Polanski rattrapé par l’opinion publique
Par Clarisse Fabre
Le réalisateur, accusé de viol en 1977, a renoncé à présider les Césars sous la pression des féministes. Le signe d’une société qui ne tolère plus l’« exception » culturelle en matière de crimes sexuels.
Ce fut une bataille éclair. Six jours durant lesquels une partie de la société française s’est déchirée autour de la personne de Roman Polanski. Nommé, le 18 janvier, au titre de président de la 42e cérémonie des Césars, le cinéaste franco-polonais de 83 ans n’a pas eu le temps de savourer l’annonce.
Un déluge de protestations s’est abattu sur lui, à la vitesse des réseaux sociaux. Des associations féministes ont rappelé que le réalisateur multiprimé était aussi un homme accusé de viol sur une mineure de 13 ans. Une tempête de courte durée : alors qu’un appel à boycotter la cérémonie réunissait plus de 60 000 signatures, Polanski annonçait, le 24 janvier, qu’il renonçait à présider les Césars.
En moins d’une semaine, l’affaire Polanski a mis en lumière une société radicalement différente de ce qu’elle était il y a vingt-cinq ans. A l’époque, le réalisateur pouvait être mis à l’honneur sans que cela pose de problème majeur. Ou alors les protestations étaient-elles inaudibles ?
En mai 1991, Polanski put en tout cas présider le jury de la compétition officielle, à Cannes, chargé de décerner la Palme d’or. Cette nomination n’avait suscité aucune polémique, nous confirme au téléphone Gilles Jacob, qui était alors le délégué général du festival.
Cinq ans plus tard, en 1996, il présidait de même la Mostra de Venise – sans que l’on se soucie des faits qui lui avaient été reprochés en 1977. Cette année-là, Samantha Geimer, âgée de 13 ans, avait accusé Polanski de l’avoir droguée, puis violée, en marge d’une séance de photographie chez l’acteur Jack Nicholson, à Hollywood.
Le réalisateur de Rosemary’s Baby (1968), déjà célèbre, avait alors effectué quarante-sept jours de prison avant d’être libéré sous caution. Il avait plaidé coupable pour détournement de mineure, puis avait fui en France, dont il possède la nationalité. Sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé en 1978, il n’a cessé depuis d’être poursuivi par la justice américaine – même après qu’il eut signé en 1993 un accord financier avec sa victime, laquelle avait par ailleurs décidé de renoncer à ses poursuites.
L’impact des réseaux sociaux
Pourquoi, cette fois-ci, les anti-Polanski ont-ils obtenu le retrait du cinéaste de la présidence des Césars ? Cet épisode raconte la montée en puissance des mouvements féministes, relayés par les réseaux sociaux. Elle dit aussi la persistance d’un monde du cinéma français décalé, blanc, masculin, vieillissant, du moins dans ses instances dirigeantes.
La nomination de Polanski semble en effet avoir été, selon un proche du dossier, « une décision solitaire »d’Alain Terzian, cinéaste et président de l’Académie des César, alors qu’en théorie elle doit émaner d’un bureau de six membres – où figurent, entre autres, les cinéastes Danièle Thompson, Tonie Marshall, le producteur Alain Rocca, etc. « Si la concertation avait eu lieu, sans doute aurions-nous pu éviter cette polémique », regrette l’un d’eux, sous couvert d’anonymat. M. Terzian n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.
« L’IDÉE QUE LES ARTISTES NE SERAIENT PAS SOUMIS À LA LOI SEXUELLE COMMUNE ET QUE LA FRANCE EST UN MONDE À PART APPARTIENT À UNE ÉPOQUE RÉVOLUE », ANALYSE LE SOCIOLOGUE ERIC FASSIN
En 2014, pour les mêmes raisons liées à son passé, Polanski avait déjà renoncé à se rendre au Festival de Locarno, où il devait recevoir un prix pour l’ensemble de sa carrière. En ce début 2017, alors que certaines féministes se battent en France pour allonger le délai de prescription des agressions sexuelles, lui offrir la présidence des Césars pouvait apparaître comme une provocation.
