Mokhtar Belmokhtar donné pour mort
Figure de l’insurrection djihadiste, l’Algérien a été la cible, et peut-être la victime, d’un bombardement américain.
Mokhtar Belmokhtar, dont la tête était mise à prix pour cinq millions de dollars, a-t-il été « neutralisé » par un chapelet de bombes américaines de 250 kilos ? C’est ce qu’assurent les autorités libyennes qui affirment que le chef djihadiste a été tué lors d’un raid visant une ferme« à Ajdabiya, à 160 km à l’ouest de Benghazi, cheflieu de l’Est libyen » , où Belmokhtar tenait une réunion« avec d’autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d’Ansar Asharia » .Washington, qui confirme que le raid mené par des chasseurs-bombardiers F-15E visait cet insaisissable chef terroriste, né en 1972, attend une identification« positive » , avant de fournir« plus de précisions de manière appropriée » . En revanche, une source islamiste en Égypte affirme que Belmokthar est vivant et que les quatre tués appartenaient au groupe terroriste qui a lancé une attaque le 11 septembre 2012 contre le consulat américain de Benghazi. Ce serait la deuxième fois que Belmokhtar est donné pour mort : le 2 mars 2013, l’armée tchadienne avait affirmé l’avoir éliminé au Mali. Surnommé Belawar (« le borgne » en arabe) ou encore « Mister Marlboro » en référence à ses activités de contrebande de cigarettes, le chef djihadiste algérien a combattu en Afghanistan en 1991, où il a perdu un œil. De retour en Algérie en 1993, il a rejoint le Groupe armé islamique puis le Groupe salafiste pour la prédication et le combat qui deviendra Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi). En 2012, il est signalé au Mali. Il a ensuite créé sa propre unité combattante, les « Signataires par le sang ». En janvier 2013, Belmokhtar a revendiqué l’attaque du complexe gazier d’In Amenas, dans le Sahara algérien. Attaque qui s’est soldée par la mort de trente-huit otages et de vingt-neuf ravisseurs.
16 juin 1946 : le discours de Bayeux
Ça s'est passé un 16 juin : "1946, le Général de Gaulle prononce le discours de Bayeux" @FranckFerrand #E1matin pic.twitter.com/d3gqBG68Ux
— Europe 1 (@Europe1) 16 Juin 2015
Le discours du 16 juin 1946 est l'un des plus importants discours du général de Gaulle. Deux ans après le débarquement de Normandie, dans cette ville symbolique — première ville de France continentale libérée par les Alliés — où il fit son entrée sur le territoire français en juin 1944, de Gaulle prononce un discours fondamental. Il s'exprime sur la forme future que doit avoir la Constitution française selon lui. Pour le deuxième anniversaire de la libération de la ville, de Gaulle choisit Bayeux pour faire sa rentrée politique. De Gaulle a gardé le silence depuis sa démission de la présidence du gouvernement, le 20 janvier précédent. Le projet du 19 avril 1946, élaboré par la première Constituante, a été rejeté par le peuple français le 5 mai. La France se trouve sans gouvernement : Félix Gouin a démissionné à son tour. Une deuxième Constituante va se réunir. C'est le moment que choisit de Gaulle, espérant influencer ses travaux, pour exposer ses idées constitutionnelles — jusque-là assez imprécises — dans un discours de référence. Sur le moment, il n'est pas entendu, mais ce sont ces idées qui inspirent en partie la Constitution de 1958. Au cours de ce discours, de Gaulle affirme qu'il est en faveur d'un parlement bicaméral et pour un pouvoir exécutif procédant directement du chef de l'État.
Shooting into the Corner
Le parcours de l’exposition d’Anish Kapoor débute par la salle emblématique du Jeu de Paume, où les députés prononcèrent le serment du même nom le 20 juin 1789. Le canon s’est arrêté, la scène laisse place à un indicible amas rouge sang, pour mieux évoquer peut-être le déchaînement de violence sous la Révolution, dont Versailles fut l’un des témoins.
Anish Kapoor, Shooting into the Corner, 2008-2009, techniques mixtes, dimensions variables (Courtesy Kapoor Studio. ©Marie Crevits).







