Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Jours tranquilles à Paris

Publicité
9 février 2017

Un café et ça démarre....

16464305_658539837689804_8400806265466388480_n

Publicité
9 février 2017

Réflexion

16583532_1251629261590962_4102031077231558656_n

16583914_1373631739377378_4557281719228563456_n

9 février 2017

Deux héros jeunes et libres dans un road-movie à l’esprit bon enfant.

Récompensé par le prix du jury lors du dernier Festival de Cannes, « American Honey », premier film américain de la Britannique Andrea Arnold, s’intéresse aux jeunes Américains qui vivent en marge de la société.

Il débute sur la rencontre entre la jeune Star, 17 ans, qui s’occupe seule de ses frères et sœurs que sa mère et son beau-père délaissent, et Jake, membre d’une bande de jeunes qui voyagent à travers le pays pour vendre des abonnements à des magazines. Star lâche sa famille pour intégrer cette tribu. Elle va devoir faire ses preuves en tant que vendeuse, gérer son histoire d’amour ambiguë avec Jake, subir les foudres de Krystal, la chef autoritaire de cette étrange famille. A la nuit tombée, quand le travail est fini, la fête et les jeux prennent le relais : toute la bande se laisse aller aux plaisirs de la vie, alcool, drogues et musique, et dans un esprit bon enfant. « American Honey » fait figure d’ode à la liberté, envisagée sous l’angle d’une jeunesse affranchie de toutes règles, hardie et indépendante.

On a rarement vu film aussi libre. La cinéaste Andrea Arnold prend son temps — le film dure 2 h 43 —, multiplie les séquences courtes séparées par des plans de coupe où elle montre la sauvagerie et la beauté de la nature ou de l’urbanisme, place sa caméra au cœur des feux de joie, insiste sur la force de la musique, principal instrument de cohésion du groupe, à coups de rap endiablé. Mieux, le tournage lui-même s’est déroulé en totale liberté : puisqu’il s’agit d’un road-movie, Andrea Arnold a effectué, avec une petite équipe, un réel voyage en bus à travers les Etats-Unis pour filmer « American Honey ». Article de Renaud Baronian

« American Honey », road-movie américano-britannique d’Andrea Arnold, avec Sasha Lane, Shia LaBeouf, Riley Keough… 2 h 43.

8 février 2017

SPIRITUALITÉ CINÉMATOGRAPHIQUE : « Silence », de Martin Scorsese (vu aujourd'hui)

silence (1)

Il a fallu plus d’un quart de siècle à Martin Scorsese pour porter à l’écran Silence, le roman de l’écrivain catholique japonais Shuzaku Endo, qui raconte la fin de la persécution des chrétiens japonais au XVIIe siècle.

Plus que la dimension historique de cet affrontement entre une Eglise occidentale et un pouvoir féodal, c’est l’aventure spirituelle des deux prêtres portugais (mais anglophones par la grâce des conventions cinématographiques que Scorsese manie comme personne) qui est au centre de ce film ample et majestueux, cruel et bouleversant.

La mise en scène d’une assurance sans égale aujourd’hui, place ces personnages tourmentés dans les paysages montagneux de Taïwan que la caméra du chef opérateur Rodrigo Prieto embrasse en des compositions qui empruntent aussi bien à la peinture religieuse occidentale qu’au cinéma classique japonais.

Le choc entre la foi des deux jeunes jésuites (Andrew Garfield et Adam Driver) et le conservatisme réaliste des responsables japonais de la répression tourne au dialogue philosophique jusqu’à s’épanouir en une magnifique séance finale où réapparaît le personnage du père Ferreira. Cet homme que les jeunes prêtres sont venus sauver de l’apostasie est incarné avec une autorité irréfutable par Liam Neeson, qui fait écho à la maîtrise impeccable du metteur en scène.

