberg, avant de tourner ?

Non, justement, je savais que les thématiques étaient proches, et je ne voulais pas être influencée par des inspirations autres.

La première scène du film est d’une violence sourde : ces ciseaux qui coupent sans répit vos longs cheveux !

Au départ, on pensait que le personnage devait être blond platine, puis, Jérémie se joignant au projet avec ses cheveux clairs, ça n’avait plus beaucoup de sens. Ainsi, avec François, on s’est dit que ce serait pas mal qu’elle soit un peu garçonne, pas apprêtée, plutôt banale, sans trop d’« artifices de la féminité », ces éléments qui racontent beaucoup et qui auraient pu fausser la lecture du personnage. Et nous avons pensé : pourquoi pas les cheveux très courts ?

C’est quand même un geste très fort !

Je n’ai jamais eu les cheveux courts. De surcroît, ce n’était pas comme aller chezle coiffeur, où l’on est assis, relaxé, où l’on surveille la progression devant un miroir… Là, je ne voyais rien ! C’était très particulier, mais ça allait avec l’histoire que nous voulions raconter.

Et comment aimez-vous cette nouvelle tête ? Elle vous manque, votre longue chevelure ?

Ça m’a fait du bien de me couper les cheveux… C’est comme si je rompais avec l’idée classique, évidente, de la beauté. Pour moi, les cheveux courts transmettent un message direct, immédiat.

Vous allez les faire repousser ?

Ah oui ! (Elle rit.) Là, c’est un peu dur…

À propos de féminité, vous donnez toujours l’impression de vouloir cacher votre côté plus féminin, de ne pas vouloir souligner les signes extérieurs de féminité…

Pas tout à fait faux… D’une certaine façon, dès l’enfance, la féminité se construit dans le regard bienveillant des autres. Encore aujourd’hui, c’est rare de me voir avec ne serait-ce que du rouge à lèvres, parce que j’ai l’impression d’être une autre… Et pourtant la féminité me parle, j’aime les femmes, leur beauté…

Au début de votre carrière, vous disiez ne porter que des pantalons et des talons plats, et que dans votre dressing il n’y avait pas de robes. Et aujourd’hui ?

Rien n’a changé ! Toujours pas de robes, juste plus de bottines !

Dans le film, il y a quelques scènes assez explicites. Difficile de les tourner ?

En partageant les scènes de nudité et de sexe avec Jérémie, c’était plus simple : on était au même niveau, au même endroit dans la même situation. Les équipes étaient réduites, c’était tourné de façon légère, donc même s’il y a eu des moments de gêne, tout se passait facilement et ça se transformait en rires - on a beaucoup ri !

Sans entrer dans les détails d’une des séquences du film, peut-on citer Freud et dire que toute femme rêve d’avoir un pénis ?

C’est un symbole de puissance depuis toujours, donc oui, j’imagine que beaucoup de femmes peuvent en faire leur fantasme.

Si ce même scénario vous avait été proposé par quelqu’un que vous ne connaissiez pas, l’auriez-vous tourné ?

Je ne sais pas…

Au fond, votre carrière, c’est toujours la rencontre avec le metteur en scène et la confiance envers lui…

Même si le scénario qu’on me propose a beaucoup d’importance, la rencontre avec le metteur en scène est primordiale. Si je suis en confiance, je crois que je pourrais tout faire.

Après deux ans d’absence, vous revenez cette année avec trois films (1). Que s’est-il passé ?

On m’a proposé des choses qui m’ont plu ! (Elle rit.) Sérieusement, je n’ai pas un rythme prédéfini, ni pensé. Je laisse les choses venir…

Je laisse les choses venir...

Quand même, vous êtes une actrice rare sur les plateaux : après Jeune & Jolie, tout le monde s’attendait à vous voir enchaîner les rôles, et vous, vous avez mis au monde un bébé et n’avez pas tourné pendant longtemps. On sent que vous aimez prendre du temps, que vous avez besoin…

… de sentir les choses.

Et là, vous nous faites le cadeau de trois films. Maintenant, on va attendre six ans avant de vous revoir ?

Non ! À moins que je ne fasse un autre enfant ! (Elle rit.)

Vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux…

Non, toujours pas !

Donc pas d’Instagram avec votre fils, Henri ! Justement, n’est-ce pas trop dur de ne pas céder à la pression d’être visible sur les réseaux ?

À vrai dire, non, je suis comme ça. C’est un choix que je vis très bien.