D’autant plus que le choix du cinéaste a été révélé – hasard du calendrier – trois jours avant la Marche des femmes, le 21 janvier, organisée en riposte aux insultes sexistes de Donald Trump pendant la campagne présidentielle américaine… Le climat était propice à la colère.
Que Polanski ait pu continuer à faire ses films et à mener une brillante carrière est une chose ; qu’il soit le représentant du cinéma à travers une fonction honorifique en est une autre, inacceptable pour certains.
De Hitchcock à David Hamilton
Une moindre tolérance aux crimes sexuels, mais aussi à une certaine « exception culturelle » : c’est ainsi qu’Eric Fassin, professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, analysait le 25 janvier, soit le lendemain du renoncement de Polanski à la présidence des Césars, l’évolution de la société que révèle cette affaire.
« Certes, notre regard sur la pédophilie a radicalement changé ; mais, même dans les années 1970, Polanski était poursuivi. Il est donc difficile d’invoquer la liberté sexuelle de l’époque pour justifier le viol d’une mineure non consentante droguée à son insu, soulignait-il dans Le Monde. Reste aujourd’hui un argument : la liberté de l’art. Mais l’idée que les artistes ne seraient pas soumis à la loi sexuelle commune, que le sexe n’est pas politique, et que la France est un monde à part, appartient à une époque révolue. »
Des affaires d’abus sexuels impliquant des artistes surgissent d’ailleurs assez régulièrement dans l’actualité, quand ce ne sont pas des histoires anciennes qui refont surface.
Tippi Hedren, l’actrice des Oiseaux(1963) et de Pas de printemps pour Marnie (1964), d’Alfred Hitchcock, a ainsi dévoilé dans ses Mémoires, parus en novembre 2016 (Tippi. A Memoir, Harper Collins, non traduit), comment le grand réalisateur la harcelait et l’aurait forcée à l’embrasser. Face à ses refus, il menaçait de ruiner sa carrière, écrit-elle.
De son côté, l’animatrice de télévision et de radio Flavie Flament, raconte, dans La Consolation (JC Lattès, 2016), comment elle a été abusée par le photographe David Hamilton dans les années 1980.
Polémique autour de Frédéric Mitterrand
Quant à Roman Polanski, il avait déjà déclenché en France une violente querelle en septembre 2009, lorsqu’il avait été arrêté à Zurich, en Suisse, au nom du mandat d’arrêt américain de 1978.
Frédéric Mitterrand, alors ministre de la culture et de la communication de Nicolas Sarkozy, avait pris la défense du cinéaste, « citoyen français », regrettant « qu’une nouvelle épreuve soit ainsi infligée à celui qui en a déjà tant connu ». La polémique avait rebondi sur l’ouvrage que le même Mitterrand, dont l’homosexualité est notoire, avait écrit quelques années plus tôt : dans La Mauvaise Vie (Robert Laffont, 2005), il décrivait son attirance douloureuse pour les jeunes garçons, et ses relations tarifées lors de voyages en Thaïlande.
Marine Le Pen s’était insurgée, demandant la démission du ministre. Elle n’était pas la seule : à l’aile gauche du Parti socialiste (PS), un certain Benoît Hamon, porte-parole du parti, se disait « choqué »,tandis qu’Arnaud Montebourg, alors député de Saône-et-Loire, estimait que Frédéric Mitterrand n’avait pas sa place au gouvernement.
Accusé par Bernard-Henri Lévy de « voler au secours du nouvel ordre moral », Montebourg répliquait que sa posture n’avait « rien à voir » avec la morale, mais était « républicaine » : la loi doit être la même pour tous, disait-il, en matière de corruption comme en matière sexuelle. « Il n’y a pas d’exception pour les artistes », ajoutait-il.