Pour les Parisiens de domicile ou d’occasion qui veulent remonter aux sources de Silence (Mean Streets, La Dernière Tentation du Christ, A tombeau ouvert), la Filmothèque du quartier latin propose un très consistant programme de films de Martin Scorsese jusqu’au 28 février. Thomas Sotinel

« Silence », film américain de Martin Scorsese. Avec Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson, Tanadobu Asano, Issei Ogata, Yosuke Kubozuka (2 h 41).

silence (2)

silence (3)

8 février 2017

No comment !

Publicité
8 février 2017

Extrait d'un shooting - topless

#shooting

Une photo publiée par Jacques Snap (@jacquessnap) le 5 Févr. 2017 à 11h12 PST

8 février 2017

Ce sont encore les SOLDES... jusqu'au 21 février

soldes

gg17

8 février 2017

Hier soir sur France 2 : "Pleins Feux"

THÉÂTRE. Vingt-six ans après, Line Renaud a repris son rôle dans « Pleins Feux », comédie grinçante diffusée en direct hier sur France 2.

Star des planches insupportable, Alice Margaux s'accroche aux feux de la rampe comme une moule à son rocher. Elle a son public, son théâtre et son auteur qui n'écrit que pour elle. Mais l'irruption dans sa loge d'une inconnue va tout chambouler... Hier soir à 20 h 55 sur France 2, en direct du Théâtre Hébertot, à Paris (XVIIe), Line Renaud, 88 ans, s'est glissée dans la peau de cette irrésistible peste pour la dernière de « Pleins Feux », comédie grinçante qu'elle a jouée depuis le 23 janvier. Remarquablement entourée, elle a retrouvé un rôle qu'elle avait déjà interprété en 1991.

Sortie furibonde de scène à cause d'une nouvelle partenaire — « Elle est nulle cette pouffiasse ! » — Alice siffle des whiskys en alignant les clopes quand son auteur favori (Lionel Abelanski) introduit avec sarcasme la nouvelle venue (Fanny Cottençon). « Elle aime le théâtre et les monuments historiques, je lui ai proposé de vous visiter. » Ça cingle sec dans l'adaptation de cette pièce américaine de Mary Orr signée Didier Kaminka à la demande... de Line Renaud. C'était il y a un quart de siècle.

Pour la monter à nouveau, l'artiste a fait appel au talentueux Ladislas Chollat, qui l'avait mise en scène dans ses deux précédentes pièces, « Très Chère Mathilde » (2009) et « Harold et Maude » (2012). Il en a fait une revêche de première. « C'est un rôle de composition, je ne sais pas être comme ça, glisse-t-elle. Lad m'a fait vraiment méchante, il voulait que je sois dure. » « Quand on est une épave, les seuls poissons qui vous tournent autour ce sont des maquereaux », lâchera le personnage...

 Ci-dessous : captures d'écran

c2

c3

c4

c5

c7

c8

c9

c10

c11

c12

8 février 2017

Martin Scorsese : « La religion a toujours été là dans ma vie »

« SILENCE » Même si l’action de son dernier film se déroule dans le Japon du XVIIe siècle, c’est aussi du monde d’aujourd’hui, et de l’importance de la religion, que parle Martin Scorsese.

Par   Catherine Balle

Malgré sa petite taille, Martin Scorsese en impose lorsqu’il pénètre dans la suite d’un palace parisien. Chemise à carreaux sous une veste noire impeccable, le cinéaste de 74 ans serre chaleureusement la main des huit journalistes présents autour de la table. Puis, il s’assied dans un éclat de rire en lançant : « Alors, qu’est-ce que je peux vous dire ? » Le réalisateur de « Taxi Driver », « Raging Bull », « les Affranchis » ou « Casino » vient parler de « Silence », son 24  e film, adapté d’un livre nippon sur la persécution des chrétiens au Japon au XVII  e siècle. Entre légèreté et profondeur, il évoque ce tournage avec Andrew Garfield et Adam Driver, qui incarnent des missionnaires jésuites portugais. Et son rapport à la religion, lui qui a été élevé dans une famille catholique traditionaliste et a brièvement intégré le séminaire à 14 ans.