La promotion d’un film est un sport de combat ! Votre passé de judoka vous aide-t-il à faire face à la machine médiatique ?

C’est une analyse applicable à la vie tout court. Pour les médias, je suis loin d’être ceinture noire !

Si vous rencontriez votre double, vous plairait-il ? Deviendriez-vous amis ?

Je ne sais pas ! Il faudrait que je le connaisse mieux…

"L'Amant double", un film de François Ozon avec Marine Vacth, Jérémie Renier, Jacqueline Bisset, Dominique Reymond, Myriam Boyer. En salles le 26 mai.

(1) La Confession, de Nicolas Boukhrief, l’Amant double, de François Ozon. Et, prochainement, Si tu voyais son cœur, de Joan Chemla.

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5 juin 2017

Petite annonce

Je suis toujours à la recherche de modèles ayant une forte personnalité pour réaliser des shootings dans mon studio ou en extérieur dans Paris. Pose en mode collaboration. Pour mieux me connaitre je vous invite à feuilleter mon book : http://www.jacques-snap.book.fr/

Prendre contact avec moi directement par mail - jacques.snap@gmail.com - en y joignant une photo. Réponse assurée

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5 juin 2017

Ali Mac Graw

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Ali MacGraw se fait remarquer au cinéma dans Goodbye Columbus, mais la vraie célébrité arrive en 1970 avec Love Story, film pour lequel elle est nommée à l'Oscar de la meilleure actrice. Elle joue aussi le rôle de Lady Ashley Mitchell dans Dynastie.

Dans son autobiographie, Une vie tremblée, Ali MacGraw a décrit ses déboires avec l'alcool et les hommes. Pour guérir de son alcoolisme, elle subit une cure de désintoxication au Betty Ford Center (Californie). En 1991, le magazine People l'a élue l'une des 50 plus belles personnes dans le monde. Lorsque son ex-mari, Robert Evans, a reçu son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, elle l'a accompagné.

En 2005 elle est membre du jury du 40e Festival international du film de Karlovy Vary, sous la présidence du réalisateur Michael Radford.

 

En 2006, elle a fait ses débuts au théâtre sur la scène de Broadway à New York (à l'âge de 67 ans) dans la pièce Festen.

5 juin 2017

Armano Scacci

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5 juin 2017

In memorem : six jours de guerre en 1967, puis 50 ans de blocage

L’immense victoire militaire de juin 1967 a définitivement placé Israël sur la carte du Proche-Orient. Elle a aussi ouvert la voie à la colonisation, principal obstacle aujourd’hui à une paix définitive avec les Palestiniens. 5 juin 6 juin 7 juin 8 juin 9 juin 10 juin

Du conflit vieux de 50 ans, il reste des images, en noir et blanc le plus souvent. Celles de ces soldats israéliens au pied du mur des Lamentations à Jérusalem, souriants et presque ébahis d’avoir conquis si vite le lieu le plus saint du judaïsme. Ou celles de ces centaines de Palestiniens paniqués, bagages sur la tête, traversant le Jourdain pour se mettre à l’abri… On a du mal à imaginer combien la guerre des Six-Jours, du 5 au 10 juin 1967, fut un choc. Des deux côtés. Pour les dirigeants arabes et leurs armées (40 000 morts et prisonniers), c’est l’humiliation. Pour les Israéliens, c’est une divine surprise. En six jours d’une guerre éclair, l’État juif assure militairement son existence, moins de vingt ans après sa création dans un environnement hostile. L’euphorie est de courte durée. En 1973, une attaque surprise des pays arabes, le jour du Kippour, manque de tourner au désastre. Israël préserve ses acquis territoriaux de 1967 mais, désormais conscient qu’il faut négocier pour assurer son avenir, il va en faire une monnaie d’échange : c’est la terre contre la paix. L’Égypte est le premier pays arabe à signer, en 1979, un traité en bonne et due forme contre la restitution du Sinaï. Les accords d’Oslo, conclus en 1993 par le Palestinien Arafat et l’Israélien Rabin, partent du même esprit : une restitution progressive des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie en échange de garanties de sécurité pour l’État hébreu. Ils ont ouvert la voie au traité de paix avec la Jordanie, en 1994. Ils auraient pu déboucher sur la coexistence de deux États, si les extrémistes des deux bords ne s’en étaient mêlés. Les meurtriers attentats des islamistes du Hamas et l’assassinat de Rabin par un extrémiste religieux israélien ont fait dérailler le processus. Cela fait vingt ans que la communauté internationale tente de ranimer l’esprit d’Olso. En vain. Plus le temps passe, plus le cancer de la colonisation métastase. Et rend impossible la solution à deux États. En 1972, on comptait 10 000 Israéliens dans les territoires conquis en 1967. Ils sont maintenant plus de 600 000, dont 200 000 à JérusalemEst (lire ci-dessous) . Les premières implantations, près de la frontière internationale, avaient un objectif sécuritaire. Aujourd’hui, une bonne partie du gouvernement israélien les considère comme l’arme pour conserver la Judée-Samarie, nom juif de la Cisjordanie. Patrick ANGEVIN - Ouest France

