Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
9 février 2017

Street Art

16230411_247560315698787_1999056617701638144_n

Publicité
9 février 2017

A night on th town in Paris

9 février 2017

Emma Stone photographiée par Mario Testino

9 février 2017

Le dernier procureur vivant du procès de Nuremberg évoque Trump, Le Pen et le Brexit

Repéré sur The Guardian

Benjamin Ferencz a jugé les Nazis coupables de crimes contre l'humanité en 1945. Dans une interview, il revient sur son expérience et sur le monde actuel.

Lors du procès de Nuremberg, en 1945-1946, Benjamin Ferencz était le procureur en chef du coté des États-Unis. À 27 ans, l’ancien sergent s’est donc retrouvé face à 22 nazis responsables de la mort de millions de personnes. The Guardian a rencontré cet homme au parcours atypique, et l'a interrogé sur le monde d’aujourd’hui.

Et rien ne semble affecter son humeur. Trump, Poutine, le Brexit ou le sort réservé aux réfugiés n’ont pas raison de son optimisme. Il affirme ainsi au journaliste:

«Je me sens toujours très bien. Vous savez pourquoi? Parce que j’ai conscience des alternatives.»

Diplômé de droit à l’université d’Harvard, Ferencz entre très vite dans l’armée et ressort de la Seconde Guerre mondiale décoré, «pour ne pas avoir été tué dans les plus grandes batailles s’étant déroulées en Europe».

Comme il le confiait dans une interview accordée au Washington Post, il est ensuite chargé de récolter des preuves pour Nuremberg, et se rend donc dans les camps de Buchenwald, Mauthausen ou encore Flossenbürg. Ce qu’il voit là-bas et ce à quoi il assiste, Ferencz peine à le décrire autrement que par ce mot, auquel les humains ont dû s’habituer depuis un moment: «l’horreur».

«Il y avait là-bas 3.000 hommes qui, pendant deux ans, ont assassiné d’autres personnes, y compris des enfants.»

Vingt-deux commanditaires de crimes contre l’humanité sont à Nuremberg. Ils ont été choisis selon leur rang et leur éducation.

«Pourquoi seulement 22? Et bien, il y avait seulement 22 places sur le banc des accusés. C’était ridicule, mais symbolique.»

Certains coupables s’en sortiront avec une lourde peine de prison, parfois à perpétuité. D'autres seront condamnés à mort.

«N'abandonnez pas»

De cette expérience, Benjamin Ferencz en a conclu plusieurs choses. D’abord, que les pays ne sont jamais aussi forts qu’unis. À propos du Brexit, il avance

«À un moment, ils regarderont en arrière et se diront: “Mon Dieu, comment avons-nous pu être aussi arriérés?” […] Nous sommes tous frères et sœurs, la Grande-Bretagne, avec l'empire colonial qu'il a eu, devrait le reconnaître.»

Il critique au passage la volonté de Theresa May de sortir de la Cour européenne des droits de l'homme après 2020. Son slogan: «law not war», le droit, pas la guerre. Ce dont le monde a besoin, ce sont des lois très claires, un tribunal pour juger de leur application et des moyens pour s'assurer qu'elle est respectée. Un dernier critère qui fait défaut pour cet invité régulier de la Cour de justice internationale de La Haye.

Pour faire face au nationalisme de Trump, Farage ou Le Pen, il prône la compassion, le courage et la capacité de faire des compromis. Un positivisme qu’il explique ainsi:

«Des choses fondamentales comme le colonialisme et l’esclavage, les droits des femmes, l’émancipation sexuelle, marcher sur la lune, tout ça était inconcevable il n’y a pas si longtemps. Mais les miracles peuvent arriver.»

Ses trois conseils pour la jeunesse:

«Un, n’abandonnez pas. Deux, n’abandonnez pas. Trois, n’abandonnez pas.»

9 février 2017

Sylvio Testa

Publicité
9 février 2017

Herb Ritts

9 février 2017

Extrait d'un shooting - tatouage

9 février 2017

La Panthéon.... de nuit - à réserver

9 février 2017

Fleur du mal - lingerie

9 février 2017

Pour répondre à Trump, le MoMA expose des œuvres d’artistes musulmans

Par Stéphane Lauer, New York

En réaction au décret anti-immigration, l’institution a mis en place un accrochage spécial d’œuvres d’artistes iraniens, irakiens ou soudanais.

Les messages politiques sont souvent portés par les artistes, plus rarement par les institutions culturelles. L’une des plus célèbres d’entre elles, le Musée d’art moderne de New York (MoMA), vient pourtant de prendre une initiative spectaculaire visant à faire entendre son opposition au décret anti-immigration signé le 27 janvier par Donald Trump.

Depuis le 2 février, le MoMA a en effet décidé d’exposer pendant plusieurs mois des œuvres d’artistes iraniens, irakiens ou soudanais. L’idée est d’envoyer un signe de solidarité avec les ressortissants de ces pays, ainsi que ceux de Somalie, du Yémen ou de Libye, que le nouveau président a tenté d’interdire de territoire américain, avant que cette décision ne soit elle-même bloquée par une décision de justice, le 3 février.

Au cinquième étage du musée, une immense photographie de l’Iranienne Shirana Shahbazi,représentant une composition abstraite de trois boules de billard, a ainsi fait son apparition dans la salle consacrée à Marcel Duchamp et Man Ray.

Elle fait partie des sept œuvres qui, en raison de l’actualité, ont soudainement pris la place d’œuvres majeures de Matisse, Picasso, Burri ou Picabia. Sur le côté, un écriteau discret explique la démarche : « Cette œuvre est signée d’une artiste originaire d’une nation dont les citoyens sont interdits d’entrée aux Etats-Unis, suivant un décret présidentiel signé le 27 janvier 2017. D’autres œuvres similaires sont installées dans les galeries du cinquième étage afin d’affirmer les idéaux d’accueil et de liberté qui sont essentiels pour ce musée et pour les Etats-Unis. »

« C’est courageux pour un musée »

La Danse, de Matisse, côtoie ainsi désormais Mon Père et moi, une réalisation au feutre et à l’encre de couleur du pionnier de l’art moderne iranien, Charles Hossein Zenderoudi.

Un peu plus loin, Moi et le village, de Marc Chagall, fait face à une vidéo de l’Iranienne Tala Madani. Réalisé à partir de deux cents images peintes qui s’animent, le film vise à dénoncer la faiblesse et le vice des hommes, nourris par l’arrogance et l’ignorance.

Enfin, les formes géométriques et sombres de l’Irakienne Zaha Hadid créent un curieux contraste avec La Bohémienne endormie, d’Henri Rousseau.

« C’est très courageux pour un musée de prendre ainsi une telle position politique, estime Jessica Balnaves, une New-Yorkaise, qui est en train d’admirer une œuvre sans titre de Marcos Grigorian, un Russe d’origine iranienne. Je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait ressembler l’art iranien ou soudanais. Cette initiative permet à la fois de mesurer les différences culturelles et de prendre conscience de la richesse qu’apporte la diversité. »

L’idée d’exposer des artistes originaires de pays visés par le décret de Donald Trump s’est imposée juste après sa signature, au cours du week-end des 28 et 29 janvier, durant lequel des protestations ont immédiatement éclaté à travers le pays. « C’était en quelque sorte un geste d’intégration que nous voulions adresser à notre public et à notre personnel », résume Jodi Hauptman, conservatrice au MoMA.

Publicité