Diversité des approches
En 2017, à la veille du premier tour de la primaire de la Belle Alliance populaire – le PS et ses alliés –, ni Arnaud Montebourg ni Benoît Hamon ne se sont exprimés sur la présidence des Césars – du moins à notre connaissance. Cette nouvelle affaire Polanski a en revanche révélé la diversité des approches, y compris chez les défenseurs des droits des femmes.
Il suffit de discuter avec l’artiste féministe Annette Messager pour s’en convaincre. « Bien sûr, les faits reprochés à Polanski sont graves. Mais les féministes feraient mieux de se battre aujourd’hui contre les militants anti-avortement, et laisser Polanski, ce génie, tranquille. L’époque est tellement réactionnaire. Je me suis retrouvée malgré moi dans la manif contre l’IVG, le 22 janvier. C’était effrayant de voir tous ces jeunes gens qui défilaient. J’ai dit à une jeune fille : “Qu’est-ce que vous feriez si vous tombiez enceinte, ou si vous vous faisiez violer ?” Elle a haussé les épaules… », raconte la plasticienne.
Qui ajoute : « Dans cette histoire, la mère de Samantha est responsable. Une jeune fille de 13 ans qui se rend à une soirée chez des gens qui ont au moins la trentaine… La maman aurait pu un peu se renseigner, ou être plus attentive, non ? »
La parole des femmes mieux entendue
L’argument fera sans doute réagir la nouvelle génération, qui estime que l’on n’a pas à commenter les circonstances d’un abus sexuel : seuls comptent les faits.
C’est l’idée que défend Claire Serre-Combe, porte-parole de l’association Osez le féminisme ! : « La perception que la société a du viol a changé. Avant, il y avait une tendance à invoquer l’attitude de la victime, comme si elle était un peu responsable de ce qui lui arrivait. A propos de Samantha Geimer, certains ont pu se demander ce que faisait cette toute jeune fille au milieu d’adultes… Aujourd’hui, ce discours fonctionne beaucoup moins bien. »
Au fil des années, la législation sur le viol et les agressions sexuelles a été durcie. La parole des femmes, autrefois inaudible, a trouvé une écoute, observe Denis Salas, essayiste et magistrat. « C’est la voix minoritaire qui vient briser la statue du grand homme », souligne le juriste. Il note aussi que les associations féministes ont l’oreille du gouvernement actuel.
« La grâce de Jacqueline Sauvage, accusée de meurtre sur son mari, lequel la violentait et avait abusé d’elle et de ses filles, ce sont les réseaux féministes qui l’ont obtenue et qui ont convaincu François Hollande de la prononcer, rappelle-t-il. On a vu aussi la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol, confier une mission à Flavie Flament sur le délai de prescription des viols, en novembre [2016]. C’est assez inédit. »
David Hockney secoue la Tate
Par Philippe Dagen
Le musée londonien consacre une ample rétrospective à l’artiste anglais, dont la célébrité occulte parfois la virtuosité et les audaces.
David Hockney est l’artiste britannique le plus connu dans le monde. Francis Bacon et Lucian Freud disparus, il a hérité de cette majesté. Que la Tate Britain lui offre une rétrospective pour son quatre-vingtième anniversaire – il est né en 1937 à Bradford, Yorkshire – est donc dans l’ordre des choses, particulièrement dans un pays qui, à l’inverse de la France, défend énergiquement ses artistes nationaux.
Le travail est bien fait : près de deux cents peintures, dessins ou images numériques, répartis dans l’ordre chronologique en treize salles. Seule la première fait exception à la chronologie, elle réunit des travaux de toutes ses périodes qui ont pour point commun sa prédilection pour les jeux de rôle et de citations.