Vous avez mis vingt-huit ans à réaliser ce film, adapté d’un roman japonais. En quoi est-il personnel ?

Martin Scorsese. Il est extrêmement personnel. Quand j’ai lu le livre en 1989, je l’ai trouvé très émouvant parce qu’il parle de la profondeur du christianisme. Si j’ai mis autant de temps à réaliser le film, c’est parce que je ne savais pas comment le faire, en termes de structure comme en termes de style.

Comment vos acteurs se sont-ils préparés pour le tournage ?

Andrew [Garfield] a passé près d’un an à se préparer. Il a fait une retraite de trente jours chez des jésuites à méditer. Vous vous rendez compte ? Moi, j’aurais tenu cinq jours maximum !  (Rires.) Il a aussi travaillé avec un nutritionniste et perdu 22 kg. Andrew avait déjà été incroyable pendant le casting, mais il m’a vraiment impressionné pendant le tournage. Comme Adam [Driver] d’ailleurs. Avant les prises, je disais :  Mais où sont les acteurs ? En fait, ils étaient juste devant moi, en train de marcher en cercle. Je n’avais même pas à dire Action ! Ils étaient pareils quand la caméra était allumée ou éteinte. Sur le plateau, il régnait un calme de mort.

Quels étaient les plus gros défis de « Silence » ?

D’abord, les lieux de tournage eux-mêmes. Pour accéder au plateau (NDLR : le film a été tourné à Taïwan), je devais faire une heure et demie de voiture puis passer de la Jeep à un quad — le véhicule le plus inconfortable dans lequel j’ai jamais été —, marcher avec de la boue jusqu’aux chevilles, entouré de mes gardes du corps. Là-bas, si tu te tords la cheville, tu es mort, tu es au milieu de nulle part. Après, il y a bien sûr eu le défi de la langue. J’avais un traducteur et certains acteurs japonais comprenaient l’anglais, mais ils ne pouvaient pas improviser.

Le film montre l’extrême violence des Japonais qui persécutaient les chrétiens au XVII  e siècle…

Oui, mais les Occidentaux ont débarqué chez eux et leur ont dit : « Vous n’existez pas. Nous avons la vérité ». La violence était dans notre arrogance. Dans « Silence », j’ai essayé de ne pas montrer d’images de violence complaisantes. Pour les décapitations, par exemple, je ne montre pas les têtes en train d’être coupées, mais lorsqu’elles roulent sur le sol. Je n’ai voulu montrer que la violence nécessaire.

La place de la religion dans votre vie est-elle plus grande aujourd’hui que jamais ?

Je la vois quand je regarde mes films.  (Rires.) C’est inévitable. La religion a toujours été là dans ma vie. En vieillissant, j’ai essayé de trouver d’autres façons de vivre, et puis je suis arrivé à des impasses. J’ai fait ce que j’ai pu avec d’autres religions, mais je n’ai pas l’esprit pour cela… Ce que j’aime dans le christianisme, c’est qu’il est à l’origine de l’individualisme, de l’idée que chaque personne a de la valeur.

La religion est-elle devenue aujourd’hui trop politique ?

Oui, mais cela a toujours été le cas. C’est pour ça que saint François d’Assise était allé demander au pape s’il pouvait prêcher la fraternité de maison en maison. Il faut retourner aux fondements de la religion : la compassion, l’altruisme. En même temps, c’est dur de le faire quand tu as besoin de manger et qu’on te vole ton territoire. Le problème, c’est que chaque génération oublie la précédente. La grande révolution serait celle de la tolérance. Désolé, je parle comme si on était dans les années 1960 et que j’avais une guitare...  (Rires.)Mais regardez où nous en sommes.

8 février 2017

Gigi Hadid

Publicité