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Jours tranquilles à Paris

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14 avril 2017

12 raisons de ne pas regretter le Vélib’de JCDecaux

Par Olivier Razemon

Une page se tourne à Paris : la reprise du marché des vélos en libre-service a été attribuée mercredi au consortium Smoovengo, au détriment du sortant JCDecaux.

Depuis le 15 juillet 2007, le spécialiste de l’affichage publicitaire JCDecaux avait mis des vélos dans la ville. Le design des Vélib’, leur robustesse, leur petite lumière allumée de jour comme de nuit, les stations et les bornettes, tout ceci fait partie depuis dix ans du paysage parisien. Tout comme les stations vides et les stations pleines, le vandalisme et les voitures garées devant les bornes.

Alors que le marché des vélos en libre-service de Paris et de sa proche banlieue vient d’être raflé par un consortium originaire de Montpellier, Smoovengo, voici 12 raisons de regretter, ou pas, le Vélib’ du sortant JCDecaux, qui a toutefois déposé un recours contre cette décision.

1/Le poids. 22 kg tout de même. Le vélo en libre-service n’a pas grand-chose à voir avec les cycles racés en titane qui permettent de traverser la ville comme une fusée. Sur un Vélib’, on paresse sur le plat, on peine dans les montées. On le pousse même à la main sur les pentes de Ménilmontant ou de la Butte aux cailles. Sans parler des escaliers de Montmartre, où il faut carrément le porter. Smoove promet un nouveau Vélib’ à 20 kg.

2/Gris souris. Un Vélib’ façon zinc, couleur des toits de Paris, imposée par les Architectes des bâtiments de France, explique Mathieu, un excellent connaisseur des transports (on vous le recommande). C’est raccord avec cette ville désespérément grise, où tout le monde s’habille de noir en hiver. Tout de même, un peu de couleur n’aurait pas fait de mal.

3/Stations vides. C’est la hantise des vélibeurs du matin. Après 8 heures, ou 9 heures, selon la saison et l’arrondissement, certaines stations, celles du nord-est de Paris, sont désertes. Reste à atteindre la prochaine borne, ou à consulter les multiples applications, pas toujours performantes, qui indiquent le taux de remplissage des stations. Un phénomène à peine atténué par les stations bonus V +, instituées en 2008.

4/Stations pleines. Le corollaire des stations vides, ce sont les stations pleines. Pas de chance quand on « cherche une place » dans un quartier d’affaires ou à proximité d’une gare. On ne conseille à personne d’emprunter un Vélib’ avant d’avoir un train à prendre. Smoove promet de faire mieux, avec le dispositif overflow, qui permet d’attacher un vélo à un autre, en cas de station pleine (ici en vidéo).

5/Vandalisme. Ces chaînes arrachées, ces pédales détachées, ces pneus crevés, ces roues voilées, sans compter tous ces vélos gris retrouvés au fond du Canal Saint-Martin au moment du récent dragage, début 2016. Le Vélib’ que l’on convoite roulera-t-il correctement ? Les utilisateurs ont rapidement trouvé un moyen de signaler les vélos endommagés : retourner la selle.

6/Stations fermées. Une conséquence du vandalisme. Lorsqu’une station est vandalisée de façon répétée, le concessionnaire décide de la rendre inaccessible. Tant pis pour les usagers. Vélib’ paye d’ailleurs un mensonge originel, portant sur le nombre de vélos disponibles. 24 000 selon le contrat passé entre la Ville et le concessionnaire, mais en réalité de 13 000 (à l’automne) à 18 000 (au printemps) dans les rues de Paris et des communes limitrophes. La raison de cette évolution saisonnière : le vandalisme sévit surtout l’été.

7/Stationnement gratuit. Des voitures ou des camionnettes devant les stations, des deux-roues motorisés à la place des Vélib’. C’est la même chose depuis dix ans, et jamais la Ville de Paris ni le concessionnaire ne se sont exprimés pour condamner ces comportements. L’auto-école, c’est l’école où on t’apprend à garer ton auto devant une station Vélib’.

8/ L’inanité du blog Vélib’. Sur ce blog animé par la Ville, on parle de tout, sauf de vélo. Les meilleurs cafés de Paris, les expos à ne pas rater, la chasse aux poules de Pâques… Avec ce blog, Vélib’ confirme au fond sa véritable vocation : un outil au service du tourisme, et non un moyen de déplacement. Parallèlement, le comité des usagers, imaginé au départ pour faire émerger les demandes des habitués, a disparu après trois ans d’existence.