Elle affirme aussi ce qui se vérifie par la suite : par quelque disposition inexplicable, le quatrième enfant d’une famille ouvrière du nord de l’Angleterre est d’une dextérité visuelle et manuelle exceptionnelle. Aussi à l’aise pour dessiner un portrait à la Ingres sur papier que pour faire apparaître des paysages à la Bonnard sur un iPad, il est l’un des plus vertigineux virtuoses de son temps. Avec ce que cette aisance suppose de réussites et de déceptions.
Mais de ceci, on ne s’aperçoit qu’à mi-parcours, à la fin des années 1970. Les deux premières décennies sont remarquables. Les œuvres y sont portées par des nécessités irrésistibles qui entraînent Hockney à refuser toute précaution et à oser les provocations les moins admissibles. Ce que le succès désormais consensuel tend à faire oublier, l’exposition le rappelle avec une résolution à la hauteur de celle de l’artiste : Hockney a commencé par des outrages.
Ces nécessités se déduisent d’une simple phrase. Hockney est, en 1960, un très jeune artiste homosexuel. « Très jeune artiste » signifie qu’il doit se dégager de l’autorité de la génération précédente et dégager un espace de liberté dans lequel créer et non imiter. « Homosexuel » signifie qu’il doit prendre des risques dans un pays où, à cette date, l’homosexualité est considérée comme un délit. C’est par ce point que la rétrospective proprement dite commence.
Apologie de la fellation
Comment peindre et déclarer son homosexualité à Londres, en 1960 ? Pas par des allusions savantes, mais en projetant sur la toile des graffitis et inscriptions obscènes que l’on croirait relevés sur les murs de quelque quartier de mauvaise réputation.
En badigeonnant la surface de taches et éclaboussures blanches, dont l’interprétation est peu douteuse. En désignant ses partenaires par un code : les initiales remplacées par leur numéro dans l’ordre alphabétique. D’autres chiffres s’expliquent autrement, 69 par exemple. Mais il y a aussi « shame » (« honte ») qui se déchiffre, tracé sur ce qui serait, sinon, une composition abstraite vaguement expressionniste ou tachiste à la mode de l’époque.
Car le très jeune artiste doit se défaire de cette mode venue de New York et de Paris. Il est donc logique qu’il compromette l’action paintingdans le mouvement même par lequel il rejette l’ordre moral de la société britannique – ce n’était pas mieux en France à la même époque. Les deux refus se confondent.
Dès 1961, dépassant la parodie pseudo-gestuelle et matiériste, Hockney introduit sur la toile ce que l’abstraction interdit : des figures humaines, des objets ordinaires, la trivialité du quotidien, la crudité des désirs. Il voit des pénis partout, jusque dans les tubes de dentifrice, ce qui lui suggère la toile Cleaning Teeth, qui n’est pas une leçon d’hygiène buccale mais l’apologie de la fellation.
Aujourd’hui, des visiteuses distinguées regardent l’œuvre avec respect. En 1962, elles auraient probablement demandé sa destruction. Viennent ensuite les garçons sous la douche, les bains de soleil nus autour des piscines et sur les plages de Californie, qu’il découvre avec enthousiasme en 1964 – tant d’enthousiasme qu’il a passé l’essentiel de sa vie à l’ouest des Etats-Unis et y vit toujours.
Or il ne peut s’engager dans une telle peinture narrative que parce qu’à partir de 1962, il réintègre dans son art toutes sortes de modes de représentation du monde : l’art égyptien et les coupes des géologues, la caricature et le trompe-l’œil, les marionnettes de Guignol et le néo-impressionnisme de Seurat.
Il nomme « versatility » ce jeu avec les incompatibilités stylistiques supposées, le mélange des temps et des genres, la juxtaposition légèrement satirique d’Henry Moore et d’un totem indien. Arizona (1964) et Rocky Mountains and Tired Indians(1965) en sont les chefs-d’œuvre. Alors que tant d’artistes et de critiques, à New York particulièrement, croient encore à la modernité de l’abstraction, au minimalisme et à l’avant-garde, Hockney invente le post-modernisme bien avant que le mot naisse.