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5 juin 2017

L'Etat islamique revendique l'attentat de Londres

Le groupe Etat islamique revendique dimanche 4 juin l'attentat de Londres, survenu la veille, qui a fait sept morts et 48 blessés dans une double attaque à la voiture folle et à l'arme blanche. L'EI évoque dans un communiqué publié par son agence de presse Amaq une "cellule dormante" qui a perpétré l'attentat. Les trois assaillants ont été tués par des policiers britanniques, et leur identité pourrait être révélée dans les prochains jours, a indiqué Scotland Yard.

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Un Français parmi les victimes de l’attentat de Londres revendiqué par l’EI

L’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attaque de samedi, qui a fait 7 morts et 48 blessés ; douze personnes ont été arrêtées.

Moins de vingt-quatre heures après l’attentat de Londres, au cours duquel trois hommes ont projeté une camionnette sur le London Bridge, puis mené des attaques au couteau samedi 3 juin, douze personnes ont été arrêtées à Barking, une banlieue de l’est de la capitale britannique.

L’Etat islamique a revendiqué l’attaque terroriste, dimanche soir, dans un communiqué de son agence de propagande, Amaq. Le bilan, dans la soirée de dimanche était de 7 morts, dont un Français, et 48 blessés. Les trois assaillants, qui portaient de fausses ceintures explosives ont été abattus par la police. Les élections législatives prévues jeudi 8 juin ont été maintenues. Il s’agit du troisième attentat qui frappe le Royaume-Uni en trois mois.

Comment s’est déroulée l’attaque

Les policiers ont été appelés samedi soir à 22 h 08, heure locale (23 h 08, heure française), à la suite de témoignages faisant état d’une camionnette fonçant contre la foule sur le pont. Le véhicule s’est ensuite dirigé vers le marché couvert voisin du Borough Market, à quelques centaines de mètres. Là, les trois assaillants ont quitté le véhicule, armés de couteaux, et se sont précipités dans des bars proches, particulièrement bondés en cette soirée de finale de Ligue des Champions qui était diffusée dans les pubs. Plusieurs personnes ont été poignardées.

Les agresseurs ont été tués dans les huit minutes suivant le premier appel à la police, a précisé dimanche un porte-parole de Scotland Yard. Au total, huit policiers ont tiré au total une cinquantaine de balles pour les neutraliser, un nombre « sans précédent » – sachant que la plupart des policiers britanniques ne sont pas armés et qu’il est rare que les agents utilisent leurs armes à feu – s’expliquant par le fait que les trois assaillants portaient « ce qui ressemblait à des vestes explosives, qui se sont révélées fausses ». Un passant a été blessé par les balles des policiers, mais son pronostic vital n’est pas engagé.

Que sait-on des assaillants

L’attentat a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) en fin de soirée, dimanche, mais avant même cette revendication, la première ministre Theresa May avait assuré qu’il était lié à « l’idéologie malfaisante de l’extrémisme islamiste ». Deux témoins ont affirmé à la BBC avoir entendu les assaillants crier : « c’est pour Allah ! » « Ils poignardaient tout le monde en criant : “c’est pour Allah” », a témoigné Gerard, un témoin qui dit avoir vu une jeune femme s’effondrer.

Selon les autorités britanniques, les enquêteurs progressent de manière significative dans l’identification des assaillants, dont l’un des trois avait récemment loué la camionnette qui a servi à faucher des piétons sur le London Bridge. Douze personnes ont été arrêtées, la police vérifiant si d’autres personnes étaient impliquées dans la préparation de l’attentat. D’après la chaîne de télévision Sky News, des policiers lourdement armés se sont rendus au domicile de l’un des trois assaillants.

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Sept morts, dont un Français, 48 blessés dont 21 dans un état « grave »

L’attentat a fait sept morts et blessé 48 personnes, dont 21 sont dans un état « grave », ont précisé les services de santé britanniques. Dimanche soir, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu’un Français était mort dans l’attaque, sept autres blessés, et un porté disparu.