9/No data. JCDecaux a longtemps rechigné à délivrer ses données. Jusqu’en 2013, la disponibilité des vélos en temps réel n’était pas accessible officiellement. Heureusement, les données du concessionnaire étaient faciles à craquer, et des hackers, comme ce site v.mat.cc les mettent à disposition du grand public. Aujourd’hui, les données sont publiques.

10/Le vélo, c’est Vélib’. Cela est resté longtemps le credo de la Ville de Paris. Hors de Vélib’, point de vélo. Aujourd’hui encore, la communication de la maire de Paris se focalise sur cet outil, le plus emblématique. Comme s’il était illégitime, ou insensé, de posséder son propre vélo.

11/Le prix. Pour l’usager, c’est peanuts. Seulement 29 euros ou 39 euros par an, moins qu’une bonne paire de chaussures, le mode de transport le moins cher d’Europe ! Les tarifs vont progresser avec le nouveau concessionnaire, mais resteront nettement inférieurs à ceux que pratiquent les villes anglo-saxonnes. C’est pour le contribuable que la facture est salée. Chaque Vélib’ coûte aujourd’hui 4 000 euros par an, un chiffre calculé par l’économiste Frédéric Héran et jamais contesté, faut-il le rappeler, par la Ville de Paris, ni par JCDecaux. Certes, comme l’explique M. Héran, le service constitue finalement une forme d’investissement, puisque les touristes l’adorent.

12/Le mauvais exemple. En matière de déplacements et d’urbanisme, Paris et Lyon donnent souvent le « la ». Pour le meilleur et pour le pire. Vers 2008, de nombreuses villes moyennes ont cru qu’elles pouvaient engager une politique cyclable en se contentant des vélos en libre-service. Sans infrastructures ni carrefours aménagés, et à un coût astronomique. Résultat, loin de Paris, à Chalon-sur-Saône ou à Pau, le vélo en libre-service a été abandonné par les pouvoirs publics. A Caen, « les vélos sont beaucoup trop lourds, le système d’attache est défaillant, les stations ne couvrent que le centre, et il n’y a pas assez de pistes cyclables », indique un utilisateur caennais, pour expliquer le manque d’appétence des habitants pour le système.

Cet article est tiré du blog d’Olivier Razemon, L’Interconnexion n’est plus assurée.

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14 avril 2017

Playboy

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14 avril 2017

Sélection festival de Cannes : un nouveau film de François Ozon = L'amant double

💥L amant Double 💥 sélection officielle Cannes 2017 🚨 #marinevacth ❤️ #francoisozon

Une publication partagée par Paul Schmidt (@paul1schmidt) le 13 Avril 2017 à 2h57 PDT

13 avril 2017

Alyssa Arce

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13 avril 2017

Assad nie toute implication dans l'attaque chimique

Le président Bachar al-Assad a affirmé que l’attaque chimique présumée sur une ville rebelle de Syrie était totalement fabriquée et avait servi de "prétexte" pour justifier les frappes américaines contre son armée, dans un entretien exclusif accordé mercredi 12 avril 2017 à l'AFP à Damas. 

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13 avril 2017

François Fillon

13 avril 2017

Le baiser de la mort

L'édito de Muriel Pleynet - le Parisien

Voilà un soutien, encore implicite, façon François Hollande, qui pourrait coller aux basques d’Emmanuel Macron tel le sparadrap du capitaine Haddock. Officiellement, le président de la République ne soutient ni Hamon, ni Macron et critique vivement Mélenchon. François Hollande ne prendra position qu’entre les deux tours de la présidentielle. En privé pourtant, il ne cache plus sa préférence pour Emmanuel Macron. Le baiser de la mort ? Emmanuel Macron semble le penser et tacle ; estimant aujourd’hui que ni ses «concitoyens», ni «les candidats» n'attendent la position du chef de l'Etat. Celui que François Fillon surnomme tour à tour Emmanuel Hollande ou François Macron ne veut surtout pas passer pour l’héritier d’un président jugé démonétisé. François Hollande ou le soutien dont on ne veut pas !

13 avril 2017

Festival de Cannes - la sélection officielle

13 avril 2017

Extrait d'un shooting - "J'veux du cuir..."

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13 avril 2017

Parisiens. Ils sont venus vivre en Bretagne

Anne-Cécile Juillet -  Le Télégramme

Selon l'Insee, chaque année, 200.000 Franciliens partent vivre en province. Si la Bretagne attire largement les vacanciers, il reste parfois compliqué pour les entreprises de recruter. L'installation, à Brest, du siège d'Ifremer à l'horizon 2019 et de seulement quatre de ses salariés (sur soixante) prêts à venir vivre dans la cité du Ponant illustre le phénomène. Pourtant, la région a bien des atouts, et beaucoup de ceux qui ont franchi le pas ne referaient le trajet inverse sous aucun prétexte...