Tout est permis
Plus exactement : il en reprend le principe à son maître, qui est aussi son obsession, Picasso. Celui-ci a montré dès la fin des années 1910 qu’un peintre peut être simultanément cubiste, ingriste et autre chose encore. Hockney, qui lui a dédié de nombreuses œuvres, dont plusieurs où il s’imagine dans son atelier et assis sur sa chaise, comprend ce principe et ses conséquences très tôt. Tout est permis. L’histoire de l’art n’est pas à sens unique et chacun peut y circuler comme il le désire, à condition d’en être techniquement capable, comme le fut Picasso et comme l’est Hockney.
Picasso a signé vers 1920 des portraits naturalistes et élégants. Entre 1968 et 1977, Hockney exécute ceux de ses parents, de l’écrivain Christopher Isherwood et du peintre Don Bachardy, de l’historien d’art Henry Geldzahler. Ils sont nets et attentivement réalistes dans une lumière douce et des couleurs harmonisées. Des citations s’y glissent : Piero della Francesca, Vermeer, Degas. Dans ses dessins, la gamme des allusions et détournements s’élargit. Elle inclut Ingres, van Gogh, Cézanne, Hopper, la Nouvelle Objectivité, Warhol, Steinberg. La salle de ces œuvres sur papier a, dans le parcours, fonction de seuil temporel.
Au début des années 1980 commence une deuxième phase. La nécessité personnelle a perdu de son intensité : Hockney ne fait plus scandale, mais l’unanimité. Il s’engage dans des expérimentations sur les techniques de la représentation. Avec les Polaroid, il renouvelle la figuration fragmentée et décalée du cubisme. Sa dextérité est éblouissante, mais, à l’exception d’un portrait de sa mère dans un cimetière, elle devient à elle-même sa propre fin.
Cette tendance s’accentue ensuite. Les peintures des paysages californiens des années 1980 et 1990, dont ceux, si souvent reproduits, du Grand Canyon, et celles du Yorkshire des années 2000, ont toutes sortes de mérites. Elles sont séduisantes, chamarrées, bien composées, rehaussées de fantaisies stylistiques plaisantes – et pas plus.
Les questions que posent les images numériques des dernières années sont bien plus intéressantes. Ce sont celles de l’unicité ou de la multiplicité des images et de leur valeur marchande et sentimentale, de leur immatérialité numérique mobile et de leur matérialité immobile de tirages destinés à être encadrés sous verre, du statut du dessin et de la peinture autographes au temps des tablettes et des smartphones.
La rétrospective aurait gagné à leur consacrer plus de place, au lieu de les enfermer dans la dernière salle, où Cézanne fait une réapparition plutôt inattendue et comique. Elle aurait ainsi montré qu’Hockney est capable de créer à nouveau incertitude et embarras.
« David Hockney ». Tate Britain, Millbank, Londres. Jusqu’au 29 mai.
Rancinan à Chartres - save the date
Circulation(s) au CENT QUATRE
Le festival Circulation(s), c'est le festival de la jeune photographie européenne. Cette année, Circulation(s) se tient du 21 janvier au 5 mars 2017 au 104 et sera l'occasion de découvrir 44 photographes européens !
Le Festival Circulation(s) revient en 2017 pour sa 7e édition et voit grand. Initié par l'association Fetart, le festival souhaite faire émerger de grands talents de la scène européenne, les plébiscitant auprès du public et des galeristes.
Le Festival Circulation(s) constitue un véritable tremplin pour les artistes émergents, qui dévoilent leurs travaux dans une ambiance détendue, au sein du temple de la création à Paris, le 104. Aussi, du 21 janvier au 5 mars 2017, 44 photographes européens jeunes dévoilent leurs travaux dans une exposition collective, soutenus par Hercules Papaioannou, parrain de l'édition 2017.