Une Canadienne fait également partie des victimes, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau. Un membre de la police des transports, qui a tenté de s’interposer sans armes face aux assaillants, a été grièvement blessé au visage et à la jambe, mais ses jours ne sont pas en danger.

La troisième attaque en trois mois au Royaume-Uni

Cet attentat est le troisième en moins de trois mois au Royaume-Uni : le 22 mars, à Londres, un homme avait aussi foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier. L’assaillant, Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, avait été tué.

Deux mois plus tard, un attentat a fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu’un jeune Britannique d’origine libyenne s’est fait exploser à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Les deux attaques avaient été revendiquées par l’EI. Après Manchester, Mme May avait relevé à son maximum le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni, avant de le ramener samedi dernier au niveau « critique », soit celui d’un attentat « hautement probable ». La police a annoncé dans la nuit que « des policiers supplémentaires seront déployés dans la capitale anglaise dans les prochains jours ».

Enquête ouverte en France

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste », une procédure habituelle en raison de la présence de Français, victimes d’un acte terroriste à l’étranger. Et dimanche, M. Le Drian a annoncé qu’il se rendrait à Londres lundi.

Concert à Manchester

Le concert de soutien aux victimes de l’attentat de Manchester, « One Love Manchester », promis par l’artiste américaine Ariana Grande, dimanche 4 juin, a pris une charge émotionnelle encore plus forte au lendemain de l’attaque commise à Londres.

Il a débuté par une minute de silence. « Manchester, tout va bien se passer », a lancé la chanteuse devant plus de 50 000 fans. Enchaînant les duos avec d’autres artistes, elle a également été accompagnée par un chœur de vingt-quatre élèves de l’école de Parrs Wood dont certains étaient à la Manchester Arena le 22 mai, faisant couler des larmes sur scène et dans le public.

Diffusée en direct sur les réseaux sociaux, la performance, qui a notamment vu Coldplay, the Black Eyed Peas, Justin Bieber, Take That, et Katy Perry se produire sur scène, a provoqué un énorme engouement en ligne. Le produit de la billetterie sera reversé au fonds d’urgence « We Love Manchester » mis en place par la municipalité en partenariat avec la Croix-Rouge britannique pour soutenir les victimes et les familles de l’attentat-suicide.

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5 juin 2017

Le défi des bâtisseurs - ARTE

Plus haut monument de l’Occident jusqu’au XIXe siècle, la cathédrale de Strasbourg, joyau gothique, relève à la fois du rêve démesuré et de la prouesse architecturale. Comment, au Moyen Âge, un tel prodige a-t-il été possible ? Ce docu-fiction passionnant de bout en bout retrace l'histoire épique de la cathédrale de Strasbourg et de ses géniaux bâtisseurs.

Plus haut monument de l’Occident jusqu’au XIXe siècle, la cathédrale de Strasbourg, joyau gothique, relève à la fois du rêve démesuré et de la prouesse architecturale. Comment, au Moyen Âge, un tel prodige a-t-il été possible ? Derrière son élégante façade de grès rose et sa célèbre rosace qui s'embrase au crépuscule, se sont succédé pendant trois siècles des maîtres d’œuvre visionnaires et inspirés – Erwin de Steinbach, Ulrich d’Ensingen ou encore Jean Hültz – et des artisans au savoir-faire envié dans l'Europe entière. Lesquels revivent ici dans des séquences de fiction. Une épopée qui mêle mystères, doutes et révélations, intrigues et tragédies.

Vertiges

Pour retracer cette folle aventure humaine et les étapes de la construction de ce chef-d'œuvre, le film combine reconstitutions historiques, parole d'experts et images de synthèse, dans un voyage habilement mis en scène entre jadis et aujourd’hui. Et avec la troisième dimension du relief, la cathédrale et ses figures – vertus, vierges et prophètes – offrent un vertigineux spectacle qui conte les espoirs caressés et les défis artistiques relevés. Fruit des savoir-faire les plus accomplis de part et d'autre du Rhin, la cathédrale de Strasbourg et sa flèche rappellent aussi cette part oubliée du passé franco-allemand. Un film spectaculaire signé Marc Jampolsky, déjà auteur pour ARTE du remarqué Nom de code : poilus d'Alaska.

Documentaire de Marc Jampolsky (Allemagne/France, 2012, 1h29mn) ARTE

http://www.arte.tv/fr/videos/045775-000-A/le-defi-des-batisseurs

5 juin 2017

Extrait d'un shooting - portrait

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5 juin 2017

Pentecôte. Un lundi solidaire ?