« Mais qu'est-ce que tu vas aller t'enterrer en Bretagne ? ». « En Bretagne ? ! Sympa ! Ah... à Brest... Oh ma pauvre ». « Tu sais, ça fait loin, pas sûr qu'on vienne vous voir tous les week-ends, hein ! ». « Pour les vacances, c'est bien mais en novembre, comment tu fais ? » Ces phrases, ils les ont tous entendues. Et pourtant, ils ont bravé la doxa parisianiste, ils ont écouté leur intuition, saisi une opportunité, pris autant de risques que de précautions, essuyé des revers et eu, aussi, de belles surprises. Un jour, ils ont franchi le pas, direction plein Ouest.

« Ça, des sarcasmes, on en a eu lorsqu'on a dit qu'on partait vivre à Brest », se souvient Marie-Haude, 34 ans. Il y a un peu plus de trois ans, avec son mari Tristan et leurs deux enfants, ils ont quitté Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine). Direction la cité du Ponant, là où son frère, un an plus tôt, venait d'acquérir une grande maison « pour le prix d'une chambre de bonne à Paris ». Aujourd'hui, c'est un cri du coeur qu'elle lance lorsqu'on lui demande si elle referait le chemin inverse : « Jamais de la vie ! ». Impossible de renoncer à cette demeure avec jardin, troquée contre les 60 m² de banlieue, impossible de renoncer au surf le week-end, impossible, aussi, de compter le nombre de nouveaux amis qu'ils se sont faits ici. Impossible, enfin, de se retrouver à nouveau salariée depuis que Marie-Haude a goûté à la difficile mais « si excitante » vie d'entrepreneur (*). « Avec Tristan, on se regarde parfois en se disant qu'on est fiers de notre choix ! ». Bruno, en reprenant il y a trois ans « Le Montparnasse », un bar à vins face au commissariat de Brest, après avoir vécu quinze ans à Paris et sept au Maroc, a quant à lui « oublié ce qu'était le stress »... et ne souhaite plus quitter son bout de Finistère.

« On a appris à se provincialiser »

À Saint-Brieuc, Aziza, Parisienne pur jus de 51 ans, savoure, elle aussi, la vie dans sa nouvelle maison de 225 m², à quelques kilomètres de la mer, échangée « sans regrets » il y a six ans contre 75 m² à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). « Avec deux enfants, ça devenait invivable ». Son conjoint et elle, traducteurs, travaillent à domicile. « C'est plus facile, on peut bosser de n'importe où. On est allés voir Nantes, Rennes mais on n'a pas eu de coup de foudre. Et vu les prix, on se serait encore retrouvés en banlieue ». Ils veulent « la mer, et tout faire à pied ». « On est venus visiter Saint-Brieuc, au début, on s'est dit " plutôt mourir " et puis en fait, on a aimé. Au départ, on a pris une location pour se laisser la possibilité de faire machine arrière. Moralité, on a acheté et désormais, les enfants se sentent ici totalement chez eux ». Tout n'est pas forcément rose mais Aziza et les siens ont su en prendre leur parti. « On a appris à vivre autrement, plus lentement, plus calmement, on a appris à se " provincialiser ", quoi ! ». « Les gens sont moins hystériques ! », enchérit Vincent Jalbert, installé à Morlaix (29) « à 50 % de son temps », avec son associé, Yves Andrieux. « Idéalement, on voudrait augmenter notre présence ici, on a eu un coup de foudre ». Mais pas encore évident, lorsque l'on est créateur pour la mode, d'ignorer que les échanges à l'international se font encore majoritairement à la capitale...

 « J'adore les Bretons ! »

« Moi, j'ai même plus envie d'y aller ! », lâche, dans un sourire, la designeuse Florence Doléac. Elle a posé ses valises dans un immense atelier, à Douarnenez (29), en 2010. « À Paris, on sature, tout s'endurcit, les gens sont sous pression, c'est pire qu'avant. Ici, dès que j'arrête de travailler, je suis en vacances ». Mais son secret, elle le glisse sans flagornerie. « Ce sont les gens qui font les lieux. Moi, j'adore les Bretons ! C'est pour ça que je suis venue là ! » Pionnière, elle est en train de convertir ses amis : « Ils viennent chez moi, ils voient comment je vis et ils veulent vivre pareil ! ». Deux de ses amis artistes viennent de s'installer à « Douarn ». D'autres se tâtent. « L'arrivée de la LGV, cet été, ça va en faire venir encore d'autres... Finalement, ça m'inquiète un peu ! ». * De cette nouvelle vie, elle nourrit un blog  http://www.mariegraindesel.fr  sur lequel son « ode à Brest » a été lue plus de 21.000 fois.

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