Article de Flore Limantour

Pourquoi près d'un tiers des salariés seront au travail demain, alors qu'il s'agit d'un jour férié ? Pourquoi les autres pourront-ils se tourner les pouces alors que le lundi de Pentecôte a été associé à la solidarité avec les personnes âgées et les handicapés ? Explications sur une drôle de journée.

La Pentecôte, c'est le dimanche. Cinquante jours après Pâques, les chrétiens consacrent un dimanche à fêter l'arrivée de l'esprit saint sur les apôtres. Le lundi de Pentecôte n'est devenu férié, en France, qu'au XIXesiècle. D'autres pays européens, dont le Portugal, le considèrent comme un jour ordinaire.

Un férié non chômé. Le lundi de Pentecôte est férié. Mais ça ne suffit pas à en faire un jour « chômé » où l'on ne travaille pas tout en étant rémunéré, comme le 1 ermai. Salariés du privé et du public peuvent donc être sollicités par leur employeur, ce lundi, sauf s'ils sont mineurs. Leur rémunération dépend, dans ce cas, des accords de branche ou d'entreprise.

Une journée de la solidarité à la carte. Après la canicule meurtrière de 2003, le gouvernement Raffarin a décidé de créer une journée fixe de la Solidarité au bénéfice des personnes âgées et handicapées. Le lundi de Pentecôte a alors cessé d'être férié et la rémunération des salariés a été collectée pour financer la perte d'autonomie.

En 2008, la règle a été assouplie : il n'y a désormais plus de date précise pour la journée de la Solidarité et le lundi est redevenu un férié ordinaire. Chaque salarié donne le fruit de son travail, sous la forme d'un jour (travaillé ou RTT) dans l'année, de sept heures, de 0,3 % de son salaire annuel ou encore d'1 mn 52 par jour (SNCF), au profit de la contribution de solidarité pour l'autonomie (CSA). C'est selon les accords passés avec les partenaires sociaux.

Certaines grandes surfaces ouvertes demain. « Il n'y a pas de règle. Tout dépend du dialogue social », rappelle la Fédération du commerce et de la distribution. « Il est plus facile d'ouvrir un jour férié qu'un dimanche, pour lequel le cadre est très strict ».

Dans l'alimentaire, les petites supérettes ouvriront, surtout le matin. Pour les grandes surfaces, ce sera au cas par cas. Exemple : le Leclerc de Pont-l'Abbé (Finistère) sera ouvert tandis que celui de Lanester (Morbihan) restera fermé. Dans la périphérie des agglomérations, les Leroy-Merlin, Ikea et autres magasins de jardinage feront travailler une partie de leurs salariés comme un jour normal.

Peu de petites boutiques. Dans les centres-villes, la plupart des magasins garderont le rideau baissé, si l'on en croit les associations de commerçants, notamment de Brest et Lorient. Aucune coordination n'est prévue entre les enseignes : la Fnac de Lorient va ouvrir ses portes, alors que le centre commercial Nayel et les Galeries Lafayette proches feront relâche.

Automobile et agroalimentaire : selon les commandes. En charge de la construction de la 5008, l'usine PSA de Rennes a décidé de faire travailler ses équipes, ce lundi. Ce qui a provoqué quelques débrayages, à l'initiative de la CGT qui préférerait des recrutements supplémentaires à l'année. En revanche, à la Fonderie de Bretagne (Renault-Caudan), seule une poignée de salariés s'occupera des fours.

Dans l'agroalimentaire, chaque site réagit différemment. À Pont-Aven (Finistère), l'usine Traou Mad a choisi de marquer une pause. Idem pour la conserverie Courtin, à Trégunc (Finistère), dont le magasin accueillera cependant le public.

Dans le bâtiment, l'usage est de se reposer le lundi de Pentecôte.

Et les fonctionnaires ? Les hôpitaux, les services de secours et les transports fonctionneront. En effectifs plus ou moins réduits, selon les impératifs. La journée de solidarité sera prélevée sur l'année. Dans les collectivités territoriales et dans les administrations centrales, peu de personnes seront mobilisées. Agents de piscine, personnels d'accueil au Kiosque (lieu d'expositions), agents du port se tiendront à la disposition des usagers, annonce la ville de Vannes (Morbihan). À Lorient Agglomération, les personnels d'astreinte pour l'eau et l'assainissement seront parmi les seuls sur le pont.

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